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Monique Chevassus promo 54

Posté par ENO filles le 25 septembre 2014

Le 22 mai 2014 à 19:03 une ancienne camarade,  monique chevassus a écrit  sur l’article « PROMO 54-58  » du volet1.

Voici son commentaire : j’étais de la promo 54/58

Vous pouvez lire tous les commentaires de cet article ici :

http://ecolenormaledinstitutricesdoran.unblog.fr/promo-1954-1958/#comments

Bonjour Monique. Heureuse de te compter parmi les retrouvées.
J’ai répondu sur le blog à ton commentaire mais nous en sommes au volet 10 du blog et les filles retournent rarement en arrière. Si tu pouvais me donner plus d’infos sur toi et si tu as des photos de l’époque et aussi une de maintenant ce serait bien.
J’attends avec plaisir ta réponse
Amitié au nom de toutes nos camarades et les miennes bien sûr.
Paule

Si vous connaissez Monique, écrivez-moi. Je le lui ferai savoir.

Liste de la promo 58

 

 

 

 

Publié dans ENO, Non classé, Promo 54-58, Promos | Pas de Commentaires »

La Sainte-Catherine, de coutume en culture

Posté par ENO filles le 24 novembre 2013

DemainLa Sainte-Catherine, de coutume en culture  dans 2013 les-catherinettes-2011-11-25-06h13-142013

Vive la Sainte-Catherine 

A l’origine de toutes ces traditions, la vie légendaire de Sainte Catherine d’Alexandrie

SAINTE-CATHERINE

Née à Alexandrie au sein d’une famille noble, Sainte Catherine se convertit au christianisme à la suite d’une vision.

Jésus, ému par sa ferveur, contracte avec elle un mariage mystique sous les yeux de Marie et de la Cour céleste.

C’est sa vie exemplaire qui lui vaut tous ces honneurs.

Elle ne se contente pas d’être la sainte patronne des filles à marier, mais aussi celle des prêcheurs et des philosophes.

Très intelligente, elle suit les cours des plus grands maîtres chrétiens et on dit qu’elle réussit à démontrer à 50 grands philosophes d’Alexandrie la vanité des idoles et la fausseté de leur foi, jusqu’à les convertir tous.

L’empereur Maxence, qui persécutait les chrétiens, lui proposa de renoncer à sa foi en échange d’un mariage royal.

Catherine refusa et allégua qu’elle avait contracté avec le Christ un mariage mystique.

Humilié, l’empereur lui fera subir le supplice de la dislocation des membres sans succès, puis le supplice de la roue duquel elle sort indemne. La légende dit que la roue se brisa miraculeusement.

Elle finira décapitée le 25 Novembre 307.

La vie de cette sainte sera tout à fait édifiante, puisqu’elle fut à la fois vierge, martyre et savante, ce qui lui vaudra d’être la seule Sainte du paradis à posséder trois auréoles: la blanche des vierges, la rouge des martyrs et la verte des savants.

La protectrice des filles célibataires

Son refus de se marier explique tout naturellement pourquoi Sainte Catherine est la patronne des filles célibataires.

L’expression « coiffer Sainte Catherine« , que l’on emploie lorsqu’une jeune fille arrive à l’âge de 25 ans sans avoir convolé en justes noces, s’explique par une tradition qui remonte au XVIème siècle.

En France, à cette époque, on renouvelait la coiffe de la statue de la sainte dans les églises, et c’était les jeunes femmes célibataires entre 25 et 35 ans qui se chargeaient de cette tâche. De la coiffe au chapeau il n’y a qu’un pas, et c’est donc ce qui explique l’usage pour les Catherinettes de porter un chapeau le 25 novembre !

Cette tradition variait selon les coutumes vestimentaires propres à chaque région. La tâche était confiée à la plus expérimentée d’entre elles donc la plus âgée de la confrérie

Ainsi, celles qui ne trouvaient pas mari, plus vieilles d’années en années, coiffaient la statue, une année suivant l’autre.

C’est probablement pour cette raison que sainte Catherine, d’abord patronne des jeunes filles à marier, devint de plus en plus associée aux vieilles filles. À cette occasion, celles qui atteignaient leur 25e année étaient officiellement considérées comme vieilles filles et, bon gré mal gré, on les coiffait d’un bonnet.

 25 novembre dans Fêtes

Il faut savoir que les hommes célibataires ont eux aussi leur saint patron en la personne de Saint Nicolas : en effet, tout comme on dit « coiffer sainte Catherine » pour les filles, on dit « porter la crosse de Saint Nicolas » pour les garçons.

Connue à la fin du Moyen âge en France, cette coutume fut aussi adoptée en Suisse et en Belgique.

Au Canada, dans certaines paroisses dédiées à sainte Catherine ou dans les églises où trônait sa statue, les jeunes filles avaient pris l’habitude de déposer un bouquet de fleurs pour souligner l’anniversaire de leur sainte patronne.

L’expression «coiffer sainte Catherine» a tout de même survécu à la coutume.

Favoriser les rencontres

Pour les plus jeunes, le 25 novembre était la journée idéale pour la quête d’un mari, les rencontres étant facilitées par la fête. Et ainsi cette période de l’année étant propice aux rencontres entre jeunes gens il y avait davantage de célébrations de mariage.

Cependant comme les chances de trouver un époux se faisaient de plus en plus minces après cet âge, un dicton naquit:

«À la Sainte-Catherine mieux vaut mauvais mari que bonnet trop joli».

Il paraitrait que, Conrart, le fondateur de l’Académie Française, interrogé au sujet de l’expression «rester vieille fille»,  avait limité ce phénomène à une réponse en vers :

 

Au-dessus de vingt ans, la fille, en priant Dieu,

Dit: «Donnez-moi, Seigneur, un mari de bon lieu!

Qu’il soit doux, opulent, libéral, agréable!»

À vingt-cinq ans: «Seigneur, un qui soit supportable,

Ou qui, parmi le monde, au moins puisse passer!»

Enfin, quand, par les ans elle se voit presser,

Qu’elle se voit vieillir, qu’elle approche du trente:

«Un tel qui te plaira Seigneur, je m’en contente».

 

Pour certaines, coiffer sainte Catherine n’avait rien de réjouissant.

Elles étaient blessées par des moqueries par et parfois même méprisées et marginalisées. On leur offrait parfois des condoléances et des « Valentins » anonymes et moqueurs. Elles étaient même l’objet de « Poisson d’Avril »

Les « vieilles filles» devaient se faire discrètes, s’habiller de vêtements plus sombres, ne plus prendre part aux soirées et le vide se faisait autour d’elles.

Au début du XXe siècle, la Sainte-Catherine donnait lieu à des veillées de musique, de danse et de chansons. Les filles célibataires y étaient fêtées et on les invitait à des rencontres avec de futurs prétendants. On encourageait les danses en couple.

Les « catherinettes » ne sortaient pas toujours triomphantes de ces soirées. Coiffées du bonnet de circonstance, leur sens de l’humour était rudement mis à l’épreuve

En Acadie, une vieille coutume maintenant disparue, «on leur mettait sur la tête un bonnet blanc et pointu. En certains endroits, on leur faisait revêtir une robe verte, signe d’espérance, et on les obligeait à danser dans une auge à cochon.

 Canada

La date

Selon la petite histoire, Marguerite Bourgeoys aurait ouvert les portes de sa première école le 25 novembre 1658, jour de fête de sainte Catherine d’Alexandrie.

- Les historiens quant à eux fixent cette date au 30 avril 1657, jour de la fête de sainte Catherine de Sienne.

 Catherine

 

Marguerite Bourgeois

La tradition de fêter la Sainte-Catherine à l’école remonterait-elle jusqu’à la première fête donnée par Marguerite Bourgeoys ? On peut seulement dire que le 25 novembre était célébré depuis le début du Régime français en Amérique et l’on peut croire que Marguerite Bourgeoys, née en France et fondatrice de l’enseignement du français à Montréal, canonisée le 31 octobre 1982 par Jean-Paul II, qui accueillait à son école les Filles du Roi, ne pouvait passer sous silence ce jour particulier.

Chose certaine, le 25 novembre a longtemps été une journée très agréable pour les écoliers.

Au XIXe siècle, cette journée de festivités faisait place aux pièces de théâtre montées par les élèves qui jouaient souvent le martyre de sainte Catherine. Ensuite prenaient place les jeux organisés, les chansons et les mascarades.

Plus récemment, la Sainte-Catherine fut l’occasion de présenter des films sur grand écran dans les écoles. La fête prenait plus ou moins d’importance selon les écoles, selon la direction et les enseignants ; des témoignages laissent croire qu’ils y voyaient une belle source de motivation pour maintenir la discipline jusqu’à cette journée tant attendue où l’école appartient aux écoliers.

Les friandises

Au Canada la tradition liée à la Sainte Catherine de fabriquer latire, une confiserie à base de mélasse et de cassonade reste vivante encore aujourd’hui.

Cliquez sur Histoire d’escalier, un conte canadien à propos de la tire.

La tire ma tire

En tous cas, des permissions exceptionnelles étaient accordées : mâcher de la gomme, commettre de petites indisciplines, mais d’abord et avant tout manger de la tire à satiété, tire que l’on préparait souvent sur place et que les élèves prenaient plaisir à étirer.

A l’origine, le but était pour les Catherinettes de démontrer leur talent de cuisinière en offrant cette gourmandise aux hommes célibataires !

Quoi qu’il en soit, le succès de la tire Sainte-Catherine dure depuis 350 ans.

L’origine de cette friandise en forme de papillote serait une invention de Marguerite Bourgeoys.

On raconte qu’elle en aurait fabriqué pour attirer les enfants à son école, surtout les petites «sauvagesses». Le moment de plier le long cordon n’était certainement pas à dédaigner. «En effet, un jeune homme et une jeune fille, étirant le même morceau de tire, pouvaient, quand tous deux se rapprochaient pour plier les deux extrémités du cordon doré, s’embrasser rapidement, ce qui faisait éclater les cris et les rires de ceux qui avaient eu le temps de les voir

On emploie aussi les mots «kiss» (un baiser en français) ou «Klondike» (à cause de sa belle couleur jaune doré, comparable aux pépites d’or tant vantées du Klondike à l’aube du XXe siècle.

Et je ne citerai pas ici la liste de mes amies « Catherine » à qui je souhaite une heureuse fête.

Chapeau mes « Catherine » qui ne sont plus « catherinettes » !

 

Une petite chanson pour vous

cliquez ici

Numérologie

Obtenir la Numérologie complète pour les noms de Catherine, Cathy, Katherine, et Kathy sur :

Kabalistik, site gratuit et fiable.

Les chapeaux en vert et jaune

Le chapeau, du latin « Katharos » fait allusion aux jeunes filles pures et signifie le lien avec Sainte-Catherine.

La tradition veut que l’on confectionne aux Catherinettes des chapeaux extravagants, où le vert et le jaune prédominent et qu’elles porteront tout au long de cette journée festive.

La couleur verte symbolise l’espoir de se marier et connaissance, tandis que la couleur jaune symbolise la réussite ou la foi et la sagesse acquise avec les années

Cette tradition, autrefois suivie dans tous les milieux, à la ville comme à la campagne, s’est beaucoup perdue. Mais aujourd’hui, la coutume est largement suivie par les maisons de couture parisiennes et les modistes (créateur de chapeaux).

Leurs Catherinettes sont reçues le 21 Novembre à la Mairie de Paris, où elles présentent leurs chefs-d’œuvre.

Quant aux fillettes, c’est surtout dans le nord de la France que perdure la tradition de leur envoyer une carte pour la Ste Catherine.

Foire de Sainte-Catherine

Dans les campagnes, la Sainte Catherine est également associée à une Foire qui se tient aux alentours du 25 novembre. La Foire Sainte-Catherine permet aux éleveurs de présenter leurs bestiaux au public.

Cette foire était bien entendu, autrefois, l’occasion idéale pour les jeunes hommes de rencontrer une catherinette afin de mettre fin à son célibat…

50

Pour les jardiniers

Le jour de la Sainte Catherine est réputé idéal pour planter boutures et plantes à racines nues, ainsi que l’affirme le dicton : « à la Sainte-Catherine, tout bois prend racine« .

- Ça marche, je confirme…

De nos jours, Sainte Catherine reste la patronne des filles à marier, mais aussi des théologiens, philosophes, orateurs, notaires, étudiants, meuniers, plombiers, tailleurs …

Histoire de la commune de STE-CATHERINE

« Il est une sainte que Garat ne peut oublier d’honorer. C’est Sainte-Catherine, nom du principal bourg de la commune (Sainte Catherine est situé sur la D 939).

COMMUNE STE CATHERINE

Et quand le jour de la Sainte-Catherine, tombé cette année ce dimanche 25 novembre, on peut en profiter pour fêter une Catherinette, on ne saurait bouder le plaisir de faire perdurer une vieille tradition.

Cette année, c’est Charlène, adjoint administratif à la mairie et célibataire alors qu’elle a fêté ses 25 ans, a eu ce jour la surprise de recevoir un superbe chapeau vert et jaune offert, par ses collègues et la municipalité. Elle a ensuite dû prendre la pause sous le panneau de Sainte-Catherine ».

