Noël, c’est parti

Posté par ENO filles le 3 décembre 2013

 

 

Dimanche 1er décembre

C’est parti pour la féérie de Noël. Un mois de festivités mais aussi un mois de dépenses extraordinaires. La hotte du Père Noël sera peut être chargée: plus d’or et moins de poids dans le traineau .

 

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Si vous n’y prenez pas garde les jouets déprimés quitteront la place. Ne les laissez pas tomber… ils sont si fragiles!

 

Noel New generation

Les premiers marchés ont déjà  ouvert leurs portes… pas de temps à perdre.

 

Noël, c'est parti dans 2013

Parfums d’hiver: le marché de Noël d’Amiens

Le père Noel s’est réveillé de son long sommeil. Les lutins s’activent et il doit tout superviser avant sa plus longue nuit de l’année.

Mais avant un petit tour s’impose pour lui

En Amérique du Nord: Ho! Ho! Ho! Le père Noël est en ville!

Le plus grand des défilés du père Noël de la région de la capitale nationale a eu lieu le 23 novembre, au centre-ville d’Ottawa

Le défilé du Père Noël attire bon an... (PHOTO MARTIN ROY, LEDROIT)

Le défilé pour venir en aide au père Noël attire plus de 110 000 personnes chaque année et reste, pour des milliers de familles, un événement incontournable. Il permet également au père Noël d’amasser des jouets neufs et les fonds nécessaires pour égayer la période des Fêtes de près de 16 000 enfants défavorisés de la région d’Ottawa. Donner dans la joie:  charmante initiative!

Les parades du Père Noël sont nombreuses en Amérique du Nord.

 

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Une des plus anciennes est celle de Toronto. La première a eu lieu le 2 décembre 1905.

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Parade du Père Noël, Toronto, 1918.

Arrivé au magasin Eaton, le Père Noël

ajuste son échelle pour grimper sur le toit de l’entrée

Commanditée par Eaton, l’événement ne présentait alors

que le Père Noël.

Il est depuis monté à 25 véhicules, 24 groupes musicaux et 1700 participants. Il est télédiffusé par Global Television Network

A TOULON : L’ESPRIT DE NOEL

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Pour la quatrième année consécutive, la grande procession de Notre Dame de l’Annonciation a eu lieu à l’issue de la messe solennelle de 10h30 en la Cathédrale Sainte Marie Notre Dame de la Seds, Cathédrale de Toulon. Animation de la Messe par le groupe vocal des Océaniens.

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À l’Issue, en ouverture de la Procession, grand chant provençal à Marie après les honneurs rendus par les fifres et tambours.

A suivi l’apéritif d’honneur puis le Banquet de la Vierge et des santons. Un beau moment de partage et de fête à petit prix pour que toutes et tous puissent y prendre part.

LE GOUT ET LES COULEURS DE LA FETE

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LE “ SHOW-COLAT “

 

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Le « Train du Musée des secrets du chocolat » attendra cette année encore les fondus du cacao sur les quais des grandes gares parisiennes du 26 novembre au 7 décembre 2013  ( 23 000 visiteurs en 2012)

 

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Le rendez-vous à ne pas manquer

Le TGV Expo tout de chocolat vêtu, et dans une scénographie renouvelée, vous révélera les mystères du chocolat.

 

Le chocolat sur de bons rails

POUR TOUT SAVOIR DU CHOCOLAT

De A à Z, tous les secrets du chocolat vous seront révélés.

Le chocolat fut la nourriture des Dieux avant d’être celle des Hommes ?

A bord du Train, les croqueurs en herbe et les gourmands curieux pourront découvrir toute l’histoire du chocolat.

Un vrai voyage dans le temps qui commence avec:

- Les dieux précolombiens aux conquistadores espagnols qui l’on découvert puis rapporté en Europe au 16e siècle…

De l’artisanat à la fabrication industrielle du 19e siècle, de l’arrivée des fèves aux produits finis, quels sont les savoir-faire, le matériel et les machines qui permettent de mettre entre nos mains ces douceurs chocolatées.

Mais avant d’arriver entre nos mains, le chocolat fait un long voyage depuis les plantations de cacao jusqu’à sa transformation finale. Les visiteurs en découvriront toutes les étapes

-Les pays producteurs

-Les  différentes variétés qui y sont cultivées

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-Les savoir faire, le matériel et les machines qui permettent de transformer les fèves en délicieuses douceurs.

- les grands noms qui ont fait sa renommée, notamment la Marquise de Sévigné, la plus fameuse ambassadrice du chocolat et mon plus beau souvenir d’enfance.
Qui dit chocolat dit plaisir gourmand et plaisir ludique. Vous y trouverez des animations qui titillent les papilles

-Les « Maîtres chocolatiers » :  la rencontre avec Yves Thuriès, deux fois « Meilleur Ouvrier de France ». « qui parle la langue du chocolat »,  vous révèlera quelques-uns de ses secrets de fabrication… et vous aidera à mieux comprendre les différents cycles de fabrication du chocolat avec des mini machines (torréfacteur, moulin à cacao, conche…).

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Le chocolat c’est bon pour la santé

Entre idées reçues et vertus établies et à quelques semaines des fêtes de fin d’année, Zoom sur les bénéfices santé indéniables du chocolat au cours de conférences animées par des médecins nutritionnistes sur l’alimentation santé et les bienfaits de la micronutrition et sur cet aliment gourmand souvent

Plus d’infos ici

Le chocolat source de bien-être

Le chocolat a fait couler beaucoup d’encre, découvrez les éloges faites à  ce délice nutritionnel!

Neuf personnes sur dix aiment le chocolat ; la dixième ment. john G.Tullius

Qu’est-ce que la santé ? C’est du chocolat ! Anthelme brillat-Savarin

Ne croyez pas que le chocolat soit un substitut à l’amour… L’amour est un substitut au chocolat. Miranda Ingram

Le chocolat est, plutôt que le nectar ou l’ambroisie la vraie nourriture des dieux. Josephbachot

La force c’est de pouvoir casser une barre de chocolat en quatre et de n’en manger qu’un carré. Judith Viorst

Chaque jour, je mange les quatre éléments nutritifs indispensables à la santé : du chocolat au lait, du chocolat noir, du chocolat blanc et du cacao. Debra Tracy

Prenez du chocolat afin que les plus méchantes compagnies vous paraissent bonnes. Madame de Sévigné

Le chocolat est non seulement agréable au goût, c’est également un merveilleux baume pour la bouche.Stéphani Blancardi

Le chocolat est bien évidemment la matière dont sont faits les rêves. Des rêves riches, noirs, soyeux et doux qui troublent les sens et éveillent les passions. Judith Olney

Chocolat ! Voilà bien un mot qui évoque des extases indescriptibles. Est-il un homme, une femme ou un enfant qui n’en a pas désiré, qui n’en a pas dévoré, et qui l’instant d’après, n’a pas rêvé d’en dévorer encore ?Elaine Gonzales

Le chocolat est divin, moelleux, sensuel, profond. Noir, somptueux, gratifiant, puissant, dense, crémeux, séducteur, suggestif, riche, excessif, soyeux, doux, luxueux, céleste…Elaine Sherman

Si j’étais directeur d’école, je me débarrasserais du professeur d’histoire et je le remplacerais par un professeur de chocolat ; mes élèves étudieraient au moins un sujet qui les concerne tous. Roald Dahl

Une réalisation du  Maitre Chocolatier Andrew Farrugia

Plus de photos sur le site « Un train de chocolat de 34 mètres »

 

train, chocolat, exposition, Bruxelles, belgique, Maltais, Farrugia, Andrew, artiste, maître, chocolatier

« Prenez du chocolat afin que les plus méchantes compagnies vous paraissent bonnes. »

Une citation d’actualité.

Réalisez votre propre train de chocolat avec Nanou

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ou avec Circée

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Les français accros au chocolat

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Les Français sont les plus grands adeptes de chocolat noir d’Europe.

Ma maman en mangeait tous les jours jusqu’à 97 ans.

Selon une étude réalisée par l’institut Ipsos pour Barry Callebaut, un fabricant de chocolats, les consommateurs français sont 57% à préférer manger du chocolat noir, alors que la moyenne européenne est de 43%.

Manger du chocolat, un plaisir Pourquoi mange-t-on du chocolat? Les consommateurs sont 74% à le dire « bon pour le moral » et 42% qu’il « donne de l’énergie ». Sur ces deux points, 53% des Européens pensent également qu’il est « bon pour le moral » et 48% qu’ »il donne de l’énergie ». En outre, Français et Européens lui attribue d’autres vertus : 22% des Français et 15% des Européens pensent notamment qu’il « stimule la mémoire » et 13% des Français et des Européens disent qu’il est « bon pour le système cardio-vasculaire ». L’étude indique également que plus d’un Français sur trois (38%) aimerait manger du chocolat aux effets bénéfiques pour la santé. Poser une question

Tout savoir sur le chocolat: un bon résumé ici

Demain 4 décembre. Déjà la Sainte-Barbe !

