De rouille et d’os

Posté par ENO filles le 19 mai 2012

De rouille et d’os  « A corps battants »

De rouille et d’os   dans 2012 img1

Drame psychologique français de Jacques Audiard, avec Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts, Armand Verdure, Corinne Masiero, Céline Sallette.

Le film adapté de l’œuvre homonyme de l’écrivain canadien Craig Davidson.

La lecture est cette année largement associée au cinéma: vous trouverez en librairie quasiment tous les films importants du Festival.

SORTIE LE 17 MAI

 Suivre le festival au jour le jour, c’est formidable mais pas toujours possible. J’ai eu la chance de voir le second film en compétition, « De rouille et d’os » et j’en suis sortie bouleversée et éblouie du talent de MC et de son partenaire MS.

billet dans Cinéma

Et je peux vous dire que plus jamais je ne pourrai aller à Marineland sans penser à ce film. Bien sûr ceci est une fiction. Marineland s’entoure de toutes les précautions dans ces spectacles. Les animaux sont quasiment tous nés et élevés dans le Parc et leurs dresseurs de véritables « nounous » mais on oublie trop souvent que les réactions d’un animal ne sont pas toujours prévisibles.

Jacques Audiard est le réalisateur des excellents « Sur mes lèvres », « De battre mon cœur s’est arrêté » et « Un prophète » que vous allez pouvoir voir ou revoir dimanche soir sur France2 …. Et là c’est encore un film dont l’histoire n’est certes pas très gaie, mais riche d’émotions en tout genre, bouleversante de cœur et de corps.

                 « De battre, devant ce film âpre et sensuel, nos cœurs ne sont pas près de s’arrêter »

Il y a un mot pour définir le cinéma de Jacques Audiard : rugueux. De film en film, ce cinéaste tranchant regarde les hommes tomber puis renaître. Une fois encore avec « De rouille et d’os », servi par une éblouissante maîtrise de récit et de rythme, il dit comment des héros très discrets mais seuls, amputés du bonheur, vont réagir et se réparer ». Je ne peux pas dire mieux. C’est exactement de que j’ai ressenti.Un film impressionnant de maîtrise, d’intensité et finalement de simplicité.

« Par pudeur et par instinct, Audiard exprime l’essentiel entre les lignes et entre les images. Avec une évidence que l’on rencontre rarement, il capte des morceaux de vie dans un hasard organisé, montre comment une émotion (une rencontre, une déception) peut transformer le regard, sonde la renaissance du désir et répare les corps le temps d’une baignade ou d’une étreinte. Par-dessus tout, il privilégie les élans vitaux de personnages qui, sans en avoir conscience, se sauvent mutuellement et se révèlent toujours présents aux moments critiques. Ensemble, ils affirment un mélange de fragilité et de brutalité, de féminité et de virilité, de force et de faiblesse. Lorsqu’ils sont séparés, l’équilibre est rompu. C’est dans cette interaction que réside toute la beauté du film, au départ coupé en deux puis recousu et cicatrisé. Les seconds rôles partagent la même sincérité émotionnelle que le couple Cotillard-Schoenaerts: Corinne Masiero (Louise Wimmer), sœur du héros, devient une mère de substitution dès lors qu’il faut consoler un enfant en pleurs; ou encore Céline Sallette (L’Apollonide – souvenirs de la maison close), ange gardien dont les mots simples réconfortent, dont la présence presque fantomatique constitue une aide aussi discrète que précieuse. Les effets spéciaux ont la même fonction que chez Tod Browning (le beau-bizarre, l’extraordinaire dans l’ordinaire) et la mise en scène se révèle sensible aux corps, aux couleurs, aux gestes et aux regards pour multiplier les contrepoints. A bien des égards, Audiard envisage le cinéma comme une réinterprétation du monde. Son inspiration est sombre, son art lumineux ». Romain LE VERN