Origine du prénom

Catherine est un prénom féminin d’origine grecque. Catharsis est issu de la même racine. Deux écoles coexistent : les catholiques pensent que Catherine provient du grec « katharos » signifiant « pur », « exempt de souillure » ; les protestants pensent que Catherine provient du nom grec : « aikaterine » signifiant « la torture », en référence à la Sainte Catherine, martyrisée à Alexandrie.

Variantes et diminutifs du prénom « Catherine »

 Caitrin, Catalina, Catarina, Cateline, Caterina, Catharine, Catheline, Cathie, Cathy, Catriona, Ekaterina, Katarina, Katel, Katell, Katelle, Katerina, Katharina, Katharine, Katherina, Katherine, Kathryn, Kathy, Katie, Katrine, Katy

Quelques Catherine célèbres

Le prénom Catherine doit ses lettres de noblesse à Catherine de Médicis, reine de France au XVIe siècle. Très plébiscité dans les années 1960, ce prénom est porté par 360 000 personnes en France. Cependant, il tend à disparaître et n’a pas été attribué à plus de 50 bébés en 2012.

Les Catherine célèbres sont nombreuses.

On peut aussi citer parmi les nobles

Catherine I et Catherine II de Russie (Tsarines au XVIIIe siècle).

Au XVIe siècle, le roi d’Angleterre Henri VIII a eu six épouses successives. La première s’appelait Catherine d’Aragon (infante de Castille et d’Aragon), la cinquième Catherine Howard et la sixième Catherine Parr. Et maintenant nous avons aussi Catherine Elizabeth Middleton dite Kate, l’épouse du prince William, duc de Cambridge, fils aîné du prince Charles, prince de Galles, et de la princesse de Galles, née Lady Diana Spencer

En sport,

Catherine Suire, Catherine Barclay-Reitz, Catherine Tanvier, joueuses de tennis, Catherine Destivelle  alpiniste, Catherine Fleury Vachon Judoka , Catherine Marsal cycliste, Catherine Plewinski nageuse, Catherine Ruby championne de surf/neige

Au cinéma,

Des actrices belles et talentueuses: Catherine Deneuve, Catherine Frot, Catherine Bell, Catherine Hiegel dans « La vie est un long fleuve tranquille », Catherine Rich, Catherine Rouvel, Catherine Zeta Jones qui a notamment joué dans « Le masque de Zorro » mais aussi la romancière et réalisatrice Catherine Breillat ont popularisé ce prénom.

À la télévision,

Les chanteuses Catherine Lara, Catherine Ringer, Catherine Sauvage,…

Catherine Langeais téléspeakerine pionnière de la télévision (1923 – 1998), Catherine Nay journaliste, Catherine Laborde présentatrice météo, journaliste, écrivain, Catherine Ceylac, présentatrice, Catherine Barma productrice

Catherine était aussi le nom de guerre de la résistante française Lucie Aubrac sous l’Occupation.

Catherine Lalumière : politicienne Catherine Théot: visionnaire normande exploitée contre Robespierre (18e siècle) Catherine Trautmann: politicienne

Quiz – Les reconnaissez-vous ?

Jouer

 catherinette

 

Et vous, que pensez-vous de cette tradition des « Catherinette »?

Ça vous amuse? Vous trouvez ça ridicule? L’avez-vous déjà fêté à quelqu’un? Où, vos amis vous l’ont-ils souhaité à vos 25 ans?

Je suis impressionnée par le nombre de commentaires concernant tous les sites cités en sources.

Alors, si le froid ne vous a pas trop tétanisé, après avoir regardé ce petit diaporama créé à votre intention, votre petit commentaire sur le blog sera le bienvenu.

Chapeaux les catherinettes

Pour lire le diaporama à votre convenance cliquez sur les images

Bien que les Catherinettes 2013 soient aujourd’hui moins en quête d’époux qu’autrefois, je compte sur vous pour fêter dignement et dans la joie, celles qui vous font l’honneur de vous côtoyer.

1 chapeau

Sources

Catherine, Sainte et Martyre
Sainte Catherine et les Catherinettes
Coiffer Sainte Catherine
Ecrire une carte bonne fêteLe magazine des femmes
Le musée du chapeau
Histoire de la commune de SAINTE CATHERINE
Les premières élections de Sainte Catherine Ecusson et notre logo- Le préventoriumLes Albums de CroÿL’Eglise
Envie d’ailleurs
Merci  facteur
Laulitta.com
http://www.laulitta.com/2013/03/les-catherinettes.html
 
je dois ecrir un comm

 

 

 

 

 

Publié dans 2013, Fêtes | Pas de Commentaires »

De sympathiques retrouvailles. Anniversaire Eliane Anton promo 59

Posté par ENO filles le 15 octobre 2013

« Bonjour,

En surfant sur la toile comme on dit, je recherchais une ou des photos de l’Ecole normale d’Oran, école dans laquelle ma sœur Eliane ANTON, l’aînée de la famille, se préparait un bel avenir.

J’ai trouvé une photo sur le lien suivant :

La promo 59, une photo et des noms

Sur la 1ère photo postée par Mme Geneviève FABRE (Gény), ma sœur est le n° 42.

Avec la photo précitée il y a toute une liste de noms de ses camarades de la promo 59.

Sur la 2ème photo, elle porte le n° 11.

 

Ma sœur aînée, Eliane ANTON, fêtera ses 70 printemps le 07 octobre prochain ; et nous, ses frères et sœurs, éparpillés sur le territoire national, allons lui faire la surprise de la retrouver en Vendée, à l’Aiguillon-sur-mer, les vendredi 04 octobre au soir, pour un week-end qui nous voulons mémorable pour elle. Son fils, mon neveu, toujours plein d’idées, est en train de concocter tout un lot de surprises. C’est en faisant des recherches sur la toile que j’ai trouvé 2 photos sur lesquelles se trouve ma sœur, photos prises en 1961.

Moi, je n’avais que 10 ans à l’époque, mais quelle admiration j’avais déjà pour cette grande sœur !

Et il m’est venu alors l’idée suivante: et si pour cette occasion, je lui remettais tout un lot de courriers, cartes d’anniversaires… écrites de la main de ses camarades de promotion de l’ENO. Et si certaines de ces camarades étaient domiciliées tout près de l’Aiguillon-sur-Mer (85), ou disons pas trop loin pourquoi ne pas essayer d’organiser une rencontre….un demi-siècle après… et lui faire la surprise de les retrouver quelques instants pour cet événement?

Avouez que ce serait génial ! signé Robert ANTON 

 

Et oui, sur le blog ENO, tout est possible. La preuve…

Le 11 septembre, un premier article est posté.

 

Eliane Anton recherche ses amies de la Promo 1959

et le lien adressé par mail aux Normalien(ne)s

Le message est lu et certaines d’entre nous ont accepté avec joie, cette idée de renouer le contact avec Eliane.

Non ! Robert n’a pas tout à fait croulé sous les mails mais tout de même, Eliane aura eu sa surprise. Sa famille a bien fait les choses. C’est une fête comme je les aime et comme nous avions l’habitude de les vivre là-bas.

Il aurait également bien aimé reprendre contact avec les camarades avec lesquelles elle a effectué sa dernière année à Pau (64) en 62-63, après le départ d’Algérie – parmi ces camarades il y aurait eu la skieuse Annie Famose- mais sans succès dans ses recherches.

Espérons que ces personnes tomberont un jour par hasard sur le blog. Je me ferai un grand plaisir de les diriger vers Eliane

 

Epilogue

Et le jour J est arrivé.

Le vendredi 04 octobre 2013 au soir, en arrivant au gîte de Ste Hélène à l’Aiguillon-sur-Vie, Eliane ne s’attendait pas à y trouver ses frères et sœurs, ses enfants et petits-enfants et…d’autres surprises… dont les lettres de ses anciennes camarades. Un week-end exceptionnel ! Comme le prouvent les photos prises à cette occasion.

Un petit diaporama résume pour vous la fête  célébrée en son honneur. Heureuse grand-mère!

 

cliquez sur la vignette

Image de prévisualisation YouTube

 

 ndlr: ceci est ma première vidéo réalisée sur Windows 8. Soyez indulgents. J’ai galéré toute la journée.

7 octobre 2013 Message de Robert

Bonsoir les Charmantes au grand cœur,

J’espère que tout va très bien pour vous.

Charmantes n’est pas assez fort pour exprimer ce que vous êtes; vous êtes tout ce qu’il y a de plus génial, de plus généreux, vous êtes fabuleuses, et vous avez un cœur gros ….comme ça !

Juste quelques mots ce soir pour vous remercier du fond du cœur pour ce que vous avez fait; vous êtes sensationnelles , et j’aurais vraiment aimé que vous soyez présentes pour voir le bonheur de ma sœur, la joie immense, la surprise totale, l’ébahissement, elle croyait rêver.

La surprise du courrier de ses camarades de l’ENO, ajoutée à la surprise de notre présence et à toutes les autres surprises….elle a eu droit à un petit film réalisé par sa fille aînée et son gendre sur Oued El Heimer au Maroc (ils s’y sont rendus tout spécialement pour), son école primaire, sa classe, la maison où nous habitions (j’y étais aussi car je suis né à Oujda.)…. Je vous raconterai très bientôt plus en détail, et vous enverrai des photos. Elle a une excellente mémoire, j’en suis convaincu.

Je ne compte pas les paquets de kleenex, moi aussi je les ai utilisés, rien qu’en voyant son émotion lorsqu’elle a lu vos courriers; quelle joie, quel bonheur pour elle !

Je l’ai encore appelée ce soir puisque c’est son jour de naissance, elle me disait qu’elle avait vécu le plus bel anniversaire de sa vie.

Je m’arrête là pour ce soir, ma Grande Eliane est très heureuse, le mot est faible, grâce à vous; vous êtes des vraiment des Charmantes au cœur d’or.

Madame Simon, Setty, pardon, je n’ai pas répondu à votre dernier mail; Merci pour le poème, c’est très beau, très fort. Je l’enverrai à ma Grande Eliane.

(Pourrais-je en avoir une copie pour le blog si Setti et Eliane le permettent bien entendu?)

Je reviens vers vous toutes très bientôt.

Paule….Avant que je n’oublie…. j’ai, bien sûr, le plein accord pour les photos sur le blog…..Ma sœur n’a pu résister à mon charme…

Prenez grand soin de vous, je vous souhaite plein de bonheur et rien que des joies et de la sérénité.

A bientôt,De sympathiques retrouvailles. Anniversaire Eliane Anton promo 59 dans Anniversaires robert

Les souvenirs évanouis, 

De flash-back éblouis, 

N’avais  plus de mémoire 

J’avais perdu le cours de l’histoire… 

Plus de come-back ?

Non ! Ces photos jaunies qui me parviennent 

Parfois, comme aujourd’hui, 

Me ramènent jusqu’au moment 

Où nous étions ensemble, 

Comme dans un train où défilent les paysages. 

Va, viens et refais le chemin, 

Celui de ta jeunesse 

Quand ta vie n’était encore qu’une chance…  

Retrouve tes années lumières… 

Merci à toutes ces amies enfouies dans ma mémoire 

Ou que j’ai côtoyées sans le savoir, 

De m’offrir tout ce passé 

Que j’avais jusqu’ici occulté.

(extrait de mon blog)

Bon anniversaire Eliane et peut-être un jour, au plaisir de te rencontrer.

Et pourquoi pas à Sète en 2014 ?

« Un jour tu verras, on se rencontrera »: C’était à l’origine, l’objectif de ce blog. Alors je suis heureuse de rendre mes anciennes camarades heureuses de se retrouver un jour. Pour que vive le blog, laissez vos commentaires.

20H58… 12 VISITEURS EN LIGNE un exploit…Bonne visite et bonne soirée. Je vais aller me sustenter.

 

Joyeux Anniversaire

 

 

Encore merci à toutes, et plus particulièrement à :

Annick Hoyon ; Geneviève Deveney ; Geneviève Simon ; Jeanne Milleliri- de Peretti ; Marie-Hélène LORRAIN, Geneviève Sanchez Schereck ; Setty Zidour.

Paule Guilhem-Chadeau

 

LA PROMO 58-62

Liens vers les articles précédents 

Retrouvez-les sur:

Page du 24 octobre 2007: liste des élèves de la promo 58

Commentaires sur Article du 28 mai 2007 – Les Perrégauloises 

Article du 15 octobre 2007: UNE NOUVELLE VENUE DANS LE GROUPE – Marie-Madeleine Bonne

Article du 29 mars 2009: Promo 58-62 – du nouveau Elisabeth Bénizri

Article du 3 mai 2009: PROMO 58-62 Elisabeth Benizri – le 1er mai 1960

Article du 12 mai 2009: PROMO 58-62 le 12 mai 2009- Geneviève Fabre

Article du 18 mai 2009 – Liste promo 59

Article du 18 mai 2009: Maguy CINQ-FRAIX: On recherche Colette Dumas

Article du 14 septembre 2010: Promo 58 – Paulette Ascenci rejoint le groupe

Article du 26 septembre 2011: Bernadette Madier-Leroy La connaissez-vous?

