Il y a 100 ans naissait Albert Camus

Posté par ENO filles le 13 novembre 2013

 

Le grand silence camusien

Un Message de Zab, le revenant (c’est normal après Halloween)

« dimanche 10 novembre 2013 – C’était le centenaire de la naissance d’Albert Camus, voici quelques jours. Le prétexte à une empoignade sordide entre divers intervenants aux intentions peu claires, le tout surmonté d’une béchamel politicienne bien préparée pour soulever le cœur à des congolais faméliques.

Il faut savoir d’abord que Camus est de nos jours le philosophe le plus lu dans le monde. Très populaire dans les pays anglo-saxons, les textes de Camus sont étudiés dans un certain nombre d’utilisateurs universités US,  comme c’est le cas à Rutgers par ex., où j’eus la…… chance d’assister à un cours d »anfi » (?) »

Régis réclame un hommage à notre célèbre compatriote. Il a raison.  OK, j’en serai. Je ne suis qu’une petite bloggeuse anonyme mais au moins ce sera un rappel pour mes lecteurs assidus ou occasionnels.

En recherchant mes livres je me suis aperçue qu’aucun n’était annoté comme le sont tous les autres de ma bibliothèque. Je l’avoue, je n’ai pas retrouvé beaucoup de résonnance dans les livres de Camus à l’époque où je les ai lus. Mais il n’est pas trop tard. C’est l’occasion ou jamais. En attendant je me contenterai d’adresser ici un hommage à l’écrivain et au poète.

Certains ont dit qu’il était le philosophe des Terminales. C’est très réducteur certes mais en même temps ceci prouve qu’il est incontournable dans le bagage philosophique des bacheliers.

Si j’ai longtemps partagé son utopie sur le bonheur des hommes , surtout dans ma jeunesse, la période où tous les rêves sont permis, la vie s’est chargée de me démontrer qu’il faut, sans doute y croire, et agir… pour pouvoir apporter sa modeste pierre à cette construction imaginaire dont la fragilité est démontrée chaque jour.

Quant à son rêve d’humanisme, chacun garde le même, enfoui au fond, tout au fond de lui, avec l’espoir que tout homme aura un jour droit au bonheur et a sa part de gâteau. Mais personne ne sait comment faire. Je suis trop petite pour mettre en œuvre ce magnifique rêve.

« Il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser. » Albert Camus – extrait de La peste 

Il y a 100 ans, donc, le 7 Novembre 1913, naissait Albert Camus à Mondovi(Algérie).

Je ne connais hélas pas grand-chose de ce pays où je suis née pour en avoir conservé en mémoire les merveilleuses images que Camus évoque avec passion dans son œuvre. Pour moi, les régions d’enfance de ma famille, le Pays Basque, la Corse et surtout la Provence, sa chaleur, ses couleurs, sont ancrées dans mes gènes et l’Algérie s’est limitée à ma ville, Oran, et quelques villages autour, jusqu’à Alger, où résidaient également des membres de ma famille.

Loin des polémiques, les faits montrent combien ce Pied-Noir d’origine modeste a su devenir un génie littéraire et un penseur universel.

A ce sujet, la simple pose d’une plaque commémorative peut prendre l’allure d’un mauvais roman….

Voir « La maison d’Albert Camus dans son village natal est sauvée » : communication qui en avait été faite en Février 2012.

Il avait été l’enfant pauvre d’un misérable faubourg d’Alger.

Dans le Paris de l’après-guerre, il fut l’homme couvert de femmes et de succès.

Sa mort accidentelle a fait de lui un mythe.

Sartre et sa bande de penseurs du Flore, au cœur des vanités de Saint-Germain-des-Prés,  n’ont pu l’empêcher de s’imposer comme un maître.

Ce qui a animé sa vie et son œuvre était tout autre chose : sa volonté de rester fidèle aux « humiliés » parmi lesquels il avait vécu.

Pour lui la  lumière incomparable de l’Algérie s’apparente sous sa plume au jardin d’Eden.

Toute sa vie il en restera imprégné. Elle irradie son œuvre et nourrit sa pensée.

« J’ai commencé dira-t-il par la plénitude. »

Ensuite, la vie  s’est chargée de lui faire connaître la guerre, la révolte et la haine.

«  J’ai grandi dans la mer et la pauvreté m’a été fastueuse, puis j’ai perdu la mer, tous les luxes m’ont alors paru gris, la misère intolérable«  

Reporter, journaliste, chroniqueur judiciaire, politique résistant, essayiste, malgré les succès et les décorations officielles,  il n’a voulu ignorer aucune servitude de l’époque.

Il a été tenté par l’espoir de transformer le monde en imaginant la  justice et un bonheur « significatif » pour des « peuples encombrés par les malheurs du temps ».

Les communistes le disaient réactionnaire et les réactionnaires le disaient communiste.

Lui, prétendait  » essayer simplement d’être un homme« .

