Festival de Cannes 2013

Posté par ENO filles le 13 mai 2013

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Le 66ème festival de Cannes se déroulera ce mercredi 15 jusqu’au dimanche 26 mai prochain

 Cannes dans Cinéma

Quelle sera la météo du festival cette année?

Voici des prévisions pour les festivaliers amateurs.

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A 27 jours de l’ouverture, le voile a été levé sur les films en compétition de la 66e édition.

La liste des films candidats à la Palme d’Or  a été révélée par les organisateurs du Festival : Thierry Frémaux (délégué général) et Gilles Jacob (président)

Président du Jury du 66e Festival de Cannes : Steven Spielberg…

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« Cette année, le célèbre réalisateur et producteur américain Steven Spielberg succédera à l’italien Nanni Moretti .

Qui n’a vu un film au moins de Steven Spielberg ?

« Comme on dit outre-Atlantique, précise Gilles Jacob, , Steven Spielberg est un « regular » de Cannes.

Mais jusque là n’avait présidé le festival. 

« E.T. phone home ! »

Aussi cette année, quand on a dit à Gilles Jacob « E.T. phone home », il a immédiatement compris et a répondu : enfin ! »

En effet en 82, E.T. en première mondiale, a tissé avec le public cinéphile  des liens que l’on n’oublie pas. On citera également: Sugarland Express, Color Purple.

« Mon admiration pour la façon inébranlable dont le Festival de Cannes défend le cinéma international est totale. Car Cannes est le plus prestigieux de tous les festivals, ce qui lui permet de continuer à affirmer que le cinéma est un art qui transcende les cultures et les générations. » Steven Spielberg

 « Steven Spielberg nous a donné un accord de principe il y a deux ans, déclare Thierry Frémaux, Délégué général du Festival. Il a su se rendre disponible cette année pour être le nouveau Président du Jury. Plus je l’ai rencontré ces dernières semaines, plus j’ai senti que la tâche l’enthousiasmait. Ses films mais aussi son engagement tous azimuts font de lui, année après année, l’égal des plus grands cinéastes d’Hollywood. Nous sommes fiers de l’accueillir. »

« Le souvenir de mon premier Cannes remonte déjà à plus de 31 ans, a-t-il également déclaré au Festival, mais ça reste l’un des moments les plus forts de ma carrière. Depuis plus de six décennies, Cannes est une plate-forme incomparable destinée à faire découvrir des films extraordinaires venus du monde entier. C’est pour moi un grand honneur et un immense privilège de présider le jury d’un Festival qui ne cesse de prouver, inlassablement, que le cinéma est le langage du monde. »

Né dans l’Ohio en 1946 et passionné de cinéma dès son plus jeune âge, Steven Spielberg a vu l’un de ses premiers courts-métrages, « Amblin », lui ouvrir les portes d’Universal télévision, qui produira ses premiers films.

Très vite, le succès est au rendez-vous : « Duel » (1971), à l’origine un téléfilm, est si bien accueilli qu’il sort en salles.

Son premier film pour le cinéma, « Sugarland Express », sélectionné au Festival de Cannes en 1974, remporte le Prix du scénario.

Steven Spielberg va alors enchaîner avec une série de succès qui ont marqué l’histoire du cinéma mondial contemporain : 

«Les Dents de la mer » (Jaws, 1975), « Rencontres du troisième type » (Close Encounters of the Third Kind, 1977), « Les Aventuriers de l’Arche perdue » (Raiders of the Lost Ark, 1981) et enfin « E.T » (1982) présenté en clôture du Festival de Cannes, pour la dernière séance du Palais Croisette.

Steven Spielberg, c’est aussi « Jurassic Park » qui, en 1993 et comme nombre de ses autres films, bat des records de recettes aux Etats-Unis : ses films à grand spectacle renouvellent le genre du divertissement hollywoodien en renouant avec l’aventure et la science-fiction et touchent un très large public, toutes générations confondues.

Cette imagination foisonnante, qui caractérise Steven Spielberg et lui fait dire qu’il « rêve pour gagner sa vie », s’associe à une curiosité sans limite, un goût de l’innovation, et une maîtrise virtuose de la mise en scène.

A côté de ses succès commerciaux, il étonne avec des films plus intimistes et engagés qui interrogent la conscience du spectateur : « La Couleur Pourpre » (The Color Purple, 1986), « L’Empire du soleil » (Empire of the Sun, 1987), Always (1989) et  « La Liste de Schindler » (Schindler’s List, 1993), qui lui apporte la consécration et plusieurs Oscars, dont celui de meilleur réalisateur.

Sa filmographie est un incessant va-et-vient entre le rêve et la réalité. Alternance entre films de divertissement et réflexions graves sur l’histoire, le racisme ou la condition humaine, elle témoigne de son aspiration à un monde pacifique et réconcilié.

En 40 ans de carrière, il a réalisé 27 films qui pour la plupart font date dans l’histoire du cinéma mondial :

Tout le monde a vu ou verra « Il faut sauver le soldat Ryan » (Saving Private Ryan, 1998), « Minority Report » (2002), « Arrête-moi si tu peux » (Catch Me If You Can, 2002), « La Guerre des mondes » (War of the Worlds, 2005) ou récemment « Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne » (The Adventures of Tintin: Secret of the Unicorn, 2011), son premier film en 3D.

Son « Lincoln », portrait saisissant de celui qui a aboli l’esclavage aux Etats-Unis, connaît un grand succès dans son pays ainsi qu’en France où il a déjà attiré un million de spectateurs. Il a permis à Spielberg d’offrir à Daniel Day-Lewis son troisième Oscar de meilleur acteur masculin (ce qu’aucun autre acteur n’avait accompli jusqu’alors).

* Quelle sera la palme d’or 2013?

Qui succédera à Michael Haneke et son puissant Amour?

(mon article du 25 octobre 2012. Cliquez sur le lien : Amour, Palme d’or au dernier festival de Cannes)

Qui marquera l’édition 2013?

Réponse le dimanche 26 mai au soir lorsque le Président du jury Steven Spielberg  récompensera les lauréats.

* Les films en compétition cette année

Voici la liste de ceux qui ont été sélectionnés parmi 1858 longs métrages en compétition officielle:

Film d’ouverture: Gatsby le magnifique de Baz Luhrmann (Le retour, douze ans après Moulin Rouge)

Adaptation du célèbre roman de Francis Scott Fitzgerald. Printemps 1922. L’époque est propice au relâchement des moeurs, à l’essor du jazz et à l’enrichissement des contrebandiers d’alcool… Apprenti écrivain, Nick Carraway quitte la région du Middle-West pour s’installer à New York. Voulant sa part du rêve américain, il vit désormais entouré d’un mystérieux millionnaire, Jay Gatsby, qui s’étourdit en fêtes mondaines, et de sa cousine Daisy et de son mari volage, Tom Buchanan, issu de sang noble. C’est ainsi que Nick se retrouve au coeur du monde fascinant des milliardaires, de leurs illusions, de leurs amours et de leurs mensonges. Témoin privilégié de son temps, il se met à écrire une histoire où se mêlent des amours impossibles, des rêves d’absolu et des tragédies ravageuses et, chemin faisant, nous tend un miroir où se reflètent notre époque moderne et ses combats.

Ma place est déjà prise pour le mercredi 15 mai

Film de clôture: Zulu de Jérôme Salle

* Films en compétition pour la Palme d’or

Only God Forgives de Nicolas Winding Refn

Borgman de Alex Van Warmerdam

The great Beauty de Paolo Sorrentino

Behind the Candelabra Ma vie avec Liberace de Steven Soderbergh

La Vénus à la fourrure de Roman Polanski

Nebraska  d’Alexander Payne

Jeune et jolie de François Ozon

Shield of Straw de Takashi Miike

La vie d’Adèle de Abdellatif Kechiche

Like Father Like Son de Kore-Eda Hirokazu

Touch of sin de Jia Zhang Ke

Grigris  de Mahamat-Saleh Haroun

The immigrant de James Gray

Le passé  d’Asghar Farhadi

Heli  d’Amat Escalante

Jimmy P.  d’Arnaud Desplechin

Michael Kohlhaas d’Arnaud Des Pallières

Inside Llewyn Davis de Ethan CoenJoel Coen

Un chateau en Italie de Valeria Bruni Tedeschi

 

Films « Hors compétition »

« Blood Ties » de Guillaume Canet

« All is lost«  de J.C. Chandor

* Les films que j’ai sélectionnés

 

 

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Gatsby le magnifique, un long métrage de Baz Luhrmann (Moulin Rouge, Australia) adapté du célèbre roman de Francis Scott Fitzgerald sorti en France le 6 février 2013.

Au casting, Leonardo DiCaprio, Carey Mulligan, Tobey Maguire (Spider-Man), Isla Fisher (Serial Noceurs), Joel Edgerton (Animal Kingdom) et le Jason Clarke (Public Enemies).

Bande-annonce de Gatsby le magnifique

Synopsis : Printemps 1922. L’époque est propice au relâchement des mœurs, à l’essor du jazz et à l’enrichissement des contrebandiers d’alcool… Apprenti écrivain, Nick Carraway quitte la région du Middle-west pour s’installer à New York. Voulant sa part du rêve américain, il vit désormais entouré d’un mystérieux millionnaire, Jay Gatsby, qui s’étourdit en fêtes mondaines, de sa cousine Daisy et de son mari aristo et volage, Tom Buchanan.  C’est ainsi que Nick plonge au cœur du monde fascinant des milliardaires, de leurs illusions, de leurs amours et de leurs mensonges.

 

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Behind the Candelabra Ma vie avec Liberace de Steven Soderbergh,

avec Michael Douglas,Matt Damon, Dan Aykroyd

Le film en une phrase:  « Voilà une annonce dont on se passerait bien ».