LISTE DES ELEVES

  1. Amsellem Paulette
  2. Beltra Marcelle
  3. Bénizri Elisabeth
  4. Bonne Marie-Madeleine
  5. Bouclon Annie
  6. Camensuli Nicole 
  7. Chatail Danielle – décédée en octobre 2006
  8. Coste Anne-Marie  
  9. Derschlag Michèle
  10. Esquierdo Gilberte
  11. Estrada  Christiane
  12. Fabre Geneviève  
  13. Garcia Arlette 
  14. Garcia Marie-Rose  
  15. Gil Marcelle – décédée
  16. Guestavino Michèle – décédée à Tours en 1987
  17. Klasen Nicole 
  18. Leveque Danielle – FP uniquement 
  19. Lopez Anne-Marie  
  20. Lopez Annie
  21. Lopez Danielle
  22. Lopez Marie-Paule 
  23. Martinez Danièle 
  24. Martinez Dolorès  
  25. Mateos Rose-Marie 
  26. Medina Monique 
  27. Mihoub Fatma
  28. Milleliri Jeanne
  29. Navarro Evelyne
  30. Navarro Lucienne 
  31. Parry Michelle
  32. Peraira Odette
  33. Perlès Yvette 
  34. Pons Michèle
  35. Ramires Ghislaine
  36. Repcik Annie
  37. Rocamora Michèle 
  38. Roch Christiane 
  39. Rodenas Jacqueline
  40. Ruis Annie
  41. Salvador Hermine
  42. Such Hortense  
  43. Valero Maryse

 

 

 

 

Publié dans Anniversaires, Avis de recherche, ENO, Promos | 3 Commentaires »

La promo garçons de 1957 – quelques photos

Posté par ENO filles le 24 juillet 2013

Des envois de Jean

Depuis la dernière rencontre de Sète où les promos des garcons et filles ont élargi les contacts, nous recevons les mails de nos camarades pas toujours réjouissants mais voici quelques photos qui vous permettront d’agrandir votre Album de souvenirs:

la Dream Team de volley de l’ENO de 56/57

« J’ai le plaisir de vous adresser la photo de la « Dream Team » de volley de l’ENO , année 56/57 dans laquelle figurent Roland Pérez , André Leroux et Jean Bauza comme manager ! Ils ont abandonné la carrière sportive qui s’offrait à eux pour se consacrer à leur études , ce qui a privé l’équipe de France d’éléments exceptionnels car leurs capacités mathématiques leur permettaient de calculer la trajectoire des ballons avant même de les toucher ….. et nous perdions tous les matchs ! Je plaisante …!!!
Comment voulez-vous que je vous oublie ?
Bises à tous » .
JW
« Je n’ai pas nommé les De Miras , Zimmerman , Karroucha , Bensidoun et autre JW qui n’étaient là que pour faire des passes « . Hum!!! ( pardon , Mesdames )
Dommage! je n’ai pas su les reconnaitre sur cette glorieuse photo. Et vous?
La promo garçons de 1957 - quelques photos dans ENO la-dream-team-de-volley-de-leno-de-56-57-noms
Un commentaire:  » Je savais bien que j’avais une brillante carrière sportive derrière moi! » Jean Bauza – qui en aurait douté!!! -

Un autre souvenir: En 1: René Aldeguer

époux regretté de notre amie Aline, récemment retrouvée et qui a partagé notre dernière rencontre.
rene-aldeguer-n1 dream team de volley dans Promo 57-61

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Sète 2013: le retour

Posté par ENO filles le 29 mai 2013

Samedi 25 mai

Sète 2013: le retour dans 2013 img_0001-le-centre

Ca y est j’émerge. Une nuit de sommeil bien méritée et  j’ai retrouvé mes marques. Mes articulations se portent bien et ma voix se refait entendre.

collage-sete-2013-red Bouzigues dans Rencontres

Après un séjour aussi sympathique et réussi auprès de tous nos amis, il reste un peu de vague à l’âme: plus de chansons, plus de danses, plus de gourmandises,

plus de dives bouteilles… jusqu’à l’année prochaine!

img_0011-le-bar Brassens dans Sète

Le vent froid de l’hiver qui s’accroche aux branches des arbres et aux mâts des voiliers, ne veut pas lâcher prise et a eu raison de ma bonne humeur.

Mais il me reste le souvenir de ces quelques jours tant attendus et déjà disparus.

Un regard attendri sur les photos qui  s’accumulent dans ma mémoire  et celle de mon ordinateur, et me voici revenue en arrière.

Le Directeur du Centre, nouvellement arrivé, qui nous a accueilli avec un grand sourire et un petit verre de Frontignan.

img_0003 Colette Richarme

Nos chambres-cellules au confort un peu spartiate, qui nous redonnent un coup de jeune.

Des repas sans prétention mais agréablement préparés.

img_0002-repas Fabienne raconte

Bon! Là, il n’y a rien dans les assiettes. Mais après je mange aussi …

Quant aux sorties, la météo nous a laissé un peu de répit pour nous permettre de voguer sur l’étang de Thau où prospèrent huitres et moules dont nous avons retrouvé, plaisir inégalé, quelques spécimens dans nos assiettes.

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Nous n’avons pas non plus boudé  le musée Paul Valéry et son exposition d’aquarelles et de gouaches.

img_0004-musee Le Lazaret

 

Nous avons revisité le cimetière marin où repose le grand Georges, pour un dernier sommeil et qui offre une dernière demeure aux  célébrités locales.

img_0005-cimetiere Musée Paul Valéryimg_0006-cimetiere Paul Valéry

Un peu de shopping à la boutique du coin. Mais pour ma part il faisait trop froid pour tenter un essayage. La petite robe que je visais a vite disparu du portant.

Quelques vaillantes Gauloises ont même réussi à se jeter dans l’onde méditerranéenne à la température encore très basse: l’eau froide ça ravigote!

Et le reste du temps nous avons tchatché, ri, sauté, dansé, chanté etc. Ma voix n’a pas résisté aux premiers échanges. Et pourtant je suis bavarde! Mais trop c’est trop!

La salle de l’Oratoire, avec sa grande croix de bois et son mur-vitrail, a accueilli et béni nos joyeuses agapes.

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Notre grand organisateur, Jean, avec beaucoup de talent, de patience et de bonhomie  a tout fait pour rendre notre séjour agréable, et il a réussi:

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jeux en tout genre pour remuer nos méninges, danses folkloriques et autres pour remuer nos corps endormis par le froid de l’hiver, chants variés pour chasser les chats logés dans nos gorges et stimuler les plus doués, sketches emplis de bonhomie… Que du bonheur!

Et dans notre groupe de filles il y avait nos benjamines nouvellement retrouvées grâce au Blog et aussi émues que nous en entendant notre: « Bonjour les petites! »

Et de chanter ensemble:   »Que c’est beau la vie! »

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Et voici le moment des adieux. Le groupe, ou du moins ce qu’il en reste pose pour le souvenir.

Réalisateur et acteurs posent pour le  Festival de … Sète

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Mais non! nous ne sommes pas encore partis. La magie se poursuit pour une dernière séance qui nous réserve beaucoup de surprises.

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Je vais laisser la place à Fabienne qui raconte mieux que personne.

Merci Fabienne et à l’année prochaine. Quelques-unes de nos idées se rencontrent mais nous avons tous vécu la même chose et nous avons laissé parler nos cœurs.

Les Retrouvailles Sétoises 2O13 racontées par Fabienne Blesson.

Comme les années précédentes , les mamies « processionnaires » et les « énorques » se sont retrouvés au Lazaret, pendant 3 jours.Pour cet évènement tant attendu, elles et ils ont bravé :les avis médicaux, les routes et les embouteillages, la pluie, le vent, le froid.

L’heure avait sonné, ils se devaient d’être tous là. Si certains préfèrent la Croisette de Cannes, nous nous préférons Notre Festival de Sète !!!!!!

Un peu plus bruyants chaque année ( que voulez vous , l’âge aidant, nous parlons tous un peu plus fort, nos chants sont plus cacophoniques mais pas encore cacochymes, nos danses sont un peu moins endiablées , moins de rock and roll et de valses à mille temps , mais pour des cœurs un peu essoufflés, des jambes un peu plus lourdes,les danses folkloriques sont plus adéquates mais non moins drôles……

Notre Maître de Ballet a eu beaucoup de mal à se faire obéir, à nous obliger à compter les pas, à ne pas être trop dissipés……peu sont restés spectateurs( ils avaient des raisons majeures ), mais les autres , tous les autres ont participé et ont offert un spectacle de choix. N’est-ce pas Jean Bauza, Jacky Diacono , Robert Cohen, Camille Martinez et j’en oublie certainement.

Des apéritifs pantagruéliques qui méritent des louanges. Bravo à celles et ceux qui ont confectionné ces merveilles de chez nous, là-bas…..

Merci à tous les autres qui ont participé à l’approvisionnement en boissons tout au long du stage !….

Des repas animés, des cris de joie, des rires, des larmes de joie, de grands moments d’amitié, d’échange de souvenirs , de rappel des grands absents avec émotion souvent contenue , d’échanges de sourires complices, de partage, d’accolades fraternelles….

Une belle équipe , soudée , qui fait perdurer l’esprit de la communauté Normalienne d’Oran.

Belle sortie à Bouzigues, bon repas en bord de mer, visite du Musée Paul Valéry, du cimetière marin, promenade sur la corniche de Sète par petits groupes, et toujours présente cette –symbiose/amitié- presque palpable, mais je cherche toujours le mot pour définir cet indéfinissable plaisir d’être ensembles.

Notre Brassens toujours à l’honneur et ses fans Jean, Michèle et surprise exquise Bernard qui de sa voix douce nous a sciés. Bernard perd ses affaires, se perd lui-même parfois, mais là il n’a rien perdu des mots de ces chansons très peu connues, petits bijoux de poésie. Bernard ce matin là fut aussi un petit bijou ! ( je parle pour moi, vous je ne sais pas .)

Lecture des nombreux messages envoyés par ceux qui exceptionnellement cette année n’avaient pu se joindre à nous. Merci à ces lointains amis.

Nos petites nouvelles recrues semblent avoir apprécié la convivialité du groupe , elles pleuraient en nous quittant, j’en ai reçu une dans mes bras qui pleurait à chaude larmes. C’est pas beau ?

Votre présence a été un plus soyez en certaines. Nous avons été ravis de vous compter dans notre communauté.

Remontée dans mon « djebel » savoyard , je me passe et me repasse le film de notre séjour, vos visages défilent dans ma tête, vos voix résonnent dans ma tête …..Merci , c’est tout ce que je peux vous dire et ARVI, PAS ? c’est ainsi que l’on dit au revoir par chez nous ( maintenant je parle comme les gens du coin)

Riez en me lisant, souvenez vous de la Fabienne, comme elle se souvient de vous.

ndlr / Mes amis, je n’ai pas beaucoup de photos intéressantes pour réaliser le livre-souvenir 2013. Et surtout je n’en n’ai guère de moi, pauvre photographe! Alors pensez à m’en envoyer. Merci d’avance.

Grosses bises à tous et à toutes,

Paule

 

 

 

 

 

Publié dans 2013, Rencontres, Sète | Pas de Commentaires »

Natalie in Hollywood

Posté par ENO filles le 21 mars 2013

Aux Etats-Unis, le cinéma n’est jamais bien loin et fait partie intégrante de la vie des Américains.

Après les photos de mode, les spectacles et leur publication sur You Tube, Natalie, la petite fille de notre ancienne camarade Lydia Martinez-Saint-Martin a fait ses premiers pas devant les caméras. Bonne chance à Natalie.

Natalie in Hollywood dans 2013

 Natalie est à l’extrême gauche, avec le fusil AK 47 sur le bras gauche.

Voici le message de Lydia

Bonjour:
J’ai le plaisir de vous annoncer que le premier film dans lequel ma petite fille Natalie a un (modeste) rôle sortira ici le 30 Mars prochain.
Le film.  » Psychology of Secrets » est basé sue le livre du même titre. Plusieurs scènes ont été filmées dans la maison de mon fils. Vous pouvez en savoir plus on allant sur l’Internet et chercher le titre du film.

(Lydia, si tu pouvais m’envoyer les liens ce serait super car je n’ai rien trouvé. Bises)


En ce moment Natalie et sa Maman Carrie sont à Los Angeles où elle fait partie du « cast » du film « Cookie Mobsters » aussi sur l’Internet
A bientôt
Lydia Saint-Martin
American by Choice and Proud of it

lydia-loveamericaflag cinéma dans Cinéma

 

 

 

Natalie Saint Martin * Natalie Saint-Martin sur Youtube

Natalie Saint Martin /  Dramatic Scene from « Hanna »

Natalie Saint Martin Performs in Comedic Scene

Natalie Saint Martin:Monologue from Irreconcilable Differences

Natalie Saint-Martin – Life’s A Song

Natalie Saint Martin : 3 Person Scene

Natalie Saint Martin  Improv

Natalie Saint Martin’s Original Song

Natalie Saint Martin Performs in Comedic Scene

Natalie Saint-Martin Performs as Genie in Aladdin Kids

Natalie Saint-Martin performs in « The Race » with « The Atlanta Workshop Players

* Précédents articles sur Natalie

Natalie Saint-Martin, en route pour L.A. natalie-240x300

14 août 2012 – Natalie Saint-Martin, en route pour L.A.