S’il avait de la tendresse pour  » les petits blancs  » qui avaient fait surgir l’Algérie du désert, il avait la conviction que « la civilisation réside dans l’art de fixer des limites au désir de l’homme, pour le faire échapper à une hypertension du moi qui condamne à l’autodestruction toute société. »

La vertu toute simple que nous propose Camus, comme sésame au seuil d’un siècle repu, adonné à la recherche du bien- être, et prêt à tous les compromis pour que rien n’empêche la progression inlassable des biens matériels, c’est « la force de caractère« , celle qui nait de l’alliance de l’énergie à la loyauté (…)

Les Français d’Algérie rendent un hommage à Camus l’écrivain qui a si bien décrit l’Algérie de leur enfance.

 

PLUS D’INFOS

FICHE ECRIVAIN

Nom de naissance:     Albert Camus

Activités: Philosophe, moraliste, romancier, dramaturge, essayiste, nouvelliste, journaliste

Naissance: 7 novembre 1913

Mondovi (Algérie française)

Décès: 4 janvier 1960 (à 46 ans)

Villeblevin (France)

Genres: Roman, théâtre, essai, nouvelle

Distinctions: Prix Nobel de littérature en 1957

 

OEUVRES

Révolte dans les Asturies (1936)
L’Envers et l’Endroit (1937), essai
Noces (1939), recueil d’essais
Le Mythe de Sisyphe (1942), essai sur l’absurde
L’Etranger (1942), roman
Le Malentendu (1944), pièce en 3 actes
Caligula (1945), pièce en 4 actes
La Peste (1947), roman
L’Etat de siège (1948) théâtre
Les Justes (1949), pièce en 5 actes
L’Homme révolté (1951), essai
La Chute (1956), roman
L’Exil et le Royaume (1957), recueil de nouvelles
La Mort heureuse (1971), roman
Le Premier Homme (1994), roman inachevé publié par sa fille.

ADAPTATIONS

Requiem pour une nonne, adapté de William Faulkner, théâtre

 Les Possédés, adapté de Dostoïevski, théâtre

Le chevalier d’Olmedo adapté de Lope de Vega, théâtre

JOURNAUX DE VOYAGE

LETTRES A UN AMI ALLEMAND

CORRESPONDANCE AVEC JEAN GRENIER

CORRESPONDANCE RENE CHAR 1946-1959

CHRONIQUES 1944-1948

CHRONIQUES 1948-1953

FRAGMENTS D’UN COMBAT, articles

CHRONIQUE ALGERIENNE 1939-1958

DISCOURS DE SUEDE, 1957

Le roman « L’Etranger » et l’essai « Le Mythe de Sisyphe » appartiennent au « cycle de l’absurde » qui sera ensuite complété par les pièces de théâtre « Le Malentendu » et « Caligula ».
Avec son roman « La Peste » (1947), Camus inaugure « le cycle de la révolte » qui explore le thème de l’engagement. Dans ce cycle s’inscrivent également L’Etat de siège (1948), les Justes (1949) et l’Homme révolté (1951).

A l’occasion du 50ème anniversaire de la mort d’Albert Camus, plusieurs ouvrages (biographies, dictionnaire, album souvenir) avaient invité le public redécouvrir l’homme et l’écrivain.
• le Dictionnaire Albert Camus dans la collection « Bouquins » (Robert Laffont)
• un album de photos et de souvenirs publié par sa fille Catherine Camus : Albert Camus, solitaire, solidaire (Michel Laffont)
• les biographies Albert Camus : fils d’Alger d’Alain Vircondelet (Fayard) et Albert Camus, une vie d’Olivier Todd (Folio).

BIOGRAPHIE (Source : Wikipédia)

Albert Camus, né le 7 novembre 1913 à Mondovi, à proximité de Bône (actuellement Annaba), dans le département de Constantine (depuis 1962, Dréan dans la willaya d’El Taref), en Algérie française, et mort le 4 janvier 1960 à Villeblevin, dans l’Yonne, est un écrivain, philosophe, romancier, dramaturge, essayiste et nouvelliste français.

Il est aussi journaliste militant engagé dans la Résistance française et dans les combats moraux de l’après-guerre.

Son œuvre comprend des pièces de théâtre, des romans, des nouvelles, des films, des poèmes et des essais dans lesquels il développe un humanisme fondé sur la prise de conscience de l’absurdité de la condition humaine mais aussi sur la révolte comme réponse à l’absurde, révolte qui conduit à l’action et donne un sens au monde et à l’existence, et « alors naît la joie étrange qui aide à vivre et mourir »

Sa critique du totalitarisme soviétique lui vaut les anathèmes des communistes et conduit à la brouille avec Jean-Paul Sartre.

Il reçoit le Prix Nobel de littérature en 1957, sa réputation et son influence restent grandes dans le monde.

Selon Bertrand Poirot-Delpech, les essais sur son œuvre ont abondé juste après sa mort, tandis qu’on rendait très peu compte de sa vie.

Les premières biographies ne sont apparues que dix-huit ans après sa mort.

