Noël 2012

Posté par ENO filles le 6 décembre 2012

Noël 2012 dans 2012 decembre_gif

Calend-riez, braves gens !

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Décembre

est arrivé. Avec son lot de joie,

 de rires et de lumière. image002422256333 fêtes dans HiverLumières dans les

rues et les maisons,  Et dans les yeux des enfants.

Une fête pas comme les autres, Que gens de toutes origines

Maintenant fêtent joyeusement. image002422256333 guirlandes dans NoëlDans la grisaille de l’automne

qui finit et de l’Hiver qui commence, les couleurs de Noël scintillent

et rutilent image002422256333 noëlLe rouge éclabousse  le vert des sapins. image002422256333 pere noelL’or et l’argent s’en

 mêlent et s’emmêlent.

Et les cris des enfants

Couvrent les chants

image002422256333 sapinde Noël image002422256333

 

Chacun compte les jours avant Noël, ses traditions, ses feux de cheminée et ses kilos de chocolat ?

Pour patienter jusqu’au jour bienheureux, voici bientôt pour vous, un calendrier de l’Avent qui je l’espère saura vous distraire et vous intéresser.

Mais en attendant vous pourrez toujours vous replonger dans les archives du blog. Cliquez sur l’image qui suit.

image003133367444     Archives du blog pour la catégorie « Noël et Nouvel An »

 

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Première journée de décembre

Posté par ENO filles le 6 décembre 2012

 

« Chacun compte les jours avant Noël, ses traditions, ses feux de cheminée et ses kilos de chocolat ? »

Pour patienter jusqu’au jour bienheureux, je vous invite à retrouver Noël sur le blog avec les articles précédents.

Rendez-vous sur le sommaire du blog, en cliquant surPremière journée de décembre dans 2012 image003133367444Noël et Nouvel An

 

Première journée de décembre

Pour chacun, simplement une journée comme les autres finalement, avec notre quotidien à vivre.

Que sera demain?  je ne sais pas. Personne ne connait son avenir. Mais dans l’attente de Noël, il faut essayer de croire à l’après, sans se soucier de l’avant. Ce premier jour de décembre je vous le souhaite heureux malgré toutes les blessures encore présentes en cette période de Noël, la plus belle fête de famille pour moi. Noël, c’est le jour où on pense à ceux qui ne sont plus là avec nous, mais dont on sait au fond que si leur corps nous a quitté, leur âme est toujours là près de nous. Maman, Papa, mes oncles, mes tantes qui riaient alors avec nous, je pense très fort à vous.

 

Calendrier de l’Avent de Petit Ours Brun

Si vous avez un iPad, un iPhone ou autre babiole de ce type, voici une application gratuite pour vos petits-enfants. Cliquez ci-dessous

 

img-calendrier-petit-ours-brun avent dans Avent

 

Pour vous, un peu de patience. Revenez plus tard.

Merci

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Halloween revient… Préparez-vous à frissonner!

Posté par ENO filles le 31 octobre 2012

Halloween revient… Préparez-vous à frissonner

Halloween revient... Préparez-vous à frissonner! dans 2012 halloween-revient.-300x177

Cette année c’est fait. Je me prépare aux frissons d’Halloween avec Mickey et pour de bon, car vu la météo Mickey et ses amis vont devoir résister aux frimas.

Mais après la météo, revenons au calendrier

Qui a dit qu’il n’y avait pas de fêtes en novembre? Et quelles fêtes! Ce mois pluvieux, froid et sinistre commence bien. (Calendrier détaillé des célébrations de novembre dans le monde)

Le 1er novembre: C’est la Fête de tous les Saints (pour devenir saint, il nous faut l’humilité et la prière) : « La Toussaint »  fête catholique liturgique, n’aurait pas de fondements dans les textes bibliques. (…) C’est un jour de prières et de recueillement.

Le 2 novembre:  C’est la fête des morts: on rend visite à nos morts et fleurit leurs tombes de fleurs vivantes  

Le 11 novembre:  Armistice de 1918: on honore les morts pour la France

Alors le 31 octobre avant de vous lancer dans ces multiples célébrations faites une petite place aux réjouissances d’Halloween

Archives du blog

Halloween déjà!

Petit remake familial de la fête 

Halloween 2008

Halloween 2010 Le retour

fichier pdf Le rouge et le noir article du 18 octobre 2007

Rappel pour les non -initiés

Les Origine d’Halloween :

A l’origine, le symbole d’Halloween n’était qu’un navet contenant une bougie pour commémorer la légende de Jack-o’-lantern condamné à errer éternellement dans l’obscurité entre l’enfer et le paradis en s’éclairant d’un tison posé dans un … navet.

Le navet d’halloween fut progressivement remplacé par une citrouille d’halloween, elle-même remplacée quelquefois par un potiron ou un autre légume :

- on creuse la citrouille, on y grave un visage grimaçant, puis on place une bougie allumée dans son ventre et on la pose devant la fenêtre pour empêcher les morts d’approcher.

Le passage de « l’Halloween »

c’est l’événement le plus joyeux de la fête : des enfants déguisés vont de porte en porte pour réclamer des friandises. Alors n’oubliez pas non plus d’en préparer pour vos petits visiteurs (et Hygiène exige, ne prévoyez que des friandises enveloppées)

Ailleurs

Les petits anglophones crient « Trick or treat ! », qui signifie « Des bonbons ou un sort ! ».

Au Canada, Halloween fut d’abord connue sous le nom de « Soirée des tours »

En France

La fête d’Halloween est aussi devenue en France une vraie tradition pour les enfants. Elle perdure heureusement malgré tout ses détracteurs et l’interdiction du Pape qui craint une confusion avec « la Toussaint », fête des morts qui a lieu le 2 novembre. Les familles les honorent en déposant des fleurs sur les tombes.

Mais je suis un défenseur de cette fête, seule étincelle de plaisir pour éclairer les vacances des enfants en ce triste mois de novembre qui annonce l’hiver à grands renforts de pluies, de vent et de froid naissant.

De plus cette fête est aussi un moyen pour les enfants d’affronter et d’exorciser leurs peurs. Et il faut en profiter et ne pas les priver de ce plaisir.

Pour cela,

- Il faut les aider à trouver le meilleur déguisement voire les plus beaux costumes pour effrayer tout le monde. Et pourquoi pas à le confectionner. Certains rêvent d’un costume de squelette, d’un déguisement de sorcière ou encore de monstre… Et cette année, quel costume d’Halloween vont-ils choisir ?

C’est ce que nous avons fait en famille, pendant de longues années. La fête était aussi bien dans les préparatifs que dans sa célébration et nous commencions au mois de mai à confectionner nos fabuleux et horribles costumes. 

Et ils ne faut pas oublier qu’ils devront récupèrer le plus de bonbons possible ! dans un sac que vous les aiderez à confectionner.

Ainsi que la phrase magique: « Des bonbons ou un mauvais sort ! Et pourquoi pas un peu d’anglais à l’occasion avec le fameux « Trick or treat ! « 
Que faire avec nos enfants?

Laissez juste parler votre imaginaire et lancez-vous.

Pour l’inspiration, les magasins de « Fête » vous proposent déjà pas mal d’idées. Je suis allée leur rendre une petite visite. Allez-y avec vos enfants.

Les symboles incontournables

 La citrouille avec un visage et une bougie dedans. Voire plusieurs à disséminer dans la maison.

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Les monstres, les fantômes, les morts vivants, et leurs animaux, le loup, représentant de l’autorité paternelle, les sorcières et leurs filtres magiques, bref les méchants à combattre, mais aussi ceux qui nous aident et nous protègent.

La déco

les liens sont surlignés:

- décos d’halloween

des guirlandes, des dessins, des des masques, de simples silhouettes de papier blanc découpées et collées aux fenêtres masquées de toiles d’araignées et éclairées par des lampes lumière fluo qui ne sont pas réservées qu’aux night
club mais aussi

La transformation

- Des modèles de maquillage, de pochoirs, de jeux gratuits pour Halloween,

- Des costumes éphémères feront l’affaire, si vous ne vous reconnaissez pas de talent en couture

Des activites manuelles à gogo sur le Web

Vous trouverez des tas d’idées sur Je dessine.com

-  activitésmanuelles halloween.

- Activités Halloween (147)

Les invitations

- cartes d’invitation Halloween

- Coloriages Halloween (368)

- coloriages,

- Dessins Halloween (47)

Les ripailles

- les meilleures recettes et ses desserts d’Halloween préférés.

un lien: recettes Halloween,

Et bien sûr la fête.

L’animation, les jeux

Jeux Halloween (45)

jeux monstres d’Halloween,

A lire, à écouter et à voir

Actualités Halloween (6)

Lecture Halloween (193)

Vidéos Halloween (12)

Avec maman

L’Heure des Mamans Halloween (6)

 

Mes précédents articles sur la page du SOMMAIRE:

« HALLOWEEN 31 octobre« 

petite note triste: le volet 2 de la Saga ENO n’est hélas plus accessible depuis la migration de notre hébergeur en décembre 2011. Je ne sais comment faire.

Bonne frousse d’Halloween

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Publié dans 2012, Evénements, Fêtes, Halloween | 4 Commentaires »

Remettez vos pendules à l’heure

Posté par ENO filles le 27 octobre 2012

Remettez vos pendules à l'heure dans 2012 01

Ce week-end on change d’heure.

Dimanche à 3h00 on reculera d’une heure,

Horloges, montres, réveils, mp3, portables  et télés…

Tous ces objets qui nous donnent l’heure.

Pour les geeks bien équipés tout se fera  sans y toucher.

Pour les autres quelle corvée!

Mieux vaut le faire avant de vous coucher.

Le lundi, une heure de plus  vous dormirez.

D’ailleurs en ce qui me concerne, c’est déjà fait.

Ma pendule interne a déjà compris.

Depuis la nuit des temps !

Ou le temps de la nuit.

 

Oui ce week-end,

Une heure de plus vous dormirez.

Quand à 7 heures vous vous lèverez,

Au lieu du  « 6 heures » quotidien

Ce n’sera que  « bon’ heure »,

Bonne heure de gagnée

A récupérer,

De vos tracas de la journée.

Le temps,

Vous le vivrez

Pendant que vous sommeillerez.

Les rêves sont parfois

Meilleurs que la réalité.

Alors pourquoi ne pas en profiter?

Bon changement d’heure à tous.

whaa Beaudelaire dans Changement d'heure

 

L’horloge

« Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit : ” Souviens-toi !
Les vibrantes Douleurs dans ton cœur plein d’effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible,

Le plaisir vaporeux fuira vers l’horizon
Ainsi qu’une sylphide au fond de la coulisse ;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.

Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote : Souviens-toi ! – Rapide, avec sa voix
D’insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j’ai pompé ta vie avec ma trompe immonde !

Remember ! Souviens-toi, prodigue ! Esto memor !
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu’il ne faut pas lâcher sans en extraire l’or !

Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup ! c’est la loi.
Le jour décroît ; la nuit augmente, souviens-toi !
Le gouffre a toujours soif ; la clepsydre se vide.

Tantôt sonnera l’heure où le divin Hasard,
Où l’auguste Vertu, ton épouse encor vierge,
Où le repentir même (oh ! la dernière auberge !),
Où tout te dira : Meurs, vieux lâche ! il est trop tard ! « 

Charles Baudelaire, Les fleurs du mal

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« Profite de chaque instant car il est court
Aussi insidieux qu’il soit car il sait que tu le regretteras
Il te rappellera à tes espoirs, tes joies et tes amours
En te soufflant ” tu ne les revivras pas “

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Alors chat-va cette fois?

Avril, j’avance

Octobre, je recule

 

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Alors, Monsieur le Président, dites-moi?

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Et si vous n’êtes pas contents …

 

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EN SAVOIR PLUS – Petit memento du changement d’heure

Pourquoi le changement d’heure?

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Eternelle question ! Le changement d’heure a été institué en France en 1975 suite au choc pétrolier de 1974 avec l’objectif d’effectuer des économies d’énergie en réduisant les besoins d’éclairage.

Il s’agit de faire correspondre au mieux les heures d’activités avec les heures d’ensoleillement pour limiter l’utilisation de l’éclairage artificiel.

« Le changement d’heure permet d’économiser l’équivalent de la consommation d’électricité d’une ville de 250.000 habitants, comme par exemple Nantes, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME).

Plusieurs associations, notamment l’Association contre l’heure d’été double (ACHED), dénoncent ces changements d’heure et leurs effets nocifs sur la santé et jugent également discutables les économies d’énergies ainsi réalisées. »

Mauvais pour les vaches

Le temps d’adaptation de l’œil des bovins au changement d’éclairement est six à sept fois plus long que pour l’homme : quand il nous faut dix secondes pour nous habituer à l’obscurité, il leur faut une minute.

Et voici le résultat.

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Celle-ci s’est adaptée !!!

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Depuis 1998 pour l’ensemble des pays de l’ Union Européenne :

Pour faciliter les transports, les communications et les échanges au sein de l’Union Européenne, il a été décidé d’harmoniser par directive du Parlement Européen et du Conseil, les dates de changement d’heure. Ainsi:

- le passage à l’heure d’été intervient le dernier  dimanche de mars à 2 heures du matin

 On avance d’une heure. A deux heures du matin on ajoute + 1 heure : il sera trois heures

- le passage à l’heure d’hiver  intervient le dernier dimanche d’octobre à 3 heures du matin.

On recule la pendule d’une heure. A trois heures du matin, il sera deux heures.

Et si vous voulez rajouter vos commentaires, j’en serai enchantée.

Les prochaines dates

28 octobre 2012- On recule
3 mars 2013 – On avance

27 octobre 2013 – On recule
30 mars 2014 – On avance d’une heure 

26 octobre 2014- On recule

 

 

 

 

Publié dans 2012, Changement d'heure, Hiver, Nature Jardin Météo Saisons | 2 Commentaires »

Amour, Palme d’or au dernier festival de Cannes

Posté par ENO filles le 25 octobre 2012

Pas grand monde dans la salle en ce mercredi 24 octobre après- midi, jour de sortie du film.               

Quelques personnes âgées seules, en couple ou parfois accompagnées d’une personne plus jeune.

Haneke rend bouleversant et indispensable « ce grand film-sarcophage », Palme d’or méritée au dernier festival de Cannes.

Avec Jean Louis Trintignant et Emmanuelle Riva.

 

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Ce film, palme d’or au dernier Festival de Cannes au sujet douloureux, je m’apprêtais à le subir mais je ne voulais pas le rater. Et j’ai voulu le voir seule. Ce fut une épreuve pour moi. Mais à aucun moment je n’ai eu envie d’abandonner.

Affronter pendant deux heures la fin de vie d’une femme veillée et assistée par son mari à l’amour indestructible m’a ramenée à certaines épreuves que j’ai subies pendant plusieurs années auprès, non pas d’une seule, mais successivement de plusieurs personnes de ma famille, par amour et aussi par devoir, m’a bouleversée profondément.

Tout ce qui est montré dans ce film, je l’ai vécu, pas tout à fait de la même façon mais tout était presque pareil, jusqu’à la fin.

J’ai eu l’impression de revivre par bribes cette agonie abominable, cette déchéance de la condition humaine, sujet qui me ramène à la question que je me pose depuis de nombreuses années sur le sens de la vie.

C’est beau la vie… Si longtemps… La longue vie…

Mais c’est quoi la vie? C’est ça?

De simples albums-photos que l’on crée toute sa vie avec tendresse, que l’on feuillette de temps en temps avec un peu de nostalgie et qui peut-être disparaîtront avec nous! Ca prend tant de place et tant de temps, les souvenirs!

« Telle est la vie des hommes, quelques joies vite effacées par d’inoubliables chagrins » – Marcel Pagnol

« La vie ça finit toujours mal » écrivait Marcel Aymé.

Ecoutez Léo Ferré, « Avec le temps » ( je ne suis pas d’accord sur le dernier vers « avec le temps on n »aime plus » je n’oublie pas non plus les voix, les visages, les passions malgré le temps qui passe…et avec le temps tout ne s’en va pas c’est impossible. Je partage ce commentaire).

Quand Anne ne pourra plus s’exprimer que par quelques mots décousus et a peine compréhensibles on entendra, j’ai entendu: Maison… Argent… Vente… Partir… Grand-mère ces mots je les ai aussi entendus dans la bouche de mon parrain atteint d’aphasie après son AVC et dont la descente a duré plus de deux années.

LES REPLIQUES A RETENIR

« Rien de tel qu’une mémoire infaillible »

 » L’imagination et la réalité ont peu de choses en commun »

 » Votre inquiétude ne me sert à rien »

LES ACTEURS

Jean-Louis Trintignant (Et Dieu créa la femme) : «  je craignais qu’Amour » me fasse du mal »

Emmanuelle Riva (Hiroshima mon amour): « je craignais que cela me fasse du mal »

Isabelle Huppert : une sorte d’apparition, une présence quasi muette, déconcertante et déconcertée, impuissante auprès de ce couple que la vie a uni pour toujours. Mais

Qu’est-ce que l’amour devant une fin annoncée ?

Qu’est-ce que l’amour lorsque les gémissements de douleur exhalés par une bouche défaite l’emportent ?

Qu’est-ce que l’amour dès lors que tous les espoirs de communication s’effacent et que s’impose un geste ultime ? »

EN BREF

Le récit épuré d’un couple en huis clos. « Et quel couple ! Deux musiciens octogénaires, incarnés avec une bouleversante retenue par Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva, voient s’approcher la mort et surtout la séparation, lorsqu’elle est victime d’un accident cérébral » 

L’HISTOIRE

«  Au retour du concert où ils ont applaudi un ancien élève à elle, Anne (Emmanuelle Riva) et Georges (Jean-Louis Trintignant), un couple d’octogénaires, trouvent la porte de leur appartement fracturée. Anne a peur mais Georges la rassure. Le lendemain matin, Anne est prise d’un malaise. C’est un AVC. Une longue descente vers la mort commence, qui durera un an environ, deux heures de cinéma. Deux heures sans plus sortir jamais de cet appartement où leur fille (Isabelle Huppert) vient les voir, où le pianiste de la première scène leur rend visite, où surtout le décor se transforme à mesure que la maladie d’Anne progresse. Face à elle, Georges est seul, avec tout son amour, avec tous leurs souvenirs, avec son impuissance, son désarroi devant les souffrances de la femme qui a partagé sa vie.

Retranché dans leur logement dont il expulse un à un les corps étrangers (fille à côté de la plaque, concierge curieuse, infirmière brusque et sans humanité -j’ai connu- ), Georges accompagne sa souffrance et l’empêche de se suicider.

Michael Haneke ne cache rien de leurs tourments, mais il s’arrête toujours à temps, « Amour » est une mécanique extraordinaire de précision, qui ne sollicite jamais l’émotion mais la fait naître naturellement, par la grâce de comédiens renversants d’humanité.

« Dans cet appartement bourgeois dont chaque recoin nous devient vite familier, où trône le piano à queue qui symbolise toute leur vie passée, leur amour tente de survivre à la lente désagrégation physique de la maladie. Chaque geste, chaque phrase, chaque regard, chaque son émis par l’autre devient à la fois un trésor à chérir, et un signe de la fragilité de leur lien, qu’ils croyaient indissoluble.

Les sonates de Schubert, les albums photos de jeunesse, la visite des proches (notamment quelques apparitions frappantes d’Isabelle Huppert), le rituel dérisoire des soins infirmiers : tout ce qui pourrait les rapprocher ne fait qu’accentuer la douleur de la perte imminente, et les pousser plus avant vers un abîme inéluctable.

MUSIQUES PRESENTES DANS LE FILM

Franz Schubert, mon compositeur préféré, celui que je me suis choisi pour mon départ.

- impromptu opus 90 – n°1

- impromptu opus 90 – n°3

Mais aussi Ludwig von Beethoven et sa « Bagatelle » qui me rappelle ma dernière leçon de piano.

 - bagatelle opus 126 – n°2

Johann Sebastian Bach, l’ incontournable

- Johann Sebastian Bach/ Ferruccio busoni – prélude choral « ich ruf zu dir, herr jesu christ« 

Amour – Bande annonce

 LE REALISATEUR

Avec « Amour », le réalisateur Michael Haneke a remporté sa deuxième Palme d’or, trois ans après « Le Ruban blanc ». « Un prix qui vient récompenser un film sur la fin de vie, d’une vie, d’un couple, d’un amour. Une partition quasi clinique, parfois éprouvante et toujours magistrale.

Le cinéaste austère que l’on dit « féru de grandes questions philosophiques (dénonciation de la violence, réflexion sur l’image, autopsie du mal) » a fait de ce récit humain et inhumain un film bouleversant et indispensable pour comprendre et apprendre à mieux aimer lorsque l’on est encore en mesure de le faire.