 

 

 

 

Publié dans 2013, Cinéma | Pas de Commentaires »

Journée de la femme 8 mars 2013

Posté par ENO filles le 8 mars 2013

Journée de la femme 8 mars 2013 dans 2013 womens-day-2013-par-google-300x115

image Google

Journée de la femme 8 mars 2013

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Il y a huit jours qu’on nous rabat les oreilles avec la « Journée de la Femme », encore devrait-on dire « Les journées de la Femme »

Mon article est un peu tardif mais la femme moderne étant toujours tellement occupée, elle n’aurait sans doute pas eu le temps de le lire (ni moi de l’écrire).

Quant aux hommes, il ne sera pas leur priorité donc je leur laisse aussi tout le temps de réfléchir … à temps perdu.

Pourquoi une journée de la femme ?

Il semblerait qu’encore aujourd’hui son statut ne soit toujours pas reconnu. Et pourtant ! Quel pas a-t-on franchi depuis la Préhistoire ? Peut-être pas si important qu’on ne l’imagine. Voir plus loin dans l’article.

Historique du mouvement

A l’origine, un mythe

En France, une légende veut que l’origine du 8 mars remonte à 1857, une manifestation d’ouvrières américaines du textile, événement qui n’a en réalité jamais eu lieu (aucun journal américain ne le relatant)[]. Ce mythe est né en 1955 dans L’Humanité qui relate une manifestation de couturières new-yorkaises.

Cette information est relayée chaque année par la presse militante du PCF, de la CGT et celle des « groupes femmes » du MLF (Mouvement de libération des femmes), puis reprise par les quotidiens nationaux.

Il s’agit d’un clin d’œil des féministes américaines qui, dans les années 1950, veulent à la fois intégrer cette journée dans le contexte américain et rendre un hommage à Clara Zetkin, née en 1857

Selon l’hypothèse de l’historienne Françoise Picq, l’initiative en revient à Madeleine Colin, féministe et secrétaire confédérale de la CGT : la commémoration étant depuis son origine encadrée par le PCF et ses organisations satellites, elle souhaite l’affranchir de cette tutelle communiste pour en faire la lutte des femmes travailleuses

L’origine de cette journée s’ancre donc bel et bien dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l’Europe, au début du XXe siècle.

Par contre un événement historique s’est produit le 25 mars 1911d[  d]ans l’usine textile Triangle Shirtwaist de New York. Dans cette usine il y avait eu des grèves et des répressions en 1909[, ]deux ans avant la tragédie où 146 personnes, la plupart des jeunes femmes d’origine italienne et juive de l’Europe de l’Est, y compris des filles de 12-13 ans, sont mortes à cause de l’incendie de l’usine, enfermées par les patrons, Max Blank et Isaac Harris, qui s’en sortirent en dédommageant 23 familles endeuillées de 75 $.

Cette histoire, officiellement rappelée par la ville de New York[8] et par l’ONU, bien qu’elle ne soit pas à l’origine de la naissance de la journée internationale de la femme, fait partie des épisodes les plus tragiques d’exploitation des femmes ; c’est pourquoi elle a été citée ou commémorée dans les journées internationales des femmes, où l’on se réfère encore à la mémoire historique des luttes des femmes et du mouvement ouvrier international

La femme aurait gagné sa liberté et son indépendance en 3 temps

1. La révolte, la revendication

Une naissance dans la mouvance révolutionnaire et socialiste

2. La reconnaissance

Le 8 mars 1947, Léon Blum salue la place importante des femmes dans la Résistance

3. L’obtention des droits

Le droit de vote en particulier (mais il existait déjà au Moyen-Age pour les femmes du peuple et les bourgeoises)

D’accord, pas d’accord ?

L’Homme et la Femme sont-ils différents ? Si oui, qu’est ce qui différencie l’Homme de la Femme ?

Le point de vue Serge Ginger, psychologue clinicien et psychothérapeute:

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cliquez sur : « La Psychothérapie et les Femmes »

En résumé :

HOMMES ET FEMMES : DEUX “ ESPÈCES ” DIFFÉRENTES?
(tableau récapitulatif aide-mémoire)
par Serge Ginger

FEMMES

 

HOMMES

 

.
Cerveau gauche (+ le droit ; corps calleux plus important)
Moins latéralisées : tout le cerveau travaille
Orientées dans le temps
Bon sens et logique verbale, mémoire verbale
Dès 9 ans : 18 mois d’avance verbale sur les garçons
Sur 24 000 élèves : surdoués en maths : 0 fille
Nourrir la progéniture (mère)
Un ballon au sol : le prend dans les bras
Oestrogènes, progestérone, ocytocine, prolactine
Vue large (« grand angle»)
Coopération
Réserves (graisses) ; muscles : 25 %
Calme et patience
Une heure de sommeil en plus
Émotivité moins forte, mais davantage exprimée
Extériorisation
Ouïe développée et érotisée (paroles, musique)
Perçoit plus de nuances de couleurs (cônes)
Olfaction (jusqu’à 100 fois plus ! )
Cherche le contact de près (odeurs)
La femme se repère (détails de l’itinéraire)
Besoin d’intimité pour sexualité
Besoin de parler et d’être entendue
Besoin de sécurité (“ couvée ”)
Équilibre et stabilité de la race (conservation)
Gauchers : 4 % ; 90 % des boulimiques
Suicide : beaucoup de tentatives ; peu de décès
Chromosome X = le plus grand de tous
À la conception : 140 garçons pour 100 filles
Défenses immunitaires fortes (cerveau gauche)
Sérotonine : excite la femme
Le “ sexe fort ”
.
.
Cerveau droitPlus latéralisés = spécialisés, « compartimentés »
Orientés dans l’espace
Logique spatiale, orientation, rotation mentale
Don pour les mathématiques
63 garçons surdoués en maths
Chasser le gibier (chasseur et guerrier)
Un ballon au sol : shoote dedans
Testostérone (“ hormone de conquête ”)
Vue de loin (« télé-objectif »)
Compétition
Puissance (muscles : 40 %) ; cicatrisation
Vitesse et impulsivité
Besoin de mouvement
Plus émotifs mais retenus (émotions non exprimées)
Intériorisation (autistes : 4 hommes pour 1 femme)
Vue développée et érotisée (vêtements, maquillage)
Perçoit mieux les formes et le mouvement
Olfaction peu développée (en général)
Contact de loin (vue)
L’homme s’oriente (trouve le Nord sans repères)
Besoin de sexualité pour intimité
Besoin d’agir et de chercher des solutions
Besoin d’aventure et de risque (combat)
Expérience et aventure > génies et fous (création)
Gauchers : 10 % ; 90 % des énurétiques
Moins de tentatives ; plus de suicides « réussis »
Chromosome Y = le plus petit de tous
À 20 ans : 95 H pr 100 F ; à 80 ans : 58 H pr 100 F
Défenses immunitaires faibles
Sérotonine

« 6e sens » = chimique : phéromones, inodores et inconscientes, reliées directement au cerveau limbique (2 sexes)
.

Fort heureusement les Femmes ne sont pas limitées par leurs différences avec l’Homme. Et il existe des Femmes qui ont un fonctionnement naturel « masculin » et des Hommes qui ont un fonctionnement naturel « féminin »

On pourrait citer cette citation reprise par beaucoup de gens

« La femme est un homme comme les autres« 

Le statut de la femme à travers les âges

La vision « primitive » de la femme préhistorique…

 

Depuis deux siècles la présentation des rapports entre l’homme et la femme de la préhistoire était plutôt… simpliste !

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A ma gauche, un homme fort, chasseur, brute, subvenant intégralement aux besoins des siens.
A ma droite, une femme faible, craintive, apeurée, dont l’unique occupation semble être l’élevage des enfants…
Un vrai affrontement qui atteint son apogée avec cette image de l’homme néandertalien, traînant sa femme, soumise, par les cheveux…
Bizarrement, avec le temps, nous oublions cette femme pour ne retenir que cet homme brutal qui a marqué le cinéma et la littérature : l’Homme de Neandertal »  

C’en est même devenu une insulte : « espèce de Neandertal » (ou Cro-Magnon… au choix!).
* L’image ci-contre illustre la vision en 1861 des rapports homme-femme par le français Pierre Boitard.

La société, les mœurs, les courants de pensée influencent fortement notre compréhension des choses.

Depuis les années 1800, la femme de la préhistoire est passée successivement du rôle de mère au foyer, à celui de reproductrice néandertalienne, pour finir en amazone libérée mais sexy !

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* Raquel Welch dans le film « Un million d’annés avant JC »

On a retrouvé près de l’île de Java, les restes fossiles de sept individus. Le squelette le plus complet retrouvé appartient à celui d’une femme.
Une nouvelle espèce a été créée pour l’occasion : Homo floresiensis.
Contrairement à l’Australopithecus affarensis qui a tout de suite été « baptisé » Lucy , notre petit squelette de1mètre de hauteur a été surnommé « l’Homme de Flores ». Le sexe de ce fossile principal n’a donc pas été pris en compte.

En 1966, un rôle maternel… Le rôle de la femme préhistorique est revalorisé

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*Illustration de Blaschke 1920 : une mise en scène étonnante !


Depuis une trentaine d’années des études d’ethnologie et de préhistoire ont reévalué les rapports homme-femme dans les société préhistorique.
Une femme aux rôles multiples : En quelques années on a reconnu aux femmes préhistoriques un vrai rôle économique et social dans la société

Cela n’a pas changé depuis !!!
- Au Paléolithique le plus ancien, les activités féminines étaient liées au charognage, au dépecage, à la transformation et au transport des animaux morts, activités qui ne requièrent pas une force physique particulière.
- Au Paléolithique supérieur, les femmes avec la  cueillette et la  collecte ont les retrouve pourvoyeuses de nourriture, un « complément alimentaire » indispensable à la chasse masculine étant rarement fructueuse

De nos jours, on retrouve ce partage des tâches dans certaines sociétés actuelles de Bushmen en Afrique du sud.

Un rôle artisanal

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On pense également que la gent féminine, moins mobile que les mâles chasseurs, pouvait se consacrer à des ouvrages manuels tels que la fabrication d’outils, d’armes ou le tissage (en fibres végétales). On a retrouvé plusieurs statuettes anthropomorphes représentant des « vêtements » ou des parures…

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* Ci-contre femme Homo sapiens, tirée du film de Jacques Malaterre Homo sapiens
Copyright Patrick Glaize
.

La théorie de la société matriarcale abandonnée

On a longtemps pensé que les tribus préhistoriques avaient adopté un régime matriarcal. Sans véritables arguments, on étayait cette hypothèse en expliquant que c’était la femme qui choisissait son « compagnon » et non l’inverse (Le juriste Johan-Jakob Bachofen fut l’un des plus ardents défenseurs de cette théorie)

Cette gynécocratie est maintenant abandonnée au profit d’un système matrilinéaire : c’est par la femme que se créé la famille, sans pour autant lui donner un pouvoir hiérarchique ou politique.

Les conditions de vie étaient d’une telle dureté, aux temps préhistoriques, que toutes les ressources humaines devaient être utilisées et complémentaires. Cela n’induisait pas forcément un rapport de force entre les individus et les sexes, mais plutôt de la coopération. La femelle choisit, le mâle séduit !
D’ailleurs  dans la faune animalière, c’est le mâle séducteur qui est paré des couleurs les plus chatoyantes ou des excroissances les plus visibles… Il fait tout pour se faire remarquer et séduire les femelles ! 

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La Femme dans l’Antiquité : une femme sous tutelle uniquement mère et compagne de l’homme

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Dans n’importe quelle société, à n’importe quelle époque, les relations amoureuses sont intimement liées au statut social des deux sexes, et plus spécialement à celui de la femme.

En Grèce antique, les femmes ne jouissaient d’aucun droit civil et politique, et par conséquent leur statut était inférieur. Leur position n’était pas non plus misérable, loin de là !

La femme avait des rôles pour lesquelles elle était vraiment destinée, celui de la mère et celui de compagne de l’homme, rien de plus, rien de moins.

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Pour le rôle de la mère, on pourrait dire qu’elle était l’objectif de chaque femme, le but de sa vie.

Chez elle, la femme était la maîtresse incontestée.

En ce qui concerne sa position sociale, la femme ne pouvait se livrer à des actes judiciaires, ni posséder ni acheter ni vendre des biens. Au cas échéant, son kyrios (maître, tuteur) la représentait. Elle se trouvait donc toujours sous la tutelle de quelqu’un.

Les femmes n’étaient pas déclarées au registre d’état civil.

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Les seuls droits qu’on leur reconnaissait étaient le droit de contracter un mariage légitime afin de donner des héritiers à son époux, ainsi que celui d’épicléria : si une fille unique héritait de son père, elle devenait épiclère, celle qui est assise sur la propriété, mais n’en avait de toute façon pas la jouissance puisqu’elle n’avait aucun droit judiciaire, elle ne pouvait donc pas la vendre.

Elle devait donc épouser le plus vite possible son plus proche parent du côté paternel pour que l’héritage reste dans la famille.

Les jeunes filles ne s’instruisaient pas comme les garçons, leur mère ou une vieille servante leur enseignait comment tenir la maison, tisser la laine, et parfois même, mais c’était rare, à lire et écrire.

Les jeunes filles ne sortaient pas, sauf si elles devaient se rendre au temple, à une fête religieuse ou familiale, ou pour faire leurs achats personnels, et toujours accompagnées de leur tuteur ou d’une esclave.

