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Les saveurs du Palais

Posté par ENO filles le 15 octobre 2012

« Palais » ou « palais »… « Odette Toulemonde » revient sur nos écrans. Et cette fois elle va rencontrer et séduire avec la même grâce, la même gentillesse, la même simplicité, et un talent qu’elle n’a parait-il pas à la ville, le Président de la République.

En tout cas je suis persuadée que depuis ce rôle aussi savoureux que les plats qu’elle soumet à notre convoitise, elle regarde l’art  culinaire  avec un oeil bienveillant et qu’elle y a acquis depuis quelques talents.

J’ai adoré « Dette » et j’adore « Hortense  » la merveilleuse cuisinière qui a enchanté les repas d’un Président vieillissant, loin du décorum de la table « royale »

Mais il n’est pas facile de pénétrer dans cet Univers protégé qu’est le  » Palais de l’Elysée » comme vous vous en doutez.

LES SAVEURS DU PALAIS,

Le réalisateur Christian Vincent nous offre 1h35 de bonheur, de jouissance et d’émotion. (Sortie le 19 septembre 2012)

Les saveurs du palais nous conte les péripéties d’une cuisinière du Périgord, Hortense Laborie campée par une Catherine Frot magistrale, choisie à sa grande surprise par François Mitterrand pour lui concocter, à l’Élysée, la cuisine que jadis faisait sa grand-mère.

Elle est assistée par Arthur Dupont, naïf et charmant, convaincant  dans le rôle du jeune pâtissier détaché auprès d’Hortense, effrayé des demandes qui lui sont faites mais de plus en plus épanoui par cette aventure culinaire étonnante.

Découvrez la bande annonce du film

sur son site officiel  en cliquant sur l’affiche du film

Les saveurs du Palais dans 2012 les-saveurs-du-palais-affiche-225x300

http://lessaveursdupalais.com/

Ceci est bien une  histoire vraie mais pas un biopic

Si le film raconte le parcours de Danièle Delpeuch, première femme chargée de cuisiner les plats de François Mitterrand à l’Élysée, le film a seulement repris nombre de souvenirs cocasses,  des moments avec le Président.

Le scénario mélange avec humour des choses qui ont existé et d’autres totalement inventés », comme l’explique le producteur et scénariste du film, Etienne Comar.

Jean d’Ormesson dont c’est  à 87 ans le deuxieme rôle à l’écran (c’est son deuxième film après Éloge de l’amour, un Godard de 2000, où il tenait un petit rôle), est très étonnant d’aisance  et efficace avec sa douceur, sa lenteur et la joie qui irradie son visage lorsqu’il parle avec sa cuisinière en lecteur émerveillé amoureux des vieilles recettes , de ce superbe livre « Éloge de la cuisine française » à la langue aussi délicieuse que les plats qu’il évoque avec elle. 

eloges-de-la-cuisine-francaise-223x300 catherine frot dans Cinéma

« Ne pouvant se prévaloir d’une ressemblance physique avec le défunt Président et conservant la diction, certes ralentie, qui lui est propre, l’académicien possède la prestance, le charisme et l’érudition qui donnent à voir un Président subtil et truculent lorsqu’il s’agit de parler de cuisine en tête-à-tête avec Hortense »

Une prestation savoureuse du duo Frot-Ormesson, entouré de seconds rôles convaincants dont Arthur Dupont touchant dans son rôle d’assistant étonné mais dévoué et ouvert à toutes les recherches de son chef.

roles-principaux-300x86 cinéma

Les lieux du tournage

« Pour être en mesure de recréer l’Élysée, Les Saveurs du palais a été tourné dans différents endroits : à Marigny, au château de Chantilly, à celui de Vigny et en studio à Bry-sur-Marne. Mais en plus de cela, le tournage a pu se faire dans un endroit inespéré : « On a eu la chance de tourner plusieurs jours à l’Élysée pendant la réunion du G20 à Cannes. Sarkozy étant absent de Paris, on nous avait accordé une autorisation assez exceptionnelle », confie Christian Vincent, le réalisateur. « Quand Hortense arrive pour la première fois au Palais de l’Élysée, nous sommes dans le vrai décor. »

Loin du 55, rue du Faubourg-Saint-Honoré

« La partie du film concernant le voyage de l’héroïne en Antarctique a été rude à tourner.  Dans l’impossibilité de déplacer le tournage dans cette région, l’équipe est partie à la découverte d’un nouveau décor : « Nous avons donc cherché l’équivalent de ces paysages dans l’hémisphère nord, en Europe. Et c’est finalement en Islande que nous avons planté la caméra. Il y a des décors incroyables, c’est une terre vierge : pas un avion dans le ciel, pas un seul poteau électrique, pas âme qui vive », explique le réalisateur. Mais cette terre sauvage n’offre pas que des avantages, surtout lorsque l’on tourne un film : « Les conditions sont rudes, les liaisons difficiles, le temps change tout le temps, nous avons essuyé plusieurs tempêtes et, certains jours, nous n’avons presque pas pu tourner. »

Qu’en pense la critique

Machisme des durs à cuire de « la centrale », la cuisine principale dépossédée des repas du Président, lesquels affublent Hortense du sobriquet de « La Du Barry » en référence à la favorite de Louis XV. Suspicieux médecins du Président qui valident les menus, lointains héritiers de ceux de Louis XIV croqués par Saint-Simon dans ses Mémoires. Hauts fonctionnaires tatillons.

Il fallait bien Catherine Frot pour incarner cette femme passionnée par son métier, par les produits et les recettes d’antan, et surtout bien décidée à secouer les lourds rouages de l’Élysée pour satisfaire la demande que formule le Président lors de leur premier entretien: «Donnez-moi le meilleur de la France ! »

FÊTE DE LA GASTRONOMIE

« Les Saveurs du Palais », en partenariat avec la Fête de la Gastronomie

Les saveurs du palais est également un plaisir pour les yeux puisqu’il fait se succéder de merveilleux plats de la cuisine traditionnelle française.

​A l’occasion de la sortie du film LES SAVEURS DU PALAIS en partenariat avec la Fête de la Gastronomie, nous avons posé trois questions aux acteurs principaux : Catherine Frot et Jean d’Ormesson

3 QUESTIONS A… CATHERINE FROT

Quelle a été votre première réaction lorsqu’on vous a proposé le rôle d’Hortense ?

J’ai tout de suite senti que c’était une belle proposition ; intéressante mais pas facile. Hortense est un personnage assez peu commun. J’avoue, qu’au début, je ne savais pas très bien par quel bout l’attraper.

Comment s’est passé votre travail avec Jean d’Ormesson ?

Nous avons cherché ensemble le meilleur. Il fallait trouver le bon ton. Comme il n’était pas acteur, ce n’était pas évident au départ mais ça l’est très vite devenu. À cause de sa vie, de ce qu’il est, Jean avait en lui la possibilité poétique d’être Président. Sur le plateau, il était comme un jeune homme. Il m’a beaucoup touchée.

On a le sentiment que vous apportez tout votre passé de comédienne dans ce personnage. Cela accentue encore davantage la complexité et le mystère d’Hortense.

Peut-être parce que j’ai incarné des personnages de toutes sortes; je suis passée du tragique au comique, j’ai joué des femmes assez stylisées, presque fabriquées, comme des marionnettes. J’ai poussé très loin la naïveté et la cocasserie- chez Cédric Klapisch, dans Un air de famille, chez Eric- Emmanuel Schmitt, dans Odette tout le monde, chez Pascal Thomas. J’ai travaillé la dureté – chez Safy Nebbou, dans l’Empreinte de l’ange, ou chez José Alcala, dans Coup d’éclat. Avec ce film, j’ai l’impression de réunir ces contrastes, d’approcher quelque chose d’intime.