LA PETITE HISTOIRE

LE TOURNAGE

« Michael Haneke filme la progression de la déchéance en plans-séquences et se prémunit de l’obscénité grâce à quelques impératifs catégoriques : capter le temps de la lutte sous forme de caresses qui épousent la résurrection de souvenirs d’enfance (chanter « Sur le pont d’Avignon », par exemple), saisir l’humiliation peinte sur le visage de Riva soudain soumise au port de couches plutôt que le fait en lui-même. La protéger – pudeur d’un regard exemplaire – lors d’une scène de douche. Le cinéaste, et on lui en sait gré, ne transforme pas pour autant Georges en saint. Anne refuse-t-elle de manger ? Il la gifle ».

- je n’étais pas une sainte non plus…. Mais cette réaction est inévitable lorsque l’on croit pouvoir à tout prix retenir à la vie la personne qui s’en va -

LE CADRE

« Les plans suivants détaillent les tableaux de l’appartement : paysages flamands où se perdent deux personnages minuscules. Puisque minuscules, face à l’échéance suprême, nous le sommes ou le serons tous. Riva et Trintignant servent, de leurs expériences de vie et d’acteur, les stations de ce chemin de croix, débarrassé de suspense (la séquence initiale du film correspond à son épilogue) et d’ordinaire dissimulé par nos sociétés, qui conduit à la nuit. Il est d’une précision, d’une intelligence, d’une lucidité atroces mais inouïs ».

LA MISE EN SCENE

« La mise en scène de Haneke emmure le spectateur avec les personnages, dans ce décor de studio hyperréaliste qui peut soudain se muer en espace de cauchemar, grâce à la fausse neutralité, très travaillée, de l’image de Darius Khondji.

Notre regard se fait aussi intrusif que la présence impromptue d’un pigeon qui s’introduit par une fenêtre.

Pour deux des plus grands acteurs du cinéma français, Haneke a composé une partition d’autant plus terrible qu’elle prend souvent le ton d’une sécheresse coupante, quasi clinique. C’est parfois éprouvant, toujours magistral ».

LA SUITE

Le film Amour du réalisateur Michael Haneke, déjà Palme d’or à Cannes cette année, sera en lice lors de la 85e cérémonie des Oscars qui se déroulera le 24 février 2013 à Los Angeles (Californie, Etats-Unis). C’est ce qu’a décidé l’Austrian Film Commission qui propose l’œuvre dans la catégorie « meilleur film en langue étrangère ». Et j’y crois!

LA CRITIQUE ***

http://cinema.nouvelobs.com/articles/21594-critique-avant-premiere-critiques-amour-eprouvant-et-immense

TéléCinéObs *****

d’une précision, d’une intelligence, d’une lucidité atroces mais inouïs. Par Sophie Grassin

C’est aussi mon avis.

Paris Match *****

« Amour » est un film essentiel, mais sachez-le, il ne vous fera pas du bien. Point final . Par Alain Spira

Pour le reste, je crois avoir tout dit.

* Mais il y a aussi les « contre » :

Voici les pires: * L’essentiel a été d’avoir participé

Télérama  * : Michael Haneke filme (…) des plaintes et des gémissements, mais, pas un instant, on ne comprend pourquoi (…) A quoi peut bien servir alors cet « Amour » qui en est si dépourvu ?

 » A quoi ça sert l’amour » chantait Edith Piaf?

Il est vrai que pour les égoïstes de cette génération individualiste et sans état d’âme, l’amour peut sembler absent dans cette histoire. Ils n’ont sans doute pas compris que tous ces sentiments mêlés peuvent ressembler à de la froideur.  Et puis la déchéance et la souffrance énervent. On préfère ne pas voir.

Et pour pouvoir agir parfois, mieux vaut s’endurcir en apparence car le coeur n’a pas toujours raison.

Figaro * : je n’ai pas pu accéder à la critique. Si vous la trouvez, communiquez-la moi.

Et chez les spectateurs : *

1. Très déçu, je m’attendais à être ému, mais le film laisse froid et énervé tant Haneke semble prendre plaisir à montrer la déchéance d’Emmanuelle Riva. Peu d’amour pour ses acteurs qui font ce qu’ils peuvent sous la direction du sévère maître d’école autrichien, qui nous apprend que la vieillesse est un naufrage. Scoop !!! Que ceux qui ne sont pas au courant aillent voir le film…

2.« La phase terminale d’un malade, la fin de vie » je ne souhaite pas rentrer dans un concours sinistre mais voilà juste la base ; connaissez-vous un couple de cet âge, plus de 80 ans, de culture artistique tous deux pianistes, avec un appartement bourgeois, du fric plein le portefeuille, bourré d’un fatras qui leur serve de refuge, une fille qui n’existe plus, trop encombrante avec sa vie personnelle qu’on éloigne de sa propre mère en totale végétation ; vivre et subir une telle histoire ? Bon avez-vous dans votre entourage des personnes atteintes d’hémiplégie, de la maladie d’Alzheimer ? Alors si oui vous souhaitez avant tout leur bonheur ou leur mort ? Pour cela l’un vous mettra entre les mains sérieuses de professionnels pour accompagner ces êtres humains malades qui ont plus besoin de réconfort physiques auprès d’une équipe médicale que de leur proches qui ne sont pas habitués à leur mettre des couches, les nourrir à la cuillère, surveiller leur hydratation ainsi monte la désespérance ou voilà comme ce mari qui étouffe sa femme qu’il aime c’est juste irréaliste pas possible dans le contexte du couple que nous propose Haneke. Je ne crois pas une minute que vous ayez visualisé ce long métrage et que vous ayez connaissance et des couples de plus de 80 ans et des problèmes liés à cet âge. Les personnes qui ont atteint cet âge recherchent le réconfort une prise en charge de leurs problèmes pas celui de tuer son conjoint pour les mêmes raisons qu’ils ne savent plus ou ne veulent plus « assurer » surtout leur vie, alors celle des autres dans le cas d’Amour je n’y crois absolument pas » 

3. Très mauvais: « Amour » est un film simple, élégamment mis en scène, mais très pesant, voire écrasant. De par son sujet premièrement -les derniers moments d’un vieux couple dont la femme est atteinte par la maladie, et par son découpage étouffant (plans séquences bonjour) et ses dialogues qui sonnent parfois faux (Emmanuelle Riva, dans la première moitié du film, semble ne pas avoir évoluée depuis « Hiroshima mon amour », alors qu’elle gagne en intensité dans la seconde moitié -quand elle se tait) et qui sont relativement pauvres (on y apprends que « la salière est vide », que « le robinet coule », bref, de formidables moments déployant des intrigues denses et résolues). Jean-Louis Trintignant est quand à lui très touchant. Malheureusement, le film, par son étalage froid des souffrances du couple (cela fait parfois très vitrine, parfois très cynique), est plutôt répugnant et empêche d’adhérer aux moments de tendresse de ce couple. La froideur clinique de Haneke est ici en totale contradiction avec son sujet. Qui plus est, la structure choisie par Haneke (le prologue du film est en fait l’épilogue de l’histoire) n’est d’aucune utilité: à quoi bon? Plat et froid, « Amour » est très ennuyeux et vide de toute émotion. Source: Plog Magazine, les Critiques des Ours.

Ces spectateurs n’ont rien dit sur leur âge et leur vécu et surtout sur leur sensibilité.

Pour le dernier, à la lecture des critiques de ce « Plog », je crois que nous n’avons pas les mêmes valeurs.

 » L’imagination et la réalité ont peu de choses en commun », cette réplique devrait les faire réfléchir

MON RESSENTI *****

Hyperréaliste. Deux merveilleux acteurs, bouleversants qui  humanisent ce spectacle Étouffant , Terrible, Emouvant, Immense.

On se sens un peu comme un intrus dans l’intimité de ce couple en totale symbiose dans cette vie, spectateur impuissant de cette lumière qui s’éteint.

A voir, si vous vous sentez concerné,

A ne pas voir, si la réalité vous fait peur. On préfère mettre « ses vieux » en maison de retraite, aux mains des « spécialistes ». Je préfère ne pas m’étendre sur ce sujet. 

J’ai versé pendant ce film toutes les larmes que j’ai retenues dans ma vie dans ces circonstances. 

ENTRETIEN AVEC JEAN-LOUIS TRINTIGNANT

Vous dites avoir mis fin à votre retraite des écrans et dit oui à Michael Haneke parce que vous adorez « Caché ». Haneke était vraiment le seul à pouvoir vous faire revenir ?
Oui. Je continuais à faire du théâtre mais j’avais prévu de ne plus faire de cinéma. Cela faisait 16 ans que je n’avais pas tourné, hormis un petit rôle dans le film de Samuel Benchetrit («Janis et John », ndlr) parce qu’il y avait ma fille.

Ce n’est pas votre première collaboration avec Haneke : vous aviez déjà fait le récitant pour la version française du « Ruban blanc ».
C’était au moment où nous préparions « Amour ». Un jour, la productrice (Margaret Ménégoz, ndlr) me dit être embêtée car Claude Rich, qui devait faire la voix-off, n’était plus libre. Je lui ai dit : « Je le fais si vous voulez ». Je pensais que ça nécessiterait 2 heures de studio ; ça nous a pris une semaine !

Quelle fut votre réaction en découvrant le scénario d’« Amour » ?
Je l’ai trouvé très beau mais je ne pensais pas accepter. Je me suis dit que c’était un film qui allait embêter les gens. Et puis je craignais que cela me fasse du mal. C’est une histoire de vieux alors ça me touche personnellement. La formidable Margaret Ménégoz m’a dit : « Vous avez raison mais si vous ne faites pas le film, vous irez encore plus mal ». A cette époque, je pensais beaucoup au suicide. « J’ai plus envie de me suicider que de faire un film », lui ai-je confié, ce à quoi elle m’a répondu : « Faites le film, vous vous suiciderez après ; je vous aiderai si vous voulez » (doux rire)

Vous avez demandé des changements ?
Non, pas du tout. On a tourné le scénario tel quel.

Le titre du film était déjà « Amour » ?
Au départ, ça s’appelait « Ces deux-là ». Ca ne me plaisait pas trop mais ce n’était pas grave, j’étais sûr que ce serait un beau film. Pendant le tournage, la productrice a proposé « Amour ». J’ai trouvé ça formidable, Haneke aussi, mais il y avait déjà un film qui s’appelait ainsi. Or, il faut attendre 15 ans avant de pouvoir réutiliser un titre de film et ils n’étaient pas encore passés. On s’est renseignés : c’était un film porno !

« Amour » plutôt que « Ces deux-là », ça change totalement la perception du film !
C’est vrai.