Même dans la maison, elles étaient assignées à la partie réservée aux femmes, le gynécée, situé d’habitude au premier étage.

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Par contre à Sparte, les filles faisaient de l’exercice, ce qui scandalisait les Athéniens puisque pendant l’exercice, on voyait leurs cuisses.

Les mariages étaient des unions de convenance et non d’amour véritable.

Il était hors de question pour la jeune fille en antiquité de choisir elle-même son époux, son tuteur décidait à sa place.

Une fois mariée, le mari devenait le tuteur, et la femme continuait à vivre à la maison comme avant.

La seule différence c’était que maintenant c’était elle qui la tenait.

Elle veillait à tout au quotidien, élevait les enfants, s’occupait des provisions, et surveillait les esclaves, faisait le tissage pour les vêtements de toute la famille.

C’est elle qui détenait les clefs de la maison, privilège que son époux pouvait toutefois lui retirer.

Qu’elle s’attarde un peu sur le pas de sa porte et une femme perdait sa réputation.

Quand il y avait des invités, elles ne pouvaient apparaître, l’homme sortait toujours seul, non seulement pour aller à son travail, ou participer à des affaires publiques, mais aussi pour rencontrer ses amis, ou se distraire aux jeux et repas.

Ses sorties

Il était autorisé aux femmes d’assister à des tragédies au théâtre, mais une femme respectable n’allait pas au théâtre quand on y jouait des comédies.

Les règles du Mariage

A tout moment l’homme pouvait répudier son épouse, néanmoins pas sans raison et sous certaines conditions, tout en étant marié, il pouvait entretenir une ou plusieurs concubines, se distraire avec des courtisanes ouvertement et sans avoir de comptes à rendre à personne.

Seules quelques voix à cette époque prêchaient une moralité égalitaire entre les époux, comme Aristote, Isocrate, Plaute.

Une femme qui trompait son mari était automatiquement répudiée, et l’homme surpris avec une femme mariée dans le meilleur des cas pouvait s’en tirer avec une amende, et dans le pire, avec le rapanismos, punition selon laquelle on lui glissait publiquement un radis dans l’anus !

Un homme pouvait aussi répudier sa femme si elle était stérile.

Par contre, selon une loi de Lycurgue (législateur spartiate), un époux âgé ou infécond pouvait présenter sa femme à un jeune amant dont elle pouvait concevoir un enfant que le mari reconnaissait ensuite comme le sien.

Un Spartiate aussi, lorsqu’il avait assez d’enfants de son épouse, pouvait la présenter à un de ses amis pour qu’il l’honore à son tour.

De nos jours

« Le mariage, c’est quand l’homme et la femme décident de ne faire plus qu’un.

Les problèmes commencent quand ils décident de choisir lequel. »

 

Etre femme au Moyen-Age… toujours sous le contrôle de l’Homme

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La question du statut des femmes au Moyen-Age renvoie à la misogynie masculine, qui fait de la femme un être faible et dangereux sur lequel on doit exercer un contrôle permanent mais la femme fait l’objet de respect et de protection.

Les médiévaux avaient compris que l’homme et la femme, apparemment opposés, sont en réalité complémentaires

(Il me semble après consultation de ces documents glanés sur le Web que l’Homme préhistorique avait lui aussi assimilé cette notion)

Que représentait le fait de naître femme à cette époque ?

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Entre viols, massacres, jeunes filles contraintes au couvent, ceintures de chasteté, où se trouve la réalité ?

Que représentait vraiment la femme médiévale ?

Jusqu’au XIème siècle, la condition de la femme est difficile Elle connaît une apogée entre le XIème et le XIIIème siècle..

La littérature courtoise

Ces 300 ans sont ceux de l’épanouissement de la littérature courtoise, des arts romans et gothiques.

A partir du XVème siècle, sa condition décline pour atteindre, au XIXème siècle, son niveau le plus bas.

Les reines de France ne seront plus couronnées, mais seulement épouses de rois.

Marie de Médicis est la dernière reine de France à avoir été couronnée.

Le mariage

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Un changement : le consentement des deux conjoints est nécessaire.

La cérémonie est sacralisée, bénie par un prêtre (mais il peut y avoir des exceptions).

Pour protéger la femme contre son mari, il est ordonné à celui-ci de lui constituer un douaire, un capital, dont le montant est fixé au tiers ou à la moitié de ses biens selon les régions.
A la mort de la femme, le douaire revient aux enfants de son époux, même si elle est remariée.

La répudiation est interdite.

L’adultère est sérieusement condamné.

Le divorce n’est autorisé qu’en trois cas après une enquête de moralité effectuée par un prêtre et la consultation de témoins :
– la stérilité ou l’impuissance ;
– la consanguinité étendue au 7° degré de parenté ;
– l’ordination ultérieure de l’un des conjoints (de nombreuses femmes furent obligées d’entrer au couvent à une certaine époque. Charlemagne, pour former des alliances, n’hésita pas à utiliser ce procédé).

En Ecosse, la cérémonie peut se passer de la bénédiction d’un prêtre. Il suffit que les deux conjoints affirment devant témoins être mari et femme pour que le mariage soit effectif.

Les droits    

Les femmes du petit peuple et les bourgeoises jouissent d’un assez grande liberté. Majeures à douze ans, elles sont libres de gérer leurs biens, de se marier, de voter même !
Bien des métiers leur sont accessibles.

 Pour la femme noble, il en va tout autrement.
Dans l’univers violent, agressif et viril des châteaux, elle ne compte guère. Son sort est lié à la terre, seule garantie du pouvoir. Ainsi est-elle une monnaie d’échange pour les seigneurs qui désirent accroître leurs biens et assurer une descendance.

En réalité, dans les classes élevées, il se négocie ou pire, il s’impose par le rapt.
Les fillettes sont promises parfois dès leur naissance à des hommes souvent bien plus âgées qu’elles.

Leur rôle est pourtant non négligeable puisqu’en l’absence de leur époux qui, lorsqu’il n’est pas en guerre, s’adonne à la chasse, c’est à elles de gérer et d’administrer leurs biens.

De plus, le mariage n’est pas si « indissoluble » en réalité qu’en théorie. Ainsi, il est fréquent que les hommes de noblesse aient des concubines qui donnent parfois naissance à ce que l’on appellera au onzième siècle des bâtards. Si l’épouse est incapable de donner naissance à un héritier, ces bâtards peuvent parfois hériter de leur père. L’épouse en question, stérile ou ne donnant naissance qu’à des filles, peut aussi être répudiée par son mari, ce dernier voulant s’assurer une descendance. C’est ce que fit notamment le roi Lothaire II en 855.

L’amour courtois lui accorde un nouveau prestige

Les fêtes de mai

On ne se marie jamais au mois de mai. Pour célébrer le retour du printemps, garçons et filles se réunissent pour chanter et danser dans les prés. Hommes et femmes se courtisent librement.
Les jeunes gens élisent leur reine, une femme mariée, qui se choisit un partenaire autre que son  » jaloux  » de mari.

Dans les châteaux les liens du de la parenté sont renforcés. La femme règne en maîtresse sur le petit monde des chevaliers et des écuyers, célibataires. On aime se distraire et les fêtes sont nombreuses: mariages, tournois, adoubements,…

Le prestige de « la DAME », l’épouse du seigneur est considérable dans le cœur des guerriers. Elle cristallise leurs rêves, leurs désirs, leurs espoirs. Le chevalier doit se montrer prêt à mourir héroïquement pour son amie, alors que celle-ci est censé le protéger par son amour et lui inspire vaillance et courage.
Mais l’union des cœurs devient le principe de toutes les vertus.
L’amour devient un art, une mystique, une exaltation de l’âme et une délicieuse souffrance.

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REGLES DE L’AMOUR COURTOIS

  1. Le mariage ne doit pas empêcher d’aimer
  2. Qui n’est pas jaloux ne peut aimer
  3. On ne peut accorder son cœur à deux femmes à la fois
  4. L’amour augmente ou diminue, il se renouvelle sans cesse
  5. L’amant ne peut rien obtenir sans l’accord de sa dame
  6. L’homme ne peut aimer qu’après la puberté
  7. A la mort de son amant(e), un délai de deux ans est nécessaire avant de s’adonner à un nouvel amour
  8. Personne ne doit être privé de l’être aimé sans la meilleure des raisons
  9. On ne peut aimer sans y être incité par l’amour
  10. Amoureux n’est pas avare
  11. L’amant doit aimer une femme de condition supérieure à la sienne
  12. Le parfait amant ne désire d’autres étreintes que celles de son amante
  13. L’amour doit rester secret s’il veut durer
  14. La conquête amoureuse doit être difficile : c’est ce qui donne son prix à l’amour
  15. Le parfait amant pâlit en présence de sa dame
  16. Quand un amant aperçoit l’objet de son amour, son coeur tressaille
  17. Un nouvel amour chasse l’ancien
  18. Seule la vertu rend digne d’être aimé
  19. Lorsque l’amour diminue, puis disparaît, il est rare qu’il reprenne vigueur
  20. L’amoureux vît dans la crainte
  21. La jalousie fait croitre l’amour
  22. Lorsqu’un amant soupçonne son amante, la jalousie et la passion augmentent
  23. Tourmenté par l’amour, l’amant dort peu et mange moins
  24. L’amant doit agir en pensant à sa dame
  25. Le parfait amant n’aime que ce qu’il pense plaire à sa dame
  26. L’amant ne saurait rien refuser à celle que son coeur a élue
  27. L’amant n’est jamais rassasié des plaisirs que lui apporte sa dame
  28. Le plus petit soupçon incite l’amant à soupçonner le pire chez sa bien-aimée
  29. Amour ne rime pas avec luxure
  30. Le véritable amant est obsédé sans relâche par l’image de celle qu’il aime
  31. Rien n’empêche une femme d’être aimé par deux hommes et un homme d’être aimé par deux femmes.

On peut rêver!

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*Ainsi épuré du réalisme de l’amour chevaleresque, la Fin’Amor répond donc à quelques critères

L’amour est obligatoirement adultère.
Les mariages nobles n’étant pas une affaire de sentiments, la passion ne peut être trouvée qu’ailleurs. L’échange des cœurs, la fidélité promise, n’engage alors plus les biens, mais les personnes.

L’amour exige le secret, pas seulement pour son caractère adultérin, mais aussi parce qu’il est une chose trop grave pour être divulgué.

La dame est toujours de condition supérieure à celle de son amant, un chevalier célibataire.
L’attitude de ce dernier, calquée sur le système féodal, doit être pleine d’humilité, de réserve et de soumission. Il est son  » homme-lige « , son vassal, d’une loyauté et d’une fidélité sans faille.
En retour, la dame et l’amour ont le pouvoir d’inspirer au chevalier toutes les vertus, valeur morale et parfaite courtoisie.
(Croyance : seul l’amour peut mener l’homme à la perfection morale puisqu’il engendre et développe toutes les vertus).

La dame est lointaine, inaccessible, nimbée de mysticisme.
Dans sa conquête amoureuse, le chevalier est confronté à des obstacles, des épreuves.

Ce peut être : le mari jaloux, l’éloignement de la personne,… Il faut être prêt à mourir pour l’élue.

En retour, la dame accorde à son amant un baiser, une étreinte, ou la joie d’admirer sa nudité.

La chasteté est la fois l’épreuve et la récompense suprême : la petite cérémonie de l’ assag (l’essai). Elle donne à la dame le moyen de vérifier dans quelle mesure son ami est capable de la respecter, alors que, couché à côté d’elle, il est dans une situation extrêmement tentatrice. Tous les subterfuges érotiques, baisers, étreintes, caresses, sont autorisés, à condition de ne pas en venir au fait.

Mais, « que ce soit à travers le « jeu » de la courtoisie ou le mariage, la femme du Moyen-Âge demeure un objet. Investigatrice du péché originel, on soupçonne la femme de porter l’hérésie, de porter le maléfice, le poison. Le sexe féminin est considéré impétueux, incapable d’assouvissement et dévorant. Les chevaliers n’ont qu’un seul remède pour vaincre ces corrompues et corruptrices dont Ève est l’image originelle: le mariage. En effet, ce dernier désarme totalement la femme en la rendant mère. Pour elle, une grossesse n’attend pas l’autre, et ce, avec une chance sur deux d’en mourir. Ceci favorise… la polygamie. »

Après le Mariage pour tous, on y vient doucement…

Les canons de la femme

À partir du XIIIème siècle, la femme idéale doit être élancée, avec la taille mince, les jambes longues, la poitrine haute et petite : les gros seins sont bannis: les femmes qui ont une trop forte poitrine doivent la bander.

Ce n’est pas encore l’époque du 95 F et des prothèses.

Cette silhouette évolue ensuite pour prendre la forme incurvée d’un S: la tête légèrement inclinée vers l’avant, la poitrine effacée, le ventre et les hanches projetés vers l’avant.

La maternité

Si ne pas être en mesure d’avoir des enfants met l’avenir de son mariage en danger, en revanche, accoucher, au Moyen Âge, à cause du manque d’hygiène et du peu de moyens dont disposent les sages-femmes, est risqué.

On n’autorise les césariennes que sur les femmes décédées, ce qui fait que bien des femmes meurent en couches. De plus, comme on ne peut déceler les grossesses très tôt, les femmes désirant se faire avorter courent le risque d’y rester.