Parmi celles-ci, la plus impressionnante est celle de Herbert R. Lottman, un journaliste américain observateur de la littérature européenne pour The New York Times et le Publishers Weekly

Dans le journal « Combat », ses prises de position sont audacieuses, aussi bien sur la question de l’Algérie que sur ses rapports avec le Parti communiste français, qu’il quitte après un court passage de deux ans

Camus est d’abord témoin de son temps, intransigeant, refusant toute compromission ; il est ainsi amené à s’opposer à Sartre et à se brouiller avec d’anciens amis.

D’après Herbert R. Lottman, Camus n’appartient à aucune famille politique déterminée, bien qu’il ait été adhérent au Parti communiste algérien pendant deux ans.

Il ne se dérobe cependant devant aucun combat : il proteste successivement contre les inégalités qui frappent les musulmans d’Afrique du Nord, puis contre la caricature du pied-noir exploiteur.

Il va au secours des espagnols exilés antifascistes, des victimes du stalinisme, des objecteurs de conscience.

Après cette immersion dans ce monde de ma jeunesse, il ne me reste plus qu’à replonger dans ces livres retrouvés dans ma Bibliothèque et, étant donné mon âge actuel, je pense y trouver out ce qui m’avait échappé à l’époque.

Je vous invite à faire de même.

Ci-dessous quelques images tirées du superbe magazine hors-série Le Figaro que j’avais acheté en 2010.

L'écriture, la révolte, la nostalgie

 ANCIEN ARTICLE SUR LE BLOG

Lors de notre visite au cimetière de Lourmarin du 1er juin 2009

Visite du cimetière de LourmarinIl y a 100 ans naissait Albert Camus dans 2013 2009.05.31-avignon-vinon-196-300x2252009.05.31-avignon-vinon-198-300x225 Albert Camus dans Algérie

 

Textes de Camus

  »Travailler et créer « pour rien », sculpter dans l’argile, savoir que sa création n’a pas d’avenir, voir son œuvre détruite en un jour en étant conscient, que profondément, cela n’a pas plus d’importance que de bâtir pour des siècles, c’est la sagesse difficile que la pensée absurde autorise. Mener de front ces deux tâches, nier d’un côté et exalter de l’autre, c’est la voie qui s’ouvre au créateur absurde. Il doit donner au vide ses couleurs. »

L’absurde naît de la confrontation de l’appel humain avec le silence déraisonnable du monde. »

« Les symphonies de la nature ne connaissent pas de point d’orgue.

Il y a une solitude dans la pauvreté, mais une solitude qui rend son prix à chaque chose.

Le monde n’est jamais silencieux ; son mutisme même répète éternellement les mêmes notes, selon les vibrations qui nous échappent. »

« Nous finissons toujours par avoir le visage de nos vérités. »
Extrait
(…) L’une des seules positions philosophiques cohérentes, c’est ainsi la révolte. Elle est un « confrontement » perpétuel de l’homme et de sa propre obscurité. Elle est exigence d’une impossible transparence. Elle remet le monde en question à chacune de ses secondes. De même que le danger fournit à l’homme l’irremplaçable occasion de la saisir, de même la révolte métaphysique étend la conscience tout le long de l’expérience. Elle est cette présence constante de l’homme à lui-même. Elle n’est pas aspiration, elle est sans espoir. Cette révolte n’est que l’assurance d’un destin écrasant, moins la résignation qui devrait l’accompagner.
C’est ici qu’on voit à quel point l’expérience absurde s’éloigne du suicide. On peut croire que le suicide suit la révolte. Mais à tort. Car il ne figure pas son aboutissement logique. Il est exactement son contraire, par le consentement qu’il suppose. Le suicide, comme le saut, est l’acceptation à sa limite. Tout est consommé, l’homme rentre dans son histoire essentielle. Son avenir, son seul et terrible avenir, il le discerne et s’y précipite. A sa manière, le suicide résout l’absurde. Il l’entraîne dans la même mort. Mais je sais que pour se maintenir, l’absurde ne peut se résoudre. Il échappe au suicide, dans la mesure où il est en même temps conscience et refus de la mort. Il est, à l’extrême pointe de la dernière pensée du condamné à mort, ce cordon de soulier qu’en dépit de tout il aperçoit à quelques mètres, au bord même de sa chute vertigineuse. Le contraire du suicidé, précisément, c’est le condamné à mort.
Cette révolte donne son prix à la vie. Étendue sur toute la longueur d’une existence, elle lui restitue sa grandeur. Pour un homme sans oeillères, il n’est pas de plus beau spectacle que celui de l’intelligence aux prises avec une réalité qui le dépasse. Le spectacle de l’orgueil humain est inégalable. Toutes les dépréciations n’y feront rien. Cette discipline que l’esprit se dicte à lui-même, cette volonté forgée de toutes pièces, ce face à face, ont quelque chose de puisant et de singulier. Appauvrir cette réalité dont l’inhumanité fait la grandeur de l’homme, c’est du même coup l’appauvrir lui-même. Je comprends alors pourquoi les doctrines qui m’expliquent tout m’affaiblissent en même temps. Elles me déchargent du poids de ma propre vie et il faut bien pourtant que je le porte seul. A ce tournant, je ne puis concevoir qu’une métaphysique sceptique aille s’allier à une morale du renoncement.
Conscience et révolte, ces refus sont le contraire du renoncement. Tout ce qu’il y a d’irréductible et de passionné dans un cœur humain les anime au contraire de sa vie. Il s’agit de mourir irréconcilié et non pas de plein gré. Le suicide est une méconnaissance. L’homme absurde ne peut que tout épuiser, et s’épuiser. L’absurde est sa tension la plus extrême, celle qu’il maintient constamment d’un effort solitaire, car il sait que dans cette conscience et dans cette révolte au jour le jour, il témoigne de sa seule vérité qui est le défi. Ceci est une première conséquence. (…)