3 QUESTIONS A… JEAN D’ORMESSON

Connaissiez-vous l’histoire de Danièle Delpeuch, la cuisinière de François Mitterrand, qui a inspiré le film ?

Pas du tout. J’ai fait confiance à Etienne Comar et Christian Vincent. J’avais vu Des hommes et des Dieux, ce film magnifique et cela me suffisait. J’ai fait la connaissance de Danièle Delpeuch un peu plus tard. C’est un sacré personnage.

Comment avez-vous préparé ce personnage de Président ?

Le scénario ne m’a pas quitté, je m’endormais même dessus. C’était utile car les scènes faisaient leur chemin dans la nuit. Je n’ai lu le livre de Danièle Delpeuch que bien plus tard. Et j’ai lu le merveilleux livre d’Edouard Nignon, Éloge de la cuisine française, dont le Président s’entretient avec le personnage d’Hortense, la cuisinière. Il me fallait me nourrir un peu de l’intérieur. Mais restons objectifs : ce personnage de Président, qu’on peut penser central, est tout à fait secondaire.

Vous-même, êtes-vous épicurien comme ce Président qui goûte tant la Poularde demi-deuil?

Je suis très sensible à la nourriture. J’ai adoré la scène avec les truffes. On a dû la recommencer plusieurs fois- c’est très difficile d’être filmé lorsqu’on mange.

Bilan : j’ai dû manger trois truffes et c’était délicieux. Quand j’étais jeune, j’allais quelquefois chez Bocuse ou chez Troisgros. Les grandes tables m’amusaient.

Et il m’est arrivé, comme ce Président que j’interprète, de lire des recueils de littérature sur le sujet.

ALLEZ VOIR CE FILM. VOUS PASSEREZ UN PUR MOMENT DE BONHEUR ET D’EMOTION CULINAIRE ET AUTRE.

Pour infos: impossible d’avoir le livre de cuisine de Danièle Delpeuch. Sortie prévue le 25 octobre mais ma pré-commande à la Fnac dès la sortie du film n’a pas été honorée à ce jour pour indisponibilité. Je suis invitée à la renouveler ultérieurement

« Nos fournisseurs viennent de nous informer de l’indisponibilité momentanée de(s)  article(s) mentionné(s) ci-dessous.
Nous sommes désolés de ne pouvoir être  en mesure de vous livrer ce(s) produit(s) et nous regrettons de devoir annuler
votre commande. « 

Quand à l’autre « Eloges de la cuisine française » c’est juste pour les collectionneurs : plus de 350€ l’exemplaire d’occasion, si vous arrivez à l’acquérir.

Une ré-édition serait bienvenue.

Dévorer un livre est déjà un avant-goût de la gourmandise et en plus c’est  bon pour la ligne…. Lisez plus et mangez moins!

 

 

 

 

 

 

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Le Festival de Cannes pour les nuls

Posté par ENO filles le 11 mai 2012

Le Festival de Cannes pour les nuls dans 2012 AFFICHE-20121-220x300

 

 

Avec le mois de Mai restons au Cinéma.

Le 65ème Festival de Cannes ouvrira ses portes le  mercredi 16 mai et les refermera le 27 mai.

En savoir plus sur le festival?

CANNES C’EST OU ?

Cannes est une ville située dans le sud de la France, dans le département des Alpes-Maritimes, tout au bord de la mer Méditerranée.

Le festival a lieu au bord de l’eau, sur le magnifique boulevard qui longe la mer, la Croisette. Chaque mois de Mai la vie des Cannois est complètement bouleversée : la ville est envahie par des milliers de comédiens, de réalisateurs, de producteurs et donc de journalistes, de photographes, mais aussi de personnes que le cinéma fait rêver. Et moi aussi le cinéma me fait rêver. Un peu moins maintenant car il se veut tellement réaliste que le rêve s’évanouit un peu. Certes l’Art a toujours été le reflet de la réalité et de l’époque. Et justement notre époque est devenue si troublée et troublante que le rêve l’est aussi et vire souvent au cauchemar.

Puisse le fait que de  voir notre réalité sur grand écran nous invite à y réfléchir…

L’affiche a évolué dans le temps et nous raconte l’Histoire du 7e Art.

Affiche-cannes2012-cannes65 dans Cinéma

COMMENT SE DEROULE LE FESTIVAL?

Chaque année, durant la seconde quinzaine de mai, la ville de Cannes est envahie par des cinéastes et prise d’assaut par des milliers de photographes

Le festival est organisé autour d’un jury, d’un président et d’une maîtresse de cérémonie.

Pendant quinze jours, les membres du jury, essentiellement des acteurs, des réalisateurs – bref, des professionnels du cinéma et leurs invités de marque– regardent les films sélectionnés par les organisateurs du festival. Puis ils décernent un certain nombre de prix, dont la Palme d’or – la plus haute distinction –, le  Grand prix, le Prix de la mise en scène, le Prix d’interprétation féminine et masculine pour les comédiens… et bien d’autres encore qui méritent de figurer à ce Palmarès.

LA MONTEE DES MARCHES C’EST QUOI ?

C’est le moment le plus commenté du festival. Ces marches recouvertes d’un immense tapis rouge mènent au palais des festivals. La foule des spectateurs agglutinée derrière des barrières attend de voir en réalité leurs personnalités préférées, leurs stars. Pour elles c’est l’occasion de se montrer et se faire photographier dans leur plus belle ou leur plus excentrique tenue. Certaines d’entre mieux que d’autres stationnent un moment et saluent leurs fans en délire. D’autres se contentent de défiler sans même un regard vers ceux qui les font vivre.

Mais tout cela n’a plus le caractère bon enfant que j’ai connu. Insécurité quand tu nous tiens! Les visiteurs sont parqués avec impossibilité de s’approcher de leurs idoles, bien tenus par des policiers et autres agents de sécurité.

Néanmoins j’ai toujours un plaisir à déambuler dans cette ville en fête et au hasard de la promenade il m’est arrivé de côtoyer des célébrités. C’est toujours un plaisir.

CETTE ANNE QUI FAIT QUOI ?

Pour cette édition de Cannes 2012, la maîtresse de cérémonie est la  comédienne Bérénice Bejo, partenaire de Jean Dujardin dans « The artist »

Au JURY des longs métrages

Le Président: Nanni Moretti, Comédien et Réalisateur italien

L’actrice israélienne, Hiam ABBASS

La réalisatrice britannique, Andrea Arnold

Notre actrice, Emmanuelle DEVOS

Le styliste français, Jean-Paul Gaultier

L’actrice allemande, Diane KRUGER

L’acteur britannique, EwanMcGregor

Le réalisateur américain, AlexanderPayne

Et enfin, le réalisateur haïtien, Raoul PECK

 Au JURY de la Cinéfondation et des courts métrages

Président: le réalisateur belge bien connu, Jean-Pierre Dardenne  

Le scénariste brésilien Karim Aïnouz,

Ecrivain, scénariste et réalisateur français, Emmanuel Carrère

L’actrice canadienne, Arsinée Khanjian  

Le Directeur de la photographie et réalisateur chinois, Yu Lik-Wai

Au JURY Un certain regard

Président: Tim Roth (Comédien – Réalisateur) (Royaume-Uni)

JURY de la Caméra d’or

Président: Carlos Diegues (réalisateur) (Brésil)

Le réalisateur français, Michel Andrieu

Le directeur de la photographie français, Rémy Chéri  

Le critique français, Francis Gavelle

Le directeur d’une société française de doublage de films, Hervé Icovic

Et enfin , Gloria Satta, journaliste italienne.

LES PRIX

Je me bornerai ici aux longs métrages.