Steven Soderbergh affirme vouloir arrêter le cinoche. Et ses adieux prendraient la forme de ce téléfilm de prestige développé pour la chaîne HBO, évoquant le destin de Liberace, star ultra kitsch du piano des années 50-70, ici incarnée par Michael Douglas, et mort du sida en 1987. Le film de Soderbergh devrait plus précisément revenir sur la liaison de Liberace avec le très jeune Scott Thomson, auquel Matt Damon prêtera ses traits et des cheveux étonnants, dont on ne sait s’ils sont réellement les siens. Trop gay pour Hollywood.

Le projet, initié en 2008,a été retardé à la suite des refus que Soderbergh a essuyés de la part des studios qui trouvaient son projet « trop gay », comme l’a expliqué le réalisateur à The Wrap ainsi que par la longue maladie de Michael Douglas

Cinq ans après, nous découvrirons enfin ce biopic à Cannes: un récit semble taillé sur mesure pour Soderbergh : lui qui semble, depuis Ocean’s Eleven, connaître Las Vegas comme sa poche, devrait être à l’aise avec l’univers extravagant de Liberace dont les premières images sont grandioses. Sans oublier bien sûr le plaisir de retrouver enfin Michael Douglas.

 

* Archives:

* Les récompenses du Festival 2012 délivrées par Nanni Moretti et son jury , loin de faire l’unanimité chez les festivaliers, sur une séléction un peu décriée.

Palme d’or : «Amour» de l’Autrichien Michael Haneke

Haneke a déjà remporté le Grand Prix du jury en 2001 pour « La Pianiste », un Prix de la mise en scène en 2005 pour « Caché » et déjà une Palme d’Or en 2009 pour « le Ruban Blanc ».

Grand prix : «Reality» de l’Italien Matteo Garrone

Garrone avait déjà remporté ce prix pour le film « Gomorra » en 2008!

Prix d’interprétation féminine (ex-aequo): les Roumaines Cosmina Stratan et Cristina Flutur pour «Au-delà des collines» de Cristian Mungiu. Le réalisateur roumain avait décroché la Palme d’Or en 2007 pour « 4 mois, 3 semaines, 2 jours »!

Prix d’interprétation masculine : le Danois Mads Mikkelsen pour «La Chasse» de Thomas Vinterberg. On a déjà vu ce comédien chez Winding Refn dont il est le comédien fétiche et en méchant dans « Casino Royale »!

Prix de la mise de scène : le Mexicain Carlos Reygadas pour «Post tenebras lux»

Le Mexicain avait déjà remporté le prix du jury en 2007 pour « Lumière silencieuse ».

Prix du scénario : le Roumain Cristian Mungiu pour «Au-delà des collines»

Prix du Jury : «La part des anges» du Britannique Ken Loach

Déjà gagnant de la Palme d’Or en 2006 pour « le Jour se lève », c’est son troisième prix du jury après « Secret défense » en 1990 et « Raining Stones » en 1993!

Caméra d’or : «Les Bêtes du Sud sauvage» de l’Américain Benh Zeitlin. C’est le film coup de coeur de nombreux festivaliers dans la section « Un Certain Regard »!

Palme d’or du court métrage : «Silence» du Turc Rezan Yesilbas.

Les absents du palmarès:   »De Rouille et d’Os » ou « Moonrise Kingdom » ou encore de « Holy Motors » de Leos Carax.

* L’histoire du Festival de Cannes à travers 65 ans de photos

« La photographie peut fixer l’éternité dans un instant » – Henri Cartier-Bresson

En voici quelques -unes parmi les plus récentes années.

fichier pps Quelques images du festival

Pour en revoir davantage ouvrez le lien ici

* Sites consultés

I TELE

L’Express

Archives du Festival

Cinédingue

 

 Archives du blog :

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Publié dans 2013, Cinéma, Festival de Cannes | Pas de Commentaire »

Amour, Palme d’or au dernier festival de Cannes

Posté par ENO filles le 25 octobre 2012

Pas grand monde dans la salle en ce mercredi 24 octobre après- midi, jour de sortie du film.               

Quelques personnes âgées seules, en couple ou parfois accompagnées d’une personne plus jeune.

Haneke rend bouleversant et indispensable « ce grand film-sarcophage », Palme d’or méritée au dernier festival de Cannes.

Avec Jean Louis Trintignant et Emmanuelle Riva.

 

Amour, Palme d'or au dernier festival de Cannes dans 2012 titre-diapo-300x198

 

Ce film, palme d’or au dernier Festival de Cannes au sujet douloureux, je m’apprêtais à le subir mais je ne voulais pas le rater. Et j’ai voulu le voir seule. Ce fut une épreuve pour moi. Mais à aucun moment je n’ai eu envie d’abandonner.

Affronter pendant deux heures la fin de vie d’une femme veillée et assistée par son mari à l’amour indestructible m’a ramenée à certaines épreuves que j’ai subies pendant plusieurs années auprès, non pas d’une seule, mais successivement de plusieurs personnes de ma famille, par amour et aussi par devoir, m’a bouleversée profondément.

Tout ce qui est montré dans ce film, je l’ai vécu, pas tout à fait de la même façon mais tout était presque pareil, jusqu’à la fin.

J’ai eu l’impression de revivre par bribes cette agonie abominable, cette déchéance de la condition humaine, sujet qui me ramène à la question que je me pose depuis de nombreuses années sur le sens de la vie.

C’est beau la vie… Si longtemps… La longue vie…

Mais c’est quoi la vie? C’est ça?

De simples albums-photos que l’on crée toute sa vie avec tendresse, que l’on feuillette de temps en temps avec un peu de nostalgie et qui peut-être disparaîtront avec nous! Ca prend tant de place et tant de temps, les souvenirs!

« Telle est la vie des hommes, quelques joies vite effacées par d’inoubliables chagrins » – Marcel Pagnol

« La vie ça finit toujours mal » écrivait Marcel Aymé.

Ecoutez Léo Ferré, « Avec le temps » ( je ne suis pas d’accord sur le dernier vers « avec le temps on n »aime plus » je n’oublie pas non plus les voix, les visages, les passions malgré le temps qui passe…et avec le temps tout ne s’en va pas c’est impossible. Je partage ce commentaire).

Quand Anne ne pourra plus s’exprimer que par quelques mots décousus et a peine compréhensibles on entendra, j’ai entendu: Maison… Argent… Vente… Partir… Grand-mère ces mots je les ai aussi entendus dans la bouche de mon parrain atteint d’aphasie après son AVC et dont la descente a duré plus de deux années.

LES REPLIQUES A RETENIR

« Rien de tel qu’une mémoire infaillible »

 » L’imagination et la réalité ont peu de choses en commun »

 » Votre inquiétude ne me sert à rien »

LES ACTEURS

Jean-Louis Trintignant (Et Dieu créa la femme) : «  je craignais qu’Amour » me fasse du mal »

Emmanuelle Riva (Hiroshima mon amour): « je craignais que cela me fasse du mal »

Isabelle Huppert : une sorte d’apparition, une présence quasi muette, déconcertante et déconcertée, impuissante auprès de ce couple que la vie a uni pour toujours. Mais

Qu’est-ce que l’amour devant une fin annoncée ?

Qu’est-ce que l’amour lorsque les gémissements de douleur exhalés par une bouche défaite l’emportent ?

Qu’est-ce que l’amour dès lors que tous les espoirs de communication s’effacent et que s’impose un geste ultime ? »

EN BREF

Le récit épuré d’un couple en huis clos. « Et quel couple ! Deux musiciens octogénaires, incarnés avec une bouleversante retenue par Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva, voient s’approcher la mort et surtout la séparation, lorsqu’elle est victime d’un accident cérébral » 

L’HISTOIRE

«  Au retour du concert où ils ont applaudi un ancien élève à elle, Anne (Emmanuelle Riva) et Georges (Jean-Louis Trintignant), un couple d’octogénaires, trouvent la porte de leur appartement fracturée. Anne a peur mais Georges la rassure. Le lendemain matin, Anne est prise d’un malaise. C’est un AVC. Une longue descente vers la mort commence, qui durera un an environ, deux heures de cinéma. Deux heures sans plus sortir jamais de cet appartement où leur fille (Isabelle Huppert) vient les voir, où le pianiste de la première scène leur rend visite, où surtout le décor se transforme à mesure que la maladie d’Anne progresse. Face à elle, Georges est seul, avec tout son amour, avec tous leurs souvenirs, avec son impuissance, son désarroi devant les souffrances de la femme qui a partagé sa vie.

Retranché dans leur logement dont il expulse un à un les corps étrangers (fille à côté de la plaque, concierge curieuse, infirmière brusque et sans humanité -j’ai connu- ), Georges accompagne sa souffrance et l’empêche de se suicider.

Michael Haneke ne cache rien de leurs tourments, mais il s’arrête toujours à temps, « Amour » est une mécanique extraordinaire de précision, qui ne sollicite jamais l’émotion mais la fait naître naturellement, par la grâce de comédiens renversants d’humanité.

« Dans cet appartement bourgeois dont chaque recoin nous devient vite familier, où trône le piano à queue qui symbolise toute leur vie passée, leur amour tente de survivre à la lente désagrégation physique de la maladie. Chaque geste, chaque phrase, chaque regard, chaque son émis par l’autre devient à la fois un trésor à chérir, et un signe de la fragilité de leur lien, qu’ils croyaient indissoluble.

Les sonates de Schubert, les albums photos de jeunesse, la visite des proches (notamment quelques apparitions frappantes d’Isabelle Huppert), le rituel dérisoire des soins infirmiers : tout ce qui pourrait les rapprocher ne fait qu’accentuer la douleur de la perte imminente, et les pousser plus avant vers un abîme inéluctable.

MUSIQUES PRESENTES DANS LE FILM

Franz Schubert, mon compositeur préféré, celui que je me suis choisi pour mon départ.