N’oubliez pas de planter votre blé qui porte chance pour toute l’année.

Un petit conseil pour le réussir

Ce soir mettez les grains à tremper dans de l’eau à température ambiante et laisser-le tremper toute la nuit.

Pour le semer, vous avez le choix: Sur du coton mouillé selon la tradition. Ou dans la terre, je préfère.

Couvrez-le avec du film transparent jusqu’à germination.

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Après surveillez-le et arrosez-le avec amour, ni trop, ni trop peu. Et les graines d’or vous accompagneront toute l’année.

A suivre…

 

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Noël sur le blog

Posté par ENO filles le 1 décembre 2013

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La Sainte-Catherine, de coutume en culture

Posté par ENO filles le 24 novembre 2013

DemainLa Sainte-Catherine, de coutume en culture  dans 2013 les-catherinettes-2011-11-25-06h13-142013

Vive la Sainte-Catherine 

A l’origine de toutes ces traditions, la vie légendaire de Sainte Catherine d’Alexandrie

SAINTE-CATHERINE

Née à Alexandrie au sein d’une famille noble, Sainte Catherine se convertit au christianisme à la suite d’une vision.

Jésus, ému par sa ferveur, contracte avec elle un mariage mystique sous les yeux de Marie et de la Cour céleste.

C’est sa vie exemplaire qui lui vaut tous ces honneurs.

Elle ne se contente pas d’être la sainte patronne des filles à marier, mais aussi celle des prêcheurs et des philosophes.

Très intelligente, elle suit les cours des plus grands maîtres chrétiens et on dit qu’elle réussit à démontrer à 50 grands philosophes d’Alexandrie la vanité des idoles et la fausseté de leur foi, jusqu’à les convertir tous.

L’empereur Maxence, qui persécutait les chrétiens, lui proposa de renoncer à sa foi en échange d’un mariage royal.

Catherine refusa et allégua qu’elle avait contracté avec le Christ un mariage mystique.

Humilié, l’empereur lui fera subir le supplice de la dislocation des membres sans succès, puis le supplice de la roue duquel elle sort indemne. La légende dit que la roue se brisa miraculeusement.

Elle finira décapitée le 25 Novembre 307.

La vie de cette sainte sera tout à fait édifiante, puisqu’elle fut à la fois vierge, martyre et savante, ce qui lui vaudra d’être la seule Sainte du paradis à posséder trois auréoles: la blanche des vierges, la rouge des martyrs et la verte des savants.

La protectrice des filles célibataires

Son refus de se marier explique tout naturellement pourquoi Sainte Catherine est la patronne des filles célibataires.

L’expression « coiffer Sainte Catherine« , que l’on emploie lorsqu’une jeune fille arrive à l’âge de 25 ans sans avoir convolé en justes noces, s’explique par une tradition qui remonte au XVIème siècle.

En France, à cette époque, on renouvelait la coiffe de la statue de la sainte dans les églises, et c’était les jeunes femmes célibataires entre 25 et 35 ans qui se chargeaient de cette tâche. De la coiffe au chapeau il n’y a qu’un pas, et c’est donc ce qui explique l’usage pour les Catherinettes de porter un chapeau le 25 novembre !

Cette tradition variait selon les coutumes vestimentaires propres à chaque région. La tâche était confiée à la plus expérimentée d’entre elles donc la plus âgée de la confrérie

Ainsi, celles qui ne trouvaient pas mari, plus vieilles d’années en années, coiffaient la statue, une année suivant l’autre.

C’est probablement pour cette raison que sainte Catherine, d’abord patronne des jeunes filles à marier, devint de plus en plus associée aux vieilles filles. À cette occasion, celles qui atteignaient leur 25e année étaient officiellement considérées comme vieilles filles et, bon gré mal gré, on les coiffait d’un bonnet.

 25 novembre dans Fêtes

Il faut savoir que les hommes célibataires ont eux aussi leur saint patron en la personne de Saint Nicolas : en effet, tout comme on dit « coiffer sainte Catherine » pour les filles, on dit « porter la crosse de Saint Nicolas » pour les garçons.

Connue à la fin du Moyen âge en France, cette coutume fut aussi adoptée en Suisse et en Belgique.

Au Canada, dans certaines paroisses dédiées à sainte Catherine ou dans les églises où trônait sa statue, les jeunes filles avaient pris l’habitude de déposer un bouquet de fleurs pour souligner l’anniversaire de leur sainte patronne.

L’expression «coiffer sainte Catherine» a tout de même survécu à la coutume.

Favoriser les rencontres

Pour les plus jeunes, le 25 novembre était la journée idéale pour la quête d’un mari, les rencontres étant facilitées par la fête. Et ainsi cette période de l’année étant propice aux rencontres entre jeunes gens il y avait davantage de célébrations de mariage.

Cependant comme les chances de trouver un époux se faisaient de plus en plus minces après cet âge, un dicton naquit:

«À la Sainte-Catherine mieux vaut mauvais mari que bonnet trop joli».

Il paraitrait que, Conrart, le fondateur de l’Académie Française, interrogé au sujet de l’expression «rester vieille fille»,  avait limité ce phénomène à une réponse en vers :

 

Au-dessus de vingt ans, la fille, en priant Dieu,

Dit: «Donnez-moi, Seigneur, un mari de bon lieu!

Qu’il soit doux, opulent, libéral, agréable!»

À vingt-cinq ans: «Seigneur, un qui soit supportable,

Ou qui, parmi le monde, au moins puisse passer!»

Enfin, quand, par les ans elle se voit presser,

Qu’elle se voit vieillir, qu’elle approche du trente:

«Un tel qui te plaira Seigneur, je m’en contente».

 

Pour certaines, coiffer sainte Catherine n’avait rien de réjouissant.

Elles étaient blessées par des moqueries par et parfois même méprisées et marginalisées. On leur offrait parfois des condoléances et des « Valentins » anonymes et moqueurs. Elles étaient même l’objet de « Poisson d’Avril »

Les « vieilles filles» devaient se faire discrètes, s’habiller de vêtements plus sombres, ne plus prendre part aux soirées et le vide se faisait autour d’elles.

Au début du XXe siècle, la Sainte-Catherine donnait lieu à des veillées de musique, de danse et de chansons. Les filles célibataires y étaient fêtées et on les invitait à des rencontres avec de futurs prétendants. On encourageait les danses en couple.

Les « catherinettes » ne sortaient pas toujours triomphantes de ces soirées. Coiffées du bonnet de circonstance, leur sens de l’humour était rudement mis à l’épreuve

En Acadie, une vieille coutume maintenant disparue, «on leur mettait sur la tête un bonnet blanc et pointu. En certains endroits, on leur faisait revêtir une robe verte, signe d’espérance, et on les obligeait à danser dans une auge à cochon.

 Canada

La date

Selon la petite histoire, Marguerite Bourgeoys aurait ouvert les portes de sa première école le 25 novembre 1658, jour de fête de sainte Catherine d’Alexandrie.

- Les historiens quant à eux fixent cette date au 30 avril 1657, jour de la fête de sainte Catherine de Sienne.

 Catherine

 

Marguerite Bourgeois

La tradition de fêter la Sainte-Catherine à l’école remonterait-elle jusqu’à la première fête donnée par Marguerite Bourgeoys ? On peut seulement dire que le 25 novembre était célébré depuis le début du Régime français en Amérique et l’on peut croire que Marguerite Bourgeoys, née en France et fondatrice de l’enseignement du français à Montréal, canonisée le 31 octobre 1982 par Jean-Paul II, qui accueillait à son école les Filles du Roi, ne pouvait passer sous silence ce jour particulier.

Chose certaine, le 25 novembre a longtemps été une journée très agréable pour les écoliers.

Au XIXe siècle, cette journée de festivités faisait place aux pièces de théâtre montées par les élèves qui jouaient souvent le martyre de sainte Catherine. Ensuite prenaient place les jeux organisés, les chansons et les mascarades.

Plus récemment, la Sainte-Catherine fut l’occasion de présenter des films sur grand écran dans les écoles. La fête prenait plus ou moins d’importance selon les écoles, selon la direction et les enseignants ; des témoignages laissent croire qu’ils y voyaient une belle source de motivation pour maintenir la discipline jusqu’à cette journée tant attendue où l’école appartient aux écoliers.

Les friandises

Au Canada la tradition liée à la Sainte Catherine de fabriquer latire, une confiserie à base de mélasse et de cassonade reste vivante encore aujourd’hui.

Cliquez sur Histoire d’escalier, un conte canadien à propos de la tire.