Palmarès des Longs métrages

La Palme d’Or

Le Grand Prix du Jury

Le Prix de la meilleure mise en scène

Le Prix du meilleur scénario

Le Prix d’interprétation féminine

Le Prix d’interprétation masculine

Le Prix du Jury

La Caméra d’or

Pour les autres sélections

Le Prix Un Certain Regard

Le Prix du Jury – Un Certain Regard

Le Prix de la mise en scène – Un Certain Regard

Le Premier Prix de la Cinéfondation

Le Deuxième Prix de la Cinéfondation

Le Troisième Prix de la Cinéfondation

La Palme d’Or d’Honneur

LE FESTIVAL, UNE HISTOIRE MOUVEMENTEE

Ce festival de cinéma a une histoire riche en anecdotes et parfois mouvementée.

En 1955 Le Festival n’a pas lieu pour des raisons d’ordre budgétaire (crédits). Le Festival aura finalement lieu, désormais, au printemps de chaque année. La
décision est prise au cours du congrès des producteurs de films. Ainsi Cannes ne rentrera plus en compétition avec Venise.

En mai 1968, alors que la France était paralysée par les manifestations d’étudiants et d’ouvriers, le  festival a été interrompu, car beaucoup de réalisateurs présents souhaitaient exprimer leur solidarité avec les manifestants.  Plus de détails ici

LA SELECTION OFFICIELLE

La sélection officielle du Festival de Cannes 2012 a été dévoilée depuis 4 semaines, le jeudi 19 avril.

« Présenté hors compétition, le film de Claude Miller, décédé le 4 avril dernier, « Thérèse Desqueyroux » avec Audrey Tautou et Gilles Lellouche, sera projeté le dernier soir de la quinzaine ». (Amanda Schwab/AP/SIPA)

QUELQUES CHIFFRES POUR COMMENCER …

22 : le nombre de films en compétition cette année.

4 : le nombre de réalisateurs en lice qui ont déjà obtenu la Palme d’Or (Abbas Kiarostami, Ken Loach, Cristian Mungiu, Michael Haneke).

Plus ennuyeux : 0 est le nombre de femmes en course pour cette 65e édition…

On trouve tout de même deux Françaises en Sélection officielle à « Un certain regard » :

- Catherine Corsini (Trois mondes, avec Raphael Personnaz et Clotilde Hesme) et

- Sylvie Verheyde (Confessions d’un enfant du siècle, d’après Musset avec Charlotte Gainsbourg et Pete Doherty).

LES INVITES

Avec les stars invitées sur la Croisette, cette 65e édition s’annonce particulièrement glamour, toutes générations confondues : Robert Pattinson pour Cosmopolis de Cronenberg et  Kristen Stewart pour « Sur la route » de Walter Salles)

Les groupies pourraient aussi envahir Cannes en raison de la venue de Zac Efron, à l’affiche de « The Paperboy ».

A ses côtés figurent Matthew McConaughey, héros du Mud de Jeff Nichols et Nicole Kidman qui joue aussi dans le téléfilm de Philip Kaufman projeté en Séance spéciale.

Citons encore Brad Pitt, qui devrait trouver un grand rôle dans « Killing them softly » d’Andrew Dominik -réalisateur de L’Assassinat de Jesse James- et tout le casting de Lawless de John Hillcoat avec Tom Hardy, Guy Pearce, Shia Labeouf, Mia Wasikowska, Jessica Chastain…

HORS COMPETITION

« Io e Te » de Bernardo Bertolucci (Italie)

« Hemingway & Gellhorn » de Philip Kaufman (États-Unis)

« Madagascar 3 » de Eric Darnell et Tom McGrath (États-Unis)

 « Une journée particulière » de Gilles Jacob et Samuel Faure (France)

* Film de clôture du Festival « Thérèse Desqueyroux » de Claude Miller (France)

LES LONGS METRAGES EN COMPETITION

1. « Moonrise Kingdom » de Wes Anderson (États-Unis)

* Film d’ouverture Comédie, Drame avec Bruce Willis

Date de sortie 16 mai 2012

Bande annonce

2. « De rouille et d’os » de Jacques Audiard

Bande annonce

3. « Holy motors » de Leos Carax

4. The Paperboy de Lee Daniels (États-Unis)

Thriller; Date de sortie prochainement

5. Cosmopolis de David Cronenberg


6. « Amour » de Michael Haneke (Autriche)

7.« Killing Them Softly » de Andrew Dominik (États-Unis)
8. Lawless de John Hillcoat (États-Unis)

9.« Vous n’avez encore rien vu » d’Alain Resnais (France) Drame

Date de sortie 26 septembre 2012

10. “Sur la route » de Walter Salles (États-Unis – Brésil – France – Royaume-Uni) – Drame

Date de sortie 23 mai 2012

Bande annonce

11. « La Part des Anges » de Ken Loach (Royaume-Uni)

12. « Mud » de Jeff Nichols (États-Unis) – Drame

Date de sortie  prochainement

13. « Dans un autre pays » de Hong Sang-soo (Corée du Sud) avec Isabelle Huppert

14. « Beyond the hills » de Cristian Mungiu (Roumanie)

15. « Reality » de Matteo Garrone (Italie) – Drame, Comédie

Date de sortie 22 août 2012

16. « The Taste of Money » de Im Sang-soo (Corée du Sud)- Drame

Bande annonce

Date de sortie octobre 2012

17. Like Someone In Love d’Abbas Kiarostami (Japon)
18.  « Dans la brume » de Sergeï Loznitsa (Ukraine)

19. The Hunt de Thomas Vinterberg (Danemark) -Drame

Date de sortie prochainement

21. Après la bataille de Yousry Nasrallah (Egypte)

22.  « Post Tenebras Lux » de Carlos Reygadas (France-Mexique) Drame

Bande annonce

EN IMAGES: les principaux visages du festival de Cannes 2012

Cliquer ici

 

 

 

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Avant-première de « Radiostars »

Posté par ENO filles le 24 mars 2012

Avant-première de

Vendredi 22 mars, j’ai assisté à l’avant-première de « Radiostars », réalisé par Romain Théo Levy, metteur en scène novice mais cinéphile averti,

Romain Lévy

dont c’est la première réalisation bien qu’il ait déjà participé à l’écriture de quelques films dont Les 11 commandements et « Coursier » avec Michaël Youn et également de « Cyprien », la comédie d’Elie Semoun en tant que scénariste, qui traitaient avec humour et tendresse de bons sentiments tels que l’injustice, le mépris mais aussi la gentillesse et la reconnaissance de l’autre.

La jeunesse de l’équipe aussi bien derrière la caméra qu’à l’écran, son langage et son humour très actuels ne seront pas toujours très appréciés des gens de ma génération -il faut s’y faire, c’est notre réalité !!!

léquipe-du-film dans Cinéma

Romain Levy et Mathieu Oullion avouent quelques références pour Radiostars, comme Presque célèbre de Cameron Crowe, mais également Le Lauréat, pour son ambiance, Garden State, pour son ton, et bien sûr le film de radio par excellence, Good morning Vietnam.

« Pour tester la virulence des blagues douteuses dans son film, Romain Levy les a racontées à sa mère… Si elle ne trouvait pas la blague trop méchante ou trop politiquement incorrecte, il la gardait « ! C’est sans doute pour cela que le film reste regardable pour ma génération.

J’ai lu quelque part que le casting et le montage n’ayant pas été aisés, il n’y a pas eu moins de 15 versions différentes du film qui ont nécessité l’aide de nombreux consultants afin de donner une bonne crédibilité à l’histoire. Selon Clovis Cornillac, le jeune metteur en scène a l’air sympa comme ça mais c’est un bosseur qui ne laisse rien au hasard.