2009.05.31-avignon-vinon-195c-signat Algérie dans Livres


 

 

 

   

 

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Avis aux Perrégaulois de l’ENO

Posté par ENO filles le 14 septembre 2013

  le 14/09/2013  RASTOLL EMILIE a écrit:
Je voudrais savoir si un Perrégaulois pourrai me donner des nouvelle de la Famille Montecinos de Ferme Blanche
Merci a tous

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La famille Hernandez

Posté par ENO filles le 24 juillet 2013

Je profite tardivement d’un moment de verve blogienne pour vous régaler de cet envoi de Gérard Rosenzweig, frère de notre amie Alberte

A NOS BONS SOUVENIRS.

Une comédie de la Famille Hernandez qui va vous ramener là bas !

Je vous transmets cette perle … A déguster au cours de de l’une de ces prochaines soirées !

Amitiés à tous, … GR

Selon Marcelle V.: « Cela daterait peut-être des années 58 -59 (ou avant ?) . Les dialogues étaient les mêmes , ( à une phrase près ) mais il me semble que le 33 T comportait un ou deux morceaux musicaux de plus »

Je me souviens avoir beaucoup ri à l’époque.

La Famille Hernandez est une pièce de théâtre sur le thème de la vie des Pieds-Noirs dans l’Algérie de la fin des années 1950, créée par Geneviève Baïlac le 17 septembre 1957 au Théâtre Charles de Rochefort à Paris, avec la troupe du CRAD (Centre Régional d’Art Dramatique) d’Alger.

Dans cette pièce jouent plusieurs comédiens qui deviendront rapidement célèbres : Robert Castel, Lucette Sahuquet, Marthe Villalonga

Une adaptation cinématographique est réalisée en 1965 par Geneviève Baïlac.

Passez un bon moment en cliquant sur:

http://www.youtube.com/watch?v=dpzFEdSemSU&feature=youtu.be

Dernière minute:

Désolée! J’ai trop tardé, cettev idéo n’est plus disponible. Je ne sais pas pourquoi. Si vous la retrouvez merci de me communiquer le lien.

En attendant de la retrouver voici un petit extrait de spectacle qui vous amusera. Cliquez sur l’image

Miniature

 

 

 

 

 

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1961… La dernière promo… MARIE LLOPIS-LAVERGNE

Posté par ENO filles le 14 novembre 2012

Et encore une de retrouvée. Une bonne surprise pour nous toutes. Voici son message:

« Bonjour Paule, c’est par Christiane Muller-Terzi que j’ai obtenu vos coordonnées.

Je fais partie de la promotion 61/65 de l’ENO.

Un jour de nostalgie, au mois de mai, j’ai découvert votre blog et la liste des élèves de ma promo.

Un grand moment d’émotion à lire tous ces noms, familiers pour la plupart, mais auxquels je n’associais pas tous les visages.

Comme le nom de Christiane d’affichait en gras j’ai cliqué et une page de correspondance s’est ouverte.

J’ai envoyé un message mais sans grand espoir. Christiane m’a répondu immédiatement et ce fût un grand bonheur pour toutes les deux d’échanger nos souvenirs. Depuis, nous gardons le contact.

Elle me disait n’avoir aucune photo de cette année 61/62. J’ai recherché dans mes vieux albums et scanné les quelques photos que je possède. Il n’y a que des filles de 2°A dont je faisais partie. Christiane était en 2°B.

J’ai envoyé ces photos aux gérants du site « Oran des années 50 » qui les ont placées à la rubrique « Ecoles, collèges et Lycées ». Les noms des élèves y figurent et j’espère, par ce biais, retrouver d’autres filles de notre promo.

Christiane m’a suggéré de vous en adresser quelques unes pour les faire figurer sur votre blog. J’en ai 12 en tout.

Je vous en joins 3 et si cela vous intéresse, je vous adresserai les autres.

Je garde de merveilleux souvenirs de cette unique année, hélas tronquée, passée à l’ENO. Peut-être que d’autres filles auront comme moi la nostalgie et iront consulter votre blog.