La tire ma tire

En tous cas, des permissions exceptionnelles étaient accordées : mâcher de la gomme, commettre de petites indisciplines, mais d’abord et avant tout manger de la tire à satiété, tire que l’on préparait souvent sur place et que les élèves prenaient plaisir à étirer.

A l’origine, le but était pour les Catherinettes de démontrer leur talent de cuisinière en offrant cette gourmandise aux hommes célibataires !

Quoi qu’il en soit, le succès de la tire Sainte-Catherine dure depuis 350 ans.

L’origine de cette friandise en forme de papillote serait une invention de Marguerite Bourgeoys.

On raconte qu’elle en aurait fabriqué pour attirer les enfants à son école, surtout les petites «sauvagesses». Le moment de plier le long cordon n’était certainement pas à dédaigner. «En effet, un jeune homme et une jeune fille, étirant le même morceau de tire, pouvaient, quand tous deux se rapprochaient pour plier les deux extrémités du cordon doré, s’embrasser rapidement, ce qui faisait éclater les cris et les rires de ceux qui avaient eu le temps de les voir

On emploie aussi les mots «kiss» (un baiser en français) ou «Klondike» (à cause de sa belle couleur jaune doré, comparable aux pépites d’or tant vantées du Klondike à l’aube du XXe siècle.

Et je ne citerai pas ici la liste de mes amies « Catherine » à qui je souhaite une heureuse fête.

Chapeau mes « Catherine » qui ne sont plus « catherinettes » !

 

Une petite chanson pour vous

cliquez ici

Numérologie

Obtenir la Numérologie complète pour les noms de Catherine, Cathy, Katherine, et Kathy sur :

Kabalistik, site gratuit et fiable.

Les chapeaux en vert et jaune

Le chapeau, du latin « Katharos » fait allusion aux jeunes filles pures et signifie le lien avec Sainte-Catherine.

La tradition veut que l’on confectionne aux Catherinettes des chapeaux extravagants, où le vert et le jaune prédominent et qu’elles porteront tout au long de cette journée festive.

La couleur verte symbolise l’espoir de se marier et connaissance, tandis que la couleur jaune symbolise la réussite ou la foi et la sagesse acquise avec les années

Cette tradition, autrefois suivie dans tous les milieux, à la ville comme à la campagne, s’est beaucoup perdue. Mais aujourd’hui, la coutume est largement suivie par les maisons de couture parisiennes et les modistes (créateur de chapeaux).

Leurs Catherinettes sont reçues le 21 Novembre à la Mairie de Paris, où elles présentent leurs chefs-d’œuvre.

Quant aux fillettes, c’est surtout dans le nord de la France que perdure la tradition de leur envoyer une carte pour la Ste Catherine.

Foire de Sainte-Catherine

Dans les campagnes, la Sainte Catherine est également associée à une Foire qui se tient aux alentours du 25 novembre. La Foire Sainte-Catherine permet aux éleveurs de présenter leurs bestiaux au public.

Cette foire était bien entendu, autrefois, l’occasion idéale pour les jeunes hommes de rencontrer une catherinette afin de mettre fin à son célibat…

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Pour les jardiniers

Le jour de la Sainte Catherine est réputé idéal pour planter boutures et plantes à racines nues, ainsi que l’affirme le dicton : « à la Sainte-Catherine, tout bois prend racine« .

- Ça marche, je confirme…

De nos jours, Sainte Catherine reste la patronne des filles à marier, mais aussi des théologiens, philosophes, orateurs, notaires, étudiants, meuniers, plombiers, tailleurs …

Histoire de la commune de STE-CATHERINE

« Il est une sainte que Garat ne peut oublier d’honorer. C’est Sainte-Catherine, nom du principal bourg de la commune (Sainte Catherine est situé sur la D 939).

COMMUNE STE CATHERINE

Et quand le jour de la Sainte-Catherine, tombé cette année ce dimanche 25 novembre, on peut en profiter pour fêter une Catherinette, on ne saurait bouder le plaisir de faire perdurer une vieille tradition.

Cette année, c’est Charlène, adjoint administratif à la mairie et célibataire alors qu’elle a fêté ses 25 ans, a eu ce jour la surprise de recevoir un superbe chapeau vert et jaune offert, par ses collègues et la municipalité. Elle a ensuite dû prendre la pause sous le panneau de Sainte-Catherine ».

Origine du prénom

Catherine est un prénom féminin d’origine grecque. Catharsis est issu de la même racine. Deux écoles coexistent : les catholiques pensent que Catherine provient du grec « katharos » signifiant « pur », « exempt de souillure » ; les protestants pensent que Catherine provient du nom grec : « aikaterine » signifiant « la torture », en référence à la Sainte Catherine, martyrisée à Alexandrie.

Variantes et diminutifs du prénom « Catherine »

 Caitrin, Catalina, Catarina, Cateline, Caterina, Catharine, Catheline, Cathie, Cathy, Catriona, Ekaterina, Katarina, Katel, Katell, Katelle, Katerina, Katharina, Katharine, Katherina, Katherine, Kathryn, Kathy, Katie, Katrine, Katy

Quelques Catherine célèbres

Le prénom Catherine doit ses lettres de noblesse à Catherine de Médicis, reine de France au XVIe siècle. Très plébiscité dans les années 1960, ce prénom est porté par 360 000 personnes en France. Cependant, il tend à disparaître et n’a pas été attribué à plus de 50 bébés en 2012.

Les Catherine célèbres sont nombreuses.

On peut aussi citer parmi les nobles

Catherine I et Catherine II de Russie (Tsarines au XVIIIe siècle).

Au XVIe siècle, le roi d’Angleterre Henri VIII a eu six épouses successives. La première s’appelait Catherine d’Aragon (infante de Castille et d’Aragon), la cinquième Catherine Howard et la sixième Catherine Parr. Et maintenant nous avons aussi Catherine Elizabeth Middleton dite Kate, l’épouse du prince William, duc de Cambridge, fils aîné du prince Charles, prince de Galles, et de la princesse de Galles, née Lady Diana Spencer

En sport,

Catherine Suire, Catherine Barclay-Reitz, Catherine Tanvier, joueuses de tennis, Catherine Destivelle  alpiniste, Catherine Fleury Vachon Judoka , Catherine Marsal cycliste, Catherine Plewinski nageuse, Catherine Ruby championne de surf/neige

Au cinéma,

Des actrices belles et talentueuses: Catherine Deneuve, Catherine Frot, Catherine Bell, Catherine Hiegel dans « La vie est un long fleuve tranquille », Catherine Rich, Catherine Rouvel, Catherine Zeta Jones qui a notamment joué dans « Le masque de Zorro » mais aussi la romancière et réalisatrice Catherine Breillat ont popularisé ce prénom.

À la télévision,

Les chanteuses Catherine Lara, Catherine Ringer, Catherine Sauvage,…

Catherine Langeais téléspeakerine pionnière de la télévision (1923 – 1998), Catherine Nay journaliste, Catherine Laborde présentatrice météo, journaliste, écrivain, Catherine Ceylac, présentatrice, Catherine Barma productrice

Catherine était aussi le nom de guerre de la résistante française Lucie Aubrac sous l’Occupation.

Catherine Lalumière : politicienne Catherine Théot: visionnaire normande exploitée contre Robespierre (18e siècle) Catherine Trautmann: politicienne

Quiz – Les reconnaissez-vous ?

Jouer

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Et vous, que pensez-vous de cette tradition des « Catherinette »?

Ça vous amuse? Vous trouvez ça ridicule? L’avez-vous déjà fêté à quelqu’un? Où, vos amis vous l’ont-ils souhaité à vos 25 ans?

Je suis impressionnée par le nombre de commentaires concernant tous les sites cités en sources.

Alors, si le froid ne vous a pas trop tétanisé, après avoir regardé ce petit diaporama créé à votre intention, votre petit commentaire sur le blog sera le bienvenu.

Chapeaux les catherinettes

Pour lire le diaporama à votre convenance cliquez sur les images

Bien que les Catherinettes 2013 soient aujourd’hui moins en quête d’époux qu’autrefois, je compte sur vous pour fêter dignement et dans la joie, celles qui vous font l’honneur de vous côtoyer.