- impromptu opus 90 – n°1

- impromptu opus 90 – n°3

Mais aussi Ludwig von Beethoven et sa « Bagatelle » qui me rappelle ma dernière leçon de piano.

 - bagatelle opus 126 – n°2

Johann Sebastian Bach, l’ incontournable

- Johann Sebastian Bach/ Ferruccio busoni – prélude choral « ich ruf zu dir, herr jesu christ« 

Amour – Bande annonce

 LE REALISATEUR

Avec « Amour », le réalisateur Michael Haneke a remporté sa deuxième Palme d’or, trois ans après « Le Ruban blanc ». « Un prix qui vient récompenser un film sur la fin de vie, d’une vie, d’un couple, d’un amour. Une partition quasi clinique, parfois éprouvante et toujours magistrale.

Le cinéaste austère que l’on dit « féru de grandes questions philosophiques (dénonciation de la violence, réflexion sur l’image, autopsie du mal) » a fait de ce récit humain et inhumain un film bouleversant et indispensable pour comprendre et apprendre à mieux aimer lorsque l’on est encore en mesure de le faire.

LA PETITE HISTOIRE

LE TOURNAGE

« Michael Haneke filme la progression de la déchéance en plans-séquences et se prémunit de l’obscénité grâce à quelques impératifs catégoriques : capter le temps de la lutte sous forme de caresses qui épousent la résurrection de souvenirs d’enfance (chanter « Sur le pont d’Avignon », par exemple), saisir l’humiliation peinte sur le visage de Riva soudain soumise au port de couches plutôt que le fait en lui-même. La protéger – pudeur d’un regard exemplaire – lors d’une scène de douche. Le cinéaste, et on lui en sait gré, ne transforme pas pour autant Georges en saint. Anne refuse-t-elle de manger ? Il la gifle ».

- je n’étais pas une sainte non plus…. Mais cette réaction est inévitable lorsque l’on croit pouvoir à tout prix retenir à la vie la personne qui s’en va -

LE CADRE

« Les plans suivants détaillent les tableaux de l’appartement : paysages flamands où se perdent deux personnages minuscules. Puisque minuscules, face à l’échéance suprême, nous le sommes ou le serons tous. Riva et Trintignant servent, de leurs expériences de vie et d’acteur, les stations de ce chemin de croix, débarrassé de suspense (la séquence initiale du film correspond à son épilogue) et d’ordinaire dissimulé par nos sociétés, qui conduit à la nuit. Il est d’une précision, d’une intelligence, d’une lucidité atroces mais inouïs ».

LA MISE EN SCENE

« La mise en scène de Haneke emmure le spectateur avec les personnages, dans ce décor de studio hyperréaliste qui peut soudain se muer en espace de cauchemar, grâce à la fausse neutralité, très travaillée, de l’image de Darius Khondji.

Notre regard se fait aussi intrusif que la présence impromptue d’un pigeon qui s’introduit par une fenêtre.

Pour deux des plus grands acteurs du cinéma français, Haneke a composé une partition d’autant plus terrible qu’elle prend souvent le ton d’une sécheresse coupante, quasi clinique. C’est parfois éprouvant, toujours magistral ».

LA SUITE

Le film Amour du réalisateur Michael Haneke, déjà Palme d’or à Cannes cette année, sera en lice lors de la 85e cérémonie des Oscars qui se déroulera le 24 février 2013 à Los Angeles (Californie, Etats-Unis). C’est ce qu’a décidé l’Austrian Film Commission qui propose l’œuvre dans la catégorie « meilleur film en langue étrangère ». Et j’y crois!

LA CRITIQUE ***

http://cinema.nouvelobs.com/articles/21594-critique-avant-premiere-critiques-amour-eprouvant-et-immense

TéléCinéObs *****

d’une précision, d’une intelligence, d’une lucidité atroces mais inouïs. Par Sophie Grassin

C’est aussi mon avis.

Paris Match *****

« Amour » est un film essentiel, mais sachez-le, il ne vous fera pas du bien. Point final . Par Alain Spira

Pour le reste, je crois avoir tout dit.

* Mais il y a aussi les « contre » :

Voici les pires: * L’essentiel a été d’avoir participé

Télérama  * : Michael Haneke filme (…) des plaintes et des gémissements, mais, pas un instant, on ne comprend pourquoi (…) A quoi peut bien servir alors cet « Amour » qui en est si dépourvu ?

 » A quoi ça sert l’amour » chantait Edith Piaf?

Il est vrai que pour les égoïstes de cette génération individualiste et sans état d’âme, l’amour peut sembler absent dans cette histoire. Ils n’ont sans doute pas compris que tous ces sentiments mêlés peuvent ressembler à de la froideur.  Et puis la déchéance et la souffrance énervent. On préfère ne pas voir.

Et pour pouvoir agir parfois, mieux vaut s’endurcir en apparence car le coeur n’a pas toujours raison.

Figaro * : je n’ai pas pu accéder à la critique. Si vous la trouvez, communiquez-la moi.

Et chez les spectateurs : *

1. Très déçu, je m’attendais à être ému, mais le film laisse froid et énervé tant Haneke semble prendre plaisir à montrer la déchéance d’Emmanuelle Riva. Peu d’amour pour ses acteurs qui font ce qu’ils peuvent sous la direction du sévère maître d’école autrichien, qui nous apprend que la vieillesse est un naufrage. Scoop !!! Que ceux qui ne sont pas au courant aillent voir le film…

2.« La phase terminale d’un malade, la fin de vie » je ne souhaite pas rentrer dans un concours sinistre mais voilà juste la base ; connaissez-vous un couple de cet âge, plus de 80 ans, de culture artistique tous deux pianistes, avec un appartement bourgeois, du fric plein le portefeuille, bourré d’un fatras qui leur serve de refuge, une fille qui n’existe plus, trop encombrante avec sa vie personnelle qu’on éloigne de sa propre mère en totale végétation ; vivre et subir une telle histoire ? Bon avez-vous dans votre entourage des personnes atteintes d’hémiplégie, de la maladie d’Alzheimer ? Alors si oui vous souhaitez avant tout leur bonheur ou leur mort ? Pour cela l’un vous mettra entre les mains sérieuses de professionnels pour accompagner ces êtres humains malades qui ont plus besoin de réconfort physiques auprès d’une équipe médicale que de leur proches qui ne sont pas habitués à leur mettre des couches, les nourrir à la cuillère, surveiller leur hydratation ainsi monte la désespérance ou voilà comme ce mari qui étouffe sa femme qu’il aime c’est juste irréaliste pas possible dans le contexte du couple que nous propose Haneke. Je ne crois pas une minute que vous ayez visualisé ce long métrage et que vous ayez connaissance et des couples de plus de 80 ans et des problèmes liés à cet âge. Les personnes qui ont atteint cet âge recherchent le réconfort une prise en charge de leurs problèmes pas celui de tuer son conjoint pour les mêmes raisons qu’ils ne savent plus ou ne veulent plus « assurer » surtout leur vie, alors celle des autres dans le cas d’Amour je n’y crois absolument pas » 

3. Très mauvais: « Amour » est un film simple, élégamment mis en scène, mais très pesant, voire écrasant. De par son sujet premièrement -les derniers moments d’un vieux couple dont la femme est atteinte par la maladie, et par son découpage étouffant (plans séquences bonjour) et ses dialogues qui sonnent parfois faux (Emmanuelle Riva, dans la première moitié du film, semble ne pas avoir évoluée depuis « Hiroshima mon amour », alors qu’elle gagne en intensité dans la seconde moitié -quand elle se tait) et qui sont relativement pauvres (on y apprends que « la salière est vide », que « le robinet coule », bref, de formidables moments déployant des intrigues denses et résolues). Jean-Louis Trintignant est quand à lui très touchant. Malheureusement, le film, par son étalage froid des souffrances du couple (cela fait parfois très vitrine, parfois très cynique), est plutôt répugnant et empêche d’adhérer aux moments de tendresse de ce couple. La froideur clinique de Haneke est ici en totale contradiction avec son sujet. Qui plus est, la structure choisie par Haneke (le prologue du film est en fait l’épilogue de l’histoire) n’est d’aucune utilité: à quoi bon? Plat et froid, « Amour » est très ennuyeux et vide de toute émotion. Source: Plog Magazine, les Critiques des Ours.

Ces spectateurs n’ont rien dit sur leur âge et leur vécu et surtout sur leur sensibilité.

Pour le dernier, à la lecture des critiques de ce « Plog », je crois que nous n’avons pas les mêmes valeurs.

 » L’imagination et la réalité ont peu de choses en commun », cette réplique devrait les faire réfléchir

MON RESSENTI *****

Hyperréaliste. Deux merveilleux acteurs, bouleversants qui  humanisent ce spectacle Étouffant , Terrible, Emouvant, Immense.

On se sens un peu comme un intrus dans l’intimité de ce couple en totale symbiose dans cette vie, spectateur impuissant de cette lumière qui s’éteint.

A voir, si vous vous sentez concerné,

A ne pas voir, si la réalité vous fait peur. On préfère mettre « ses vieux » en maison de retraite, aux mains des « spécialistes ». Je préfère ne pas m’étendre sur ce sujet. 

J’ai versé pendant ce film toutes les larmes que j’ai retenues dans ma vie dans ces circonstances. 

ENTRETIEN AVEC JEAN-LOUIS TRINTIGNANT

Vous dites avoir mis fin à votre retraite des écrans et dit oui à Michael Haneke parce que vous adorez « Caché ». Haneke était vraiment le seul à pouvoir vous faire revenir ?
Oui. Je continuais à faire du théâtre mais j’avais prévu de ne plus faire de cinéma. Cela faisait 16 ans que je n’avais pas tourné, hormis un petit rôle dans le film de Samuel Benchetrit («Janis et John », ndlr) parce qu’il y avait ma fille.