 PALME-FLECHE1 dans Festival de Cannes Voir ici la bande annonce 

 UN PREMIER CLICHE DU FILM

De rouille et d’os narre la rencontre d’Ali, un homme sans domicile, ni argent, ni amis,père maladroit, champion de combat de rue et de Stéphanie, une dresseuse d’orques à Marineland croquée aux genoux par l’une de ses protégées. Tout oppose ces deux personnes mais un drame finit par les réunir à nouveau. En effet, la jeune femme perd ses jambes durant un spectacle et se retrouve dans un fauteuil roulant… 

 C’est « la conjonction extraordinaire d’une histoire d’amour sublime et un peu invraisemblable, interprétée par deux virtuoses sous la direction d’un auteur qui réussit, encore, à nous surprendre ». Mais l’invraisemblable est la pincée de sel d’un film, qui le différencie de la réalité. Pour cela il y a le JT.

LES ACTEURS

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Matthias Schoenaerts, la révélation de Bullhead : C’est la révélation de Cannes cette année qui donne la réplique à une Marion Cotillard, transcendée. Marion Cotillard est magnifique, Matthias Schoenaerts intense, deux personnages plongés dans la détresse…leur détresse et ensemble ils vont se construire, grandir et redécouvrir !

 

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INTERVIEW

Marion Cotillard : « Moi qui détestais les Marineland… »

L’HISTOIRE COMMENCE AINSI, dans le Nord…

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Pas de domicile, pas d’argent, pas d’amis, Ali se retrouve avec son fils Sam, 5 ans, sur les bras. Il le connaît à peine. Il trouve refuge chez sa sœur à Antibes, une brave femme qu’il n’a pas revue depuis de longues années. Un peu rugueuse elle aussi mais le cœur sur la main. Là-bas, tout va de suite mieux, elle les héberge dans le garage de son pavillon, elle s’occupe du petit et il … fait beau. A la suite d’une bagarre dans une boîte de nuit, les destins d’Ali et de Stéphanie se croisent. Elle est hors d’état de conduire. Ali la ramène chez elle et lui laisse son téléphone. Tout les oppose. Il est sans le sou, elle est belle et pleine d’assurance. C’est une princesse. Un jour  au Marineland le spectacle tourne au drame pour la dresseuse d’orques. Une nuit, Stéphanie complètement anéantie par ce qui lui arrive téléphone à Ali et les voici réunis à nouveau. Ali retrouve sa princesse tassée dans un fauteuil roulant: A part ses jambes elle a aussi perdu pas mal d’illusions.

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Sans compassion, sans pitié, Il va l’aider tout simplement… Elle va revivre.

 « Dans le recueil de nouvelles de Craig Davidson, plusieurs marginaux en quête de paix intérieure partagent la même difficulté à exprimer des sentiments, la même violence inouïe tempérée par des élans de tendresse, la même obsession maladive et le même goût du sang dans la bouche ». A lire d’urgence

LA BELLE ET LE CLOCHARD

Face à une telle densité, Jacques Audiard a préféré se focaliser sur deux d’entre eux, pour les faire se rencontrer et leur donner une chance de se reconstruire.

 En dépit des handicaps, Audiard ne les réduit jamais à des monstres de foire et leur rend une noblesse au moment où ils se noient dans la haine d’eux-mêmes. Dans un rapport organique, il les jette dans une arène réaliste et propose une immersion si totale que le film se métamorphose à leur contact

Sans surprise, on retrouve les thèmes de ses précédents longs métrages: la relation père-fils (De Battre mon cœur s’est arrêté), les rapports de force (Un prophète), l’apprentissage de la vie (Regarde les hommes tomber), la quête de rédemption à travers une femme et la toile de fond sociale (Sur mes lèvres). Mais le résultat est infiniment plus complexe. Ni plus ni moins qu’un mélodrame aux brusques flambées de violence parlant de ce qu’on peut perdre d’important dans une vie.

Ne ratez pas ce film. A voir pour ce qu’il est et pour ce qu’il dégage, sans comparaison ….parce qu’il n’y en a aucune à faire, juste l’apprécier ! Une petite critique qui n’engage que moi. Quelques scènes sexuelles, incontournables dans la plupart des films de notre époque, inutiles et sans intérêt.

                        PALME-FLECHE1Suivez ici le Festival de Cannes

 

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