- Lu sur Face Book :

« Génial et encore Génial ce film, mille merci pour cette franche partie de rigolade, super film….. à voir et à revoir….. »

« J’étais la hier soir a l’avant première c’etais genial merci pour cette très bonne soirée j’ai trop kiffé !!!!le film était fantastique j’ai trop rigoler j’ai kifé t blague Manu  a la fin du film je te fais un coucou du74!!!!continu com sa tu dechire grav!!!bravo a toute l’equipe du film!!! 

-  mais j’ai passé une bonne soirée, distrayante mais aussi émouvante qui m’a permis de réfléchir et jeter un autre regard sur cette génération un peu difficile à appréhender.

Il y a beaucoup de vécu dans ce film! C’est normal, c’est écrit et réalisé par deux anciens de la radio. Romain Lévy et Mathieu Oullion respectivement réalisateur et scénariste et c’est ainsi qu’ils l’ont voulu. Et le choix de Clovis Cornillac comme animateur n’est pas anodin.

Le film vient justement d’être récompensé au 15e Festival International du Film de Comédie de l’Alpe d’Huez par le Grand Prix du Jury.

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La bande-annonce

Arnold

Pour l’anecdote, il a du après le film se désintoxiquer du tabac : il y apparait avec une cigarette dans quasiment chaque séquence, fumant, pour les besoins du film, 4 paquets par jour… d’où sans doute le chewing gum qu’il a mâché pendant l’interview.

Clovis Cornillac

Pour en savoir plus cliquez sur son portrait.

Clovis-Cornillac

J’avoue que je suis venue à cette avant-première essentiellement pour  justement rencontrer Clovis Cornillac que j’ai remarqué dès le premier film que je l’ai vu dans le délirant « Brice de Nice » ou il campe un simplet au doigt de pied unique et coach de Jean Dujardin que j’ai découvert en même temps. Il s’agissait d’une réflexion sur cette question: « Doit-on rêver sa vie ou vivre ses rêves ? »

affiche-Brice-de-Nice

Vendredi, son accueil envers les spectateurs a été simple, charmant et chaleureux. Il est même resté bavarder un long moment avec eux, dans la rue, devant le cinéma, signant des autographes, prenant des photos avec eux, avec toujours des mots gentils dont j’ai moi aussi bénéficié. Pas de photo avec lui… j’avais oublié mon appareil…

En ce qui concerne son talent il n’en est pas  à son coup d’essai car il a fait ses début  à seulement 15 ans au théâtre et aux côtés de réalisateurs réputés tels que Peter Brook et Alain Françon. Il a été depuis également omniprésent à la télévision.

Clovis-Cornillac-plus-jeune 

« Clovis Cornillac est né le16 août 1967 à Lyon. Dès quatorze ans, Clovis Cornillac quitte la maison familiale pour apprendre le théâtre. Il commence par faire du théâtre de rue, énormément de théâtre subventionné et fait des « castings ». Clovis Cornillac était marié depuis 1994 avec Caroline Proust. Ils ont eu ensemble en 2001 des jumelles: Lili et Alice. Sa nouvelle compagne, avec qui il s’est affiché au Festival de Cannes 2011, est la comédienne Lilou Fogli. » -Wikipedia-

J’ai toujours été séduite – en tout bien tout honneur !!! – par ce comédien au physique de boxeur, toujours en révolte, un attachant voyou au regard d’un bleu intense et plein d’émotion que j’ai retrouvé tel que je l’imaginais.

Il est capable de tout jouer. Comédie,drame, et fonce à chaque fois dans ses rôles. Il a, il faut bien le reconnaitre, une »gueule ».Il aura sa place, j’en suis sûre, dans les mémoires du cinéma français.

Jeune délinquant dans « Hors-la-loi », mari jaloux au sang chaud, jouant souvent les malfrats mais aussi les révoltés, toujours prêt à défendre les faibles où à se défendre lui-même, comme dans « Faubourg 36« . Il n’a pas hésité à interpréter des rôles plus tendres comme « Malabar Princess », plus intimiste dans « La femme de Gilles » ou « Un long dimanche de fiançailles« .

Cet acteur tout-terrain est devenu incontournable dans le paysage cinématographique français et il fait partie de la grande famille de ces nouveaux comédiens qui s’imposent par leur charisme, leur non conformisme et leur capacité à tout jouer. Il n’a pas hésité à prendre des cours de chant pour Faubourg 36 et, pour ce film, d’animateur auprès de son partenaire Manu Payet, ex-animateur de radio.

Un bref aperçu de ses principaux films

1982  Enfant de la balle, Clovis Cornillac débute sa carrière sur les planches à 15 ans aux côtés de metteurs en scène aussi réputés que Peter Brook ou Alain Françon (Une lune pour les déshérités).

Apparaissant pour la première fois au cinéma en jeune délinquant dans Hors-la-loi de Robin Davis, il interprète très tôt des personnages de malfrats (Les Années sandwiches de Pierre Boutron, Il y a maldonne de John Berry).

1998, il tourne La Mère Christain sous la direction de sa mère, la comédienne Myriam Boyer.

S’il multiplie les rôles sur le petit et le grand écran ainsi qu’au théâtre, Clovis Cornillac devra attendre 1998 pour
voir son talent reconnu .

1999 avec Karnaval de Thomas Vincent – un film qui a également révélé Sylvie Testud.

Dans cette histoire d’amour sur fond de carnaval de Dunkerque, il campe un mari jaloux au sang chaud, une prestation qui lui vaut une nomination au César du Meilleur espoir masculin. A l’affiche de nombreux premiers films (Carnages de Delphine Gleize, Vert paradis d’Emmanuel Bourdieu), cet acteur tout-terrain impressionne en transsexuel dans le film de genre Maléfique en 2002.

2004 Comédien au regard intense et au physique de boxeur, activité à laquelle il se destinait étant jeune, Clovis Cornillac est nommé au César du Meilleur second rôle pour sa composition d’attachant voyou dans A la petite semaine de Sam Karmann. Devenu incontournable dans le paysage cinématographique français, il apparaît dans des films aussi différents que Malabar Princess (2004), une tendre chronique qui remporte un beau succès commercial, l’intimiste La Femme de Gilles – sélectionné à Venise -, et la fresque de Jean-Pierre Jeunet, Un long dimanche de fiançailles.

2005  Auréolé d’un « César du Meilleur second rôle » pour son irrésistible composition de footballeur fan de Baudelaire dans Mensonges et trahisons…,

Mensonges-et-trahisons

 il prend part, la même année, au succès de Brice de Nice. Le comédien prouve enfin à la France entière qu’il peut porter de grosses productions. Il obtient son premier rôle tête d’affiche dans les Chevaliers du ciel et incarne le mythique commissaire Valentin des Brigades du tigre avec Edouard Baer, Diane Kruger.

2006 S’imposant aussi bien dans le cinéma d’auteur que dans les grosses productions commerciales, Clovis Cornillac obtient des rôles de tout premier plan allant du pilote de chasse casse-cou des Chevaliers du ciel au commissaire Valentin des Brigades du Tigre en passant par le propriétaire d’une maison hantée dans la comédie disco Poltergay (2006). Après ses prestations très physiques dans Le Serpent et Scorpion, cet acteur de tous les défis continue son ascension vers la gloire en remplaçant Christian Clavier dans le rôle de l’irréductible Gaulois pour la mégaproduction Astérix aux Jeux Olympiques.

2007 Il change à nouveau de registre avec la comédie dramatique et musicale Faubourg 36 de Christophe Barratier. Pour les besoins de son personnage Milou, qui chante et danse sur les planches dans un spectacle haut en couleurs, il prend des cours de chant.

