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Camille Bender raconte l’ENO

Posté par ENO filles le 4 novembre 2013

Coucou Paule,
Merci pour tes envois et ton travail.
Un article de l’écho de l’ORANIE sur une de vos
condisciples qui parle de son école en 1997.
Peut être l’as tu eu, peut être pas ?
Amitiés Oranaises.
Pierre D.
Pour vous toutes, voici le document en question
Camille Bender raconte l'ENO dans 2013 eno-fleurie
La façade de l’école s’ouvrait sur un grand jardin où les pergolas fleuries croulaient sous les roses. Le hall d’entrée, avec de chaque côté les parloirs et la loge du concierge, conduisait à une cour, avec son jet d’eau dans un grand bassin circulaire,
paule-bassin-noms Camille Bender dans ENO
entourée de galeries à arcades, où se nichait la Bibliothèque et la salle d’enseignement ménager.
Une longue galerie très claire menait aux salles de cours du rez-de-chaussée, et la même galerie ouverte, au premier étage, conduisait aux salles d’études…. la suite dans
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+ Poèmes de Camille Bender
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IN MEMORIAM Camille BENDER 
Camille à une réunion des Amitiés Oraniennes en 1983
La tombe de Camille au cimetière de Saint- André de la Roche
Le ciel hésitait entre bleu et noir. C’était jeudi 7 février 2013. Notre amie Camille arrivait à sa dernière demeure. Sa nièce, Jacqueline Meyson, et son époux l’ont accompagné depuis Courbevoie où elle a passé ses dernières années, où elle s’est éteinte doucement, le vendredi 1er février, en toute lucidité.

Camille Bender, née Bonin, est toujours restée profondément attachée à sa ville natale, Mostaganem.

Elle a raconté dans un de ses articles aussi brillants qu’émouvants ses années d’Ecole Normale à Oran puis sa carrière d’enseignante à « Mosta ».

Toute jeune mariée à la déclaration de guerre de 1939, elle eut le malheur de perdre son époux, tué au front dans cette France qu’on appelait « métropole » et qui a pris la vie de tant de jeunes de chez nous.

Elle ne s’est jamais remariée et, n’ayant pas d’enfant, elle considérait les enfants et petits- enfants de sa sœur comme les siens propres. Ils lui rendaient bien l’amour qu’elle leur donnait. Dans son appartement niçois, avenue du Docteur Moriez, elle sut s’entourer d’amis fidèles, en particulier Monsieur André Garçon, mostaganémois aussi, dévoué auprès d’elle jusqu’à ce que la maladie l’oblige à se rapprocher de sa famille à Courbevoie.

Dès son arrivée à Nice, à l’indépendance de l’Algérie, Camille Bender fit partie des dames du Service Social des Amitiés Oraniennes de la Côte d’Azur qui réunissaient les dons et organisaient les distributions de colis aux démunis à Noël et à Pâques.

Elle fut aussi assidue des réunions des bénévoles à l’annexe de la Mairie, Le Louvre, pour plier et mettre sous bande le journal, L’Echo de l’Oranie, car, à cette époque, tout se faisait manuellement, dans la bonne humeur : Il faisait bon oublier un moment l’exil et les soucis.

Pendant plus de vingt ans, chaque mois, sa chronique dans l’Echo de l’Oranie évoquait un événement d’actualité ou un souvenir du passé d’une plume légère.

Parfois aussi elle fustigeait les stupidités, les malveillances, les calomnies dont nous avons été abreuvés.

Son style était fluide et concis, sans aucun pathos, à l’image de sa pensée précise et elle savait toucher le cœur et émouvoir. Sa présence auprès de moi durant les vingt années où j’ai dirigé l’Echo me fut toujours infiniment précieuse.
Nous n’oublierons pas sa fine silhouette toujours impeccable d’une élégance discrète de bon aloi. Si coquette qu’elle ne disait jamais son âge.

Elle me pardonnera d’avouer ici qu’elle était née en 1917. Elle fut une femme de courage et de caractère. Sa tombe, dans le joli cimetière de Saint André de la Roche, était couverte de fleurs dont une belle gerbe des Amitiés Oraniennes.

Le président, Gérard Navarro, empêché, m’avait demandé de le représenter. Dans ce cimetière dorment beaucoup de Français d’Algérie. Nous étions peu nombreux pour accompagner notre amie à sa dernière demeure. Le ciel, finalement, avait opté pour le bleu et, tandis que nous récitions le « Je Vous salue Marie », un rayon de soleil est venu caresser son cercueil. La pluie n’était plus que dans nos yeux. Geneviève de Ternant

Publié dans 2013, ENO | Pas de Commentaires »

 

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