Qu’avez-vous donné à Haneke et que vous a-t-il pris ?
Je ne sais pas si je lui ai donné grand-chose mais lui m’a apporté beaucoup. C’est un metteur en scène extraordinaire, peut-être le plus grand en ce moment. Il est très exigeant et il a une connaissance du cinéma incroyable, dans tous les domaines : son, image, direction d’acteurs, scénario… On filmait en virtuel, sans pellicule. Au lieu de répéter, Haneke nous disait « On tourne ; je ne m’en servirai peut-être pas mais ça ne coûte rien ». Il est très directif et autoritaire. Un jour sur une scène importante que j’avais particulièrement travaillée, il m’a demandé : « Si je ne vous donne pas d’explications, comment la joueriez-vous ? » Il m’a écouté puis m’a dit : « C’est pas mal mais ce n’est pas du tout ça ». Il n’y avait pas à discuter. De toute façon, je crois que lorsqu’on joue au cinéma, contrairement au théâtre, il ne faut pas trop travailler, avoir des idées précises. Il faut se laisser faire par le metteur en scène. Lui a une vue d’ensemble ; moi, je voulais défendre mon personnage. « On s’en fiche de votre personnage, m’a dit Haneke, ce qui compte, c’est le film ». Et il avait raison. Si j’avais joué à ma façon, j’aurais été moins dur. J’ai une tendresse un peu gnangnan alors qu’il y a une certaine froideur chez Haneke. Par exemple, il ne voulait absolument pas que l’on pleure. Une fois, Emmanuelle Riva s’est trouvée débordée par l’émotion ; il a tout de suite coupé : « Pas de larme, pas de larme »

Dans votre livre de conversation avec André Asséo, « Du Côté d’Uzès » (éd. Le Cherche-Midi), vous dites avoir un côté protestant…
C’est vrai ; je suis cévenol. Je ne suis pas protestant, j’ai reçu une éducation catholique, mais je me sens plus proche des protestants. Je préfère leur froideur.

Cela expliquerait votre attirance pour le cinéma rigoriste d’Haneke…
En effet. On s’est vu quelques fois avant de tourner, on parlait du cinéma et de tas d’autres choses ; je n’ai jamais rencontré de metteur en scène dont les idées me parlent autant. Pour mon premier rôle au cinéma, dans « Si tous les gars du monde », j’étais dirigé par Christian-Jaque. Il y avait une scène où mon personnage attendait. Première prise : je ne fais rien, j’attends… Et là, Christian-Jaque me saute dessus, agressif : « Comment voulez-vous qu’on comprenne que vous attendez ? Il faut que vous regardiez votre montre, que vous trépigniez ». Tout le contraire d’Haneke. « Ce n’est jamais l’acteur qui doit montrer, dit-il, mais la caméra qui doit surprendre son émotion ». Il suffit d’être plein de la situation.

A ce sujet, vous dîtes vous sentir plus proche de De Niro que de Pacino.
Pacino est un acteur expressionniste qui prend le rôle par l’extérieur, il surjoue un peu les scènes. De Niro, c’est drôlement mieux. On joue toujours trop au cinéma. J’aimais beaucoup Bogart aussi, il avait une façon de ne pas jouer. Tout comme cet acteur avec lequel j’ai tourné « Regarde les hommes tomber »… Jean Yanne. J’aurais voulu être ami avec Jean Yanne. J’ai essayé de le percer mais je ne l’intéressais pas du tout. Il était un peu sauvage, il parlait beaucoup de fric… mais de façon intelligente.

Etes-vous croyant ?
Croyant mais pas pratiquant.

Donc adepte du pari de Pascal ?
Je ne savais pas ce que c’était avant de tourner « Ma nuit chez Maud ». Rohmer m’a expliqué – ou j’ai cru comprendre – qu’il y avait une chance sur 1000 que Dieu existe et que, selon Pascal, il valait mieux vivre cette chance qui était plus belle que les 999 autres. Cette idée me plaît beaucoup.

Vous nourrissez toujours le rêve d’interpréter « le Roi Lear » sur les planches ?
Non. Je l’ai raté, c’est trop tard. Puis Piccoli a récemment fait un bien meilleur roi Lear que celui que j’aurais été. Lui a gardé une âme d’enfant, or le personnage de Lear est très naïf, enfantin, émerveillé. J’aime son amour pour… comment s’appelle-t-elle… la seule de ses filles qui n’essaye pas de lui plaire (Cordelia, ndlr).

A vos débuts, quand vous êtes entré à l’IDHEC, vous vouliez être acteur de théâtre et réalisateur de cinéma – vous avez même étudié à l’IDHEC (la FEMIS d’alors, ndlr).
Je me suis toujours davantage senti acteur de théâtre qu’acteur de cinéma. Peut-être parce qu’au théâtre, je ne me vois pas. Alors qu’au cinéma, je me dis toujours que ça pourrait être mieux.

Vous avez voulu arrêter le cinéma à plusieurs reprises durant votre carrière pour embrasser un autre métier. Après la guerre d’Algérie, vous avez tenté de devenir photographe.
J’ai été photographe, j’ai même travaillé pour L’Express pendant deux ans. Je ne me sentais pas d’être comédien je trouvais ça trop impudique. Et puis un vieux metteur en scène, Maurice Jacquemont, m’a dit qu’il voulait monter « Hamlet » avec moi, qu’on travaillerait le rôle sans jouer la pièce. Ce que l’on a fait presque tous les jours. Au bout d’un an, il me dit qu’il monte la pièce en extérieur, à Troyes je crois. Je l’ai fait, c’était bien et je l’ai joué épisodiquement pendant dix ans, en France et à l’étranger – parallèlement au cinéma que j’avais repris. A Paris, ce fut un échec. Les critiques disaient que j’avais l’air de m’en foutre. Je ne m’en foutais pas du tout mais je n’extériorisais pas. Je pensais que l’on pouvait jouer au théâtre comme au cinéma, sans forcément s’adresser aux spectateurs du fond.

A la fin des années 1970, vous avez tout plaqué pour faire de la course automobile.
J’ai d’abord couru en parallèle à ma carrière d’acteur. Je n’étais pas très bon mais je pensais que c’était par crainte d’avoir un accident et de mettre en péril les tournages pour lesquels j’avais signés. J’ai donc arrêté de faire l’acteur… mais je ne suis pas devenu un meilleur pilote !

Vous avez réalisé deux films très surprenants, notamment « Une journée bien remplie » avec Jacques Dufilho. Un film sur la mort et la paternité plein d’humour noir, dans un esprit proche de Jean-Pierre Mocky.
Je n’aime pas trop Jean-Pierre Mocky. Mon second film était aussi un peu décalé. J’avais trouvé un titre qui lui allait bien : « les Poissons détestent le vendredi ». Le distributeur croyait que je plaisantais et on l’a appelé « le Maître-nageur ». Les gens qui y sont allés croyaient sûrement voir un film boulevardier à la Jean Girault.

Pourquoi ne pas avoir réalisé davantage ?
Parce que mes deux films n’ont pas marché. Je devais en faire un troisième ; ça s’appelait « Un bateau à la campagne ». J’avais un producteur, j’avais l’argent mais j’avais aussi beaucoup de propositions comme acteur. Mettre en scène demande beaucoup d’énergie. Je m’étais dit que j’y reviendrai plus tard et je ne l’ai jamais fait.

Dans les années 1960 et 1970, vous tourniez presque autant en France qu’en Italie.
J’ai joué dans une trentaine de films en Italie mais jamais avec ma voix. Ca reste une frustration. Les Italiens doublent pas mal mais ce n’est pas pareil. J’ai moi-même fait du doublage, notamment la voix française de Jack Nicholson dans « Shining ». Un gros boulot. J’avais dû faire des essais et Kubrick m’a choisi au son de ma voix, sans savoir qui j’étais.

Vous l’avez rencontré ?
Non. Mais Michel Deville, qui supervisait le doublage, parlait tous les soirs avec lui par téléphone. C’est difficile le doublage, surtout sur un film de Kubrick où, parfois, le montage ne raccorde pas. On ne s’en rend pas compte quand on voit le film mais à doubler, c’est coton. Et puis j’aime bien Nicholson mais c’est un acteur très extraverti, pas comme moi.

AU BOX OFFICE

Michael Haneke devance « Stars 80 » de Frédéric Forestier et Thomas Langmann.

Michael Haneke et son film « Amour » étonnent cette semaine en se classant en tête des démarrages parisiens : 1968 entrées dans 22 salles. Fort de sa Palme d’or au dernier Festival de Cannes, le film prend ainsi l’ascendant sur « Stars 80 » de Frédéric Forestier et Thomas Langmann, qui comptabilise 1528 entrées pour 18 copies.

A la troisième place, on trouve le film d’animation français « Le Jour des corneilles », de Jean-Christophe Dessaint, avec 517 spectateurs dans 11 salles parisiennes.

A sa suite, le documentaire « Traviata Et Nous » de Philippe Béziat enregistre 280 entrées pour 10 salles.

« Into the Abyss », le documentaire de Werner Herzog, a rassemblé 71 personnes dans une seule salle, enregistrant donc un taux de fréquentation dépassant largement celui du « Jour des Corneilles » et « Traviata Et Nous ».

MES SOURCES

cineobs-logo-300x85 24 octobre 2012 dans Cinéma

 

LA SUITE

C’EST BIEN PARTI

Amour » de Michael Haneke remporte le Golden Globe du meilleur film étranger

Le réalisateur autrichien d’ »Amour », Michael Haneke, a remporté le 13 janvier 2013 le Golden Globe du meilleur film étranger à Beverly Hills (Californie).

Amour semble bien parti pour les Oscars. Le film autrichien de Michael Haneke a remporté dans la soirée du dimanche 13 janvier, à Beverly Hills, le Golden Globe du meilleur film étranger face notamment aux films français Intouchables et De rouille et d’os.

Cette 70e cérémonie des Golden Globes, sorte de répétition générale avant les Oscars à la fin du mois de février, a décerné le titre de meilleur film dramatique à Argo, de Ben Affleck, qui raconte le sauvetage de diplomates américains exfiltrés d’Iran après la révolution islamique de 1979. L’acteur, qui joue dans son film, obtient également le trophée du meilleur réalisateur, soufflant la précieuse statuette à Quentin Tarantino pour Django Unchained et à Steven Spielberg pour Lincoln.