En espérant ne pas avoir été trop longue, je vous souhaite un bon week-end et vous embrasse,  Marie Llopis-Lavergne.

Et voici pour vous, un petit diaporama souvenir de cette mémorable année.

Peut-être y retrouverez vous des visages connus. Je vous invite à nous en faire part.

Et aussi un petit résumé de son parcours à son retour en Métropole. Cliquez sur l’image

1961... La dernière promo... MARIE LLOPIS-LAVERGNE	 	 	 	 dans Algérie img-pps-300x196

 

 

* Rappel Promo 61-65

Liste transmise par Christiane Müller-Terzi et corrigée par Aïcha Bouabaci

Almendros Marie-France, Amsalem Simone, Andreu Lucie, Arbeille Raymonde, Armand Yvette

Bermejo Andrée, Bouabaci Aïcha,

Caillier Marie-Paule, Cara Raymonde, Charvet Lyne, Cosne Marie-Claude

Delmas Renée, Dezan Pierrette

Escanez Marie-Paule, Estève Sylvie

Fabre Denise, Favier Josette, Floch Madeleine,

Gabay Lucienne, Garcia Danièle, Garcia Marie-Rose, Garcia Michèle

Gimenez Marie-Antoinette, Guirado Marie-José, Guttierrez Monique

Hennen Jacqueline, Hernandez Emmanuelle

Ivanez Franceline, , Kalfon Marie-Claude

Lliopis Marie, Lopez Lyne (?), Lopez Marie-Claire

Martinez Mireille, Monique Guttierez, , Montagut Louise, Müller Christiane

Navarro Jocelyne, Nekrouf Fafa,

Olivares Roselyne

Perez Danielle, Prieur Arlette, Primatesta Miazza

Reygaza Carmen, Rigeade Elisabeth, Ros Francine

Saddiki Fatima, Sanchez Marie, Sanvoisin Marcelle, Schiano Di Lombo Claudine, Sixdenier Brigitte

Thomas Anne-Marie, Thomas Michèle

Vinois Raymonde,

Zerroubi Malouka

Articles précédents sur la promo (je n’ai pas de photos de groupe)

 Cliquez sur PROMO 1961 à 1965

 

 

 

 

 

 

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Ce que le jour doit à la nuit

Posté par ENO filles le 11 septembre 2012

Ce que le jour doit à la nuit

Style Drame / Guerre / Historique / Romance

SORTIE CE MERCREDI 12 SEPTEMBRE

Le mardi 21 aout j’ai assisté à l’ avant-première de  « Ce que le jour doit à la nuit » en présence du réalisateur Alexandre Arcady et des remarquables comédiens : les jeunes et charmants Fu’ad Aït Aattou et Nora Arnezeder ainsi que Mathieu Boujenah. Manquaient à l’appel Anne Parillaud et Vincent Perez, Anne Consigny et Fellag. Dommage !

Quelques images de l’équipe du film, sur le vif.

Ce que le jour doit à la nuit dans 2012 ALEXANDRE-AnimJonas-anim Alger dans AlgérieEmilie-anim Algérie dans CinémaMathieu-Boujenah-anim Arcady5-anim cinéma

 

IMPORTANT!

On n’a pas toujours envie de découvrir un film avant sa présentation. Donc pour ceux qui sont dans ce cas, zappez cet article. Pour les autres, et bien, si ce film dont on parle partout vous intéresse, lisez.

Ici vous trouverez un certain nombres de commentaires des personnes proches du film et un entretien entre le réalisateur et l’écrivain.

Pour les appréciations, elles n’engagent que moi et mon ressenti au premier visionnage. Mais ce film touchant à mes racines, je pense aller le revoir à sa sortie tout public pour mieux comprendre.

J’ai longuement hésité à écrire cet article qui n’est pas dans l’esprit de mon blog. Mais après tout !

Ce film m’a laissé une impression indéfinissable en tant que Française d’Algérie, née à Oran comme Alexandre A. et ayant quitté la ville à 20 ans (15 pour Alexandre A.):

- Un mélange des époques qui m’a un peu gênée bien que sans doute nécessaire pour simplifier l’histoire et satisfaire aux exigences du cinéma.

Mes parents se sont mariés en  1939, début de l’histoire et les photos que j’en ai sont très différentes. L’époque des copains, je l’ai connue et vécue , mais pendant mon adolescence avec sa période américaine et Elvis.

- Une vision de l’Algérie que je n’ai pas beaucoup connue. Je suis une citadine, fille de fonctionnaires et les quelques colons qui ont créé cette terre et s’y sont enrichis étaient très éloignés de moi. J’ai vécu une vie normale jusqu’à l’âge de 10 ans et la cohabitation de deux cultures était pour moi naturelle. Mes photos de classe en témoignent.

Ensuite les choses se sont gâtées. Le terrorisme est entré dans nos vies : fini les pique-nique sereins dans les bois, les promenades à travers les quartiers, à pieds et en voiture, etc. Le risque nous accompagnait partout. C’est ce qui fait que je n’ai jamais parcouru l’Algérie.