1 chapeau

Sources

Catherine, Sainte et Martyre
Sainte Catherine et les Catherinettes
Coiffer Sainte Catherine
Ecrire une carte bonne fêteLe magazine des femmes
Le musée du chapeau
Histoire de la commune de SAINTE CATHERINE
Les premières élections de Sainte Catherine Ecusson et notre logo- Le préventoriumLes Albums de CroÿL’Eglise
Envie d’ailleurs
Merci  facteur
Laulitta.com
http://www.laulitta.com/2013/03/les-catherinettes.html
 
je dois ecrir un comm

 

 

 

 

 

Publié dans 2013, Fêtes | Pas de Commentaire »

Cinéma: La Grande Journée des enfants

Posté par ENO filles le 18 novembre 2013

 

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Cette année, la Grande Journée des Enfants vous donne rendez-vous le 24 novembre pour célébrer sa deuxième édition et partager, en famille, un moment magique de cinéma

- Dès 11h, vous êtes invités à découvrir en avant-première La Reine des Neiges, le film d’animation des studios Disney adapté du célèbre conte d’Andersen : Anna, accompagnée de Kristoff et de son fidèle renne, se lance en quête de sa sœur, la Reine de Neiges, qui a plongé leur royaume dans un hiver éternel…

- A 14h, retrouvez Belle et Sébastien de Nicolas Vanier, avant sa sortie nationale prévue pour le 18 décembre, qui raconte une histoire d’amitié attendrissante entre Sébastien et sa chienne, Belle, au cœur des Alpes durant la Seconde Guerre Mondiale.

- Enfin, à 16h, vos chérubins auront l’occasion de voir un chef d’œuvre du cinéma : le célébrissime E.T. l’extra-terrestre de Steven Spielberg, qui ravira les enfants et les parents ! Ce film sera précédé d’une présentation filmée de Philippe Rouyer, journaliste et critique de cinéma qui plongera les petits cinéphiles dans la mémoire du 7e art.

Rendez-vous donc le 24 novembre prochain dans vos cinémas Gaumont et Pathé pour un dimanche joyeux et convivial. Des animations, bonus et cadeaux sont à inclure aux festivités et, pour marquer le coup, les parents paieront le même prix que les enfants !

Pour commander vos places pour La Reine des neiges, cliquez ici

Pour commander vos places pour Belle et Sébastien, cliquez ici

Pour commander vos places pour E.T. l’extra-terrestre, cliquez ici

Cinémas participants à l’opération : 

Gaumont Opéra – côté Premier (Paris) Gaumont Parnasse (Paris) Gaumont Marignan (Paris) Gaumont Aquaboulevard (Paris) Gaumont Disney Village (Paris) Gaumont Carré Sénart (Moissy Cramayel) Gaumont Amiens (Amiens) Gaumont Multiplexe (Angers) Gaumont Talence (Bordeaux) Gaumont Docks Vauban (Le Havre) Gaumont Multiplexe (Montpellier) Gaumont Nantes (Nantes) Gaumont Rennes (Rennes) Gaumont Grand Quévilly (Rouen) Gaumont Parc Millésime (Thillois) Gaumont Valenciennes (Valenciennes) Gaumont Saint-Etienne (Saint-Etienne) Gaumont Wilson (Toulouse) Gaumont Labège (Toulouse) Pathé Wepler (Paris) Pathé Boulogne (Boulogne-Billancourt) Pathé Conflans (Conflans) Pathé Quai d’Ivry (Ivry-sur-Seine) Pathé Belle Epine (Thiais) Pathé Belfort (Belfort) Pathé Brumath (Brumath) Pathé Rives de l’Orne (Caen) Pathé Coquelles (Calais) Pathé Chambéry Les Halles (Chambéry) Pathé Evreux (Evreux) Pathé Chavant (Grenoble) Pathé Echirolles (Grenoble) Pathé Liévin (Liévin) Pathé Carré de Soie (Lyon) Pathé Vaise (Lyon) Pathé Madeleine (Marseille) Pathé Montataire (Montataire) Pathé Atlantis (Nantes) Pathé Orléans (Orléans) Pathé Saran (Orléans) Pathé Docks 76 (Rouen) Pathé Grand Ciel (Toulon) Pathé Valence (Valence) Décavision (Annecy)

 

Publié dans 2013, Cinéma, Enfants | Pas de Commentaire »

Les Français s’approprient le vocabulaire informatique

Posté par ENO filles le 18 novembre 2013

« Un peu d’humour pour commencer cette semaine pluvieuse…

Bise »   Jeannine

 UN PEU DE VOCABULAIRE TECHNIQUE  !!!!!!     

 Les Anglo-saxons ont créé le suffixe « ware » pour désigner les divers composants de l’informatique :

   - le hardware : le matériel informatique    

- le software : tout logiciel    

- le shareware : un logiciel à partager (requérant une participation financière)    

- le freeware : un logiciel entièrement gratuit

 

Les français, qui « n’aiment pas » utiliser ces termes anglo-saxons, ont jugé utile de créer le vocabulaire informatique en français : 

 


Les Français s'approprient le vocabulaire informatique dans Humour

Ce n’est pas que je suis si intelligent, c’est que je reste plus longtemps avec les problèmes. « 

A. Einstein »

 

- un logiciel antivirus : un mouchware

- un logiciel de classement : un tirware

- un logiciel de copie : un mirware

- un logiciel de merde : un suppositware

- un logiciel de nettoyage du disque dur : une baignware

- un logiciel de préparation de discours : un oratware

- un logiciel de vote électronique : un isolware

- un logiciel de compression de données : un entonware

- un logiciel pour documents en attente : un purgatware

- un logiciel très compliqué : un assomware

- un réseau local d’une entreprise : un coulware

- un serveur de réseau : un abreuware

- une poubelle Windows : un dépotware

- une réunion des responsables informatiques : un tupperware

- une salle informatique non climatisée : une rotissware        

Et enfin, le plus important dans la conjoncture actuelle :       

- un logiciel d’aide à la demande d’augmentation de salaire : un vatfaireware

 

Vive le Françware et… Aureware !!!

 humour dans Maitrise de la langue

 

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Il y a 100 ans naissait Albert Camus

Posté par ENO filles le 13 novembre 2013

 

Le grand silence camusien

Un Message de Zab, le revenant (c’est normal après Halloween)

« dimanche 10 novembre 2013 – C’était le centenaire de la naissance d’Albert Camus, voici quelques jours. Le prétexte à une empoignade sordide entre divers intervenants aux intentions peu claires, le tout surmonté d’une béchamel politicienne bien préparée pour soulever le cœur à des congolais faméliques.

Il faut savoir d’abord que Camus est de nos jours le philosophe le plus lu dans le monde. Très populaire dans les pays anglo-saxons, les textes de Camus sont étudiés dans un certain nombre d’utilisateurs universités US,  comme c’est le cas à Rutgers par ex., où j’eus la…… chance d’assister à un cours d »anfi » (?) »

Régis réclame un hommage à notre célèbre compatriote. Il a raison.  OK, j’en serai. Je ne suis qu’une petite bloggeuse anonyme mais au moins ce sera un rappel pour mes lecteurs assidus ou occasionnels.

En recherchant mes livres je me suis aperçue qu’aucun n’était annoté comme le sont tous les autres de ma bibliothèque. Je l’avoue, je n’ai pas retrouvé beaucoup de résonnance dans les livres de Camus à l’époque où je les ai lus. Mais il n’est pas trop tard. C’est l’occasion ou jamais. En attendant je me contenterai d’adresser ici un hommage à l’écrivain et au poète.

Certains ont dit qu’il était le philosophe des Terminales. C’est très réducteur certes mais en même temps ceci prouve qu’il est incontournable dans le bagage philosophique des bacheliers.

Si j’ai longtemps partagé son utopie sur le bonheur des hommes , surtout dans ma jeunesse, la période où tous les rêves sont permis, la vie s’est chargée de me démontrer qu’il faut, sans doute y croire, et agir… pour pouvoir apporter sa modeste pierre à cette construction imaginaire dont la fragilité est démontrée chaque jour.

Quant à son rêve d’humanisme, chacun garde le même, enfoui au fond, tout au fond de lui, avec l’espoir que tout homme aura un jour droit au bonheur et a sa part de gâteau. Mais personne ne sait comment faire. Je suis trop petite pour mettre en œuvre ce magnifique rêve.

« Il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser. » Albert Camus – extrait de La peste 

Il y a 100 ans, donc, le 7 Novembre 1913, naissait Albert Camus à Mondovi(Algérie).

Je ne connais hélas pas grand-chose de ce pays où je suis née pour en avoir conservé en mémoire les merveilleuses images que Camus évoque avec passion dans son œuvre. Pour moi, les régions d’enfance de ma famille, le Pays Basque, la Corse et surtout la Provence, sa chaleur, ses couleurs, sont ancrées dans mes gènes et l’Algérie s’est limitée à ma ville, Oran, et quelques villages autour, jusqu’à Alger, où résidaient également des membres de ma famille.

Loin des polémiques, les faits montrent combien ce Pied-Noir d’origine modeste a su devenir un génie littéraire et un penseur universel.

A ce sujet, la simple pose d’une plaque commémorative peut prendre l’allure d’un mauvais roman….

Voir « La maison d’Albert Camus dans son village natal est sauvée » : communication qui en avait été faite en Février 2012.

Il avait été l’enfant pauvre d’un misérable faubourg d’Alger.