Haneke : « Sans eux, je ne serais pas là »

Le réalisateur autrichien d’Amour, Michael Haneke, a reçu son trophée des mains d’Arnold Schwarzenegger. « Jamais je n’aurais pensé recevoir un prix hollywoodien des mains d’un autre Autrichien », a-t-il lancé en référence aux origines de Schwarzie. Très ému, Michael Haneke a remercié son équipe et notamment les acteurs principaux de son film, qui raconte l’amour unissant un couple d’octogénaires mis à rude épreuve par la maladie : Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva. « Sans eux, je ne serais pas là », a lancé Michael Haneke sur la scène du Beverly Hilton. « Le Golden Globe est pour ces acteurs incroyables », a-t-il ajouté.

La présence d’Amour dans cinq catégories pour les Oscars est sans conteste la grande surprise de cette année. Outre sa nomination, pour l’Autriche, à l’Oscar du meilleur film étranger, la Palme d’or du dernier festival de Cannes concourt pour le meilleur film, la réalisation, le scénario original et l’actrice principale avec Emmanuelle Riva.

La cérémonie des Oscars aura lieu le 24 février à Hollywood.

« Amour », de Michael Haneke, reçoit l’Oscar du meilleur film en langue étrangère

La consécration pour Michael Haneke. Le film Amour du réalisateur autrichien, déjà primé au festival de Cannes et aux César, a reçu l’Oscar du meilleur film en langue étrangère, dimanche 24 février.

AMOUR : Oscar du meilleur film en langue étrangère

Consécration pour Michael Haneke, mais pas pour son actrice Emmanuelle Riva.

Le film Amour, déjà primé au festival de Cannes et aux César, a reçu l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. Bien que tourné en français, en France et avec des acteurs français, cette coproduction franco-autrichienne était présentée aux Oscars sous les couleurs de l’Autriche. En revanche, la Française Emmanuelle Riva n’a pas été récompensée. Elle était en lice pour l’Oscar de la meilleure actrice.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Georges Chaulet, le père de « Fantômette » et de « L’Inspecteur Gadget », est mort

Posté par ENO filles le 22 octobre 2012

Georges Chaulet, le père de « Fantômette » et de « L’Inspecteur Gadget » est mort

Qui n’a pas ou n’a pas eu dans sa bibliothèque un épisode des aventures de Fantômette?

 

 

Georges Chaulet, le père de

 

 

C’était  une série adorée par les enfants et l’image de ce qu’il auraient aimé être: une héroïne de leur âge, libre, indépendante, à l’imagination intarissable.

Quant à l’Inspecteur Gadget, il est toujours là sur notre petit écran et les gags nous font toujours aussi rire.

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Quant à la musique, cliquez sur l’image.

 

D’autres ont pris la relève bien sûr mais l’Inspecteur Gadget est aussi bon que le premier James Bond.

 

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Celui qui sort actuellement serait paraît-il le meilleur de tous. A vérifier !!!

Skyfall : sortie en France le le 26 octobre

Le nouveau James Bond (Daniel Craig) est « le plus cool de la saga », « un futur classique »

Les premières critiques sont presque unanimes : le film est une réussite, et Javier Bardem est un des meilleurs bad guys de la saga.

Sa principale force serait son casting – il s’agit sans doute du premier James Bond a avoir privilégié l’ensemble par rapport à Bond.

Entre les petits nouveaux Bérénice Marlohe, Naomie Harris et Ralph Fiennes, tout le monde est d’accord pour dire que Javier Bardem, qui joue le grand méchant Silva, avec ses cheveux blond platine et son look gay friendly, est de loin le meilleur de tous.

 

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BUZZ – Le père de Fantômette, et de L’Inspecteur Gadget, Georges Chaulet, est mort le 13 octobre à l’âge de 81 ans. Son éditeur, Hachette, l’a annoncé lundi 22 octobre. Georges Chaulet était l’un des piliers depuis plus de cinquante ans de la collection Bibliothèque Rose.

Près de 15 millions d’exemplaires des aventures de la célèbre héroïne masquée au collant noir et à la tunique jaune ont été vendus.

 

Avec ses enquêtes à la Arsène Lupin, ses scénarios sans faille et un ton unique, cet amateur de calembours et de farces avait fait profiter Fantômette de son imagination fertile. L’auteur aimait aussi aller à la rencontre de ses lecteurs, comme il le faisait tous les ans au Salon de l’édition Jeunesse à Montreuil.

Quarante-neuf épisodes de Fantomette

Né en 1931 à Paris, Georges Chaulet a quatre ans lorsque sa famille s’installe au Caire, avant de rentrer un an plus tard à Antony, en région parisienne. Dès l’adolescence, il écrit ses premiers romans, des polars de style série noire. Bac en poche, il s’inscrit aux Beaux Arts de Paris. En 1952, il part faire son service militaire en Allemagne. Un cauchemar, avouera-t-il. Il se réfugie alors dans l’écriture et décide d’en faire son métier. En 1957, il publie le premier tome de la série Les 4 As aux éditions Casterman avant de donner le jour à Fantômette en 1961. Quarante-neuf épisodes verront le jour, jusqu’en 1987.

« Je dois autant à Fantômette qu’à Marguerite Duras » l’envie de devenir écrivain, confiait la romancière Marie Darrieussecq à l’occasion du 50e anniversaire de la justicière masquée.

Avant le dessin-animé, les livres de l’Inspecteur gadget

Inspecteur GADGET à colorier. Cliquez sur le titre de l’album

 

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Sans jamais atteindre le succès de Fantômette, Georges Chaulet a également lancé un certain nombre de séries, comme Le Petit Lion, Béatrice, Étincelle, Les 3D, Le Prince Charmant, Les Trésors. Il a aussi écrit sur commande des épisodes de LInspecteur Gadget, publiés à la Bibliothèque rose avant de devenir un célèbre dessin animé diffusé au début des années 1980 sur FR3.

En 2006, pour fêter les 50 ans de la Bibliothèque Rose, Georges Chaulet a écrit Le retour de Fantômette, après dix-huit ans d’absence. Dans un communiqué, Hachette salue l’artiste en reprenant une célèbre expression de son héroïne fétiche :

« ‘Mille pompons’, Monsieur Georges Chaulet, vous allez nous manquer! »

Publié le 22/10/2012 | 13:33 par  FTVi avec AFP

Publié dans 2012, Cinéma, Littérature enfantine, Livres | Pas de Commentaire »

Avant-Première de Stars 80

Posté par ENO filles le 17 octobre 2012

Avant-première de Star 80 au Pathé Liberté

En route vers le succès.

Beaucoup de monde,

Et ce n’est pas une honte,

Pour accueillir cette constellation d’étoiles

Le  mercredi 10 octobre à 20 heures

Que du bonheur !

Has been eux ? Jamais !

Même pas peur!

Au contraire!

« Non, ils n’ont pas peur d’en d’accentuer ce côté

de celui qui tout à coup revient

sur le devant de la scène »

Ils ont tous beaucoup d’humour et,

Jouer avec leur image, semble un vrai jeu pour eux.

Ce film pose un tendre  regard sur ces personnages

Malmenés par le tourbillon de la vie

Qui avec un seul titre pour certains,

Ont chantés des tubes que personnes encore n’a oubliés.

C’est un film léger, qui fait du bien, qui fait chanter.

Une énergie festive.

Humilité et autodérision sont les moteurs de cette comédie.

LES REALISATEURS

Après le grand tourbillon du succès de The Artist, qui a tout emporté sur son passage, Cesar, Oscar, Bafta, Golden Globes et bien d’autres, Thomas Langmann, le producteur du film, digne fils de son père Claude Berri, revient  à un genre plus populaire.

Il partage cette délirante et libre réalisation et s’investit totalement dans cette  comédie avec Frédéric Forestier qui retrace la success- story des deux producteurs à l’origine de la tournée « RFM Party 80 » et qui remet au goût du jour les anciens tubes du top 50 et leurs interprètes.

LE CASTING

Les deux producteurs du spectacle dans le film

Richard Anconina

Patrick Timsit

Les chanteurs

Cookie Dingler,

Début de Soirée,

Desireless,

Emile & Images,

François Feldman,

Gilbert Montagné,

Jean Schultheis,

Jean-Luc Lahaye

Jean-Pierre Mader,

Léopold Nord & Vous (qu’on voit chanter Les Beatles avec Patrick Hernandez sur la photo ci-dessus).

Lio,

Patrick Hernandez…

Peter & Sloane.

Johnny Halliday, Michel Sardou et quelques autres idoles encore au Hit, ont décliné l’invitation. On se demande pourquoi !!!

Demain Jeudi 17 octobre, sur France 2, dans « C’est au programme »

Sophie Davant recevra une grande partie de l’équipe.

Ils seront là, pour un « revival » sans précédent. Ils chanteront pour vous et vous chanterez pour eux.

Ne les manquez surtout pas.

Les voir et les écouter parler et chanter est un vrai plaisir.

SYNOPSIS

Vincent et Antoine, deux fans des années 80, dirigent une petite société de spectacle qui fait tourner des sosies dans toute la France. Entre déboires sentimentaux et caprices de leurs pseudo vedettes, l’affaire finit par péricliter.

A la veille du dépôt de bilan, ils retrouvent un carton de vieux 45 tours : Jeanne Mas, Jean-Luc Lahaye, Lio, Desireless, Peter & Sloane, François Feldman, Début de soirée, Images, Cookie Dingler, Sabrina, Gilbert Montagné… tous les tubes des années 80 ! Immédiatement, l’étincelle jaillit : pourquoi ne pas faire remonter sur scène les vraies Stars des années 80 ?

Les deux producteurs partent alors en quête de ces vedettes oubliées, et montent une tournée de concerts qui débutera dans la galère avant de cartonner en province et triompher…  au Stade de France !

LA BANDE ANNONCE

 

Avant-Première de Stars 80 dans 2012 bande-annonce-300x224

APRES LE FILM RENCONTRE AVEC UNE PARTIE DE L’EQUIPE

Les images

 

(pour les visualiser cliquez sur l’animation) 

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Les spectateurs posent leurs questions

Cliquez sur l’image pour les écouter parler de leur spectacle et répondre aux spectateurs.
 
 
 
photo-300x144 dans Cinéma
 
 
Restrictions: la musique de la video comporte un extrait de la chanson de Sabrina -récupérée dans un de mes disques- qui est elle même présente dans le film et à l’avant-première. Si cette utilisation de la chanson était refusée par la société qui la gère «   Believe SME » je me verrais dans l’obligation de la retirer du blog.

En voici un bref condensé.

Q- A-t-il été facile de  convaincre facilement les chanteurs de jouer leur propre rôle ?

Les chanteurs ont beaucoup d’humour et puis ils se connaissent tous.

- Il y a une vraie amitié entre eux qui se ressent à l’écran. 