Ce n’est pas votre première collaboration avec Haneke : vous aviez déjà fait le récitant pour la version française du « Ruban blanc ».
C’était au moment où nous préparions « Amour ». Un jour, la productrice (Margaret Ménégoz, ndlr) me dit être embêtée car Claude Rich, qui devait faire la voix-off, n’était plus libre. Je lui ai dit : « Je le fais si vous voulez ». Je pensais que ça nécessiterait 2 heures de studio ; ça nous a pris une semaine !

Quelle fut votre réaction en découvrant le scénario d’« Amour » ?
Je l’ai trouvé très beau mais je ne pensais pas accepter. Je me suis dit que c’était un film qui allait embêter les gens. Et puis je craignais que cela me fasse du mal. C’est une histoire de vieux alors ça me touche personnellement. La formidable Margaret Ménégoz m’a dit : « Vous avez raison mais si vous ne faites pas le film, vous irez encore plus mal ». A cette époque, je pensais beaucoup au suicide. « J’ai plus envie de me suicider que de faire un film », lui ai-je confié, ce à quoi elle m’a répondu : « Faites le film, vous vous suiciderez après ; je vous aiderai si vous voulez » (doux rire)

Vous avez demandé des changements ?
Non, pas du tout. On a tourné le scénario tel quel.

Le titre du film était déjà « Amour » ?
Au départ, ça s’appelait « Ces deux-là ». Ca ne me plaisait pas trop mais ce n’était pas grave, j’étais sûr que ce serait un beau film. Pendant le tournage, la productrice a proposé « Amour ». J’ai trouvé ça formidable, Haneke aussi, mais il y avait déjà un film qui s’appelait ainsi. Or, il faut attendre 15 ans avant de pouvoir réutiliser un titre de film et ils n’étaient pas encore passés. On s’est renseignés : c’était un film porno !

« Amour » plutôt que « Ces deux-là », ça change totalement la perception du film !
C’est vrai.

Qu’avez-vous donné à Haneke et que vous a-t-il pris ?
Je ne sais pas si je lui ai donné grand-chose mais lui m’a apporté beaucoup. C’est un metteur en scène extraordinaire, peut-être le plus grand en ce moment. Il est très exigeant et il a une connaissance du cinéma incroyable, dans tous les domaines : son, image, direction d’acteurs, scénario… On filmait en virtuel, sans pellicule. Au lieu de répéter, Haneke nous disait « On tourne ; je ne m’en servirai peut-être pas mais ça ne coûte rien ». Il est très directif et autoritaire. Un jour sur une scène importante que j’avais particulièrement travaillée, il m’a demandé : « Si je ne vous donne pas d’explications, comment la joueriez-vous ? » Il m’a écouté puis m’a dit : « C’est pas mal mais ce n’est pas du tout ça ». Il n’y avait pas à discuter. De toute façon, je crois que lorsqu’on joue au cinéma, contrairement au théâtre, il ne faut pas trop travailler, avoir des idées précises. Il faut se laisser faire par le metteur en scène. Lui a une vue d’ensemble ; moi, je voulais défendre mon personnage. « On s’en fiche de votre personnage, m’a dit Haneke, ce qui compte, c’est le film ». Et il avait raison. Si j’avais joué à ma façon, j’aurais été moins dur. J’ai une tendresse un peu gnangnan alors qu’il y a une certaine froideur chez Haneke. Par exemple, il ne voulait absolument pas que l’on pleure. Une fois, Emmanuelle Riva s’est trouvée débordée par l’émotion ; il a tout de suite coupé : « Pas de larme, pas de larme »

Dans votre livre de conversation avec André Asséo, « Du Côté d’Uzès » (éd. Le Cherche-Midi), vous dites avoir un côté protestant…
C’est vrai ; je suis cévenol. Je ne suis pas protestant, j’ai reçu une éducation catholique, mais je me sens plus proche des protestants. Je préfère leur froideur.

Cela expliquerait votre attirance pour le cinéma rigoriste d’Haneke…
En effet. On s’est vu quelques fois avant de tourner, on parlait du cinéma et de tas d’autres choses ; je n’ai jamais rencontré de metteur en scène dont les idées me parlent autant. Pour mon premier rôle au cinéma, dans « Si tous les gars du monde », j’étais dirigé par Christian-Jaque. Il y avait une scène où mon personnage attendait. Première prise : je ne fais rien, j’attends… Et là, Christian-Jaque me saute dessus, agressif : « Comment voulez-vous qu’on comprenne que vous attendez ? Il faut que vous regardiez votre montre, que vous trépigniez ». Tout le contraire d’Haneke. « Ce n’est jamais l’acteur qui doit montrer, dit-il, mais la caméra qui doit surprendre son émotion ». Il suffit d’être plein de la situation.

A ce sujet, vous dîtes vous sentir plus proche de De Niro que de Pacino.
Pacino est un acteur expressionniste qui prend le rôle par l’extérieur, il surjoue un peu les scènes. De Niro, c’est drôlement mieux. On joue toujours trop au cinéma. J’aimais beaucoup Bogart aussi, il avait une façon de ne pas jouer. Tout comme cet acteur avec lequel j’ai tourné « Regarde les hommes tomber »… Jean Yanne. J’aurais voulu être ami avec Jean Yanne. J’ai essayé de le percer mais je ne l’intéressais pas du tout. Il était un peu sauvage, il parlait beaucoup de fric… mais de façon intelligente.

Etes-vous croyant ?
Croyant mais pas pratiquant.

Donc adepte du pari de Pascal ?
Je ne savais pas ce que c’était avant de tourner « Ma nuit chez Maud ». Rohmer m’a expliqué – ou j’ai cru comprendre – qu’il y avait une chance sur 1000 que Dieu existe et que, selon Pascal, il valait mieux vivre cette chance qui était plus belle que les 999 autres. Cette idée me plaît beaucoup.

Vous nourrissez toujours le rêve d’interpréter « le Roi Lear » sur les planches ?
Non. Je l’ai raté, c’est trop tard. Puis Piccoli a récemment fait un bien meilleur roi Lear que celui que j’aurais été. Lui a gardé une âme d’enfant, or le personnage de Lear est très naïf, enfantin, émerveillé. J’aime son amour pour… comment s’appelle-t-elle… la seule de ses filles qui n’essaye pas de lui plaire (Cordelia, ndlr).

A vos débuts, quand vous êtes entré à l’IDHEC, vous vouliez être acteur de théâtre et réalisateur de cinéma – vous avez même étudié à l’IDHEC (la FEMIS d’alors, ndlr).
Je me suis toujours davantage senti acteur de théâtre qu’acteur de cinéma. Peut-être parce qu’au théâtre, je ne me vois pas. Alors qu’au cinéma, je me dis toujours que ça pourrait être mieux.

Vous avez voulu arrêter le cinéma à plusieurs reprises durant votre carrière pour embrasser un autre métier. Après la guerre d’Algérie, vous avez tenté de devenir photographe.
J’ai été photographe, j’ai même travaillé pour L’Express pendant deux ans. Je ne me sentais pas d’être comédien je trouvais ça trop impudique. Et puis un vieux metteur en scène, Maurice Jacquemont, m’a dit qu’il voulait monter « Hamlet » avec moi, qu’on travaillerait le rôle sans jouer la pièce. Ce que l’on a fait presque tous les jours. Au bout d’un an, il me dit qu’il monte la pièce en extérieur, à Troyes je crois. Je l’ai fait, c’était bien et je l’ai joué épisodiquement pendant dix ans, en France et à l’étranger – parallèlement au cinéma que j’avais repris. A Paris, ce fut un échec. Les critiques disaient que j’avais l’air de m’en foutre. Je ne m’en foutais pas du tout mais je n’extériorisais pas. Je pensais que l’on pouvait jouer au théâtre comme au cinéma, sans forcément s’adresser aux spectateurs du fond.

A la fin des années 1970, vous avez tout plaqué pour faire de la course automobile.
J’ai d’abord couru en parallèle à ma carrière d’acteur. Je n’étais pas très bon mais je pensais que c’était par crainte d’avoir un accident et de mettre en péril les tournages pour lesquels j’avais signés. J’ai donc arrêté de faire l’acteur… mais je ne suis pas devenu un meilleur pilote !

Vous avez réalisé deux films très surprenants, notamment « Une journée bien remplie » avec Jacques Dufilho. Un film sur la mort et la paternité plein d’humour noir, dans un esprit proche de Jean-Pierre Mocky.
Je n’aime pas trop Jean-Pierre Mocky. Mon second film était aussi un peu décalé. J’avais trouvé un titre qui lui allait bien : « les Poissons détestent le vendredi ». Le distributeur croyait que je plaisantais et on l’a appelé « le Maître-nageur ». Les gens qui y sont allés croyaient sûrement voir un film boulevardier à la Jean Girault.

Pourquoi ne pas avoir réalisé davantage ?
Parce que mes deux films n’ont pas marché. Je devais en faire un troisième ; ça s’appelait « Un bateau à la campagne ». J’avais un producteur, j’avais l’argent mais j’avais aussi beaucoup de propositions comme acteur. Mettre en scène demande beaucoup d’énergie. Je m’étais dit que j’y reviendrai plus tard et je ne l’ai jamais fait.

Dans les années 1960 et 1970, vous tourniez presque autant en France qu’en Italie.
J’ai joué dans une trentaine de films en Italie mais jamais avec ma voix. Ca reste une frustration. Les Italiens doublent pas mal mais ce n’est pas pareil. J’ai moi-même fait du doublage, notamment la voix française de Jack Nicholson dans « Shining ». Un gros boulot. J’avais dû faire des essais et Kubrick m’a choisi au son de ma voix, sans savoir qui j’étais.

Vous l’avez rencontré ?
Non. Mais Michel Deville, qui supervisait le doublage, parlait tous les soirs avec lui par téléphone. C’est difficile le doublage, surtout sur un film de Kubrick où, parfois, le montage ne raccorde pas. On ne s’en rend pas compte quand on voit le film mais à doubler, c’est coton. Et puis j’aime bien Nicholson mais c’est un acteur très extraverti, pas comme moi.