Dans le Paris de l’après-guerre, il fut l’homme couvert de femmes et de succès.

Sa mort accidentelle a fait de lui un mythe.

Sartre et sa bande de penseurs du Flore, au cœur des vanités de Saint-Germain-des-Prés,  n’ont pu l’empêcher de s’imposer comme un maître.

Ce qui a animé sa vie et son œuvre était tout autre chose : sa volonté de rester fidèle aux « humiliés » parmi lesquels il avait vécu.

Pour lui la  lumière incomparable de l’Algérie s’apparente sous sa plume au jardin d’Eden.

Toute sa vie il en restera imprégné. Elle irradie son œuvre et nourrit sa pensée.

« J’ai commencé dira-t-il par la plénitude. »

Ensuite, la vie  s’est chargée de lui faire connaître la guerre, la révolte et la haine.

«  J’ai grandi dans la mer et la pauvreté m’a été fastueuse, puis j’ai perdu la mer, tous les luxes m’ont alors paru gris, la misère intolérable«  

Reporter, journaliste, chroniqueur judiciaire, politique résistant, essayiste, malgré les succès et les décorations officielles,  il n’a voulu ignorer aucune servitude de l’époque.

Il a été tenté par l’espoir de transformer le monde en imaginant la  justice et un bonheur « significatif » pour des « peuples encombrés par les malheurs du temps ».

Les communistes le disaient réactionnaire et les réactionnaires le disaient communiste.

Lui, prétendait  » essayer simplement d’être un homme« .

S’il avait de la tendresse pour  » les petits blancs  » qui avaient fait surgir l’Algérie du désert, il avait la conviction que « la civilisation réside dans l’art de fixer des limites au désir de l’homme, pour le faire échapper à une hypertension du moi qui condamne à l’autodestruction toute société. »

La vertu toute simple que nous propose Camus, comme sésame au seuil d’un siècle repu, adonné à la recherche du bien- être, et prêt à tous les compromis pour que rien n’empêche la progression inlassable des biens matériels, c’est « la force de caractère« , celle qui nait de l’alliance de l’énergie à la loyauté (…)

Les Français d’Algérie rendent un hommage à Camus l’écrivain qui a si bien décrit l’Algérie de leur enfance.

 

PLUS D’INFOS

FICHE ECRIVAIN

Nom de naissance:     Albert Camus

Activités: Philosophe, moraliste, romancier, dramaturge, essayiste, nouvelliste, journaliste

Naissance: 7 novembre 1913

Mondovi (Algérie française)

Décès: 4 janvier 1960 (à 46 ans)

Villeblevin (France)

Genres: Roman, théâtre, essai, nouvelle

Distinctions: Prix Nobel de littérature en 1957

 

OEUVRES

Révolte dans les Asturies (1936)
L’Envers et l’Endroit (1937), essai
Noces (1939), recueil d’essais
Le Mythe de Sisyphe (1942), essai sur l’absurde
L’Etranger (1942), roman
Le Malentendu (1944), pièce en 3 actes
Caligula (1945), pièce en 4 actes
La Peste (1947), roman
L’Etat de siège (1948) théâtre
Les Justes (1949), pièce en 5 actes
L’Homme révolté (1951), essai
La Chute (1956), roman
L’Exil et le Royaume (1957), recueil de nouvelles
La Mort heureuse (1971), roman
Le Premier Homme (1994), roman inachevé publié par sa fille.

ADAPTATIONS

Requiem pour une nonne, adapté de William Faulkner, théâtre

 Les Possédés, adapté de Dostoïevski, théâtre

Le chevalier d’Olmedo adapté de Lope de Vega, théâtre

JOURNAUX DE VOYAGE

LETTRES A UN AMI ALLEMAND

CORRESPONDANCE AVEC JEAN GRENIER

CORRESPONDANCE RENE CHAR 1946-1959

CHRONIQUES 1944-1948

CHRONIQUES 1948-1953

FRAGMENTS D’UN COMBAT, articles

CHRONIQUE ALGERIENNE 1939-1958

DISCOURS DE SUEDE, 1957

Le roman « L’Etranger » et l’essai « Le Mythe de Sisyphe » appartiennent au « cycle de l’absurde » qui sera ensuite complété par les pièces de théâtre « Le Malentendu » et « Caligula ».
Avec son roman « La Peste » (1947), Camus inaugure « le cycle de la révolte » qui explore le thème de l’engagement. Dans ce cycle s’inscrivent également L’Etat de siège (1948), les Justes (1949) et l’Homme révolté (1951).

A l’occasion du 50ème anniversaire de la mort d’Albert Camus, plusieurs ouvrages (biographies, dictionnaire, album souvenir) avaient invité le public redécouvrir l’homme et l’écrivain.
• le Dictionnaire Albert Camus dans la collection « Bouquins » (Robert Laffont)
• un album de photos et de souvenirs publié par sa fille Catherine Camus : Albert Camus, solitaire, solidaire (Michel Laffont)
• les biographies Albert Camus : fils d’Alger d’Alain Vircondelet (Fayard) et Albert Camus, une vie d’Olivier Todd (Folio).

BIOGRAPHIE (Source : Wikipédia)

Albert Camus, né le 7 novembre 1913 à Mondovi, à proximité de Bône (actuellement Annaba), dans le département de Constantine (depuis 1962, Dréan dans la willaya d’El Taref), en Algérie française, et mort le 4 janvier 1960 à Villeblevin, dans l’Yonne, est un écrivain, philosophe, romancier, dramaturge, essayiste et nouvelliste français.

Il est aussi journaliste militant engagé dans la Résistance française et dans les combats moraux de l’après-guerre.

Son œuvre comprend des pièces de théâtre, des romans, des nouvelles, des films, des poèmes et des essais dans lesquels il développe un humanisme fondé sur la prise de conscience de l’absurdité de la condition humaine mais aussi sur la révolte comme réponse à l’absurde, révolte qui conduit à l’action et donne un sens au monde et à l’existence, et « alors naît la joie étrange qui aide à vivre et mourir »

Sa critique du totalitarisme soviétique lui vaut les anathèmes des communistes et conduit à la brouille avec Jean-Paul Sartre.

Il reçoit le Prix Nobel de littérature en 1957, sa réputation et son influence restent grandes dans le monde.

Selon Bertrand Poirot-Delpech, les essais sur son œuvre ont abondé juste après sa mort, tandis qu’on rendait très peu compte de sa vie.

Les premières biographies ne sont apparues que dix-huit ans après sa mort.

Parmi celles-ci, la plus impressionnante est celle de Herbert R. Lottman, un journaliste américain observateur de la littérature européenne pour The New York Times et le Publishers Weekly

Dans le journal « Combat », ses prises de position sont audacieuses, aussi bien sur la question de l’Algérie que sur ses rapports avec le Parti communiste français, qu’il quitte après un court passage de deux ans

Camus est d’abord témoin de son temps, intransigeant, refusant toute compromission ; il est ainsi amené à s’opposer à Sartre et à se brouiller avec d’anciens amis.

D’après Herbert R. Lottman, Camus n’appartient à aucune famille politique déterminée, bien qu’il ait été adhérent au Parti communiste algérien pendant deux ans.

Il ne se dérobe cependant devant aucun combat : il proteste successivement contre les inégalités qui frappent les musulmans d’Afrique du Nord, puis contre la caricature du pied-noir exploiteur.

Il va au secours des espagnols exilés antifascistes, des victimes du stalinisme, des objecteurs de conscience.

Après cette immersion dans ce monde de ma jeunesse, il ne me reste plus qu’à replonger dans ces livres retrouvés dans ma Bibliothèque et, étant donné mon âge actuel, je pense y trouver out ce qui m’avait échappé à l’époque.

Je vous invite à faire de même.

Ci-dessous quelques images tirées du superbe magazine hors-série Le Figaro que j’avais acheté en 2010.

L'écriture, la révolte, la nostalgie

 ANCIEN ARTICLE SUR LE BLOG

Lors de notre visite au cimetière de Lourmarin du 1er juin 2009

Visite du cimetière de LourmarinIl y a 100 ans naissait Albert Camus dans 2013 2009.05.31-avignon-vinon-196-300x2252009.05.31-avignon-vinon-198-300x225 Albert Camus dans Algérie

 

Textes de Camus

  »Travailler et créer « pour rien », sculpter dans l’argile, savoir que sa création n’a pas d’avenir, voir son œuvre détruite en un jour en étant conscient, que profondément, cela n’a pas plus d’importance que de bâtir pour des siècles, c’est la sagesse difficile que la pensée absurde autorise. Mener de front ces deux tâches, nier d’un côté et exalter de l’autre, c’est la voie qui s’ouvre au créateur absurde. Il doit donner au vide ses couleurs. »

L’absurde naît de la confrontation de l’appel humain avec le silence déraisonnable du monde. »

« Les symphonies de la nature ne connaissent pas de point d’orgue.