2008 Il poursuit dans le genre dramatique en tournant sous la direction de Claude Chabrol dans Bellamy.

2010 est marquée par sa participation à deux comédies, l’une policière (Protéger et servir) et l’autre romantique (L’ Amour c’est mieux à deux). Cette même année, il se perd même en pleine jungle guyanienne dans 600 kilos d’or pur d’Eric Besnard.

2011 est à nouveau une année des plus chargées pour l’acteur. Enchaînant toujours les films d’action et les comédies populaires, le comédien donne la réplique à Mélanie Laurent dans le sombre thriller Requiem pour une tueuse, avant de jouer un mari qui essaie sans succès d’avoir un enfant avec Olivia Bonamy dans Une folle envie. Il participe également à Monsieur Papa, la première expérience de Kad Merad en tant que réalisateur, et prête sa voix une nouvelle fois aux pingouins de la version française de Happy Feet 2, avant de reprendre les rôles musclés pour le film policier Dans la tourmente, où il partage la scène avec Mathilde Seigner et Yvan Attal.

2012 Sa carrière ne connait définitivement aucun temps mort, puisque cette année, il incarne le charismatique animateur d’une émission radio dans la comédie Radiostars.

Carrière à suivre… peut-être jusqu’aux Oscars, lui aussi.

Le synopsis

Après avoir largement expliqué pourquoi j’aime cet acteur, il est temps que je vous dévoile maintenant l’histoire:

En plein échec professionnel et sentimental, Ben, qui se rêvait comique à New York, est de retour à Paris. Il rencontre Alex, présentateur-vedette du Breakfast-club, le Morning star de la radio. Avec Cyril, un quadra mal assumé, et Arnold, le leader charismatique de la bande, ils font la pluie et le beau temps sur Blast FM. Très vite Ben est engagé : Il écrira pour eux. Alors qu’il a à peine rejoint l’équipe, un raz de marée frappe de plein fouet la station : l’audience du breakfast est en chute libre.

Lieux du Tournage:

*Dans l’histoire:

« C’est en bus qu’ils sillonneront les routes de France pour rencontrer et reconquérir leur public. Pour ces Parisiens arrogants, de ce road trip radiophonique naîtra un véritable parcours initiatique qui bousculera leurs certitudes ». On les aperçois à Limoges où Arnold se fait le défenseur des rêves d’un enfant, face à un père autoritaire et dans d’autres villages de la France profonde où ils rencontrent des succès divers qui les fait monter et descendre dans les sondages.

*Dans la réalité:

Pour faire en sorte que la bande de personnages apparaisse crédible à l’écran, tous les acteurs ont voyagé dans le même minibus pendant toute la durée du tournage. Un bus qui ne passe pas inaperçu.

La promiscuité et les longs trajets ont ainsi permis de resserrer les liens entres les comédiens. Une hilarante chanson est née émaillée de plats cuisinés aux noms inventés, aux sonorités méditerranéennes et au rythme propice à la bonne humeur. Un vrai régal « provençal » à découvrir quand vous irez voir ce film.

Le minibus

Pourrieres17juin2011-013-bus

Le lieu principal: Pourrières dans le Var que l’on aperçoit dans le film.

C’est l’évènement dans la vallée de l’Arc en ce mois de juin 2011….

« Après avoir tourné dans les gorges du Verdon, puis début juin à Châteauneuf-le-Rouge dans un stand de fruits et légumes, situé sur la RD7 à l’entrée du lotissement « La Gavotte », c’est à Pourrières située à 8km de Trets, que s’est installée ce Vendredi 17 juin 2011, toute l’équipe du long métrage de Romain Levy, le metteur en scène pour tourner plusieurs scènes. Le parking du cimetière de la commune varoise avait alors été transformé en aire d’accueil des camions loges et de la cantine; la maison des associations du village en loge à costumes, tandis que le tournage avait lui lieu sur la place principale du village, au pied de l’église et dans les petites rues alentours ».

TournagePourrieres17juin2011-005

presselaprovence18juin2011

 presseAujourdhuiFrance4Aout2011

En savoir plus sur les acteurs:

Les-acteurs

Manu Payet

Manu Payet  joue, on peut dire son propre rôle dans le film puisqu’il joue l’animateur vedette du Breakfast club. « Manu Payet est sûrement l’humoriste qui monte ces dernières années. Originaire de la Réunion, ce jeune animateur radio a bien fait de venir en métropole ! Révélé en 2002 par le Morning de NRJ, ce jeune comique ne va dès lors plus arrêter. De la présentation d’émissions parodiques sur la chaine Comédie, il va enchainer, en 2007, sur un one-man produit par Dominique Farrugia. Après avoir rencontré de grands succès à la radio, la télévision et sur scène, c’est désormais le cinéma qui lui ouvre grand les bras ! Manu Payet va être la voix française de Po, le panda héros de Kung Fu panda et enchaine les films, dont « Coco », avec Gad Elmaleh, « L’Amour, c’est mieux à deux » et aujourd’hui  « Radiostars » » Dans ce film il retrouve Clovis Cornillac une seconde fois. Et si Clovis Cornillac aide les débutants dans ce film, Manu lui va aider Clovis à jouer le plus justement possible son rôle d’animateur radio et il lui donne un conseil que l’acteur va suivre un peu avec réticence au début : écouter sa voix dans un casque  afin d’en avoir le retour dans ses propres oreilles » chose que chacun de nous déteste (quand vous écoutez votre voix dans un répondeur ou un magnétophone n’avez-vous pas le sentiment d’écouter quelqu’un d’autre). Cela l’a aidé à construire son personnage. Il l’a reconnu devant nous.

 et les autres…

 Il y a Cyril joué par Pascal Demolon une vrai gueule, un vrai caractère. Et Ben campé par Douglas Attal (fils d’Alain, le producteur du film.). Et il ne faut pas négliger la prestation de Côme Levin dans le rôle de Jérémy le bègue…. « Ouais imaginez un peu un bègue en radio ! Des belles anecdotes et situations à ne pas rater! »… Et je n’oublie pas le chauffeur du bus, personnage énigmatique sur lequel vous vous poserez autant de questions que les acteurs eux-mêmes. Mais pour cela il faut voir le film…

A ne pas rater!

Cette joyeuse bande nous fait bien rire. C’est léger et ça fait du bien! 

Sortie le 12 avril

Et pour les Parisiens :

Vous pouvez encore tenter de gagner des invitations pour l’avant-première de Radiostars, le 10 avril au Grand Rex en vous inscrivant ici

 

 

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Journée de la femme

Posté par ENO filles le 7 mars 2012

Journée de la femme dans 2012 Animation8-mars

Demain, Jeudi 8 mars 2011

Le rituel dans l’expérience humaine

Encore une fête, ou du moins une journée de célébration de « la femme« . A quand celle de « l’homme »?

La vie a besoin de rites pour ponctuer ses avancées et signaler notre appartenance à un ou plusieurs groupes.

Ces rituels  sont régulièrement  dénoncés par les athées et les rationalistes qui ne veulent y voir qu’un rattachement à l’expérience religieuse.

Mais le rituel n’a pas pour limites la pratique spirituelle. Même si certains font la différence entre rituel sacré et rituel profane.

Je crois que l’être humain a besoin du rituel dans son existence, et cela commence à la maternelle. Cela faisait partie intégrante de mon enseignement et ponctuait avec bonheur l’année de mes petits écoliers.

Il y a les vœux pour la nouvelle année, les anniversaires et bien d’autres moments symboliques de la fête: la fête des mères, les manifestations sportives.

Il y a les rités de la République, le 14 juillet, le 8 mai, le 11 novembre etc. On a  tout naturellement transféré le rituel religieux au rituel profane.