AU BOX OFFICE

Michael Haneke devance « Stars 80 » de Frédéric Forestier et Thomas Langmann.

Michael Haneke et son film « Amour » étonnent cette semaine en se classant en tête des démarrages parisiens : 1968 entrées dans 22 salles. Fort de sa Palme d’or au dernier Festival de Cannes, le film prend ainsi l’ascendant sur « Stars 80 » de Frédéric Forestier et Thomas Langmann, qui comptabilise 1528 entrées pour 18 copies.

A la troisième place, on trouve le film d’animation français « Le Jour des corneilles », de Jean-Christophe Dessaint, avec 517 spectateurs dans 11 salles parisiennes.

A sa suite, le documentaire « Traviata Et Nous » de Philippe Béziat enregistre 280 entrées pour 10 salles.

« Into the Abyss », le documentaire de Werner Herzog, a rassemblé 71 personnes dans une seule salle, enregistrant donc un taux de fréquentation dépassant largement celui du « Jour des Corneilles » et « Traviata Et Nous ».

MES SOURCES

cineobs-logo-300x85 24 octobre 2012 dans Cinéma

 

LA SUITE

C’EST BIEN PARTI

Amour » de Michael Haneke remporte le Golden Globe du meilleur film étranger

Le réalisateur autrichien d’ »Amour », Michael Haneke, a remporté le 13 janvier 2013 le Golden Globe du meilleur film étranger à Beverly Hills (Californie).

Amour semble bien parti pour les Oscars. Le film autrichien de Michael Haneke a remporté dans la soirée du dimanche 13 janvier, à Beverly Hills, le Golden Globe du meilleur film étranger face notamment aux films français Intouchables et De rouille et d’os.

Cette 70e cérémonie des Golden Globes, sorte de répétition générale avant les Oscars à la fin du mois de février, a décerné le titre de meilleur film dramatique à Argo, de Ben Affleck, qui raconte le sauvetage de diplomates américains exfiltrés d’Iran après la révolution islamique de 1979. L’acteur, qui joue dans son film, obtient également le trophée du meilleur réalisateur, soufflant la précieuse statuette à Quentin Tarantino pour Django Unchained et à Steven Spielberg pour Lincoln.

Haneke : « Sans eux, je ne serais pas là »

Le réalisateur autrichien d’Amour, Michael Haneke, a reçu son trophée des mains d’Arnold Schwarzenegger. « Jamais je n’aurais pensé recevoir un prix hollywoodien des mains d’un autre Autrichien », a-t-il lancé en référence aux origines de Schwarzie. Très ému, Michael Haneke a remercié son équipe et notamment les acteurs principaux de son film, qui raconte l’amour unissant un couple d’octogénaires mis à rude épreuve par la maladie : Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva. « Sans eux, je ne serais pas là », a lancé Michael Haneke sur la scène du Beverly Hilton. « Le Golden Globe est pour ces acteurs incroyables », a-t-il ajouté.

La présence d’Amour dans cinq catégories pour les Oscars est sans conteste la grande surprise de cette année. Outre sa nomination, pour l’Autriche, à l’Oscar du meilleur film étranger, la Palme d’or du dernier festival de Cannes concourt pour le meilleur film, la réalisation, le scénario original et l’actrice principale avec Emmanuelle Riva.

La cérémonie des Oscars aura lieu le 24 février à Hollywood.

« Amour », de Michael Haneke, reçoit l’Oscar du meilleur film en langue étrangère

La consécration pour Michael Haneke. Le film Amour du réalisateur autrichien, déjà primé au festival de Cannes et aux César, a reçu l’Oscar du meilleur film en langue étrangère, dimanche 24 février.

AMOUR : Oscar du meilleur film en langue étrangère

Consécration pour Michael Haneke, mais pas pour son actrice Emmanuelle Riva.

Le film Amour, déjà primé au festival de Cannes et aux César, a reçu l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. Bien que tourné en français, en France et avec des acteurs français, cette coproduction franco-autrichienne était présentée aux Oscars sous les couleurs de l’Autriche. En revanche, la Française Emmanuelle Riva n’a pas été récompensée. Elle était en lice pour l’Oscar de la meilleure actrice.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Avant-Première de Stars 80

Posté par ENO filles le 17 octobre 2012

Avant-première de Star 80 au Pathé Liberté

En route vers le succès.

Beaucoup de monde,

Et ce n’est pas une honte,

Pour accueillir cette constellation d’étoiles

Le  mercredi 10 octobre à 20 heures

Que du bonheur !

Has been eux ? Jamais !

Même pas peur!

Au contraire!

« Non, ils n’ont pas peur d’en d’accentuer ce côté

de celui qui tout à coup revient

sur le devant de la scène »

Ils ont tous beaucoup d’humour et,

Jouer avec leur image, semble un vrai jeu pour eux.

Ce film pose un tendre  regard sur ces personnages

Malmenés par le tourbillon de la vie

Qui avec un seul titre pour certains,

Ont chantés des tubes que personnes encore n’a oubliés.

C’est un film léger, qui fait du bien, qui fait chanter.

Une énergie festive.

Humilité et autodérision sont les moteurs de cette comédie.

LES REALISATEURS

Après le grand tourbillon du succès de The Artist, qui a tout emporté sur son passage, Cesar, Oscar, Bafta, Golden Globes et bien d’autres, Thomas Langmann, le producteur du film, digne fils de son père Claude Berri, revient  à un genre plus populaire.

Il partage cette délirante et libre réalisation et s’investit totalement dans cette  comédie avec Frédéric Forestier qui retrace la success- story des deux producteurs à l’origine de la tournée « RFM Party 80 » et qui remet au goût du jour les anciens tubes du top 50 et leurs interprètes.

LE CASTING

Les deux producteurs du spectacle dans le film

Richard Anconina

Patrick Timsit

Les chanteurs

Cookie Dingler,

Début de Soirée,

Desireless,

Emile & Images,

François Feldman,

Gilbert Montagné,

Jean Schultheis,

Jean-Luc Lahaye

Jean-Pierre Mader,

Léopold Nord & Vous (qu’on voit chanter Les Beatles avec Patrick Hernandez sur la photo ci-dessus).

Lio,

Patrick Hernandez…

Peter & Sloane.

Johnny Halliday, Michel Sardou et quelques autres idoles encore au Hit, ont décliné l’invitation. On se demande pourquoi !!!

Demain Jeudi 17 octobre, sur France 2, dans « C’est au programme »

Sophie Davant recevra une grande partie de l’équipe.

Ils seront là, pour un « revival » sans précédent. Ils chanteront pour vous et vous chanterez pour eux.

Ne les manquez surtout pas.

Les voir et les écouter parler et chanter est un vrai plaisir.

SYNOPSIS

Vincent et Antoine, deux fans des années 80, dirigent une petite société de spectacle qui fait tourner des sosies dans toute la France. Entre déboires sentimentaux et caprices de leurs pseudo vedettes, l’affaire finit par péricliter.

A la veille du dépôt de bilan, ils retrouvent un carton de vieux 45 tours : Jeanne Mas, Jean-Luc Lahaye, Lio, Desireless, Peter & Sloane, François Feldman, Début de soirée, Images, Cookie Dingler, Sabrina, Gilbert Montagné… tous les tubes des années 80 ! Immédiatement, l’étincelle jaillit : pourquoi ne pas faire remonter sur scène les vraies Stars des années 80 ?

Les deux producteurs partent alors en quête de ces vedettes oubliées, et montent une tournée de concerts qui débutera dans la galère avant de cartonner en province et triompher…  au Stade de France !

LA BANDE ANNONCE

 

Avant-Première de Stars 80 dans 2012 bande-annonce-300x224

APRES LE FILM RENCONTRE AVEC UNE PARTIE DE L’EQUIPE

Les images

 

(pour les visualiser cliquez sur l’animation) 

ap-animation1-300x223 dans Avant-premières

Les spectateurs posent leurs questions

Cliquez sur l’image pour les écouter parler de leur spectacle et répondre aux spectateurs.
 
 
 
photo-300x144 dans Cinéma
 
 
Restrictions: la musique de la video comporte un extrait de la chanson de Sabrina -récupérée dans un de mes disques- qui est elle même présente dans le film et à l’avant-première. Si cette utilisation de la chanson était refusée par la société qui la gère «   Believe SME » je me verrais dans l’obligation de la retirer du blog.

En voici un bref condensé.

Q- A-t-il été facile de  convaincre facilement les chanteurs de jouer leur propre rôle ?

Les chanteurs ont beaucoup d’humour et puis ils se connaissent tous.

- Il y a une vraie amitié entre eux qui se ressent à l’écran. 

Le film est d’autant plus touchant que revenir sur le devant de la scène semble avoir été plutôt agréable pour eux qui , privés d’une carrière sur le long terme, se  retrouvent sous le feu des projecteurs.

Aucun ridicule sinon de la tendresse. Il s’agit là de faire rire sans jamais se moquer.

Q- Est-ce que ce film retrace la réalité ?

C’est un film où la fiction et la réalité se mélangent beaucoup. On a inventé des petites histoires aux artistes, parfois tirées de vraies anecdotes, parfois inventées de toutes pièces…

…. Mais pendant le tournage certaines anecdotes vous feront bien rire. Ecoutez-les parler dans la vidéo que j’ai réalisée pour vous sur Youtube. Et merci de bien vouloir m’excuser de sa piètre qualité. Mon matériel n’est pas à la hauteur de ceux dont j’ai pris la voix.

Q- Moi, je n’étais pas née dans les années 80 mais j’ai adoré le film, les chanteurs et les chansons.

Quand on a le talent d’avoir réussi quelque chose de populaire, cet élan dure dans le temps.