Le Moyen Âge se résume donc en gros par un taux de mortalité en couches assez élevé et l’infanticide ainsi que l’abandon des enfants comme étant les deux méthodes les plus répandues pour se défaire des enfants non désirés.

La prostitution

On dit souvent que la prostitution est le plus vieux métier du monde. Que cette affirmation soit vraie ou non, il reste qu’au Moyen Âge, ce métier existe. D’ailleurs, pendant un certain temps, au Moyen Âge, l’Église contrôle la prostitution qui est chose légale. Cependant, il est interdit aux femmes mariées, aux religieuses et aux enfants de s’y livrer. De plus, les femmes doivent être de l’extérieur de la ville afin d’éviter l’inceste. Habituellement, les prostituées sont des servantes, des filles rejetées par leur famille après un viol ou une grossesse clandestine et celles qui n’ont pu se trouver du travail. On ne peut généraliser quant au traitement des prostituées au Moyen Âge, car la situation a varié d’un siècle à l’autre. Par contre, une chose est certaine, le 11ème et le 13ième siècle furent des époques où l’on fit beaucoup pour le relèvement des prostituées. L’Église considère alors ces femmes non comme des « filles perdues », mais comme des « brebis égarées ». Elle les autorise à former une corporation avec tous les privilèges qui y sont attachés. Le pape Innocent III, dans une bulle de 1198, promet même la rémission des péchés aux hommes qui épouseraient une fille de joie…

Le viol

Mais la prostitution ne suffit pas, au Moyen Âge tout comme aujourd’hui, à contrôler les « menaces » pesant sur les jeunes filles et les femmes mariées. En effet, parmi les crimes commis au Moyen Âge, il y a le viol. La personne ayant commis un tel acte est punie, mais elle ne l’est pas toujours de la même manière. En effet, si la victime est une religieuse, une femme mariée ou une vierge, l’agresseur peut être pendu pour ce qu’il a fait. Cependant, s’il s’agit d’une femme d’une humble condition (une servante par exemple), il s’agit alors de verser à la victime ou à sa famille une indemnité. La punition est donc tributaire du statut social de la femme.

La vie professionnelle de la femme

Les femmes, au Moyen Âge, participent activement à la vie économique.

En ville, elles travaillent notamment dans le commerce, dans le secteur du textile et en alimentation. D’ailleurs, dans le petit commerce d’alimentation, les femmes sont majoritaires. Aussi, les industries qui apparaissent comme le prolongement d’activités domestiques leurs sont plus ou moins réservées: la boulangerie, la fabrication de la bière (en Angleterre, les femmes ont le monopole de la bière et de l’industrie laitière).

En campagne, elles aident également leurs époux notamment en aidant à faire la moisson et la fenaison.

Lingères, bonnetières, couturières, tavernières, blanchisseuses sont donc des métiers que les femmes du Moyen Âge ont occupés, mais il ne faut pas pour autant croire qu’elles étaient considérées égales aux hommes.

En effet, les salaires féminins sont, dès cette époque, très inférieurs à ceux des hommes; le travail à domicile, qu’aucune organisation professionnelle ne défend, accuse des rémunérations particulièrement basses, tant à la ville qu’à la campagne.

Femme d’aujourd’hui, qui es-tu ?

Les femmes et leurs corps, meilleurs ennemis?

…c’est la question du rapport au corps qui a été posée: comment vivent-elles avec lui au quotidien? Comment le perçoivent-elles? Joue-t-il un rôle décisif dans leur vie? La réponse, on le découvre, est complexe. Ce corps, reflet de leur identité, elles n’en sont pas toutes satisfaites. Mais peu importe, elles ont choisi de ne pas lui attribuer de rôle décisif. Et plutôt que de chercher à le façonner, elles semblent s’affairer aujourd’hui à l’entretenir. Les femmes et leurs corps: meilleurs ennemis?

A lire sur le site: Quatre regards complémentaires pour nous éclairer sur la position de la femme dans nos sociétés contemporaines, grâce à Denise, retraitée, Camille, lycéenne de 15 ans, Laura, employée chez un fleuriste ponot et Agnès

Denise : « attention à ne pas se prendre pour des hommes ! »  : Elle a surtout beaucoup plus de liberté qu’autrefois, ce qui lui donne plus d’assurance mais aussi la liberté de travailler.

Camille : « la galanterie, toutes les femmes y sont attentives et l’apprécient »: Je pense qu’elles s’investissent mieux dans ce qu’elles entreprennent.

Laura : « surtout, on a la chance de pouvoir être mères !  » On a beaucoup plus de qualités ! Déjà, je crois qu’on est plus douces, plus sentimentales. Et surtout, on a la chance de pouvoir être mères !

Agnès : « l’élégance, c’est aussi la simplicité » Elles ont la volonté de réussir car il y avait moins d’égalité il y a 20 ou 40 ans, donc il a fallu se battre, mais aussi l’organisation dans le travail, avec un certain sérieux

Dit comme ça je ne suis pas certaine que la Femme libérée a gagné quelque chose.  Il ne vous reste plus qu’à relire soigneusement ce qui précède et vous en tirez peut-être comme moi les conclusions qui s’imposent.

Au travail ? il semblerait que l’embauche et les salaires soient toujours inferieurs à ceux des hommes

En amour? Bof! peut-mieux faire

En ce qui concerne son statut social: Re-bof !

En ce qui concerne son comportement:

 « Il n’y a que dans ces courts instants où la femme ne pense plus du tout à ce qu’elle dit qu’on peut-être sûr qu’elle dit
vraiment ce qu’elle pense. » Georges Feydeau (au siècle dernier)

Pour les femmes d’Ailleurs : « Sans laïcité, pas de liberté ». C’est le thème de cette année

Thème 2013: Femmes  » défendre la laïcité « , c’est aussi défendre notre liberté !

« Le cri 2013 » Règlement des concours 2013

Un spectacle

« Pour redonner à Louise Michel, injustement oubliée de l’histoire et des femmes, la place qui lui revient »

Née en 1830, fille de Marianne Michel, servante et de père inconnu, elle est élevée dans un vieux château délabré et glacial envahi d’animaux…
Petite fille sauvage et intrépide, insurgée, déjà, elle vole ses grands-parents pour donner aux pauvres.
Son rêve : être poète comme Victor Hugo. Jeune fille insolente et fougueuse, elle menace un prétendant de lui faire des cornes plus grandes que celles d’un cerf. Institutrice, elle use de méthodes très (trop) modernes. Condamnée à la déportation à vie au bagne de Nouvelle-Calédonie, elle répertorie la faune et la flore, apprend les langages canaques, devient leur « cenere » (soeur) et étudie les cyclones ! À son retour et jusqu’à sa mort à 75 ans, quand elle n’est pas en prison, elle continue sa « longue marche » pour ce monde meilleur auquel elle a décidé de croire, malgré tout, une fois pour toute et pour toujours…

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Calamity… Louise

« Allons, l’art pour tous, la science pour tous, le pain pour tous ;
l’ignorance n’a-t-elle pas fait assez de mal et le privilège du savoir
n’est il pas plus terrible que celui de l’or ?… »
L. Michel

Un spectacle inspiré de ses mémoires de Louise Michel, rythmé par ses poèmes, cassant la chronologie pour évoquer son combat sans relâche pour la liberté.

Ce spectacle raconte les valeurs et les passions qui ont guidé cette Femme tout au long de sa vie : son désir de liberté, son rejet de toutes les formes de convention, son insatiable curiosité, son respect pour les plus faibles et les enfants, sa passion pour la poésie, son humour et son insolence, son intrépidité ainsi que le combat qu’elle menait contre toutes les injustices.

Gisèle Martinez s’est attachée à restituer le plus fidèlement possible l’écriture de Louise Michel. Mais c’est sa propre vision du personnage qu’elle met en scène. Cassant la chronologie, insérant des dialogues, elle raconte, elle joue, elle chantonne et propose un portrait sensible, attachant et souvent drôle de celle qu’on appelait “la vierge rouge”.

Femmes d’exception (document INA)

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Six femmes d’exceptions parmi tant d’autres, célébrées ou non, connues ou inconnues. La femme a toujours oeuvré avec amour, courage et ténacité pour avoir l’accès à la liberté, au savoir, aux savoir-faire et au faire-savoir, et ceci à  toutes les périodes de l’Humanité, à tous les niveaux et dans toutes les places qu’elles ont occupées dans la Société. Mais le chemin est encore long vers la véritable liberté et la réelle indépendance.

Merci à toutes les femmes qui ont résisté, qui résistent et qui résisteront encore à l’image qu’à tout prix on veut leur faire assumer.

Et que chacune soit persuadée qu’elle est seule à décider de ce qui est le mieux pour elle.

Comme on ne peut pas tout lire et tout savoir , je vous ai fait partager ici quelques unes de mes lectures et réflexions sur un sujet qui est loin d’être clos.

Merci à tous ceux ceux qui auront le courage de lire et peut-être de donner ici leurs impressions.

Ecoutez

Cookie Dingler  « Femme libérée »

 

 

Quelques-uns des sites consultés

Site officiel Journée de la Femme

La Psychothérapie et les Femmes

20 minutes

Women day 2013

https://www.google.fr/search?q=Journ%C3%A9e+internationale+de+la+femme&oi=ddle&ct=womens_day_2013-1055007-hp

Hominidés

Femmes de la Préhistoire

Le statut de la femme dans l’Antiquité

La condition de la femme en France au Moyen-Âge

Publié dans 2013, Evénements, Femmes, Jounée de la femme | 4 Commentaires »

Calendrier de l’Avent 12e jour « Pas gentil pas d’chocolat »

Posté par ENO filles le 12 décembre 2012

Calendrier de l'Avent 12e jour 12

… et pas d’chocolat, pas d’fête.

           Étonnant voyage dans le temps,

            len Suisse,

            en Belgique ,

            à Malte,

            et en France:

            la SNCF y consacre cette année un TGV expo sur

                      

                           « les secrets du chocolat

 

goethe

LE CHOCOLAT

Festif par excellence, le chocolat est incontournable pendant les fêtes de Noël.

Neuf personnes sur 10 aiment le chocolat. Pas moins de 34 000 tonnes de chocolat cette année.

Ma mère se serait damnée pour un carré de chocolat. Et j’ai hérité d’elle dans ce domaine, bien que plus raisonnable !!!!

Connaissez-vous vraiment le chocolat, ce produit qui fut la nourriture des Dieux avant d’être celle des … Pourquoi le cacao était-il le breuvage  des dieux précolombiens ? ….

Le chocolat entre en gare.

EN SUISSE

Le « Train du chocolat »

traverse « le pays du chocolat » par excellence.

Mon souvenir de jeunesse: la découverte des « têtes de nègre » que j’ai dévorées jusqu’à l’écoeurement….

 

ZugSee-1

 

Le train du chocolat est une initiative commune GoldenPass Services et Cailler-Nestlé. Vous voyagez exclusivement en 1re classe, dans une authentique voiture pullmann «Belle Epoque» datant de 1915 et/ou une voiture panoramique moderne. Le Train  part de Montreux et traverse les riches pâturages de la Gruyère. Une excursion d’un jour pour découvrir l’art de la fabrication du fromage et du chocolat….tout ce que j’aime (ndlr)

Chillon

EN BELGIQUE

A Bruxelles accueille un train de 34 mètres de long en chocolat

Le mardi 20 novembre 2012

Le convoi miniature a été inauguré ce lundi à la gare du Midi. Il s’agit d’un record en son genre, qui est désormais inscrit au Guiness Book. L’événement a donné le coup d’envoi de la Semaine du chocolat, qui se tient en ce moment même à Bruxelles.

Un parterre de journalistes pour découvrir le plus grand train en chocolat du monde, ce lundi, à Bruxelles-Midi. Même la presse internationale était là. Yan Tong, de la télévision centrale de Chine: « La Belgique est reconnue pour son chocolat. Je veux donc montrer aux téléspectateurs chinois l’excellente performance réalisée ici. »

Suite ici

EN FRANCE

      train

la SNCF y consacre cette année un TGV expo sur « les secrets du chocolat »

01

* Dossier de Presse: Les secrets du chocolat

Si les trains expos voyagent sur le réseau français depuis 1973, aucun TGV ne lui avait été dédié. « Il fallait la capacité d’aller au devant des industriels et des clients, reprend-il. Avant les fêtes, le sujet du chocolat s’est imposé de lui-même. »

La SNCF s’est associée aux industriels et au musée du chocolat de Mulhouse pour un étonnant voyage dans le temps. Il est passé d’une monnaie d’échange à l’époque des aztèques à un art aujourd’hui, d’une boisson salée à un dessert doux amer d’abord travaillé par… des apothicaires.

Grand succès rencontré par l’opération « Six Gares En Chocolat » à Paris

Six jours dans six gares parisiennes jusqu’au 4 décembre sur les quais des grandes gares parisiennes et après dans d’autres villes, le Train du Musée des secrets du chocolat invite les fondus de « cacao de 7 à 77 ans » à y découvrir Tout sur leur gourmandise préférée

« Ce TGV totalement relooké : « C’est bon dedans et c’est beau dehors (…) est sollicité par des passionnés qui nous demandent les horaires de passage. On a d’ailleurs décidé de le commercialiser sous forme miniature », sourit Michel Fremder, directeur de Trains Expo SNCF..