Il y a les événement de la vie culturelle: les manifestations artistiques, la fête du cinéma, les Oscars, les « Césars », le « Festival de Cannes » – tient il arrive à grand pas. Son affiche est déjà dévoilée…-

N’oublions pas les carnavals, Halloween, Noël: fête mi religieuse-mi laïque célébrée actuellement sans tenir compte des appartenances religieuses, je l’ai constaté lors de mes achats de Noël cette année.

Il y a aussi le rendez-vous quotidien avec l’info: le journal de 20h…

Et l’on n’arrête pas de créer de nouveaux rendez-vous, de nouvelles rencontres. L’homme seul se sent à l’étroit dans son univers et ces rituels sont un moyen de s’associer à ses semblables pour le rendre plus grand, plus réel. C’est en sorte la manière de « communier » des profanes et des athées. Certains se disent détachés de ces rites mais inconsciement ils les pratique en en créant d’autres. Il n’y a que la mort qui ne donne pas de Rendez-Vous !!!

Je suis profondément consciente de ce besoin humain et c’est pourquoi je défends toutes ces fêtes et plus particulièrement en famille.

« L’histoire ne se répète pas, mais ses rendez-vous se ressemblent » – Gabriel de Broglie

Et Sacha Guitry avait coutume de dire:  « Un film est un rendez-vous d’amour tous les soirs avec des milliers de personnes. »

Alors fêtons sans embarras cette journée de la femme 2012. On parle même cette année de la « semaine de la femme« . Cliquez sur l’image

img-de-mon-pps dans Fêtes

Origine de l’événement

Résumé

La journée de la femme est célébrée chaque année le 8 mars, dans de nombreux pays occidentaux.

Cette célébration puise ses origines dans les manifestations féministes du début du 20ème siècle. Certains l’attribuent  à la 2ème conférence des femmes socialistes, à l’occasion de laquelle fut proposé de créer une Journée internationale des femmes. Mais la date n’est pas réellement fixée.

Ce n’est quà la suite d’une importante grève des ouvrières de Saint Pétersbourg au cours de la Révolution russe, en 1917, que le 8 mars sera définitivement désigné comme le jour dédié aux femmes, en souvenir de leurs luttes et combats.

C’est en 1977 que l’ONU définitivement officialisée et instauré la Journée internationale des droits de la  Femme à la date du 8 mars. Puis en 1982 en France. L’occasion de rappeler le principe d’égalité entre les hommes et les femmes, mais aussi de célébrer la Femme en  général en fêtant les femmes en particulier ! « Chaque année, cette journée est l’occasion de faire le point sur la condition des femmes, l’égalité des sexes, mais aussi de regarder au-delà de nos frontières et d’appronfondir notre réflexion concernant les avancées futures ».

Ici 7 portraits de grandes voyageuses.

Historique

Voir aussi mes précédents articles: FEMMES, JE VOUS AIME

le 16 mai 2007 Un envoi de Papy

mai 2007 Diaporama  Allez les filles!

le 8 mars 2008: Journée de la femme

*Diaporama : Journée de la femme

*Album: Les femmes de ma famille      

*Album:femmes fatales

le 26 janvier 2009 Nous les femmes…

le 27 janvier 2009 Nous les femmes…une réponse de Papy qui compte

le 8 mars 2011 Journée de la femme… journée d’une femme suite

le 11 mars 2011 Journée de la femme

le 25 mars 2011 Mignonne, allons voir si …

Un blog intéressant qui offre quelques images de pub

1. La femme ménagère

Journée de la ménagère

pub01-moulinex-01 dans Jounée de la femme  pub-02-cocotte-seb

 

Soyons honnêtes: Elles sont parfois aidée dans leur tâche!!!

Aldo-à-la-maison

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2. La femme mère

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3. la femme objet

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4. La femme indépendante

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5. La femme fatale

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Conclusion (du blog)

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« Depuis les années 1950, la femme a beaucoup évolué, aussi  bien dans la société que dans la publicité.
Partant de son rang de femme au foyer, à la fois ménagère et mère, elle s’est transformée au fil du temps, en devenant aujourd’hui une femme plus libérée, plus indépendante, plus sûre d’elle.
De nos jours, la femme ne reste pas à la maison, et va travailler. En  effet, 97% des femmes travaillent en dehors de leur foyer. Et cela se répercute
sur la publicité. Les stéréotypes de la femme dans la publicité s’adaptent donc aux différentes évolutions de la femme dans la société.
Journee-de-la-Femme-2012

 

Les femmes… Ce que vous en pensez !

Leur conclusion:
« Certes, ces clichés ont changé depuis les années 1950, mais le statut de ménagère de la femme reste encore présent aussi bien dans la  publicité que dans nos moralités, et la publicité exagère parfois, en utilisant la femme comme un vulgaire objet pour vendre.
Qu’importent les réactions que  cela peut provoquer. »
Et la mienne:
La femme n’est pas réellement libérée. En fait elle à démultiplié son rôle et ses activités.
imagesCA8IMIGZimagesCAANPKPGElle « travaille plus pour gagner moins »… Et son rôle de ménagère en effet n’a généralement pas disparu.
La preuve
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L’être multiple

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Jean Dujardin aux Oscars

Posté par ENO filles le 27 février 2012

Jean Dujardin aux Oscars dans 2012 affiche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il a gagné et finalement ne reste pas sans voix, même en anglais. Il a prononcé les mots que tout le monde comprend: « I LOVE YOU »

J’en suis ravie pour lui mais pas étonnée: voir mon précédent article du 14 septembre 2007

extrait-article-du-14.09.2007 dans Cinéma

Jean Dujardin est un artiste complet: du rire aux larmes, de la comédie au drame, il suscite une émotion réelle. Il a prouvé qu’un artiste doit savoir tout faire. A tiens! Je ne l’ai encore jamais entendu chanter! Mais cela va venir, j’en suis persuadée.

Et les Césars?

S’il n’a pas gagné le César du meilleur acteur c’est sans doute que l’on a voulu laisser la place à un autre.

Mais sa partenaire elle l’a obtenu. ne la boudons pas. Elle était charmante et touchante dans ce rôle.

« Les métamorphoses de Peppy Miller/Bérénice Bejo sont spectaculaires : d’abord, elle est la « flapper » des années folles, jeune fille délurée portant chapeau cloche, telle qu’a pu l’interpréter à l’écran Joan Crawford au début de sa carrière. Puis elle devient la maîtresse sensuelle telle qu’incarnée plusieurs fois par Greta Garbo face à John Gilbert, notamment dans le triomphal et scandaleux ‘La Chair et le diable’ de Clarence Brown. Puis elle se révèle une partenaire dansante, à l’instar de Debbie Reynolds, jouant précisément une « flapper » de la fin des années 1920, amoureuse de la star de cinéma Gene Kelly dans ‘Chantons sous la pluie’ qui n’est autre qu’une comédie sur l’arrivée du parlant à Hollywood.

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Omar Sy certes a été remarquable et j’ai adoré sa prestation dans « Intouchable » mais il est resté lui-même. Ce n’est pas vraiment une prestation d’acteur même s’il s’agissait pour lui d’un premier film. le rôle a été écrit pour lui. par contre, j’aurais plutôt plébiscité la prestation de François Cluzet qui a été absolument fantastique dans ce rôle d’handicapé. Une telle performance pour avoir su s’exprimer magnifiquement sans jamais bouger son corps méritait ce César que bien souvent on oublie d’attribuer aux grands acteurs déjà reconnus et que l’on attribue plus volontiers aux nouveaux acteurs.