Le film est d’autant plus touchant que revenir sur le devant de la scène semble avoir été plutôt agréable pour eux qui , privés d’une carrière sur le long terme, se  retrouvent sous le feu des projecteurs.

Aucun ridicule sinon de la tendresse. Il s’agit là de faire rire sans jamais se moquer.

Q- Est-ce que ce film retrace la réalité ?

C’est un film où la fiction et la réalité se mélangent beaucoup. On a inventé des petites histoires aux artistes, parfois tirées de vraies anecdotes, parfois inventées de toutes pièces…

…. Mais pendant le tournage certaines anecdotes vous feront bien rire. Ecoutez-les parler dans la vidéo que j’ai réalisée pour vous sur Youtube. Et merci de bien vouloir m’excuser de sa piètre qualité. Mon matériel n’est pas à la hauteur de ceux dont j’ai pris la voix.

Q- Moi, je n’étais pas née dans les années 80 mais j’ai adoré le film, les chanteurs et les chansons.

Quand on a le talent d’avoir réussi quelque chose de populaire, cet élan dure dans le temps.

Et les jeunes ne s’y trompent pas à entendre la foule en délire chanter pendant le film et après, lors de la rencontre.

Quant à moi, j’ai vécu ces tubes des années 80 avec ma fille adolescente .

Q-  Plus qu’un film, vous parlez d’un concept pour ce film Stars 80, pourquoi ?

C’est un film interactif qui va surprendre, il est vraiment innovant. C’est rare d’avoir un film qui soit aussi un spectacle, auquel le public pourra participer en chantant. Nous allons d’ailleurs sortir une version karaoké du film…

Q-Et la critique, quelle sera-t-elle, selon vous ?

Ce sera au public de donner son verdict.

Je pense qu’il sera difficile de ne pas aimer ce film.

J’espère que Stars 80 va aussi plaire à la critique.

Merci de votre enthousiasme ce soir…

Et tout le monde de chanter en chœur avec les artistes.

Ce fut une réjouissante soirée, antimorosité. Ne boudez pas ces « plaisirs démodés » (pas tant que cela!)

Et si vous deviez ne voir qu’un seul film, déplacez vous pour celui-là.

 

Sources:

 * le Figaro du 28/09/2012

* Interview de Thomas Langmann

Pour revivre leurs tubes cliquez sur les liens ci-dessous:

Cookie Dingler   Femme libérée 

Début de Soirée Nuit de folie

Desireless Voyage  

François Feldman Joue pas

Gilbert Montagné  On va s’aimer

Gilbert Montagné Oh! My Lord!

James Brown Living in America

Jean Schultheis Confidence pour confidence

Jean-Luc Lahaye Femme que j’aime  

Jeanne Mas Toute première fois

Jean-Pierre Mader Macumba

Joe Cocker You Can Leave Your Hat On

Julie Pietri Eve lève toi

KISS  I Was Made For Lovin’ You

Léopold Nord & Vous  C’est l’amour

Les démons de  minuit Emile & Images

L’été indien

Lio Les brunes comptent pas pour des prunes

Marc Lavoine Elle a les yeux revolver

Patrick Hernandez  Born to be alive

Peter & Sloane Besoin de rien, envie de toi  

Sabrina Boys

 

 

 

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Les saveurs du Palais

Posté par ENO filles le 15 octobre 2012

« Palais » ou « palais »… « Odette Toulemonde » revient sur nos écrans. Et cette fois elle va rencontrer et séduire avec la même grâce, la même gentillesse, la même simplicité, et un talent qu’elle n’a parait-il pas à la ville, le Président de la République.

En tout cas je suis persuadée que depuis ce rôle aussi savoureux que les plats qu’elle soumet à notre convoitise, elle regarde l’art  culinaire  avec un oeil bienveillant et qu’elle y a acquis depuis quelques talents.

J’ai adoré « Dette » et j’adore « Hortense  » la merveilleuse cuisinière qui a enchanté les repas d’un Président vieillissant, loin du décorum de la table « royale »

Mais il n’est pas facile de pénétrer dans cet Univers protégé qu’est le  » Palais de l’Elysée » comme vous vous en doutez.

LES SAVEURS DU PALAIS,

Le réalisateur Christian Vincent nous offre 1h35 de bonheur, de jouissance et d’émotion. (Sortie le 19 septembre 2012)

Les saveurs du palais nous conte les péripéties d’une cuisinière du Périgord, Hortense Laborie campée par une Catherine Frot magistrale, choisie à sa grande surprise par François Mitterrand pour lui concocter, à l’Élysée, la cuisine que jadis faisait sa grand-mère.

Elle est assistée par Arthur Dupont, naïf et charmant, convaincant  dans le rôle du jeune pâtissier détaché auprès d’Hortense, effrayé des demandes qui lui sont faites mais de plus en plus épanoui par cette aventure culinaire étonnante.

Découvrez la bande annonce du film

sur son site officiel  en cliquant sur l’affiche du film

Les saveurs du Palais dans 2012 les-saveurs-du-palais-affiche-225x300

http://lessaveursdupalais.com/

Ceci est bien une  histoire vraie mais pas un biopic

Si le film raconte le parcours de Danièle Delpeuch, première femme chargée de cuisiner les plats de François Mitterrand à l’Élysée, le film a seulement repris nombre de souvenirs cocasses,  des moments avec le Président.

Le scénario mélange avec humour des choses qui ont existé et d’autres totalement inventés », comme l’explique le producteur et scénariste du film, Etienne Comar.

Jean d’Ormesson dont c’est  à 87 ans le deuxieme rôle à l’écran (c’est son deuxième film après Éloge de l’amour, un Godard de 2000, où il tenait un petit rôle), est très étonnant d’aisance  et efficace avec sa douceur, sa lenteur et la joie qui irradie son visage lorsqu’il parle avec sa cuisinière en lecteur émerveillé amoureux des vieilles recettes , de ce superbe livre « Éloge de la cuisine française » à la langue aussi délicieuse que les plats qu’il évoque avec elle. 

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« Ne pouvant se prévaloir d’une ressemblance physique avec le défunt Président et conservant la diction, certes ralentie, qui lui est propre, l’académicien possède la prestance, le charisme et l’érudition qui donnent à voir un Président subtil et truculent lorsqu’il s’agit de parler de cuisine en tête-à-tête avec Hortense »

Une prestation savoureuse du duo Frot-Ormesson, entouré de seconds rôles convaincants dont Arthur Dupont touchant dans son rôle d’assistant étonné mais dévoué et ouvert à toutes les recherches de son chef.

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Les lieux du tournage

« Pour être en mesure de recréer l’Élysée, Les Saveurs du palais a été tourné dans différents endroits : à Marigny, au château de Chantilly, à celui de Vigny et en studio à Bry-sur-Marne. Mais en plus de cela, le tournage a pu se faire dans un endroit inespéré : « On a eu la chance de tourner plusieurs jours à l’Élysée pendant la réunion du G20 à Cannes. Sarkozy étant absent de Paris, on nous avait accordé une autorisation assez exceptionnelle », confie Christian Vincent, le réalisateur. « Quand Hortense arrive pour la première fois au Palais de l’Élysée, nous sommes dans le vrai décor. »

Loin du 55, rue du Faubourg-Saint-Honoré

« La partie du film concernant le voyage de l’héroïne en Antarctique a été rude à tourner.  Dans l’impossibilité de déplacer le tournage dans cette région, l’équipe est partie à la découverte d’un nouveau décor : « Nous avons donc cherché l’équivalent de ces paysages dans l’hémisphère nord, en Europe. Et c’est finalement en Islande que nous avons planté la caméra. Il y a des décors incroyables, c’est une terre vierge : pas un avion dans le ciel, pas un seul poteau électrique, pas âme qui vive », explique le réalisateur. Mais cette terre sauvage n’offre pas que des avantages, surtout lorsque l’on tourne un film : « Les conditions sont rudes, les liaisons difficiles, le temps change tout le temps, nous avons essuyé plusieurs tempêtes et, certains jours, nous n’avons presque pas pu tourner. »

Qu’en pense la critique

Machisme des durs à cuire de « la centrale », la cuisine principale dépossédée des repas du Président, lesquels affublent Hortense du sobriquet de « La Du Barry » en référence à la favorite de Louis XV. Suspicieux médecins du Président qui valident les menus, lointains héritiers de ceux de Louis XIV croqués par Saint-Simon dans ses Mémoires. Hauts fonctionnaires tatillons.

Il fallait bien Catherine Frot pour incarner cette femme passionnée par son métier, par les produits et les recettes d’antan, et surtout bien décidée à secouer les lourds rouages de l’Élysée pour satisfaire la demande que formule le Président lors de leur premier entretien: «Donnez-moi le meilleur de la France ! »

FÊTE DE LA GASTRONOMIE

« Les Saveurs du Palais », en partenariat avec la Fête de la Gastronomie

Les saveurs du palais est également un plaisir pour les yeux puisqu’il fait se succéder de merveilleux plats de la cuisine traditionnelle française.

​A l’occasion de la sortie du film LES SAVEURS DU PALAIS en partenariat avec la Fête de la Gastronomie, nous avons posé trois questions aux acteurs principaux : Catherine Frot et Jean d’Ormesson

3 QUESTIONS A… CATHERINE FROT

Quelle a été votre première réaction lorsqu’on vous a proposé le rôle d’Hortense ?

J’ai tout de suite senti que c’était une belle proposition ; intéressante mais pas facile. Hortense est un personnage assez peu commun. J’avoue, qu’au début, je ne savais pas très bien par quel bout l’attraper.

Comment s’est passé votre travail avec Jean d’Ormesson ?

Nous avons cherché ensemble le meilleur. Il fallait trouver le bon ton. Comme il n’était pas acteur, ce n’était pas évident au départ mais ça l’est très vite devenu. À cause de sa vie, de ce qu’il est, Jean avait en lui la possibilité poétique d’être Président. Sur le plateau, il était comme un jeune homme. Il m’a beaucoup touchée.

On a le sentiment que vous apportez tout votre passé de comédienne dans ce personnage. Cela accentue encore davantage la complexité et le mystère d’Hortense.

Peut-être parce que j’ai incarné des personnages de toutes sortes; je suis passée du tragique au comique, j’ai joué des femmes assez stylisées, presque fabriquées, comme des marionnettes. J’ai poussé très loin la naïveté et la cocasserie- chez Cédric Klapisch, dans Un air de famille, chez Eric- Emmanuel Schmitt, dans Odette tout le monde, chez Pascal Thomas. J’ai travaillé la dureté – chez Safy Nebbou, dans l’Empreinte de l’ange, ou chez José Alcala, dans Coup d’éclat. Avec ce film, j’ai l’impression de réunir ces contrastes, d’approcher quelque chose d’intime.