Et les jeunes ne s’y trompent pas à entendre la foule en délire chanter pendant le film et après, lors de la rencontre.

Quant à moi, j’ai vécu ces tubes des années 80 avec ma fille adolescente .

Q-  Plus qu’un film, vous parlez d’un concept pour ce film Stars 80, pourquoi ?

C’est un film interactif qui va surprendre, il est vraiment innovant. C’est rare d’avoir un film qui soit aussi un spectacle, auquel le public pourra participer en chantant. Nous allons d’ailleurs sortir une version karaoké du film…

Q-Et la critique, quelle sera-t-elle, selon vous ?

Ce sera au public de donner son verdict.

Je pense qu’il sera difficile de ne pas aimer ce film.

J’espère que Stars 80 va aussi plaire à la critique.

Merci de votre enthousiasme ce soir…

Et tout le monde de chanter en chœur avec les artistes.

Ce fut une réjouissante soirée, antimorosité. Ne boudez pas ces « plaisirs démodés » (pas tant que cela!)

Et si vous deviez ne voir qu’un seul film, déplacez vous pour celui-là.

 

Sources:

 * le Figaro du 28/09/2012

* Interview de Thomas Langmann

Pour revivre leurs tubes cliquez sur les liens ci-dessous:

Cookie Dingler   Femme libérée 

Début de Soirée Nuit de folie

Desireless Voyage  

François Feldman Joue pas

Gilbert Montagné  On va s’aimer

Gilbert Montagné Oh! My Lord!

James Brown Living in America

Jean Schultheis Confidence pour confidence

Jean-Luc Lahaye Femme que j’aime  

Jeanne Mas Toute première fois

Jean-Pierre Mader Macumba

Joe Cocker You Can Leave Your Hat On

Julie Pietri Eve lève toi

KISS  I Was Made For Lovin’ You

Léopold Nord & Vous  C’est l’amour

Les démons de  minuit Emile & Images

L’été indien

Lio Les brunes comptent pas pour des prunes

Marc Lavoine Elle a les yeux revolver

Patrick Hernandez  Born to be alive

Peter & Sloane Besoin de rien, envie de toi  

Sabrina Boys

 

 

 

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Tout sur ma mer

Posté par ENO filles le 19 mai 2012

Non ! Ne cherchez pas… ce film ne fait pas partie de la sélection officielle.

Mais la musique , vous connaissez? La voici dans un autre contexte. A vous d’en établir le lien.

L’aquarium que je vous présente ici a été réalisé par mon petit fils Tom Dwight Sand’rock. avec quelques échantillons de la faune et la flore marine qu’il a lui même ramenés de cet univers magique, les fonds marins de la Méditerranée de la région de Toulon. Ce n’est qu’un commencement.

« TOUT SUR MA MER »:

Posez-lui des questions. Il vous répondra j’en suis sûre.

Tout sur ma mer dans 2012 PALME-FLECHE1

IMG aquarium dans Faune et flore

Publié dans 2012, Faune et flore, Festival de Cannes, Méditérranée, Nature Jardin Météo Saisons | Pas de Commentaire »

De rouille et d’os

Posté par ENO filles le 19 mai 2012

De rouille et d’os  « A corps battants »

De rouille et d’os   dans 2012 img1

Drame psychologique français de Jacques Audiard, avec Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts, Armand Verdure, Corinne Masiero, Céline Sallette.

Le film adapté de l’œuvre homonyme de l’écrivain canadien Craig Davidson.

La lecture est cette année largement associée au cinéma: vous trouverez en librairie quasiment tous les films importants du Festival.

SORTIE LE 17 MAI

 Suivre le festival au jour le jour, c’est formidable mais pas toujours possible. J’ai eu la chance de voir le second film en compétition, « De rouille et d’os » et j’en suis sortie bouleversée et éblouie du talent de MC et de son partenaire MS.

billet dans Cinéma

Et je peux vous dire que plus jamais je ne pourrai aller à Marineland sans penser à ce film. Bien sûr ceci est une fiction. Marineland s’entoure de toutes les précautions dans ces spectacles. Les animaux sont quasiment tous nés et élevés dans le Parc et leurs dresseurs de véritables « nounous » mais on oublie trop souvent que les réactions d’un animal ne sont pas toujours prévisibles.

Jacques Audiard est le réalisateur des excellents « Sur mes lèvres », « De battre mon cœur s’est arrêté » et « Un prophète » que vous allez pouvoir voir ou revoir dimanche soir sur France2 …. Et là c’est encore un film dont l’histoire n’est certes pas très gaie, mais riche d’émotions en tout genre, bouleversante de cœur et de corps.

                 « De battre, devant ce film âpre et sensuel, nos cœurs ne sont pas près de s’arrêter »

Il y a un mot pour définir le cinéma de Jacques Audiard : rugueux. De film en film, ce cinéaste tranchant regarde les hommes tomber puis renaître. Une fois encore avec « De rouille et d’os », servi par une éblouissante maîtrise de récit et de rythme, il dit comment des héros très discrets mais seuls, amputés du bonheur, vont réagir et se réparer ». Je ne peux pas dire mieux. C’est exactement de que j’ai ressenti.Un film impressionnant de maîtrise, d’intensité et finalement de simplicité.

« Par pudeur et par instinct, Audiard exprime l’essentiel entre les lignes et entre les images. Avec une évidence que l’on rencontre rarement, il capte des morceaux de vie dans un hasard organisé, montre comment une émotion (une rencontre, une déception) peut transformer le regard, sonde la renaissance du désir et répare les corps le temps d’une baignade ou d’une étreinte. Par-dessus tout, il privilégie les élans vitaux de personnages qui, sans en avoir conscience, se sauvent mutuellement et se révèlent toujours présents aux moments critiques. Ensemble, ils affirment un mélange de fragilité et de brutalité, de féminité et de virilité, de force et de faiblesse. Lorsqu’ils sont séparés, l’équilibre est rompu. C’est dans cette interaction que réside toute la beauté du film, au départ coupé en deux puis recousu et cicatrisé. Les seconds rôles partagent la même sincérité émotionnelle que le couple Cotillard-Schoenaerts: Corinne Masiero (Louise Wimmer), sœur du héros, devient une mère de substitution dès lors qu’il faut consoler un enfant en pleurs; ou encore Céline Sallette (L’Apollonide – souvenirs de la maison close), ange gardien dont les mots simples réconfortent, dont la présence presque fantomatique constitue une aide aussi discrète que précieuse. Les effets spéciaux ont la même fonction que chez Tod Browning (le beau-bizarre, l’extraordinaire dans l’ordinaire) et la mise en scène se révèle sensible aux corps, aux couleurs, aux gestes et aux regards pour multiplier les contrepoints. A bien des égards, Audiard envisage le cinéma comme une réinterprétation du monde. Son inspiration est sombre, son art lumineux ». Romain LE VERN

 PALME-FLECHE1 dans Festival de Cannes Voir ici la bande annonce 

 UN PREMIER CLICHE DU FILM

De rouille et d’os narre la rencontre d’Ali, un homme sans domicile, ni argent, ni amis,père maladroit, champion de combat de rue et de Stéphanie, une dresseuse d’orques à Marineland croquée aux genoux par l’une de ses protégées. Tout oppose ces deux personnes mais un drame finit par les réunir à nouveau. En effet, la jeune femme perd ses jambes durant un spectacle et se retrouve dans un fauteuil roulant… 

 C’est « la conjonction extraordinaire d’une histoire d’amour sublime et un peu invraisemblable, interprétée par deux virtuoses sous la direction d’un auteur qui réussit, encore, à nous surprendre ». Mais l’invraisemblable est la pincée de sel d’un film, qui le différencie de la réalité. Pour cela il y a le JT.

LES ACTEURS

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Matthias Schoenaerts, la révélation de Bullhead : C’est la révélation de Cannes cette année qui donne la réplique à une Marion Cotillard, transcendée. Marion Cotillard est magnifique, Matthias Schoenaerts intense, deux personnages plongés dans la détresse…leur détresse et ensemble ils vont se construire, grandir et redécouvrir !

 

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INTERVIEW

Marion Cotillard : « Moi qui détestais les Marineland… »

L’HISTOIRE COMMENCE AINSI, dans le Nord…

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Pas de domicile, pas d’argent, pas d’amis, Ali se retrouve avec son fils Sam, 5 ans, sur les bras. Il le connaît à peine. Il trouve refuge chez sa sœur à Antibes, une brave femme qu’il n’a pas revue depuis de longues années. Un peu rugueuse elle aussi mais le cœur sur la main. Là-bas, tout va de suite mieux, elle les héberge dans le garage de son pavillon, elle s’occupe du petit et il … fait beau. A la suite d’une bagarre dans une boîte de nuit, les destins d’Ali et de Stéphanie se croisent. Elle est hors d’état de conduire. Ali la ramène chez elle et lui laisse son téléphone. Tout les oppose. Il est sans le sou, elle est belle et pleine d’assurance. C’est une princesse. Un jour  au Marineland le spectacle tourne au drame pour la dresseuse d’orques. Une nuit, Stéphanie complètement anéantie par ce qui lui arrive téléphone à Ali et les voici réunis à nouveau. Ali retrouve sa princesse tassée dans un fauteuil roulant: A part ses jambes elle a aussi perdu pas mal d’illusions.

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Sans compassion, sans pitié, Il va l’aider tout simplement… Elle va revivre.

 « Dans le recueil de nouvelles de Craig Davidson, plusieurs marginaux en quête de paix intérieure partagent la même difficulté à exprimer des sentiments, la même violence inouïe tempérée par des élans de tendresse, la même obsession maladive et le même goût du sang dans la bouche ». A lire d’urgence

LA BELLE ET LE CLOCHARD

Face à une telle densité, Jacques Audiard a préféré se focaliser sur deux d’entre eux, pour les faire se rencontrer et leur donner une chance de se reconstruire.