Il y a une solitude dans la pauvreté, mais une solitude qui rend son prix à chaque chose.

Le monde n’est jamais silencieux ; son mutisme même répète éternellement les mêmes notes, selon les vibrations qui nous échappent. »

« Nous finissons toujours par avoir le visage de nos vérités. »
Extrait
(…) L’une des seules positions philosophiques cohérentes, c’est ainsi la révolte. Elle est un « confrontement » perpétuel de l’homme et de sa propre obscurité. Elle est exigence d’une impossible transparence. Elle remet le monde en question à chacune de ses secondes. De même que le danger fournit à l’homme l’irremplaçable occasion de la saisir, de même la révolte métaphysique étend la conscience tout le long de l’expérience. Elle est cette présence constante de l’homme à lui-même. Elle n’est pas aspiration, elle est sans espoir. Cette révolte n’est que l’assurance d’un destin écrasant, moins la résignation qui devrait l’accompagner.
C’est ici qu’on voit à quel point l’expérience absurde s’éloigne du suicide. On peut croire que le suicide suit la révolte. Mais à tort. Car il ne figure pas son aboutissement logique. Il est exactement son contraire, par le consentement qu’il suppose. Le suicide, comme le saut, est l’acceptation à sa limite. Tout est consommé, l’homme rentre dans son histoire essentielle. Son avenir, son seul et terrible avenir, il le discerne et s’y précipite. A sa manière, le suicide résout l’absurde. Il l’entraîne dans la même mort. Mais je sais que pour se maintenir, l’absurde ne peut se résoudre. Il échappe au suicide, dans la mesure où il est en même temps conscience et refus de la mort. Il est, à l’extrême pointe de la dernière pensée du condamné à mort, ce cordon de soulier qu’en dépit de tout il aperçoit à quelques mètres, au bord même de sa chute vertigineuse. Le contraire du suicidé, précisément, c’est le condamné à mort.
Cette révolte donne son prix à la vie. Étendue sur toute la longueur d’une existence, elle lui restitue sa grandeur. Pour un homme sans oeillères, il n’est pas de plus beau spectacle que celui de l’intelligence aux prises avec une réalité qui le dépasse. Le spectacle de l’orgueil humain est inégalable. Toutes les dépréciations n’y feront rien. Cette discipline que l’esprit se dicte à lui-même, cette volonté forgée de toutes pièces, ce face à face, ont quelque chose de puisant et de singulier. Appauvrir cette réalité dont l’inhumanité fait la grandeur de l’homme, c’est du même coup l’appauvrir lui-même. Je comprends alors pourquoi les doctrines qui m’expliquent tout m’affaiblissent en même temps. Elles me déchargent du poids de ma propre vie et il faut bien pourtant que je le porte seul. A ce tournant, je ne puis concevoir qu’une métaphysique sceptique aille s’allier à une morale du renoncement.
Conscience et révolte, ces refus sont le contraire du renoncement. Tout ce qu’il y a d’irréductible et de passionné dans un cœur humain les anime au contraire de sa vie. Il s’agit de mourir irréconcilié et non pas de plein gré. Le suicide est une méconnaissance. L’homme absurde ne peut que tout épuiser, et s’épuiser. L’absurde est sa tension la plus extrême, celle qu’il maintient constamment d’un effort solitaire, car il sait que dans cette conscience et dans cette révolte au jour le jour, il témoigne de sa seule vérité qui est le défi. Ceci est une première conséquence. (…)

2009.05.31-avignon-vinon-195c-signat Algérie dans Livres


 

 

 

   

 

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Mémoire des hommes 11 novembre 1918- 2013

Posté par ENO filles le 9 novembre 2013

Le lundi 11 novembre 2013 marque le 95e anniversaire de l’Armistice qui mit fin à la Première Guerre mondiale de 14-18.

Une guerre particulièrement meurtrière

La Grande guerre de 1914-1918 avec ses  huit millions de soldats mobilisés, 1,4 millions de « morts pour la France », dont 90 000 soldats parisiens (soit 11,2% des appelés) fut la plus grande épreuve collective que la Nation française eut à traverser durant quatre années. Quatre années marquées par la mort de masse, les souffrances, les immenses destructions matérielles…

Hommage à nos chers disparus

Un site ou vous pourrez peut-être trouver des informations concernant vos morts pour la Guerre

J’y ai trouvé le nom de mon oncle René que je n’ai pas connu, le premier des dix enfants de mon grand-père.

C’est émouvant de retrouver ici son nom et la mention « Mort pour la France »

Pour retrouver l’un des vôtres :

Rendez-vous sur le site Mémoire des hommes

Mémoire des hommes 11 novembre 1918- 2013  dans 11 novembre memoire-des-hommes

Cliquez sur « recherche dans les bases nominatives »

outil-de-recherche-300x129 11 novembre dans 2013

Vous accédez rapidement au nom cherché. Pour moi, le voici

Il s’appelait:

René Eugène GUILHEM

Né(e) le  03-12-1899 à Oran  (Algérie)

Mention « Mort pour la France » le 24 juin 1918… Il avait 19 ans.

C’est triste de mourir si jeune à cause de la bêtise et de folie des Hommes.

1917-rene-guilhem-1 actualité

 carte-postale armistice

Images : En cliquant sur « Visualiser » j’ai trouvé son acte de décès.

archives_f731199r Célébration

 

C’est pour moi l’occasion de lui rendre hommage.  

Tombe de René à Valence2018.06.24-rene-mort-pour-la-france-3 guerre

Comment se souvenir de la Grande Guerre ?

Quels sont les mystères de ce conflit qui a donné naissance au monde moderne ?

À l’occasion des commémorations de la guerre de1914-1918, c’est sans doute l’occasion de partager nos souvenirs de famille et de livrer notre ressenti sur les événements publics d’hier et d’aujourd’hui.

Doit-on célébrer la Première Guerre Mondiale ?

Il appartient à chacun de répondre à cette question.

Oui pour les uns : Il est important d’évoquer nos ancêtres qui se sont battus il y a un siècle pour notre pays, lors de cet horrible conflit qui a influé sur tout le 20ème siècle et sans qui nous ne serions pas là, de se remémorer le courage de ces hommes et de ces femmes qui ont donné leur vie pour notre pays : la France.

« Commémorer c’est se souvenir. Devoir de mémoire pour saluer ceux qui ont servi leur pays et pour ne plus reproduire les erreurs du passé.

On oublie trop souvent aujourd’hui qu’un pays sans souvenirs, sans tradition est un pays sans avenir ». Christophe Roro (article du Figaro)

Pour d’autres,  le moment n’est pas bien choisi : «Je refuse de commémorer une tuerieJe ne pense pas qu’il soit bon de célébrer le commencement d’une guerre. L’armistice de 1918 suffit et son centenaire aura une autre valeur.»

Et pour d’autres encore, « Il n’est pas souhaitable que le président de la République – quel qu’il soit – profite de cette occasion pour se mettre en valeur ou pour redorer son image ».

Certains mettent en cause l’utilité de ces commémorations :

« Il n’est pas question d’oublier nos héros de la 14 ! Je me demande juste à quel moment les cérémonies officielles annuelles en grande pompe doivent prendre fin : après cent ans ? Cent-cinquante ans ? À la disparition du dernier combattant?  Jamais ?

Pour l’Allemagne: « L’armistice de 1918 n’a pas de signification pour les Allemands.  Cette célébration n’est pas inscrite dans la
culture politique fédérale» – Arndt Weinrich, chargé de recherche à l’Institut historique allemand à Paris

Pour les générations comme la mienne qui n’ont pas connu l’horreur de cette guerre – pour la seconde je naissais à peine  -cela permet de relativiser par rapport à la crise que nous traversons. Cela pose la question de l’Europe et de son symbole.

Cette guerre, je n’en connais que ce que me racontaient  ma grand-mère, mon père, mes oncles et mes tantes.

Mais mis à part quelques souvenirs, que reste-t-il concrètement de cette guerre dans les familles ? Je garde précieusement quelques rares  documents conservés par ma famille dont le livret militaire de mon grand-père, celui de mon père et quelques photos de parents dont malheureusement j’ignore le nom.

Je vous livre ici  une lettre très émouvante de mon grand-père à son fils aîné, mort peu de temps après. Il n’avait pas 20 ans et la vie devant lui.

1918.03.08-lettre-de-grand-pere-a-son-1er-fils-rene guerre de 14-18

 

Liens

Historial

Pour la première fois depuis la fin du premier conflit mondial, la Grande Guerre sera commémorée sans témoin : le dernier des combattants, Claude Choules, britannique de naissance, s’est éteint à Perth en Australie, le 5 mai 2011, à l’âge de 110 ans.