Certaines scènes ne vont pas dans le sens objectif de l’Histoire. Et comme les enfants, qui ne voient que les détails, je crains que les spectateurs non avertis ne les retiennent un peu trop.

Je m’arrête là.

 SYNOPSIS

Mais voici l’histoire que nous raconte l’écrivain algérien Yasmina Kadhra, mise en scène par Alexandre Arcady, Oranais comme moi.

Algérie, années 1930. Younes a 9 ans lorsqu’il est confié à son oncle pharmacien à Oran. Rebaptisé Jonas, il grandit parmi les jeunes de Rio Salado dont il devient l’ami. Dans la bande, il y a Emilie, la fille dont tous sont amoureux. Entre Jonas et elle naîtra une grande histoire d’amour, qui sera bientôt troublée par sa mère jalouse et les conflits qui agitent le pays.

 

clic-ici colons

 

Il y a deux ans que j’ai ce livre à lire près de moi et je ne parviens pas à m’y mettre. Je ne sais toujours pas si je vais le faire. Je n’ai pas la nostalgie de ce pays. Je n’en garde que mes souvenirs personnels d’enfance et de jeunesse hélas perturbés par la guerre. Mais ma vraie vie a commencé en Métropole, berceau de ma famille.

 

BANDE-ANNONCE >> CLIQUEZ ICI

ACTEURS PRINCIPAUX

Émilie: NORA ARNEZEDER

Younes/Jonas: FU’AD AÏT AATTOU

Madame Cazenave ANNE PARILLAUD

Juan Rucillio: VINCENT PEREZ

Madeleine: ANNE CONSIGNY

Mohamed: FELLAG

Dédé: Mathieu Boujenah

Fabrice: NICOLAS GIRAUD

Jean-Christophe: OLIVIER BARTHÉLÉMY

Isabelle : MARINE VACTH

CE QUE J’EN PENSE

Certes Arcady a réalisé avec son cœur et son talent un film poignant sur une histoire d’amour à la fois touchante et dramatique qui s’est passée dans son pays natal mais qui aurait aussi bien pu se passer en France pendant la guerre de 40 ou dans tout autre pays en guerre. Un gout de déjà vu. De belles prises de vue qui malheureusement ne se sont pas passées sur la terre d’Algérie. Des acteurs qui portent le film. Une musique romantique à souhait  – Pour l’écouter en entier il faudra aller au cinéma ou acquérir le CD-

Si on s’attache à l’histoire rapportée par A.A., le drame de ces jeunes gens n’est pas du à l’affrontement de deux cultures ( un couple en est la représentation :  Anne Consigny et Fellag) mais à la jalousie d’une femme (Anne Parillaud) et à l’honnêteté et à la droiture d’un jeune garçon fidèle à la parole donnée.

UN PEU D’HISTOIRE

Ce roman d’une belle écriture très poétique, se passe en Algérie, sur un fond de guerre ou les Français ne sont pas vraiment montrés sous leur meilleur jour, bien qu’un riche colon (Vincent Perez, dans un beau rôle de composition) explique avec fierté que cette terre aride et inculte avait été domestiquée par ses ancêtres.

Mais alors, à qui appartenait donc cette terre. Aux premiers ou aux derniers occupants. Qui est né le premier, de l’œuf ou de la poule. Nous ne le savons pas.

Si mes quelques sources historiques sont exactes (il y en a tellement !):

-de 814 avant J.C. l’Algérie a été pendant 650 ans occupée par les Phéniciens Berbères - au passage, le jeune acteur Joe Fu’Ad Aït Attou a spontanément dit après la projection du film avant d’être gentiment repris, qu’il n’était pas vraiment concerné par ce pays puisque né d’un père berbère et d’une mère française-

- par les Romains pendant 575 ans

- par les Vandales pendant 104 ans

- par les Turcs pendant 113 ans

- puis par les Arabes pendant 872 ans en alternance avec les Berbères musulmans et les Turcs.

La terre d’Algérie n’appartenait donc pas uniquement aux Arabes mais me semble-t-il à tous ceux qui l’ont occupée et apprivoisée.

- C’est à cette époque que les Français ont suivi, poussés par la nécessité, avec les encouragements de leur dirigeants.

A cette époque, la vie en France étant rude et difficile. Les Français intéressés furent envoyés par le gouvernement dans cette terre aride et stérile occupée par à peine deux millions et demi de Berbères avec l’espoir de pouvoir faire vivre leur nombreuse famille sur une parcelle de terre bien à eux. La France avait promis des concessions. Et les a obtenues. Car, « selon le droit musulman, les terres incultes appartenaient aux premiers cultivants ».

L’état français a donc acquis par divers moyens ces parcelles incultes et les a données aux Français qui ont tenté l’aventure. D’autres pays dont l’Espagne ont suivi.