 En dépit des handicaps, Audiard ne les réduit jamais à des monstres de foire et leur rend une noblesse au moment où ils se noient dans la haine d’eux-mêmes. Dans un rapport organique, il les jette dans une arène réaliste et propose une immersion si totale que le film se métamorphose à leur contact

Sans surprise, on retrouve les thèmes de ses précédents longs métrages: la relation père-fils (De Battre mon cœur s’est arrêté), les rapports de force (Un prophète), l’apprentissage de la vie (Regarde les hommes tomber), la quête de rédemption à travers une femme et la toile de fond sociale (Sur mes lèvres). Mais le résultat est infiniment plus complexe. Ni plus ni moins qu’un mélodrame aux brusques flambées de violence parlant de ce qu’on peut perdre d’important dans une vie.

Ne ratez pas ce film. A voir pour ce qu’il est et pour ce qu’il dégage, sans comparaison ….parce qu’il n’y en a aucune à faire, juste l’apprécier ! Une petite critique qui n’engage que moi. Quelques scènes sexuelles, incontournables dans la plupart des films de notre époque, inutiles et sans intérêt.

                        PALME-FLECHE1Suivez ici le Festival de Cannes

 

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Ce soir, mercredi 16 mai, le festival ouvre ses portes

Posté par ENO filles le 16 mai 2012

Yes, oui, love Cannes !

Le coup d’envoi du 65e Festival de Cannes, c’est ce soir, avec « Moonrise kingdom«  en ouverture !

Marilyn n’a jamais foulé le tapis rouge de Cannes mais elle en est le parfait symbole. Le 65ème festival de Cannes lui rend hommage.

 « Surprise ici dans un moment d’intimité où la mythologie rejoint la réalité, Marilyn célèbre un anniversaire qui pourrait être celui de Cannes. Elle nous ensorcelle d’un geste qui se fait promesse, d’un souffle en forme de baiser », écrit le service de presse du festival dans un communiqué.

« Cinquante ans après sa disparition, Marilyn demeure l’une des figures majeures du cinéma mondial, référence éternelle et résolument contemporaine de la grâce, du mystère et de la séduction », ajoute le texte.

Extrait du journal « Métro »

 « Cannes c’est un endroit bizarre où l’on montre des films

qui ne sont pas sûrs de sortir à des gens qui ne sont pas sûrs d’y aller. »

de Gilles Jacob

Cette année nos plaintes ont été entendues. Il ne faudra pas attendre des mois pour voir ces fameux films.

Dès ce soir d’ailleurs vous pourrez voir dans votre ville le film d’ouverture: Moorise Kingdom

 Le casting de Cannes cette année: une débauche de couples glamour.

Dans « De rouille et d’os» d’Audiard, en lice pour un Prix d’interprétation :

 Notre « Môme » Marion Cotillard que l’on pensait récupérée par Hollywood depuis son oscar, brillante dans « Inception » et « Dark Knight Rises », y joue un rôle d’éclopée sur mesure pour elle. Un prix d’interprétation complèterait bien sa collection de trophées.

Et à ses côtés, le phénomène flamand Matthias Schoenaerts, qui joue un boxeur des rues.

Dans « Sur la route » de Walter Salles

Kristen Stewart et Robert Pattinson, le vampire de Twilight, forment le couple glamour de la génération 2.0.

Ce pourrait bien être elle la future Nicole Kidman

Et aussi, un peu de sérieux dans la carrière de Robert Pattinson , hors de la folie « Twilight« , avec une prestation de trader aux dents longues,  aux côtés de Juliette Binoche pour défendre Cosmopolis de David Cronenberg.

Il faut aussi saluer Garrett Hedlund, 27 ans, l’inconnu sur la route du succès, qui a déjà eu à 19 ans les honneurs de Cannes pour Troie aux côtés de Brad Pitt. Dans le rôle de Dean, le personnage mythique du roman de Jack Kerouac, « Sur la route », il est, paraît-il, impressionnant

Dans « The Paperboy », de Lee Daniels, en compétition officielle également, Hollywood nous envoie Zac Efron, la star des trois « High School Musical« , le bachelier frais émoulu de l’école Disney, qui a mis en émoi les adolescentes et donné son style aux garçons. Zac y joue une scène de sexe sulfureuse avec Nicole Kidman qui risque de donner un coup de chaud aux festivaliers. L’adolescent a grandi…

La belle Nicole Kidman oscarisée à nouveau, sera accueillie en haut des marches par le délégué général Thierry Frémaux. Elle est présente également « Hemingway & Gellhorn » de Philip Kaufman, hors compétition
Il ne faut pas oublier Matthew McConaughey, le futur Redford, la révélation de John Sayle dans « Lone Star » en 1996, revient avec deux films en compétition officielle : « The Paperboy » et « Mud », de Jeff Nichols.

Brad Pitt sera là aussi, pour « Killing them softly » accompagné de sa magnifique Angelina Joly.

Pete Doherty et Charlotte Gainsbourg  dans « Confession d’un enfant du siècle » ou Musset adapté par Sylvie Verheyde ( film présenté à Cannes dans la section « Un Certain Regard »)

Dans « Des Hommes sans loi » de John Hillcoat, Jessica Chastain, se présentait l’année dernière aux bras de Brad Pitt et Sean Penn  pour « Tree of life ». Cette année, avec sa peau diaphane et ses cheveux roux elle inaugure son statut de star.

Dans « Another Country », le nouveau Hong Song-Soo,  Isabelle Huppert, « La Pianist» dérangée du film de Michael Haneke, l’habituée des rôles de femmes enfants, va montrer qu’elle est une actrice internationale de renom.

« Rien que du bonheur ! » pour les magazines people !

Ce soir, mercredi 16 mai, le festival ouvre ses portes dans 2012 img-présent-300x217

Et le Septième Art dans tout ça ? Rien à craindre.

C’est le grand retour des Américains. Parmi les cinéastes, quatre d’entre eux ont déjà obtenu une palme d’or. Il s’agit de Michael Haneke, Cristian Mungiu, Ken Loach et Abbas Kiarostami (« Le goût de la cerise » en 1997)

Cette année, l’Italien Nanni Moretti préside encore les débats. Il considère « The Artist » comme un  « film facile » !!!

Qu’en sera-t-il de « Holly Motors » mis en scène par Jacques Audiard avec les comédiens Denis Lavant, Eva Mendes et Kylie Minogue?

Et du nouveau Alain Resnais que le producteur Jean-Louis Livi, pas objectif pour deux sous, qualifie de chef-d’œuvre ? « Reste que le titre de ce film est déjà tout un programme pour le Festival et, plus modestement, pour l’équipe d’Evene mobilisée durant toute la Quinzaine : Vous n’avez encore rien vu… »

Réponse très vite à l’applaudimètre des Marches.

RDV le 27 mai au soir

Pour suivre le festival au jour le jour : Allez sur le site « In the mood for Cannes »

Vingt-deux films sont en compétition cette année pour la Palme d’or

On connaît désormais l’ordre de présentation des 22 films en compétition pour la Palme d’or du prochain Festival de Cannes (16-27 mai).

Voici la grille des projections des films en compétition:

mercredi 16 mai

MOONRISE KINGDOM de Wes Anderson,  le film d’ouverturesortie ce jour Bande-annonce  
Jeudi 17 mai DE ROUILLE ET D’OS, de Jacques Audiard   APRES LA BATAILLE, de Yousry Nasrallah.

 

Date de sortie : déjà sortile premier film français, (avec notamment Marion Cotillard)Drame)- Avec Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts 
Vendredi 18 mai   REALITY, de Matteo Garrone PARADIS: Amour, d’Ulrich Seidl.;  
Samedi 19: DES HOMMES SANS LOI  de John Hillcoat; AU-DELA DES COLLINES , de Cristian Mungiu  
Dimanche 20: AMOUR, de Michael Haneke; LA CHASSE, de Thomas Vinterberg.  
lundi 21 mai   VOUS N’AVEZ ENCORE RIEN VU, d’Alain ResnaisLIKE SOMEONE IN LOVE, d’Abbas KiarostamiIN ANOTHER COUNTRY, de Hong Sang Soo.  
Mardi 22: LA MORT EN DOUCE, d’Andrew Dominik; LA PART DES ANGES, de Ken Loach.  
mercredi 23 mai    HOLY MOTORS, de Leos Carax, ON THE ROAD, Sur la route ?de Walter Salles). le troisième et dernier film français,
Jeudi 24 mai PAPERBOY, de Lee Daniels; POST TENEBRAS LUX, de Carlos Reygadas  
Vendredi 25 mai COSMOPOLIS,de David CronenbergDANS LA BRUME, de Sergei Loznitsa   
Samedi 26 MUD, de Jeff Nichols; L’IVRESSE DE L’ARGENT, d’Im Sang Soo   
dimanche 27 mai.,   THERESE DESQUEYROUX,  de Claude Miller

Le film posthume de Claude Miller hors-compétition, clôturera le Festival

 Bon festival, en live ou sur vos écrans.

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Publié dans 2012, Cinéma, Festival de Cannes | Pas de Commentaire »

Le Festival de Cannes pour les nuls

Posté par ENO filles le 11 mai 2012

Le Festival de Cannes pour les nuls dans 2012 AFFICHE-20121-220x300

 

 

Avec le mois de Mai restons au Cinéma.

Le 65ème Festival de Cannes ouvrira ses portes le  mercredi 16 mai et les refermera le 27 mai.

En savoir plus sur le festival?

CANNES C’EST OU ?

Cannes est une ville située dans le sud de la France, dans le département des Alpes-Maritimes, tout au bord de la mer Méditerranée.