3 QUESTIONS A… JEAN D’ORMESSON

Connaissiez-vous l’histoire de Danièle Delpeuch, la cuisinière de François Mitterrand, qui a inspiré le film ?

Pas du tout. J’ai fait confiance à Etienne Comar et Christian Vincent. J’avais vu Des hommes et des Dieux, ce film magnifique et cela me suffisait. J’ai fait la connaissance de Danièle Delpeuch un peu plus tard. C’est un sacré personnage.

Comment avez-vous préparé ce personnage de Président ?

Le scénario ne m’a pas quitté, je m’endormais même dessus. C’était utile car les scènes faisaient leur chemin dans la nuit. Je n’ai lu le livre de Danièle Delpeuch que bien plus tard. Et j’ai lu le merveilleux livre d’Edouard Nignon, Éloge de la cuisine française, dont le Président s’entretient avec le personnage d’Hortense, la cuisinière. Il me fallait me nourrir un peu de l’intérieur. Mais restons objectifs : ce personnage de Président, qu’on peut penser central, est tout à fait secondaire.

Vous-même, êtes-vous épicurien comme ce Président qui goûte tant la Poularde demi-deuil?

Je suis très sensible à la nourriture. J’ai adoré la scène avec les truffes. On a dû la recommencer plusieurs fois- c’est très difficile d’être filmé lorsqu’on mange.

Bilan : j’ai dû manger trois truffes et c’était délicieux. Quand j’étais jeune, j’allais quelquefois chez Bocuse ou chez Troisgros. Les grandes tables m’amusaient.

Et il m’est arrivé, comme ce Président que j’interprète, de lire des recueils de littérature sur le sujet.

ALLEZ VOIR CE FILM. VOUS PASSEREZ UN PUR MOMENT DE BONHEUR ET D’EMOTION CULINAIRE ET AUTRE.

Pour infos: impossible d’avoir le livre de cuisine de Danièle Delpeuch. Sortie prévue le 25 octobre mais ma pré-commande à la Fnac dès la sortie du film n’a pas été honorée à ce jour pour indisponibilité. Je suis invitée à la renouveler ultérieurement

« Nos fournisseurs viennent de nous informer de l’indisponibilité momentanée de(s)  article(s) mentionné(s) ci-dessous.
Nous sommes désolés de ne pouvoir être  en mesure de vous livrer ce(s) produit(s) et nous regrettons de devoir annuler
votre commande. « 

Quand à l’autre « Eloges de la cuisine française » c’est juste pour les collectionneurs : plus de 350€ l’exemplaire d’occasion, si vous arrivez à l’acquérir.

Une ré-édition serait bienvenue.

Dévorer un livre est déjà un avant-goût de la gourmandise et en plus c’est  bon pour la ligne…. Lisez plus et mangez moins!

 

 

 

 

 

 

Publié dans 2012, Cinéma | 3 Commentaires »

Ce que le jour doit à la nuit

Posté par ENO filles le 11 septembre 2012

Ce que le jour doit à la nuit

Style Drame / Guerre / Historique / Romance

SORTIE CE MERCREDI 12 SEPTEMBRE

Le mardi 21 aout j’ai assisté à l’ avant-première de  « Ce que le jour doit à la nuit » en présence du réalisateur Alexandre Arcady et des remarquables comédiens : les jeunes et charmants Fu’ad Aït Aattou et Nora Arnezeder ainsi que Mathieu Boujenah. Manquaient à l’appel Anne Parillaud et Vincent Perez, Anne Consigny et Fellag. Dommage !

Quelques images de l’équipe du film, sur le vif.

Ce que le jour doit à la nuit dans 2012 ALEXANDRE-AnimJonas-anim Alger dans AlgérieEmilie-anim Algérie dans CinémaMathieu-Boujenah-anim Arcady5-anim cinéma

 

IMPORTANT!

On n’a pas toujours envie de découvrir un film avant sa présentation. Donc pour ceux qui sont dans ce cas, zappez cet article. Pour les autres, et bien, si ce film dont on parle partout vous intéresse, lisez.

Ici vous trouverez un certain nombres de commentaires des personnes proches du film et un entretien entre le réalisateur et l’écrivain.

Pour les appréciations, elles n’engagent que moi et mon ressenti au premier visionnage. Mais ce film touchant à mes racines, je pense aller le revoir à sa sortie tout public pour mieux comprendre.

J’ai longuement hésité à écrire cet article qui n’est pas dans l’esprit de mon blog. Mais après tout !

Ce film m’a laissé une impression indéfinissable en tant que Française d’Algérie, née à Oran comme Alexandre A. et ayant quitté la ville à 20 ans (15 pour Alexandre A.):

- Un mélange des époques qui m’a un peu gênée bien que sans doute nécessaire pour simplifier l’histoire et satisfaire aux exigences du cinéma.

Mes parents se sont mariés en  1939, début de l’histoire et les photos que j’en ai sont très différentes. L’époque des copains, je l’ai connue et vécue , mais pendant mon adolescence avec sa période américaine et Elvis.

- Une vision de l’Algérie que je n’ai pas beaucoup connue. Je suis une citadine, fille de fonctionnaires et les quelques colons qui ont créé cette terre et s’y sont enrichis étaient très éloignés de moi. J’ai vécu une vie normale jusqu’à l’âge de 10 ans et la cohabitation de deux cultures était pour moi naturelle. Mes photos de classe en témoignent.

Ensuite les choses se sont gâtées. Le terrorisme est entré dans nos vies : fini les pique-nique sereins dans les bois, les promenades à travers les quartiers, à pieds et en voiture, etc. Le risque nous accompagnait partout. C’est ce qui fait que je n’ai jamais parcouru l’Algérie.

Certaines scènes ne vont pas dans le sens objectif de l’Histoire. Et comme les enfants, qui ne voient que les détails, je crains que les spectateurs non avertis ne les retiennent un peu trop.

Je m’arrête là.

 SYNOPSIS

Mais voici l’histoire que nous raconte l’écrivain algérien Yasmina Kadhra, mise en scène par Alexandre Arcady, Oranais comme moi.

Algérie, années 1930. Younes a 9 ans lorsqu’il est confié à son oncle pharmacien à Oran. Rebaptisé Jonas, il grandit parmi les jeunes de Rio Salado dont il devient l’ami. Dans la bande, il y a Emilie, la fille dont tous sont amoureux. Entre Jonas et elle naîtra une grande histoire d’amour, qui sera bientôt troublée par sa mère jalouse et les conflits qui agitent le pays.

 

clic-ici colons

 

Il y a deux ans que j’ai ce livre à lire près de moi et je ne parviens pas à m’y mettre. Je ne sais toujours pas si je vais le faire. Je n’ai pas la nostalgie de ce pays. Je n’en garde que mes souvenirs personnels d’enfance et de jeunesse hélas perturbés par la guerre. Mais ma vraie vie a commencé en Métropole, berceau de ma famille.

 

BANDE-ANNONCE >> CLIQUEZ ICI

ACTEURS PRINCIPAUX

Émilie: NORA ARNEZEDER

Younes/Jonas: FU’AD AÏT AATTOU

Madame Cazenave ANNE PARILLAUD

Juan Rucillio: VINCENT PEREZ

Madeleine: ANNE CONSIGNY

Mohamed: FELLAG

Dédé: Mathieu Boujenah

Fabrice: NICOLAS GIRAUD

Jean-Christophe: OLIVIER BARTHÉLÉMY

Isabelle : MARINE VACTH

CE QUE J’EN PENSE

Certes Arcady a réalisé avec son cœur et son talent un film poignant sur une histoire d’amour à la fois touchante et dramatique qui s’est passée dans son pays natal mais qui aurait aussi bien pu se passer en France pendant la guerre de 40 ou dans tout autre pays en guerre. Un gout de déjà vu. De belles prises de vue qui malheureusement ne se sont pas passées sur la terre d’Algérie. Des acteurs qui portent le film. Une musique romantique à souhait  – Pour l’écouter en entier il faudra aller au cinéma ou acquérir le CD-

Si on s’attache à l’histoire rapportée par A.A., le drame de ces jeunes gens n’est pas du à l’affrontement de deux cultures ( un couple en est la représentation :  Anne Consigny et Fellag) mais à la jalousie d’une femme (Anne Parillaud) et à l’honnêteté et à la droiture d’un jeune garçon fidèle à la parole donnée.

UN PEU D’HISTOIRE

Ce roman d’une belle écriture très poétique, se passe en Algérie, sur un fond de guerre ou les Français ne sont pas vraiment montrés sous leur meilleur jour, bien qu’un riche colon (Vincent Perez, dans un beau rôle de composition) explique avec fierté que cette terre aride et inculte avait été domestiquée par ses ancêtres.

Mais alors, à qui appartenait donc cette terre. Aux premiers ou aux derniers occupants. Qui est né le premier, de l’œuf ou de la poule. Nous ne le savons pas.

Si mes quelques sources historiques sont exactes (il y en a tellement !):

-de 814 avant J.C. l’Algérie a été pendant 650 ans occupée par les Phéniciens Berbères - au passage, le jeune acteur Joe Fu’Ad Aït Attou a spontanément dit après la projection du film avant d’être gentiment repris, qu’il n’était pas vraiment concerné par ce pays puisque né d’un père berbère et d’une mère française-

- par les Romains pendant 575 ans

- par les Vandales pendant 104 ans

- par les Turcs pendant 113 ans

- puis par les Arabes pendant 872 ans en alternance avec les Berbères musulmans et les Turcs.

La terre d’Algérie n’appartenait donc pas uniquement aux Arabes mais me semble-t-il à tous ceux qui l’ont occupée et apprivoisée.

- C’est à cette époque que les Français ont suivi, poussés par la nécessité, avec les encouragements de leur dirigeants.

A cette époque, la vie en France étant rude et difficile. Les Français intéressés furent envoyés par le gouvernement dans cette terre aride et stérile occupée par à peine deux millions et demi de Berbères avec l’espoir de pouvoir faire vivre leur nombreuse famille sur une parcelle de terre bien à eux. La France avait promis des concessions. Et les a obtenues. Car, « selon le droit musulman, les terres incultes appartenaient aux premiers cultivants ».

L’état français a donc acquis par divers moyens ces parcelles incultes et les a données aux Français qui ont tenté l’aventure. D’autres pays dont l’Espagne ont suivi.