J’ai trouvé confirmation de ces explications dans le livre de notre amie Fabienne « La Terre promise » qui explique très bien et très simplement, documents à l’appui, cette période.

Mon grand-père, lui, y est venu en tant que militaire pendant la guerre et y est resté. Il ne possédait pas de terre. Il a tout acquis par son travail, sa générosité et ses talents divers. Mes parents étaient de modestes fonctionnaires. La colonisation, je n’ai pas bien connu.

« Tout le monde n’était pas colon, tout le monde n’avait pas une cravache contre ses bottes de seigneur; on n’avait même pas de bottes tout court, par endroits. Nous avions nos  pauvres et nos quartiers pauvres, nos laissés pour compte et nos gens de bonne volonté, nos petits artisans plis petits que les votres, et nous faisions souvent les mêmes prières. Pourquoi nous a-t-on tous mis dans le même sac? Pourquoi nous a-t-on fait porter le chapeau d’une poignée de féodaux? Pourquoi nous a-t-on fait croire que nous étions étrangers sur la terre qui a vu naitre nos pères, nos grands-pères et nos arrière-arrière- grands-pères, que nous étions des usurpateurs d’un pays que nous avons construit de nos mains et irrigué de notre sueur et de notre sang? … Tant qu’on n’aura pas la réponse, la blessure ne cicatrisera pas« -  Un extrait du livre de Yasmina Khadra qui m’a été transmis par un ami de là-bas. Merci Serge.

Entretiens croisés

entre Alexandre Arcady et Yasmina Khadra par Pierre Abou

Alexandre Arcady, comment avez-vous découvert le livre de Yasmina Khadra et qu’est-ce qui vous a donné envie de l’adapter ?

Alexandre Arcady – C’est en vacances à l’étranger il y a déjà maintenant trois ans, que j’ai eu connaissance du roman de Yasmina Khadra Ce que le jour doit à la nuit en lisant une critique dans un journal (…)

Alexandre Arcady – Il y a toujours une certaine nostalgie à évoquer la jeunesse. Sauf que là, hormis cet épilogue, on raconte l’histoire au présent. C’est un film dans le mouvement, dans la pulsion, dans la vie, dans la vérité, dans l’émotion et dans l’amour. On y voit des gens qui s’aiment, qui s’affrontent, qui rêvent, qui vivent en un mot (…)

Si vous ne deviez garder, l’un et l’autre, qu’un seul moment de toute cette aventure ?

A.A. – La découverte du roman !

Y.K. – La découverture du film

Tout lire ici:

fichier pdf Entretiens croisés par Pierre Abbou

Thé ou café du dimanche 09 septembre 2012 : Anne Parillaud parle de son rôle

the-ou-café guerre d'Algérie

 La suite aussi est intéressante. Ecoutez.

Projection du film à ALGER !!!

Avant-première mondiale du film « Ce que le jour doit à la nuit » à Alger

Présentation par AArcady

« … Après quelques projections pour la presse française, le film « Ce que le jour doit à la nuit » une adaptation éponyme (ce terme est employéau cinéma lorsque le scénario d’un film est inspiré d’un livre) du roman de l’écrivain Yasmina Khadra a d’abord été présenté à la presse algérienne vendredi 7 septembre puis projeté en avant-première mondiale, une présentation réservée aux officiels et aux professionnels du cinéma… ».

moi – Une présentation surprenante puisque l’Algérie avait précédemment refusé le tournage sur les lieux. Mais finalement je pense que ce film ne peut que plaire aux Algériens.

« … Cette projection a eu lieu en présence de la ministre de la Culture, Khalida Toumi, et d’autres membres du gouvernement et du corps diplomatique ainsi que de la ministre déléguée auprès du ministre français des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie, Yamina Benguigui, en visite de travail à Alger.
Le film adapté au cinéma par Daniel Saint-Amont et Blandine Stintzy représente pour son réalisateur, Alexandre Arcady, « une œuvre sur l’histoire de l’Algérie avec des regards croisés » qu’il souhaitait offrir au public à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’indépendance.
De sa rencontre avec l’œuvre de Yasmina Khadra, le réalisateur dit avoir tiré un récit de l’histoire de l’Algérie qui se veut « apaisant, avec un message de réconciliation et de fraternité ».

Moi – Mais peut-être pas totalement impartial. Ce ne fut pas mon impression au vu des images de la guerre en arrière-plan. Je vous laisse juge.
« … Pour sa part l’auteur du best seller « Ce que le jour doit à la nuit » confie avoir écrit ce roman pour raconter l’Algérie mais aussi « montrer les hommes face à l’adversité et à l’échec de l’amour ».

Après avoir présenté toute l’équipe du film, notamment les deux principaux acteurs Fu’ad Aït Aattou et Nora Arnezeder, et avoir lancé la projection, Alexandre Arcady a endossé le rôle du guide touristique en conviant toute l’équipe du film à une balade dans les rues de la ville qui l’a vu naître en 1947.