Participez à la collecte d’archives

Les Archives de Paris mènent une grande opération de collecte de documents à valeur historique jusqu’à fin septembre 2014.

Cette opération, s’adresse à toute personne détenant des témoignages historiques de la guerre concernant Paris ou des Parisiens sur le front comme à l’arrière, pendant les années de conflit de la Première Guerre Mondiale (1914 – 1918) ou dans l’immédiat après-guerre, souhaitant en faire don aux Archives de Paris.
Cette campagne de collecte est ouverte à tout document écrit original, manuscrit ou dactylographié, ainsi qu’à tout document iconographique, concernant notamment la vie quotidienne. Des numéros de presse écrite pourront compléter les collections des Archives de Paris.
>> En savoir +  

La Grande Collecte : du 9 au 16 novembre, 40 institutions française collecteront également vos archives familiales relatives à la Première Guerre mondiale.
>> En savoir +

Site officiel du Centenaire

le-centenaire-300x205 la grande guerre

 

Diaporamas

 

 

Publié dans 11 novembre, 2013 | Pas de Commentaire »

L’automne au coin du bois

Posté par ENO filles le 4 novembre 2013

 

L’automne est de l’une des quatre saisons, celle que j’aime le moins.

L’automne suit l’été et précède l’hiver. Baisse progressive des températures, temps devenant progressivement plus nuageux, pluvieux et venteux, parfois neigeux en fin de saison. Mais l’automne peut encore donner, jusqu’à la mi-novembre, de belles journées ensoleillées et douces: C’est l’été de la Saint-Martin (fêté le 11 novembre) et en Amérique du Nord l’été indien.

Fort heureusement l’automne a de quoi nous éblouir et ensoleille les arbres des couleurs du soleil qui disparait peu à peu.

Halloween lui a aussi emprunté ses couleurs.

Poème d’Automne (un envoi de Jean)

 

L'automne au coin du bois dans 2013 automne-v.hugo_-300x225

Joli diaporama pour illuminer une journée grise.

fichier pps Avis De Recherche

Les champignons

L’automne c’est aussi la saison des champignons.

Les connaissez-vous bien?

Voici quelques Quiz

Le premier est facile et ludique. Très utile.

 

champignons-2 automne dans 2013

D’autres, plus généraux: Cliquez sur les photos

01 champignons     03 Lamartine

02 nature     04 saison

 Bon! Maintenant vous en savez davantage… Vous pouvez …..

CUISINER LES CHAMPIGNONS

Pour accéder à quelques recettes faciles cliquez sur l’image

champignons-saut2s Saisons

L’Automne propice à la mélancolie à fait se lamenter les poètes -Oh! Comme je les comprends! -

Et l’école s’est emparée de cette saison qui pour tous les enfants signifie la fin des vacances et la Rentrée.

 Victor Hugo

fichier pdf L’automne par V.Hugo à l’école

L’automne célébré par:

Alphonse de Lamartine (1790-1869)

Salut ! Bois couronnés d’un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !

Je suis d’un pas rêveur le sentier solitaire,
J’aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l’obscurité des bois !

Oui, dans ces jours d’automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d’attraits,
C’est l’adieu d’un ami, c’est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !

Ainsi, prêt à quitter l’horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l’espoir évanoui,
Je me retourne encore, et d’un regard d’envie
Je contemple ses biens dont je n’ai pas joui !

Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,
Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ;
L’air est si parfumé ! la lumière est si pure !
Aux regards d’un mourant le soleil est si beau !

Je voudrais maintenant vider jusqu’à la lie
Ce calice mêlé de nectar et de fiel !
Au fond de cette coupe où je buvais la vie,
Peut-être restait-il une goutte de miel ?

Peut-être l’avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l’espoir est perdu ?
Peut-être dans la foule, une âme que j’ignore
Aurait compris mon âme, et m’aurait répondu ? …

La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ;
A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;
Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu’elle expire,
S’exhale comme un son triste et mélodieux.

Paul Verlaine   (1844-1896)

Chanson d’automne

Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

Guillaume Apollinaire (1880-1918)

 Automne, saison de brouillard et de tristesse… (Alcools)

Dans le brouillard s’en vont un paysan cagneux
Et son bœuf lentement dans le brouillard d’automne
Qui cache les hameaux pauvres et vergogneux
Et s’en allant là-bas le paysan chantonne
Une chanson d’amour et d’infidélité
Qui parle d’une bague et d’un cœur que l’on brise
Oh ! l’automne! L’automne a fait mourir l’été
Dans le brouillard s’en vont deux silhouettes grises.

Automne malade
Automne malade et adoré
Tu mourras quand l’ouragan soufflera dans les roseraies
Quand il aura neigé
Dans les vergers

Pauvre automne
Meurs en blancheur et en richesse
De neige et de fruits mûrs
Au fond du ciel
Des éperviers planent
Sur les nixes* nicettes** aux cheveux verts et naines
Qui n’ont jamais aimé

Aux lisières lointaines
Les cerfs ont bramé

Et que j’aime ô saison que j’aime tes rumeurs
Les fruits tombant sans qu’on les cueille
Le vent et la forêt qui pleurent
Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille
Les feuilles
Qu’on foule
Un train
Qui roule
La vie
S’écoule…

*  génies et nymphes des eaux dans les mythologies germanique et nordique

** simplettes

Albert Samain (1858-1900)

Le vent tourbillonnant, qui rabat les volets,
Là-bas tord la forêt comme une chevelure.
Des troncs entrechoqués monte un puissant murmure
Pareil au bruit des mers, rouleuses de galets.

L’Automne qui descend les collines voilées
Fait, sous ses pas profonds, tressaillir notre cœur ;
Et voici que s’afflige avec plus de ferveur
Le tendre désespoir des roses envolées.

Le vol des guêpes d’or qui vibrait sans repos
S’est tu ; le pêne grince à la grille rouillée ;
La tonnelle grelotte et la terre est mouillée,
Et le linge blanc claque, éperdu, dans l’enclos.

Le jardin nu sourit comme une face aimée
Qui vous dit longuement adieu, quand la mort vient ;
Seul, le son d’une enclume ou l’aboiement d’un chien
Monte, mélancolique, à la vitre fermée.

Suscitant des pensées d’immortelle et de buis,
La cloche sonne, grave, au cœur de la paroisse ;
Et la lumière, avec un long frisson d’angoisse,
Ecoute au fond du ciel venir des longues nuits…

Les longues nuits demain remplaceront, lugubres,
Les limpides matins, les matins frais et fous,
Pleins de papillons blancs chavirant dans les choux
Et de voix sonnant clair dans les brises salubres.

Qu’importe, la maison, sans se plaindre de toi,
T’accueille avec son lierre et ses nids d’hirondelle,
Et, fêtant le retour du prodigue près d’elle,
Fait sortir la fumée à longs flots bleus du toit.

Lorsque la vie éclate et ruisselle et flamboie,
Ivre du vin trop fort de la terre, et laissant
Pendre ses cheveux lourds sur la coupe du sang,
L’âme impure est pareille à la fille de joie.

Mais les corbeaux au ciel s’assemblent par milliers,
Et déjà, reniant sa folie orageuse,
L’âme pousse un soupir joyeux de voyageuse
Qui retrouve, en rentrant, ses meubles familiers.

L’étendard de l’été pend noirci sur sa hampe.
Remonte dans ta chambre, accroche ton manteau ;
Et que ton rêve, ainsi qu’une rose dans l’eau,
S’entr’ouvre au doux soleil intime de la lampe.

Dans l’horloge pensive, au timbre avertisseur,
Mystérieusement bat le cœur du Silence.
La Solitude au seuil étend sa vigilance,
Et baise, en se penchant, ton front comme une sœur.

C’est le refuge élu, c’est la bonne demeure,
La cellule aux murs chauds, l’âtre au subtil loisir,
Où s’élabore, ainsi qu’un très rare élixir,
L’essence fine de la vie intérieure.

Là, tu peux déposer le masque et les fardeaux,
Loin de la foule et libre, enfin, des simagrées,
Afin que le parfum des choses préférées
Flotte, seul, pour ton cœur dans les plis des rideaux.

C’est la bonne saison, entre toutes féconde,
D’adorer tes vrais dieux, sans honte, à ta façon,
Et de descendre en toi jusqu’au divin frisson
De te découvrir jeune et vierge comme un monde !

Tout est calme ; le vent pleure au fond du couloir ;
Ton esprit a rompu ses chaînes imbéciles,
Et, nu, penché sur l’eau des heures immobiles,
Se mire au pur cristal de son propre miroir :

Et, près du feu qui meurt, ce sont des Grâces nues,
Des départs de vaisseaux haut voilés dans l’air vif,
L’âpre suc d’un baiser sensuel et pensif,
Et des soleils couchants sur des eaux inconnues…

Émile Verhaeren (1855-1916) - écrivain et poète belge.