Le train entre en gare

C’est à « Très Grande Vitesse » que je vous invite à monter à bord si vous avez la chance de le voir arriver dans votre gare.

Une belle sortie en famille à bord de la rame trentenaire du TGV, toute de chocolat vêtue :

le wagon sucré offrira au public une exposition qui lui révèlera tous les secrets de la petite fève : Sa naissance, son histoire, son importation…des secrets de production aux produits finis, les douceurs chocolatées

Pour animer l’événement, de grands noms du chocolat seront représentés comme la célèbre ambassadrice du cacao au XVIIème siècle, devenue aujourd’hui l’une des marques de chocolat les plus réputées, la Marquise de Sévigné (que de souvenirs,  cette Marquise de Sévigné avec ses petits parapluies de chocolat qui ont fait les délices de mon enfance)

Le maître chocolatier Yves Thuriès, nommé  l’homme  » qui parle la langue du chocolat » révèlera quelques-uns de ses secrets…on en salive déjà!

« Le métier de chocolatier est relativement moderne. Il n’existait pas il y a encore un siècle, reprend Yves Thuriès. Ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle que le matériel a été inventé pour solidifier le cacao. Et au début du XXe que des gens ont commencé en en faire des bonbons. »

Il en parle avec de la gourmandise jusque dans la voix. Des mayas, des incas, de toute l’histoire du chocolat qui l’a amené, quelques siècles plus tard, à en devenir un virtuose. Yves Thuriès est intarissable sur ce trésor qu’il caresse au quotidien.

Dans les wagons de ce TGV pas comme les autres, le meilleur ouvrier de France transmet sa passion. « J’ai apprécié ce moyen de médiatisation, cette façon atypique de faire connaître ce produit, son histoire, mais aussi son procédé. » dont il est l’un des acteurs puisqu’il s’amuse à imaginer des pièces sous les yeux visiteurs, révélant au passage quelques secrets de fabrication.

Bien sûr vous pourrez profiter des animations gourmandes qui vous seront proposées .

Le bénéfice des ventes sera reversée à l’association SOS Rétinite qui sera présente à bord du train ;des spécialistes de la basse vision seront là pour sensibiliser le public et parler de la recherche ophtalmologique.

* Reconnue association d’utilité publique depuis 2004, SOS Rétinite est à l’origine de la venue du train du chocolat dans le sud de la France. Elle-même atteinte de cécité à 95 %, sa présidente Monique Roux (77 ans) a fait de la dégénérescence rétinienne le combat de sa vie :

« On doit se justifier en permanence car nos yeux restent beaux, mais on ne voit plus »,

raconte celle qui fut à l’origine de la création du premier centre de recherche sur la maladie en 1990.

Ndlr : Ma mère a eu une DMLA et il parait que c’est héréditaire alors je ne peux que cautionner cette initiative, d’autant plus que mon père en tant qu’agent SNCF m’a fait connaitre très tôt le train. Comme vous le voyez, je suis parfaitement liée à cette manifestation. Mais je ne sais pas si ce train doit s’arrêter à Toulon…(Heu !)

« 3 millions de Français en sont victimes à des degrés divers. Je me bats pour qu’ensemble, nous fassions reculer la nuit », explique-t-elle.

« Je suis tombé sous le charme de cette dame qui se bat depuis 27 ans », évoque Michel Fremder, directeur de Trains Expos SNCF.

L’intégralité des marges financières des chocolats vendus à l’intérieur du TGV sera reversé à cette association montpelliéraine. Et des bénévoles de l’association vendront des vignettes au prix d’un euro pour financer la recherche. J. D.

UNE PARTICIPATION DE SYLVETTE

« C’est bien léché… » Cliquez sur l’image

cliquez ici

 

 LES VERTUS MECONNUES DU CHOCOLAT

A MALTE

Un chocolat qui ferait office de viagra

Le viagra bientôt remplacé par le chocolat ?

1.Le chocolat est une bonne alternative au Viagra

2.Viagra VS chocolat

3.Le graines de cacao ont des vertus aphrodisiaques

4.Le chocolat est fabuleux !

- Reportage Anais-Margot le 7/12/2012

Un train en chocolat de 35 mètres de long a été réalisé à Malte par un maître chocolatier très raffiné et le chocolat est bien évidemment à l’honneur en ces fêtes de fin d’années.

« Ceux qui cherchent une alternative naturelle au Viagra seront ravis d’apprendre que le chocolat a des vertus aphrodisiaques.

Qui ne s’est jamais goinfré de sucreries sucrées en oubliant vite les calories de celles-ci ?

(…)  Eh bien, vous serez ravis d’apprendre aujourd’hui chers petits gourmands que le chocolat a d’autre vertu que le plaisir gustatif. Pour ceux qui cherchaient une alternative au viagra, le chocolat serait le parfait remède à vos « petites pannes » messieurs. Jusqu’à présent, la plupart des études ont montré que les composants du chocolat étaient aphrodisiaques.

La société Barry Callebaut a affirmé avoir trouvé une solution pour adapter cette gourmandise en véritable médicament naturel : « Aider à maintenir la vasodilatation endothélium-dépendante qui contribue à la circulation sanguine normale grâce au chocolat est maintenant possible ! ».

Suite ici

TOUT SUR  LE CHOCOLAT

Cabosse de cacaoyer   Le chocolat est issu de la transformation de la fève du cacaoyer (Theobroma cacao) en cacao et de l’adjonction de sucre ainsi que de produits tels que le lait.

Cabosse (Forastero, Origine Côte d'Ivoire)Le cacaoyer est un arbre de la famille des Sterculiacées (comme la noix de cola) qui ne pousse que dans certaines conditions bien précises : pour germer, la graine a besoin d’une température constante et d’averses. Par la suite, l’arbre doit être protégé du soleil et du vent par de grands arbres. De nos jours, les cacaoyers sont cultivés dans les régions tropicales d’Amérique du sud et centrale (d’où il est originaire), d’Afrique, d’Asie, dans une bande de 30° de latitude autour de l’équateur.

Le cacaoyer peut atteindre une hauteur de 4 à 10 m. Productif à partir de 3 à 4 ans, il atteint sa maturité au bout de 6 à 10 ans et peut produire pendant 50 ans avec deux récoltes par an. Les fleurs apparaissent sur le tronc. Il faut environ six mois pour qu’une fleur devienne un fruit mûr.

Les fruits sont des baies indéhiscentes (qui ne s’ouvrent pas à maturité) appelées cabosses. Un cacaoyer produit de 20 à 80 cabosses par an. Les cabosses, qui mesurent de 15 à 20 cm de long et 10 à 15 cm de large, contiennent de 20 à 50 graines, communément appelées fèves, ainsi qu’une pulpe blanchâtre appelée mucilage.

Cabosse coupée en deux (Forastero, Origine Côte d'Ivoire)Les graines font environ 2.5 cm de long, 1.5 cm de large et 1 cm d’épaisseur. Elles sont composées d’un tégument (enveloppe) comprenant lui-même une membrane externe rougeâtre, mince et cassante (la coque) et une membrane interne très mince et blanchâtre, et de deux cotylédons violacés divisés en plusieurs lobes, se rejoignant.

On distingue trois groupes de variétés de cacaoyers :
- Criollo : cette variété est réputée comme donnant un cacao de très bonne qualité avec des arômes très développés. Cette variété représente moins de 5% à 10% de la production mondiale de cacao. Elle est essentiellement cultivée en Amérique Centrale et dans les Caraïbes. Dans les Criollos, on distingue les Nacional, une variété originaire d’Equateur réputée pour sa saveur florale.
- Forastero : cette variété beaucoup plus fréquente (80% environ de la production mondiale) est aussi de très bonne qualité. Plus facile à cultiver et donnant des rendements plus élevés que le Criollo, on la trouve au Brésil et en Afrique.
- Trinitario : cette variété créée en 1939 est originaire de l’île de Trinidad. Elle est issue d’un croisement de Forastero et de Criollo.

Les variétés cultivées aujourd’hui sont, soit naturelles, soit issues d’une sélection génétique.

Etymologie

Le mot chocolat vient de l’espagnol chocolate lui-même étant la transcription du mot xocoatl en nahuatl, la langue que parlaient les Aztèques et que parlent encore certains de leurs descendants au Mexique. Le xocoatl était une préparation liquide à base de chocolat, d’épices et de maïs. Le mot cacao vient quant à lui du mot nahuatl cacahuatl (prononcé kakawa) et désigne la fève de cacao.

Le naturaliste suédois Linné rangea le cacao dans le genre Theobroma qu’il créa en 1735. Theobroma signifie en grec « nourriture des dieux ». Il définit l’espèce en 1753 en ajoutant le suffixe cacao. Le genre Theobroma compte aujourd’hui 22 espèces.

On lit parfois que le mot cabosse utilisé pour désigner le fruit du cacaoyer, viendrait de l’espagnol cabeza (tête). Néanmoins, les espagnols utilisant les mots mazorca ou maraca pour la cabosse, il paraît plus vraisemblable de le rapprocher du mot français caboche.

Histoire : les origines

Le cacaoyer serait originaire d’une région située au nord de l’Amazonie. Les premiers à en avoir découvert l’utilité seraient les Olmèques, un peuple précolombien ayant vécu dans une zone s’étalant du sud du Mexique jusqu’au sud du Costa-Rica et ayant connu son âge d’or du deuxième millénaire avant notre ère jusqu’en 500 av. J.-C.

On retrouve les premières traces d’une utilisation culinaire du chocolat chez les Mayas, autre civilisation précolombienne, probablement descendant en partie des Olmèques, apparue vers 2600 av. J.-C. (période pré-classique) et qui connut son apogée du IIIème au Xème siècle de notre ère (période classique). Suite à des fouilles récentes au Honduras,  des analyses chimiques ont permis de confirmer la présence de théobromine (alcaloïde caractéristique du cacaoyer) dans des poteries datées de -1500 av. J.-C.

Il est probable que la première utilisation culinaire du cacaoyer ait eu pour objet la fabrication d’un alcool à partir de la pulpe extraite des cabosses, procédé plus simple que la fabrication du cacao qui, comme il est expliqué plus bas, requiert une torréfaction des fèves. La fabrication de cet alcool est toujours en vigueur dans certaines régions.

On mesure l’importance du cacao pour les Mayas lorsque l’on sait que le dieu de la guerre puis des marchands, Ek Chuah, était aussi le dieu du cacao. Les Mayas vénéraient ce dieu et lui consacraient un festival annuel. De la poudre de cacao a par ailleurs été retrouvée dans les tombes de dignitaires mayas du début de la période classique. Les Mayas consommaient le chocolat sous forme de boisson froide.

Après la décadence de la civilisation Maya, probablement due à des guerres et à des catastrophes naturelles ou écologiques, les Toltèques, peuple venu du nord, reprennent le flambeau du cacao, bien que basés à Tula, trop au nord pour permettre sa culture. Les Toltèques disparaissent à leur tour au cours du XIIe siècle, supplantés peu à peu par les Aztèques qui, venus du nord, s’étendront à partir de la plaine centrale du Mexique jusqu’à couvrir les anciens territoires mayas.

Le cacao est un élément clef de la culture Aztèque puisque les fèves servent de monnaie. Le cacao, apprécié pour ses vertus fortifiantes et prétendument aphrodisiaques, est consommé par les Aztèques sous forme de boisson froide ou chaude.  Le cacao est obtenu en faisant sécher les fèves au soleil, puis en les faisant griller, puis en retirant leur coque, avant de les broyer à l’aide d’un rouleau en pierre. La pâte obtenue est alors mélangée à une bouillie de maïs et à différentes épices, pour obtenir le xocoatl.

Histoire : découverte du cacao par les conquistadors

Christophe Colomb (1451-1506) ne découvre le cacao qu’à l’occasion de son quatrième et dernier voyage (1502-1504) à destination de l’Amérique qu’il croit encore être les Indes. Il aurait découvert les fèves de cacao en mettant la main sur la cargaison d’un grande pirogue le 30 juillet 1502 à proximité de l’île de Guanaja, située au large du Honduras. Fernando Colomb (1488-1539), fils de Christophe Colomb, raconte que la cargaison contenait beaucoup d’amandes « que les Indiens de Nouvelle Espagne utilisent comme monnaie; et elles avaient beaucoup de valeur pour eux, car je notai que lors de leur transfert à bord avec les autres biens, certaines tombèrent sur le pont et les Indiens se baissèrent pour les ramasser comme s’ils avaient perdu quelque chose de grande valeur ». Ces amandes étaient des fèves de cacao. A son retour en Espagne, le cacao aurait été négligé du fait de l’importance supérieure d’autres denrées et trésors rapportés. Charles Quint aurait goûté le cacao sans l’apprécier.

Les Aztèques croyaient qu’un ancien roi du Xe siècle, Quetzalcóatl, devait revenir le neuvième jour du mois du Vent de l’année du Roseau. Le 21 avril 1519 qui correspondait à cette date, Hernán Cortés (1485-1547), arrivant de Cuba, approche des côtes de l’actuel Etat de Tabasco au Mexique. Des émissaires du roi aztèque Moctezuma II lui apportent des présents en guise de bienvenue, parmi lesquels du xocoatl (traduit chocolate en espagnol). Hernán Cortés reste dans cette zone 10 ans, puisqu’il ne rentre en Espagne qu’en 1529. Il a donc tout le loisir de découvrir le breuvage des Aztèques, dont il dira que c’est un « breuvage divin qui développe la résistance et combat la fatigue. Une tasse de cette précieuse boisson permet à un homme de marcher un jour entier ».