L’équipe du film a fait une halte devant le Théâtre national d’Alger, plusieurs anciennes salles de cinéma de la capitale, le Musée des arts moderne d’Alger ainsi que quelques immeubles et ruelles que fréquentait le réalisateur.

L’équipe du film est ensuite revenue pour être ovationnée par un public très nombreux qui a beaucoup apprécié le film qui ne sera disponible en salle en Algérie qu’au mois d’octobre prochain »

Bon film!

Samedi15 septembre:Je viens de tomber par hasard sur cette critique

du journal  El Watan2

« Le film Ce que le jour doit à la nuit du réalisateur Alexandre Arcady,adapté du roman de l’auteur algérien Yasmina Khadra, est projeté ce vendredi soir en avant-première à la salle El Mougar d’Alger. El Watan Week-End a vu le film lors d’une projection en France, voici notre critique.

Lundi 3 septembre 2012. Il y avait du beau monde au Gaumont Champs Elysées.  Il y en aura tout autant, et certainement, aujourd’hui, vendredi 7 septembre sur Alger.

Deux villes, un public identique (des Politiques, acteurs et autres invités bienheureux et sans doute quelques journalistes), et le nouveau film d’Alexandre Arcady, adaptation d’un roman à succès de l’écrivain algérien, Yasmina Khadra. 



Ce que le jour doit à la nuit, énième retour sur l’Algérie française, avant le 1er novembre 1954, bruit et fureurs de multiples clans pour (re)définir la liberté, et pivot narratif d’un film qui se veut lyrique sans être misérabiliste, juste sans être conciliant, et cinématographique sans être auteuriste (donc personnel).

Toujours cette histoire de visages juvéniles, amoureux transis, regards parfois durs et verbiage lâché sans concession.

Voir ce film, c’est se remémorer Le Coup du Sirocco ou bien Le Grand Carnaval, c’est flirter de nouveau avec les eighties où l’Algérie de Chadli (Troisième président algérien, ndlr) n’intéressait aucun cinéaste étranger, donc « obligé » de se retourner vers le Passé, moins pour comprendre l’état des lieux, que pour revivre un souvenir le temps d’une bobine.

Œuvres désuètes, amusantes, accent qui nous rappelle certaines choses et surtout une communauté montrée sans artefact car liée au propre quotidien d’Arcady.

Pourquoi le blâmer ? Pagnol en fit autant, mais avec tact et surtout sans s’apitoyer sur le premier degré qui bloque les niveaux de l’Histoire et donc de lecture.

Et là, cela devient embêtant.

Nostalgie et fantasme
Ce que le jour doit à la nuit ressemblerait à un bonbon dont on connaitrait déjà sa saveur, donc une aspirine qui fait passer temporairement le mal de crâne. Dieu sait que depuis cinquante années, la migraine est devenue un sacerdoce chez le peuple fennec et le cinéma a toujours été utilisé comme un aspirateur idéologique pour cerner cette période de « guerre sans nom ». On capte la poussière, elle rentre dans la machine mais rare sont les moments où le cinéaste daigne vouloir vider cette machine. Toujours ce grain nostalgique conservé quelque part et discrètement dans un coin du plan. Parce que « l’avenir est derrière eux et que le passé sera devant » (phrase lancée par le personnage principal), qu’Arcady sera toujours ce cinéaste de l’entre-deux, incapable d’assumer un désir, et préférant ne filmer que des fantasmes.

Souvenez-vous de Là-bas mon pays, ingénieuse proposition sur un territoire inconnu (l’Algérie contemporaine), et qui dégageait un corps impatient qui finissait par tomber, tel l’Icare incapable de « voir » son présent, trop affairé à jongler entre celui qui ne veut pas oublier et celui qui tente de s’adapter au changement. Triste double-face pour un cinéaste qui n’en finit plus d’étaler sa transparence par le prisme de mots joliment troussés, oubliant le cinéma dans tout ça ! Affaire de littérature et de théâtre, pas l’ombre d’un plan qui viendrait donner du liant à un récit qui méritait envolée, claque et autre lyrisme désordonné.

Ce que le jour doit à la nuit patine de ces absences, ancré dans un genre où tout est filmé sans esprit.
Godard aimait à dire que le spectateur levait la tête au Cinéma et la baissait face à la télévision. Arcady, à aucun moment, ne réussit à faire lever les esprits. Regrettable ! »

Lisez les commentaires sur cette page… Chacun sa manière de s’approprier l’Histoire. Le « pardon » des deux côtés n’est pas  pour demain.

Un extrait zahir16 … « L’histoire est passée par là  et de deux choses l’une; ou vous avez comme objectif un souci de vérité et alors c’est raté ou vous vouliez faire un divertissement alors pourquoi l’Algérie? le roman de Yasmina Khadra ne sort pas grandi dans cette affaire  lui qui a parlé de son roman comme une histoire d’un amour qui pouvait se passer dans n’importe quel pays (…)   »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans 2012, Algérie, Cinéma | 9 Commentaires »

 

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