Le festival a lieu au bord de l’eau, sur le magnifique boulevard qui longe la mer, la Croisette. Chaque mois de Mai la vie des Cannois est complètement bouleversée : la ville est envahie par des milliers de comédiens, de réalisateurs, de producteurs et donc de journalistes, de photographes, mais aussi de personnes que le cinéma fait rêver. Et moi aussi le cinéma me fait rêver. Un peu moins maintenant car il se veut tellement réaliste que le rêve s’évanouit un peu. Certes l’Art a toujours été le reflet de la réalité et de l’époque. Et justement notre époque est devenue si troublée et troublante que le rêve l’est aussi et vire souvent au cauchemar.

Puisse le fait que de  voir notre réalité sur grand écran nous invite à y réfléchir…

L’affiche a évolué dans le temps et nous raconte l’Histoire du 7e Art.

Affiche-cannes2012-cannes65 dans Cinéma

COMMENT SE DEROULE LE FESTIVAL?

Chaque année, durant la seconde quinzaine de mai, la ville de Cannes est envahie par des cinéastes et prise d’assaut par des milliers de photographes

Le festival est organisé autour d’un jury, d’un président et d’une maîtresse de cérémonie.

Pendant quinze jours, les membres du jury, essentiellement des acteurs, des réalisateurs – bref, des professionnels du cinéma et leurs invités de marque– regardent les films sélectionnés par les organisateurs du festival. Puis ils décernent un certain nombre de prix, dont la Palme d’or – la plus haute distinction –, le  Grand prix, le Prix de la mise en scène, le Prix d’interprétation féminine et masculine pour les comédiens… et bien d’autres encore qui méritent de figurer à ce Palmarès.

LA MONTEE DES MARCHES C’EST QUOI ?

C’est le moment le plus commenté du festival. Ces marches recouvertes d’un immense tapis rouge mènent au palais des festivals. La foule des spectateurs agglutinée derrière des barrières attend de voir en réalité leurs personnalités préférées, leurs stars. Pour elles c’est l’occasion de se montrer et se faire photographier dans leur plus belle ou leur plus excentrique tenue. Certaines d’entre mieux que d’autres stationnent un moment et saluent leurs fans en délire. D’autres se contentent de défiler sans même un regard vers ceux qui les font vivre.

Mais tout cela n’a plus le caractère bon enfant que j’ai connu. Insécurité quand tu nous tiens! Les visiteurs sont parqués avec impossibilité de s’approcher de leurs idoles, bien tenus par des policiers et autres agents de sécurité.

Néanmoins j’ai toujours un plaisir à déambuler dans cette ville en fête et au hasard de la promenade il m’est arrivé de côtoyer des célébrités. C’est toujours un plaisir.

CETTE ANNE QUI FAIT QUOI ?

Pour cette édition de Cannes 2012, la maîtresse de cérémonie est la  comédienne Bérénice Bejo, partenaire de Jean Dujardin dans « The artist »

Au JURY des longs métrages

Le Président: Nanni Moretti, Comédien et Réalisateur italien

L’actrice israélienne, Hiam ABBASS

La réalisatrice britannique, Andrea Arnold

Notre actrice, Emmanuelle DEVOS

Le styliste français, Jean-Paul Gaultier

L’actrice allemande, Diane KRUGER

L’acteur britannique, EwanMcGregor

Le réalisateur américain, AlexanderPayne

Et enfin, le réalisateur haïtien, Raoul PECK

 Au JURY de la Cinéfondation et des courts métrages

Président: le réalisateur belge bien connu, Jean-Pierre Dardenne  

Le scénariste brésilien Karim Aïnouz,

Ecrivain, scénariste et réalisateur français, Emmanuel Carrère

L’actrice canadienne, Arsinée Khanjian  

Le Directeur de la photographie et réalisateur chinois, Yu Lik-Wai

Au JURY Un certain regard

Président: Tim Roth (Comédien – Réalisateur) (Royaume-Uni)

JURY de la Caméra d’or

Président: Carlos Diegues (réalisateur) (Brésil)

Le réalisateur français, Michel Andrieu

Le directeur de la photographie français, Rémy Chéri  

Le critique français, Francis Gavelle

Le directeur d’une société française de doublage de films, Hervé Icovic

Et enfin , Gloria Satta, journaliste italienne.

LES PRIX

Je me bornerai ici aux longs métrages.

Palmarès des Longs métrages

La Palme d’Or

Le Grand Prix du Jury

Le Prix de la meilleure mise en scène

Le Prix du meilleur scénario

Le Prix d’interprétation féminine

Le Prix d’interprétation masculine

Le Prix du Jury

La Caméra d’or

Pour les autres sélections

Le Prix Un Certain Regard

Le Prix du Jury – Un Certain Regard

Le Prix de la mise en scène – Un Certain Regard

Le Premier Prix de la Cinéfondation

Le Deuxième Prix de la Cinéfondation

Le Troisième Prix de la Cinéfondation

La Palme d’Or d’Honneur

LE FESTIVAL, UNE HISTOIRE MOUVEMENTEE

Ce festival de cinéma a une histoire riche en anecdotes et parfois mouvementée.

En 1955 Le Festival n’a pas lieu pour des raisons d’ordre budgétaire (crédits). Le Festival aura finalement lieu, désormais, au printemps de chaque année. La
décision est prise au cours du congrès des producteurs de films. Ainsi Cannes ne rentrera plus en compétition avec Venise.

En mai 1968, alors que la France était paralysée par les manifestations d’étudiants et d’ouvriers, le  festival a été interrompu, car beaucoup de réalisateurs présents souhaitaient exprimer leur solidarité avec les manifestants.  Plus de détails ici

LA SELECTION OFFICIELLE

La sélection officielle du Festival de Cannes 2012 a été dévoilée depuis 4 semaines, le jeudi 19 avril.

« Présenté hors compétition, le film de Claude Miller, décédé le 4 avril dernier, « Thérèse Desqueyroux » avec Audrey Tautou et Gilles Lellouche, sera projeté le dernier soir de la quinzaine ». (Amanda Schwab/AP/SIPA)

QUELQUES CHIFFRES POUR COMMENCER …

22 : le nombre de films en compétition cette année.

4 : le nombre de réalisateurs en lice qui ont déjà obtenu la Palme d’Or (Abbas Kiarostami, Ken Loach, Cristian Mungiu, Michael Haneke).

Plus ennuyeux : 0 est le nombre de femmes en course pour cette 65e édition…

On trouve tout de même deux Françaises en Sélection officielle à « Un certain regard » :

- Catherine Corsini (Trois mondes, avec Raphael Personnaz et Clotilde Hesme) et

- Sylvie Verheyde (Confessions d’un enfant du siècle, d’après Musset avec Charlotte Gainsbourg et Pete Doherty).

LES INVITES

Avec les stars invitées sur la Croisette, cette 65e édition s’annonce particulièrement glamour, toutes générations confondues : Robert Pattinson pour Cosmopolis de Cronenberg et  Kristen Stewart pour « Sur la route » de Walter Salles)

Les groupies pourraient aussi envahir Cannes en raison de la venue de Zac Efron, à l’affiche de « The Paperboy ».

A ses côtés figurent Matthew McConaughey, héros du Mud de Jeff Nichols et Nicole Kidman qui joue aussi dans le téléfilm de Philip Kaufman projeté en Séance spéciale.

Citons encore Brad Pitt, qui devrait trouver un grand rôle dans « Killing them softly » d’Andrew Dominik -réalisateur de L’Assassinat de Jesse James- et tout le casting de Lawless de John Hillcoat avec Tom Hardy, Guy Pearce, Shia Labeouf, Mia Wasikowska, Jessica Chastain…

HORS COMPETITION

« Io e Te » de Bernardo Bertolucci (Italie)

« Hemingway & Gellhorn » de Philip Kaufman (États-Unis)

« Madagascar 3 » de Eric Darnell et Tom McGrath (États-Unis)

 « Une journée particulière » de Gilles Jacob et Samuel Faure (France)

* Film de clôture du Festival « Thérèse Desqueyroux » de Claude Miller (France)

LES LONGS METRAGES EN COMPETITION

1. « Moonrise Kingdom » de Wes Anderson (États-Unis)

* Film d’ouverture Comédie, Drame avec Bruce Willis

Date de sortie 16 mai 2012

Bande annonce

2. « De rouille et d’os » de Jacques Audiard

Bande annonce

3. « Holy motors » de Leos Carax

4. The Paperboy de Lee Daniels (États-Unis)

Thriller; Date de sortie prochainement

5. Cosmopolis de David Cronenberg


6. « Amour » de Michael Haneke (Autriche)

7.« Killing Them Softly » de Andrew Dominik (États-Unis)
8. Lawless de John Hillcoat (États-Unis)

9.« Vous n’avez encore rien vu » d’Alain Resnais (France) Drame

Date de sortie 26 septembre 2012

10. “Sur la route » de Walter Salles (États-Unis – Brésil – France – Royaume-Uni) – Drame

Date de sortie 23 mai 2012

Bande annonce

11. « La Part des Anges » de Ken Loach (Royaume-Uni)

12. « Mud » de Jeff Nichols (États-Unis) – Drame

Date de sortie  prochainement

13. « Dans un autre pays » de Hong Sang-soo (Corée du Sud) avec Isabelle Huppert

14. « Beyond the hills » de Cristian Mungiu (Roumanie)

15. « Reality » de Matteo Garrone (Italie) – Drame, Comédie

Date de sortie 22 août 2012

16. « The Taste of Money » de Im Sang-soo (Corée du Sud)- Drame

Bande annonce

Date de sortie octobre 2012

17. Like Someone In Love d’Abbas Kiarostami (Japon)
18.  « Dans la brume » de Sergeï Loznitsa (Ukraine)

19. The Hunt de Thomas Vinterberg (Danemark) -Drame

Date de sortie prochainement

21. Après la bataille de Yousry Nasrallah (Egypte)

22.  « Post Tenebras Lux » de Carlos Reygadas (France-Mexique) Drame

Bande annonce

EN IMAGES: les principaux visages du festival de Cannes 2012

Cliquer ici

 

 

 

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