Précédemment:

Le 13/05/2011THE ARTIST Le silence est d’or , par Olivier de Bruyn (sur Evene)

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Alors que la compétition cannoise, depuis son ouverture, abonde en noirceur, ‘The Artist’, le film de Michel Hazanavicius qui réunit Bérénice Béjo et Jean Dujardin, est une parenthèse enchantée.

Voilà le film que l’on n’attendait pas et pour cause. Dix jours avant le début des hostilités cannoises, ‘The Artist’
ne figurait pas en compétition, mais était « juste » censé divertir le festivalier harassé par l’état des lieux (glauque) du cinéma d’auteur mondial en étant présenté hors compétition, tel un divertissement de bon aloi.
Finalement repêché pour prétendre à la palme en compagnie des nouveaux bébés des grands auteurs de ce monde, le film de Michel Hazanavicius est présenté aujourd’hui sur la Croisette. On peut le prédire : il va remporter un triomphe à l’applaudimètre, comme ce fut le cas dès potron-minet à la projection de presse, pourtant réputée pour ses jugements matinaux sévères. Ce qui nous rappelle inévitablement le joli sort rencontré il y a trois ans ici même par le ‘Entre les murs’ de Laurent Cantet, sélectionné de dernière minute et qui repartit de Cannes avec une palme dans sa musette. S’il est trop tôt pour prédire un tel destin à ‘The Artist’, on ne serait pas plus étonné que ça de le retrouver très haut au palmarès dimanche prochain.

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« Dans son nouveau film, le cinéaste des ‘OSS 117′ se lance un défi ludique et anachronique qui en vaut d’autres : réaliser un film muet et en noir et blanc à l’heure où le cinéma mondial ne jure que par la 3D et les pétaradantes innovations numériques. Sa première motivation au-delà même de l’hommage aux inventeurs du cinéma ? « Travailler dans un format qui n’existe plus depuis 1927 », a-t-il expliqué en conférence de presse d’après
projection.
Encore fallait-il relever ledit défit et proposer autre chose qu’un gadget nostalgique. Soyons clairs : Hazanavicius réussit parfaitement son coup, grâce à un scénario malin, une mise en scène inventive qui joue habilement avec les figures imposées et deux acteurs qui s’en donnent silencieusement à cœur joie.
Histoire d’amour et histoire de cinéma, ‘The Artist’ plante son action en 1927 et s’intéresse au cas de George Valentin, une star du cinéma muet hollywoodien qui vogue de triomphe en triomphe et satisfait ainsi son ego surdimensionné.
L’homme tombe par hasard sur une figurante en devenir, la dénommée Peppy Miller, et en tombe raide amoureux. Hélas pour les amants potentiels, le cinéma s’en mêle. Les premiers essais du parlant persuadent en effet les décideurs et producteurs locaux de révolutionner le monde des images. Exit les vieilles gloires du muet, place à de nouveaux visages et à de nouvelles voix »

Je me souviens très bien, lorsque j’étais enfant de ces stars du muet (1915-1929) comme Buster Keaton, tombées en disgrâce à la sortie du cinéma parlant, pour en avoir entendu parler par mes parents.

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Pour raconter cette histoire simple, le cinéaste joue lui aussi la carte de la simplicité, ce qui est un sacré boulot. Excellemment rythmé et bourré de bonnes idées au détour de presque chaque scène, ‘The Artist’ respecte le cahier des charges du cinéma muet et divertit sans abêtir. Le récit amoureux et l’humble description des métamorphoses du cinéma s’entrecroisent et s’enrichissent mutuellement, avec une fluidité qui rappelle en passant que le film muet et son économie narrative ont toujours de bien belles choses à nous murmurer à l’oreille. Hazanavicius, fétichiste décontracté, ne se prend jamais au sérieux et ne sombre pas dans la parodie fastidieuse à base d’acteurs grimaçants et de gags estampillés « énormes ». Et son casting est à la hauteur de ses ambitions modestes mais joliment tenues. Dans les deux rôles principaux, Jean Dujardin confirme, quelques mois après sa prestation chez Nicole Garcia (‘Un balcon sur la mer’), qu’il sait exercer son talent désormais incontestable dans les registres les plus divers. Quant à la surprenante Bérénice Béjo, qui partage à la ville la vie du réalisateur, convainc elle aussi deux fois plutôt qu’une dans sa peau charmante de néo Paulette Godard.

Alors que la compétition cannoise, depuis son ouverture et quoi qu’on pense de la qualité intrinsèque des films qui la composent, abonde en surenchères noires et joue outrageusement la carte du « N’oublie pas que tu ne vas pas rire» (pédophilie par ci, dépression généralisée par là…), ‘The Artist’ fait figure de parenthèse enchantée. Modeste et plaisante. Le jury appréciera peut-être. Nous, c’est déjà fait.

Le 10/10/2011 – The « Golden Globes » :

« The Artist’, c’est l’Amérique En images » Par N. T. Binh

(sur Evène)

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Hollywood n’est pas ingrat et récompense ‘The Artist’, hommage frenchy à l’âge d’or du cinéma amércain. Avant les Oscars, le ilm de Michel Hazanivicius rafle trois Golden Globes : meilleur film et meilleur acteur dans une comédie, ainsi que meilleure musique. Nous nous sommes amusés à retrouver ses modèles, conscients ou non, dans les grands classiques hollywoodiens, qui ne sont d’ailleurs pas tous des films muets. Preuves à l’appui, avec des images tirées de la bande-annonce de ‘The Artist’.

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(De gauche à droite, Max Linder, Douglas Fairbanks, John Gilbert, Gene Kelly dans ‘Le Pirate’ et Fredric March dans ‘Une étoile est née’)

Plusieurs vedettes ont pu inspirer la performance de Jean Dujardin, récompensée au dernier Festival de Cannes. Tout d’abord, l’élégant comique français Max Linder et le héros bondissant Douglas Fairbanks, deux des premières idoles du cinéma mondial. Mais aussi le beau John Gilbert, qui fut le partenaire et l’amant de Greta Garbo, et dont la carrière fut brisée par l’arrivée du parlant, comme celle de George Valentin/Jean Dujardin dans ‘The Artist’. Le goût de Valentin pour les claquettes s’inspire de Gene Kelly qui, dans ‘Le Pirate’ de Minnelli, s’amusait à pasticher… Douglas Fairbanks !

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Lorsqu’il sombre dans la déchéance, son personnage emprunte de façon frappante le parcours et les traits de Fredric March, dans la version 1937 de ‘Une étoile est née’.

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Première d’un film à Hollywood IMG4

Le 10 octobre 2011, JEAN DUJARDIN RESTE SANS VOIX

 « Silences »

Interview muet de Jean Dujardin: propos recueillis par Etienne Sorin  

À fond dans son personnage de George Valentin, star du cinéma muet dans ‘The Artist’, Jean Dujardin a préféré garder le silence. Il a décliné notre proposition d’interview, sans doute inspiré par cette parole du Tao :

« Celui qui parle sème, celui qui écoute récolte ».

Du coup, on s’est dit qu’on pouvait très bien la faire sans lui. Quitte à faire les questions et ses réponses.

Etienne Sorin : Il paraît que la première fois que Michel Hazanavicius vous a proposé le rôle, vous avez refusé de peur de ne pas rencontrer le public avec un film en noir et blanc sans dialogues. En même temps, regardez ‘Philibert’, une parodie de film de capes et d’épées, en couleurs et avec des dialogues, a fait un bide…

Jean Dujardin : (Silence. Il sourit et se lève. Il saute sur le canapé, rebondit et fait des moulinets dans l’air et des fentes pour montrer qu’il voit très bien de quel film on veut parler.)

Etienne Sorin :Vous aviez avancé la même raison pour ne pas jouer le patron de la poste dans ‘Bienvenue chez les Ch’tis’ en 2007. Passer à côté d’un film à 20 millions d’entrées, pour un acteur populaire, c’est une faute professionnelle, non ?