Automne

Matins frileux
Le vent se vêt de brume ;
Le vent retrousse au cou des pigeons bleus
Les plumes.
La poule appelle
Le pépiant fretin de ses poussins
Sous l’aile.
Panache au clair et glaive nu
Les lansquenets des girouettes
Pirouettent.
L’air est rugueux et cru ;
Un chat près du foyer se pelotonne ;
Et tout à coup, du coin du bois résonne,
Monotone et discord,
L’appel tintamarrant des cors
D’automne.

Le vent

 (Les villages illusoires)

Sur la bruyère longue infiniment,
Voici le vent cornant Novembre,
Sur la bruyère, infiniment,
Voici le vent
Qui se déchire et se démembre,
En souffles lourds battant les bourgs,
Voici le vent,
Le vent sauvage de Novembre.

 

Aux puits des fermes,
Les seaux de fer et les poulies
Grincent.
Aux citernes des fermes,
Les seaux et les poulies
Grincent et crient
Toute la mort dans leurs mélancolies.
Le vent rafle, le long de l’eau,
Les feuilles vertes des bouleaux,
Le vent sauvage de Novembre;
Le vent mord dans les branches
Des nids d’oiseaux;
Le vent râpe du fer,
Et peigne au loin les avalanches,
- Rageusement – du vieil hiver,
Rageusement, le vent,
Le vent sauvage de Novembre.
Dans les étables lamentables
Les lucarnes rapiécées
Ballottent leurs loques falotes
De vitre et de papier.
- Le vent sauvage de Novembre! -
Sur sa hutte de gazon bistre,
De bas en haut, à travers airs,
De haut en bas, à coups d’éclairs,
Le moulin noir fauche, sinistre,
Le moulin noir fauche le vent,
Le vent,
Le vent sauvage de Novembre.
Les vieux chaumes à croupetons,
Autour de leurs clochers d’église,
Sont soulevés sur leurs bâtons;
Les vieux chaumes et leurs auvents
Claquent au vent,
Au vent sauvage de Novembre.
Les croix du cimetière étroit,
Les bras des morts que sont ces croix,
Tombent comme un grand vol,
Rabattu noir, contre le sol.
Le vent sauvage de Novembre,
Le vent,
L’avez-vous rencontré le vent,
Au carrefour des trois cents routes ;
L’avez-vous rencontré le vent,
Celui des peurs et des déroutes;
L’avez-vous vu cette nuit-là
Quand il jeta la lune à bas,
Et que, n’en pouvant plus,
Tous les villages vermoulus
Criaient comme des bêtes
Sous la tempête?

Sur la bruyère, infiniment,
Voici le vent hurlant.
Voici le vent cornant Novembre.

 

Jules BRETON   (1827-1906)

Automne

A Jules Dupré.
La rivière s’écoule avec lenteur. Ses eaux
Murmurent, près du bord, aux souches des vieux aulnes
Qui se teignent de sang ; de hauts peupliers jaunes
Sèment leurs feuilles d’or parmi les blonds roseaux.

Le vent léger, qui croise en mobiles réseaux
Ses rides d’argent clair, laisse de sombres zones
Où les arbres, plongeant leurs dômes et leurs cônes,
Tremblent, comme agités par des milliers d’oiseaux.

Par instants se répète un cri grêle de grive,
Et, lancé brusquement des herbes de la rive,
Etincelle un joyau dans l’air limpide et bleu ;

Un chant aigu prolonge une note stridente ;
C’est le martin-pêcheur qui fuit d’une aile ardente
Dans un furtif rayon d’émeraude et de feu.

 

bon-automne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans 2013 | Pas de Commentaire »

Camille Bender raconte l’ENO

Posté par ENO filles le 4 novembre 2013

Coucou Paule,
Merci pour tes envois et ton travail.
Un article de l’écho de l’ORANIE sur une de vos
condisciples qui parle de son école en 1997.
Peut être l’as tu eu, peut être pas ?
Amitiés Oranaises.
Pierre D.
Pour vous toutes, voici le document en question
Camille Bender raconte l'ENO dans 2013 eno-fleurie
La façade de l’école s’ouvrait sur un grand jardin où les pergolas fleuries croulaient sous les roses. Le hall d’entrée, avec de chaque côté les parloirs et la loge du concierge, conduisait à une cour, avec son jet d’eau dans un grand bassin circulaire,
paule-bassin-noms Camille Bender dans ENO
entourée de galeries à arcades, où se nichait la Bibliothèque et la salle d’enseignement ménager.
Une longue galerie très claire menait aux salles de cours du rez-de-chaussée, et la même galerie ouverte, au premier étage, conduisait aux salles d’études…. la suite dans
Pour infos:
+ Poèmes de Camille Bender
Cliquez sur    Echo d'Oran

IN MEMORIAM Camille BENDER 
Camille à une réunion des Amitiés Oraniennes en 1983
La tombe de Camille au cimetière de Saint- André de la Roche
Le ciel hésitait entre bleu et noir. C’était jeudi 7 février 2013. Notre amie Camille arrivait à sa dernière demeure. Sa nièce, Jacqueline Meyson, et son époux l’ont accompagné depuis Courbevoie où elle a passé ses dernières années, où elle s’est éteinte doucement, le vendredi 1er février, en toute lucidité.

Camille Bender, née Bonin, est toujours restée profondément attachée à sa ville natale, Mostaganem.

Elle a raconté dans un de ses articles aussi brillants qu’émouvants ses années d’Ecole Normale à Oran puis sa carrière d’enseignante à « Mosta ».

Toute jeune mariée à la déclaration de guerre de 1939, elle eut le malheur de perdre son époux, tué au front dans cette France qu’on appelait « métropole » et qui a pris la vie de tant de jeunes de chez nous.

Elle ne s’est jamais remariée et, n’ayant pas d’enfant, elle considérait les enfants et petits- enfants de sa sœur comme les siens propres. Ils lui rendaient bien l’amour qu’elle leur donnait. Dans son appartement niçois, avenue du Docteur Moriez, elle sut s’entourer d’amis fidèles, en particulier Monsieur André Garçon, mostaganémois aussi, dévoué auprès d’elle jusqu’à ce que la maladie l’oblige à se rapprocher de sa famille à Courbevoie.

Dès son arrivée à Nice, à l’indépendance de l’Algérie, Camille Bender fit partie des dames du Service Social des Amitiés Oraniennes de la Côte d’Azur qui réunissaient les dons et organisaient les distributions de colis aux démunis à Noël et à Pâques.

Elle fut aussi assidue des réunions des bénévoles à l’annexe de la Mairie, Le Louvre, pour plier et mettre sous bande le journal, L’Echo de l’Oranie, car, à cette époque, tout se faisait manuellement, dans la bonne humeur : Il faisait bon oublier un moment l’exil et les soucis.

Pendant plus de vingt ans, chaque mois, sa chronique dans l’Echo de l’Oranie évoquait un événement d’actualité ou un souvenir du passé d’une plume légère.

Parfois aussi elle fustigeait les stupidités, les malveillances, les calomnies dont nous avons été abreuvés.

Son style était fluide et concis, sans aucun pathos, à l’image de sa pensée précise et elle savait toucher le cœur et émouvoir. Sa présence auprès de moi durant les vingt années où j’ai dirigé l’Echo me fut toujours infiniment précieuse.
Nous n’oublierons pas sa fine silhouette toujours impeccable d’une élégance discrète de bon aloi. Si coquette qu’elle ne disait jamais son âge.

Elle me pardonnera d’avouer ici qu’elle était née en 1917. Elle fut une femme de courage et de caractère. Sa tombe, dans le joli cimetière de Saint André de la Roche, était couverte de fleurs dont une belle gerbe des Amitiés Oraniennes.

Le président, Gérard Navarro, empêché, m’avait demandé de le représenter. Dans ce cimetière dorment beaucoup de Français d’Algérie. Nous étions peu nombreux pour accompagner notre amie à sa dernière demeure. Le ciel, finalement, avait opté pour le bleu et, tandis que nous récitions le « Je Vous salue Marie », un rayon de soleil est venu caresser son cercueil. La pluie n’était plus que dans nos yeux. Geneviève de Ternant

Publié dans 2013, ENO | Pas de Commentaire »

Halloween toujours

Posté par ENO filles le 3 novembre 2013

Je ne peux résister au plaisir de vous présenter cette nouvelle animation de J. Lawson (cette merveilleuse Canadienne créatrice de cartes animées fantastiques (voir dans mon calendrier de l’Avent -articles sur Noel )

 Halloween par J.Lauwson

Halloween Knight – animated Flash ecard by Jacquie Lawson

 

Publié dans 2013, Halloween | Pas de Commentaire »

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