J’ai trouvé confirmation de ces explications dans le livre de notre amie Fabienne « La Terre promise » qui explique très bien et très simplement, documents à l’appui, cette période.

Mon grand-père, lui, y est venu en tant que militaire pendant la guerre et y est resté. Il ne possédait pas de terre. Il a tout acquis par son travail, sa générosité et ses talents divers. Mes parents étaient de modestes fonctionnaires. La colonisation, je n’ai pas bien connu.

« Tout le monde n’était pas colon, tout le monde n’avait pas une cravache contre ses bottes de seigneur; on n’avait même pas de bottes tout court, par endroits. Nous avions nos  pauvres et nos quartiers pauvres, nos laissés pour compte et nos gens de bonne volonté, nos petits artisans plis petits que les votres, et nous faisions souvent les mêmes prières. Pourquoi nous a-t-on tous mis dans le même sac? Pourquoi nous a-t-on fait porter le chapeau d’une poignée de féodaux? Pourquoi nous a-t-on fait croire que nous étions étrangers sur la terre qui a vu naitre nos pères, nos grands-pères et nos arrière-arrière- grands-pères, que nous étions des usurpateurs d’un pays que nous avons construit de nos mains et irrigué de notre sueur et de notre sang? … Tant qu’on n’aura pas la réponse, la blessure ne cicatrisera pas« -  Un extrait du livre de Yasmina Khadra qui m’a été transmis par un ami de là-bas. Merci Serge.

Entretiens croisés

entre Alexandre Arcady et Yasmina Khadra par Pierre Abou

Alexandre Arcady, comment avez-vous découvert le livre de Yasmina Khadra et qu’est-ce qui vous a donné envie de l’adapter ?

Alexandre Arcady – C’est en vacances à l’étranger il y a déjà maintenant trois ans, que j’ai eu connaissance du roman de Yasmina Khadra Ce que le jour doit à la nuit en lisant une critique dans un journal (…)

Alexandre Arcady – Il y a toujours une certaine nostalgie à évoquer la jeunesse. Sauf que là, hormis cet épilogue, on raconte l’histoire au présent. C’est un film dans le mouvement, dans la pulsion, dans la vie, dans la vérité, dans l’émotion et dans l’amour. On y voit des gens qui s’aiment, qui s’affrontent, qui rêvent, qui vivent en un mot (…)

Si vous ne deviez garder, l’un et l’autre, qu’un seul moment de toute cette aventure ?

A.A. – La découverte du roman !

Y.K. – La découverture du film

Tout lire ici:

fichier pdf Entretiens croisés par Pierre Abbou

Thé ou café du dimanche 09 septembre 2012 : Anne Parillaud parle de son rôle

the-ou-café guerre d'Algérie

 La suite aussi est intéressante. Ecoutez.

Projection du film à ALGER !!!

Avant-première mondiale du film « Ce que le jour doit à la nuit » à Alger

Présentation par AArcady

« … Après quelques projections pour la presse française, le film « Ce que le jour doit à la nuit » une adaptation éponyme (ce terme est employéau cinéma lorsque le scénario d’un film est inspiré d’un livre) du roman de l’écrivain Yasmina Khadra a d’abord été présenté à la presse algérienne vendredi 7 septembre puis projeté en avant-première mondiale, une présentation réservée aux officiels et aux professionnels du cinéma… ».

moi – Une présentation surprenante puisque l’Algérie avait précédemment refusé le tournage sur les lieux. Mais finalement je pense que ce film ne peut que plaire aux Algériens.

« … Cette projection a eu lieu en présence de la ministre de la Culture, Khalida Toumi, et d’autres membres du gouvernement et du corps diplomatique ainsi que de la ministre déléguée auprès du ministre français des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie, Yamina Benguigui, en visite de travail à Alger.
Le film adapté au cinéma par Daniel Saint-Amont et Blandine Stintzy représente pour son réalisateur, Alexandre Arcady, « une œuvre sur l’histoire de l’Algérie avec des regards croisés » qu’il souhaitait offrir au public à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’indépendance.
De sa rencontre avec l’œuvre de Yasmina Khadra, le réalisateur dit avoir tiré un récit de l’histoire de l’Algérie qui se veut « apaisant, avec un message de réconciliation et de fraternité ».

Moi – Mais peut-être pas totalement impartial. Ce ne fut pas mon impression au vu des images de la guerre en arrière-plan. Je vous laisse juge.
« … Pour sa part l’auteur du best seller « Ce que le jour doit à la nuit » confie avoir écrit ce roman pour raconter l’Algérie mais aussi « montrer les hommes face à l’adversité et à l’échec de l’amour ».

Après avoir présenté toute l’équipe du film, notamment les deux principaux acteurs Fu’ad Aït Aattou et Nora Arnezeder, et avoir lancé la projection, Alexandre Arcady a endossé le rôle du guide touristique en conviant toute l’équipe du film à une balade dans les rues de la ville qui l’a vu naître en 1947.

L’équipe du film a fait une halte devant le Théâtre national d’Alger, plusieurs anciennes salles de cinéma de la capitale, le Musée des arts moderne d’Alger ainsi que quelques immeubles et ruelles que fréquentait le réalisateur.

L’équipe du film est ensuite revenue pour être ovationnée par un public très nombreux qui a beaucoup apprécié le film qui ne sera disponible en salle en Algérie qu’au mois d’octobre prochain »

Bon film!

Samedi15 septembre:Je viens de tomber par hasard sur cette critique

du journal  El Watan2

« Le film Ce que le jour doit à la nuit du réalisateur Alexandre Arcady,adapté du roman de l’auteur algérien Yasmina Khadra, est projeté ce vendredi soir en avant-première à la salle El Mougar d’Alger. El Watan Week-End a vu le film lors d’une projection en France, voici notre critique.

Lundi 3 septembre 2012. Il y avait du beau monde au Gaumont Champs Elysées.  Il y en aura tout autant, et certainement, aujourd’hui, vendredi 7 septembre sur Alger.

Deux villes, un public identique (des Politiques, acteurs et autres invités bienheureux et sans doute quelques journalistes), et le nouveau film d’Alexandre Arcady, adaptation d’un roman à succès de l’écrivain algérien, Yasmina Khadra. 



Ce que le jour doit à la nuit, énième retour sur l’Algérie française, avant le 1er novembre 1954, bruit et fureurs de multiples clans pour (re)définir la liberté, et pivot narratif d’un film qui se veut lyrique sans être misérabiliste, juste sans être conciliant, et cinématographique sans être auteuriste (donc personnel).

Toujours cette histoire de visages juvéniles, amoureux transis, regards parfois durs et verbiage lâché sans concession.

Voir ce film, c’est se remémorer Le Coup du Sirocco ou bien Le Grand Carnaval, c’est flirter de nouveau avec les eighties où l’Algérie de Chadli (Troisième président algérien, ndlr) n’intéressait aucun cinéaste étranger, donc « obligé » de se retourner vers le Passé, moins pour comprendre l’état des lieux, que pour revivre un souvenir le temps d’une bobine.

Œuvres désuètes, amusantes, accent qui nous rappelle certaines choses et surtout une communauté montrée sans artefact car liée au propre quotidien d’Arcady.

Pourquoi le blâmer ? Pagnol en fit autant, mais avec tact et surtout sans s’apitoyer sur le premier degré qui bloque les niveaux de l’Histoire et donc de lecture.

Et là, cela devient embêtant.

Nostalgie et fantasme
Ce que le jour doit à la nuit ressemblerait à un bonbon dont on connaitrait déjà sa saveur, donc une aspirine qui fait passer temporairement le mal de crâne. Dieu sait que depuis cinquante années, la migraine est devenue un sacerdoce chez le peuple fennec et le cinéma a toujours été utilisé comme un aspirateur idéologique pour cerner cette période de « guerre sans nom ». On capte la poussière, elle rentre dans la machine mais rare sont les moments où le cinéaste daigne vouloir vider cette machine. Toujours ce grain nostalgique conservé quelque part et discrètement dans un coin du plan. Parce que « l’avenir est derrière eux et que le passé sera devant » (phrase lancée par le personnage principal), qu’Arcady sera toujours ce cinéaste de l’entre-deux, incapable d’assumer un désir, et préférant ne filmer que des fantasmes.

Souvenez-vous de Là-bas mon pays, ingénieuse proposition sur un territoire inconnu (l’Algérie contemporaine), et qui dégageait un corps impatient qui finissait par tomber, tel l’Icare incapable de « voir » son présent, trop affairé à jongler entre celui qui ne veut pas oublier et celui qui tente de s’adapter au changement. Triste double-face pour un cinéaste qui n’en finit plus d’étaler sa transparence par le prisme de mots joliment troussés, oubliant le cinéma dans tout ça ! Affaire de littérature et de théâtre, pas l’ombre d’un plan qui viendrait donner du liant à un récit qui méritait envolée, claque et autre lyrisme désordonné.

Ce que le jour doit à la nuit patine de ces absences, ancré dans un genre où tout est filmé sans esprit.
Godard aimait à dire que le spectateur levait la tête au Cinéma et la baissait face à la télévision. Arcady, à aucun moment, ne réussit à faire lever les esprits. Regrettable ! »

Lisez les commentaires sur cette page… Chacun sa manière de s’approprier l’Histoire. Le « pardon » des deux côtés n’est pas  pour demain.

Un extrait zahir16 … « L’histoire est passée par là  et de deux choses l’une; ou vous avez comme objectif un souci de vérité et alors c’est raté ou vous vouliez faire un divertissement alors pourquoi l’Algérie? le roman de Yasmina Khadra ne sort pas grandi dans cette affaire  lui qui a parlé de son roman comme une histoire d’un amour qui pouvait se passer dans n’importe quel pays (…)   »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans 2012, Algérie, Cinéma | 9 Commentaires »

Vive la rentrée

Posté par ENO filles le 4 septembre 2012

 

 

Vive la rentrée dans 2012

 

« De toutes les écoles que j’ai fréquentées, c’est l’école buissonnière qui m’a paru la meilleure. »

Anatole France  – Extrait du Le Petit Pierre

La première rentrée …pas facile!

18-OUIN école dans Enfants

Moi j’y cours!

 élèves dans Rentrée des classes

 

Et pour les plus grands ? Pas terrible …

Et pourquoi?

 Enfants

Moi je suis à la retraite

Mamie-danseuse enseignants

 

Un joli site pour les enseignants de Maternelle et les Mamies. Cliquez sur l’image 

 

Ecrire avec Ludo

 

 

13 instit

 

 

Publié dans 2012, Enfants, Rentrée des classes | Pas de Commentaire »

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