J. D. : (Silence. Il se rassoit, se sert un verre d’eau, boit une longue gorgée et, simplement avec un très léger mouvement de tête, il nous fait comprendre que le box-office ne fait pas tout, que s’il est acteur, c’est avant tout pour prendre des risques, qu’il ne supporte pas l’expression « acteur bankable » à son égard et qu’il ne veut pas être rangé dans une case.)

 Etienne Sorin : Est-ce que la vraie raison de votre refus initial pour ‘The Artist’, ce n’est pas le fait que vous aviez une veille rancune envers le producteur Thomas Langmann. En 2003, il vous aurait promis un rôle dans ‘Double zéro’ avant de le refiler à Edouard Baer. C’est quand même une crapule ce Langmann, non ?

J. D. : (Silence. Il fronce les sourcils et se lève. On dirait qu’il essaye d’imiter Edouard Baer et de rejouer des scènes de ‘Double zéro’. Ou alors il imite Thomas Langmann. Ou alors il imite Claude Berri pour faire deviner Thomas Langmann… À moins qu’il n’imite Thomas Langmann en train d’imiter Edouard Baer.)

Etienne Sorin : Est-ce que vous avez accepté ‘The Artist’ à la condition que Langmann engage Edouard Baer sur le prochain Astérix? Si oui, est-ce que vous en voulez aussi à Edouard Baer ? Vous êtes conscient
du fait que Christian Clavier et Clovis Cornillac ne se sont jamais relevés du rôle du petit gaulois ?

J. D. : (Silence. Son portable sonne. Il décroche. On entend une voix féminine hurler : « Jean, c’est Alex. Jean ! Jean !!!!! Fais pas le lourd, vas-y répond… Tu vas jouer à ça encore longtemps ?! » Il raccroche. )

Etienne Sorin :Vous avez refusé trois fois de tourner avec Claude Lelouch parce que c’était des films choraux. Pourtant, vous avez bien tourné avec Guillaume Canet dans ‘Les Petits Mouchoirs’… Cela veut dire que vous préférez vous faire exploser par un camion et vous déguiser en travelo pour faire rire une bande de potes demeurés qui vous laissent à l’hôpital avec la tronche d’Elephant man plutôt que de tourner avec Lelouch ?

J. D. : (Silence. il fait un signe à l’attachée de presse qui passe à ce moment là. Il sort un carnet et griffonne quelques mots. L’attachée de presse nous regarde et dit : « il vous reste 2 minutes »)

Etienne Sorin : À Cannes, on avait le choix entre un pédophile (‘Michael’), un enfant psychopathe (‘We need to talk about Kevin’), des enfants maltraités (‘Polisse’), une maison close pas franchement gaie (L’Apollonide’) ou encore une fille violée dans son sommeil par des vieux dégueulasses (‘Sleeping Beauty’)… Vous n’avez pas eu l’impression de casser l’ambiance ?

J. D. : (Silence. Interrogatif, il se frotte le menton.)

Etienne Sorin : Cinq mois de répétitions pour un numéro de claquettes, c’est beaucoup. C’est pénible à ce point les claquettes ?

J. D. : (Silence. Soudain il se lève, roule le tapis et nous montre un step avec transfert du poids du pied gauche au pied droit. Il enchaîne avec une série de spank – frappe brossée arrière de la demi-pointe – et une série de riffle – brush plus un heel vers l’avant suivi d’un spank. Le tout sans les mains.)

Etienne Sorin : Le Prix d’interprétation à Cannes, c’est une revanche sur le cancre malheureux à l’école ? Un pied de nez à ceux qui ne voyaient pas l’acteur de la minisérie hétéro beauf ‘Un gars, une fille’ devenir une star? Un espoir pour tous ceux qui démarrent en faisant des sketchs dans des bars ? Une occasion d’amuser Robert de Niro qui avait l’air de s’ennuyer comme un rat mort sur la Croisette ?

J. D. : (Silence. Il sourit et nous montre sur son portable des photos de Robert de Niro et lui prises à Cannes : Bob et Jean font du vélo, Bob et Jean jouent au Casino, Bob et Jean dansent avec des bimbos…)

Etienne Sorin : Vous avez partagé votre prix à Cannes avec votre partenaire, Bérénice Béjo… Ce n’est pas un peu fayot sachant qu’elle est la femme du réalisateur ?

J.D. : (Silence. Son portable sonne à nouveau. Il décroche. On reconnaît la voix de Gilles Lellouche : « Salut mon con. Alex m’a dit que tu te faisais un trip « je-parle-pas-pour-voir-comment-ça-fait-de-vivre-comme-dans un film muet »…
C’est sympa mais il va falloir qu’on se voit pour parler de la promo des’Infidèles’. Rappelle moi vite, ciao.»)

Etienne Sorin : Dans Télérama, vous dites : « C’est toujours le problème de la honte, du soi-disant bon goût. Un film comme ‘Ghost’, par exemple, on le regarde en pleurant, mais on ne s’en vante pas ! »
Quand même, pleurer devant ‘Ghost’, c’est un peu la honte, non ?

J. D. : (Silence. Il regarde par la fenêtre, les yeux vagues, comme s’il voyait passer au loin le fantôme de Patrick Swayze.)

Etienne Sorin : ‘The Artist’ est dans la course aux Oscars. Vous allez devoir faire campagne, rencontrer des journalistes américains… Allez-vous continuer à donner vos interviews en français ou vous mettre enfin à l’anglais ? Un acteur français qui joue un acteur hollywoodien et qui ne sait pas aligner trois mots d’anglais, reconnaissez que ce n’est pastrès bon pour l’image de la France dans le monde. Et on va encore dire que les
Français sont nuls en langues…

J. D. : (Silence. Il sort de la poche de sa veste un mini dictionnaire français-anglais et le brandit fièrement au-dessus de sa tête comme un maoïste le Petit Livre rouge.)

Etienne Sorin : Dans le Journal du Dimanche, vous déclarez que pour faire des progrès en anglais : « il faudrait que je lourde
Alexandra (Lamy, son épouse) que je puisse partir deux mois avec une Américaine et revenir bilingue. » Un peu facile l’excuse de l’apprentissage des langues pour lourder sa femme ?

J. D. : (Silence. Il se lève et nous met un coup de tête) … BLANG !

Le 12 Octobre 2011: Rencontre Michel Hazanavicius et Jean Dujardin à la Fnac Saint-Lazare – Paris (75009)

Présentation

A l’occasion de la sortie du film The Artist, pour lequel Jean Dujardin a reçu le prix d’interprétation masculine au dernier festival de Cannes, la Fnac invite Michel Hazanavicius et Jean Dujardin pour une rencontre exceptionnelle.

Ils ont parlé du tournage du film, des défis liés au noir et blanc et au muet, mais aussi de leurs sources
d’inspiration ou encore de l’accueil reçu au Festival de Cannes.

Synopsis

George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L’arrivée des films parlants
va le faire sombrer dans l’oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars.

Ce film raconte l’histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l’orgueil et l’argent
peuvent être autant d’obstacles à leur histoire d’amour »

Mes articles précédents sur Jean Dujardin

* le 14 septembre 2007

99F – Avant-Première ! ATTENTION ! CHEF-D’ŒUVRE…”parce que vous le valez bien!” 

avec Jean Dujardin en route pour les oscars… je l’avais bien dit. Avec sa filmographie en 2007.

* le 2 mai 2008

Cash

avec Jean Dujardin — avec images du film

Un peu par superstition, j’attendais la consécration pour écrire cet article. Bravo à Jean Dujardin que j’ai apprécié dès que je l’ai découvert.

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