Hernán Cortés aurait alors fait envoyer à la couronne d’Espagne des échantillons de cacao. Les moines et religieuses missionnaires au Mexique améliorèrent la recette en ajoutant sucre et lait, expédiant alors le chocolat sous une forme préparée. L’engouement pour le chocolat en Espagne am1ène les conquistadors à vouloir contrôler la culture des cacaoyers en imposant aux aztèques un travail forcé pour augmenter la production. Les premiers véritables envois de fèves séchées datent de la fin du XVIe siècle.

Histoire : le chocolat conquiert l’Europe

A partir du royaume d’Espagne, le chocolat se répand peu à peu en Europe, d’abord grâce notamment aux marchands néerlandais au début du XVIIe siècle. La France découvre le chocolat suite au mariage du roi Louis XIII avec Anne d’Autriche, fille de Philippe III d’Espagne, en 1615. L’Italie grâce au marchant Carletti, l’Autriche, la Prusse, puis l’Angleterre suite à la prise de la Jamaïque aux Espagnols en 1655, le découvrent ensuite. Le premier chocolatier français est David Chaillou qui en 1659 propose des biscuits contenant du chocolat. La Suisse ne découvre le chocolat qu’en 1697 grâce à un bourgmestre qui en avait goûté à Bruxelles.

Les autorités religieuses s’en mêlent, avec en 1662, un avis émis par le cardinal Francesco Maria Brancaccio auteur deux ans plus tard en 1664 d’un livre  « De chocolatis potu diatribe ». Le Cardinal estime en reprenant les mots de Saint Thomas d’Aquin que le chocolat en tant que liquide ne constitue pas une rupture du jeûne « Liquidum non frangit jejunum ». Il peut donc être consommé sous forme liquide pendant le carême. Pour le cardinal ce breuvage est bon pour la santé, mais cet avis ne fait pas l’unanimité à cette époque. Si la consommation du chocolat se répand rapidement en Espagne, les autres pays européens sont plus sceptiques, tant quant à ses qualités médicinales qu’à son intérêt gastronomique.

Contrairement à d’autres plantes découvertes par les conquistadors qui ont pu être cultivées en Europe (pomme de terre, haricots, tomate) le cacaoyer nécessite un climat tropical. Le cacao, produit d’importation, restera donc longtemps une denrée chère. En France, l’Etat s’en adjuge le monopole sous Louis XIV. Alors qu’il commence à être utilisé par les médecins, on lui impose en 1692 une taxe supplémentaire pour financer l’effort de guerre. Si Napoléon apprécie beaucoup le chocolat, il faudra attendre Napoléon III pour que la taxation soit abaissée pour en encourager la consommation, ses vertus ne faisant alors plus de doute.

Histoire : démocratisation

L’industrialisation de la fabrication du chocolat débute en Angleterre en 1728 et en France en 1770 (Pelletier à Paris, Escoffier à Saint Etienne) . La première fabrique mécanisée de chocolat s’installe à Bayonne dans les années 1780. La grande révolution vient de Hollande avec l’invention en 1825 par Coenraad Van Hooten de la poudre de cacao, obtenue à partir de tourteaux de matière sèche, débarrassée du beurre de cacao, et pulvérisée. Rendue plus soluble par alcalinisation, elle permet d’obtenir une boisson plus homogène dont la matière ne retombe pas.

Cette découverte va voir la boisson mousseuse datant du 16ème siècle disparaître peu à peu, remplacée par une boisson proche de ce que l’on connaît aujourd’hui. En 1847, l’anglais Fry ajoute du beurre de cacao à la poudre, créant une pâte malléable pouvant être coulée : la première tablette de chocolat est née. Au 19ème siècle apparaissent les grands noms du chocolat : Cadbury et Barry en Angleterre, Van Hooten en Hollande, Menier et Poulain en France, Suchard, Tobler, Cailler ou Lindt en Suisse, chacun apportant sa contribution à l’évolution de la fabrication et aux arômes du chocolat. Les premières bûches au chocolat sont vendues à Paris dans les années 1870. Cadbury invente les œufs de Pâques en 1875. Herschey (1900) puis Mars (1930) démocratisent le chocolat aux Etats-Unis en proposant les premières barres chocolatées d’abord au lait, puis fourrées avec d’autres ingrédients.

L’engouement pour le chocolat n’a jamais cessé de progresser, y compris dans les pays d’Europe où il est connu depuis longtemps. D’autres pays comme la Russie ou la Chine commencent à le découvrir.

Production

La production mondiale de cacao est passée de 125 000 tonnes en 1900, à 1.2 millions de tonnes en 1960, puis à 2.5 millions de tonnes de fèves en 1990 et à 3.5 millions de tonnes en 2006 (tonnes de fèves séchées). La production correspond assez bien à la demande. Cependant, si cette dernière continue de croître, il n’est pas sûr que la production arrive à compenser la croissance engendrée par les pays asiatiques tels que la Chine.

Les principaux producteurs sont par ordre décroissant, la Côte d’Ivoire, le Ghana, l’Indonésie, le Nigéria, le Cameroun, le Brésil, l’Equateur, la Malaisie. D’autres pays comme le São Tomé, Trinidad et Tobago, la Papouasie ou Madagascar sont aussi producteurs mais à plus faible échelle.

Après avoir été intensivement cultivé en Amérique centrale et du sud, le cacao est aujourd’hui essentiellement produit en Afrique avec 70% de la production mondiale en 2002. Des portugais ayant quitté le Brésil suite à son indépendance (1822) ont planté les premiers cacaoyers en Afrique, d’abord au large du Gabon sur l’île de Príncipe, puis sur celles de São Tomé et de Fernando Pó (aujourd’hui Bioko, île appartenant à la Guinée Equatoriale). La production de São Tomé et Príncipe, après avoir été très importante au début du XXème siècle, est aujourd’hui très faible (environ 4 000 tonnes), mais de qualité (forastero et trinidario) et comprend une offre certifiée agriculture biologique. En 2006, près de 40% de la production mondiale revient à la seule Côte d’Ivoire.

Le cacao a été introduit en Asie dès le XVIème siècle, mais la production y est restée très faible jusqu’en 1970. Le cacao est aujourd’hui essentiellement produit en Indonésie et en Malaisie. De qualité moyenne, il est essentiellement destiné à la production de beurre de cacao.

En Amérique du sud, l’Equateur et le Venezuela sont réputés pour la qualité du cacao et la finesse des arômes. Le Brésil, seul pays producteur ayant une consommation intérieure supérieure à sa production, produit un cacao essentiellement destiné à l’industrie agro-alimentaire. L’Amérique centrale a une faible production essentiellement concentrée au Mexique.

Le terroir et le climat ont une influence sur la saveur du chocolat. Les différentes étapes de la fabrication sont aussi très importantes.

Fabrication du chocolat

La fabrication du chocolat a beaucoup évolué depuis la recette que découvrirent les conquistadors auprès des sujets du roi Moctezuma. Nous avons vu plus haut le rôle essentiel de l’invention de Van Hooten. Aujourd’hui, grâce aux inventions successives des industriels, artisans ou producteurs, la fabrication du cacao est techniquement très au point avec des étapes bien définies.

1. Cueillette et écabossage : entre mai et juillet et entre novembre et décembre en fonction du pays et de la variété, les cabosses arrivées à maturité sont cueillies. On reconnaît une cabosse mûre à sa couleur or mat et au son qu’elle émet lorsqu’on la tapote. Les cabosses sont immédiatement ouvertes, avec précaution afin de ne pas abîmer les graines (ou fèves) se trouvant à l’intérieur. Les fèves sont alors extraites de la cabosse.

2. Fermentation : pendant une période allant de 2 à 7 jours en fonction des variétés, on laisse fermenter les fèves après les avoir entassées afin de limiter leur contact avec l’oxygène de l’air (la fermentation est une réaction anaérobie). Puis on les met en contact avec l’oxygène, ce qui entraîne l’oxydation de la pulpe et l’apparition de la couleur brune et des précurseurs des arômes du cacao.

3. Séchage : cette étape, qui dure de 10 jours à 3 semaines, a pour but de réduire drastiquement la quantité d’eau contenue dans les fèves. Lors du séchage la teneur en haut passe de 60% à 6-8%. Les fèves sont ensuite stockées dans des sacs de jute d’une capacité de 50 kg pour être ensuite transportées et souvent exportées.

Et pour finir, une belle preuve d’amour

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PRECEDENTS ARTICLES

Le 13 décembre 2009 dimanche 13 décembre- Desserts et friandises de Noël:

« Neuf personnes sur dix aiment le chocolat ; la dixième ment »   John G. Tullius

* Chocolat de mes souvenirs  – Mme de Sévigné et le chocolat

* Quelques recettes proposées par Caneylle  

Le 10 fevrier 2001 La Saint-Valentin et le chocolat

La femme et le chocolat 

 

 

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Calendrier de l’Avent 2012 6e jour La Saint-Nicolas

Posté par ENO filles le 6 décembre 2012

Calendrier de l'Avent 2012 6e jour La Saint-Nicolas dans 2012 06Voici déjà le 6e jour, comme le temps passe!

Aujourd’hui c ‘est la Saint-Nicolas.

Connaissez-vous Saint-Nicolas? Bien sûr qui ne le connait?

Qui était Saint Nicolas ?

Article paru dans « Le Monde » Juillet 2004

p-n004-nicolas-219x300 2012 dans Avent« L’évêque de l’antique Myre a sauvé bien des vies, mais c’est pour avoir ressuscité trois enfants que la légende, aidée par le calendrier et la publicité, en a fait un gros papa gâteau vêtu de rouge et blanc.

Les saints voyagent après leur mort dans un espace indéfini, celui de la légende et de la foi, celui de l’imaginaire des croyants qui les prennent pour patrons protecteurs, diplomates accrédités auprès du Tout-Puissant, et qui, pour obtenir leur intercession, n’hésitent pas à les remodeler à leur guise, avec une liberté parfois fort désinvolte, peu conforme avec le message qu’ils laissèrent au terme de leur mission sur Terre.

Comme si leur ultime épreuve était de ne plus s’appartenir, de s’abandonner aux volontés des vivants frivoles qui les prient, les accommodent selon leurs désirs. Sous le regard éternel de Dieu, les saints sont immuables, sans doute ; vus d’en bas, ils sont nos proies, reflètent les époques et les modes du monde soumis au temps. Et aucune icône humaine ne peut échapper à l’analyse critique des psychologues et des sociologues, dernière étape du calvaire des saints.

L’évêque de Myre

Le cas de Nicolas en est une démonstration lumineuse. Peu de saints sont aussi universellement présents que lui, dont on ne sait à peu près rien de sûr sinon qu’il fut évêque de Myre au IVe siècle.

D’après Jacques de Voragine, qui essaie d’harmoniser les diverses fables et histoires courant sur Nicolas, celui-ci serait né à Patras, en Lycie, vers 270 de parents chrétiens.

Son père, Epiphane, était riche et pieux, sa mère, Jeanne, était la soeur de Nicolas l’Ancien, évêque de Myre, l’actuelle ville de Dombré, sur la côte d’Anatolie.

Le jour où on lui donne son premier bain, il se tient debout dans la baignoire.

Dès l’enfance, il jeûne, ne prenant le sein que le mercredi et le vendredi.

Adolescent, il ignore les plaisirs vulgaires de ses camarades et fréquente les églises en étudiant les Saintes Ecritures.

Devenu riche à la mort de ses parents, il décide d’employer sa fortune pour la gloire de Dieu.

Apprenant qu’un de ses voisins, poussé par la pauvreté, envisage de livrer ses trois filles à la prostitution pour vivre de leur débauche, Nicolas jette en secret par la fenêtre de ce voisin une importante somme d’or enveloppée dans un linge, suffisante pour payer les noces de l’aînée. Puis il renouvelle son don pour les deux autres.

Le père, curieux de découvrir son bienfaiteur, entend l’or tomber chez lui, poursuit et rattrape Nicolas qui lui fait jurer de garder le silence.

A la mort de l’évêque de Myre, les évêques de la région se réunissent pour désigner son successeur et choisissent un soir de nommer le premier qui entrera dans l’église au matin. C’est Nicolas.

Malgré les honneurs dus à son rang, l’évêque Nicolas reste humble et grave dans ses moeurs, fuyant la compagnie des femmes et priant.

Une nuit, des matelots pris dans une tempête invoquent son secours. Nicolas leur apparaît, les aide à la manoeuvre jusqu’à la fin de la tempête. Les matelots, venant à l’église remercier Dieu, reconnaissent Nicolas.

Un jour, il sauve toute une province de la famine en livrant aux pauvres le blé destiné à l’empereur et reconstitue par miracle la précieuse cargaison des navires.

Une autre fois, alors que Nicolas combat l’hérésie arianiste et le culte idolâtre de Diane, le démon exaspéré se déguise en vieille femme et confie un vase d’huile diabolique à des pèlerins naviguant vers Nicolas. Celui-ci, alerté, vient en barque à leur devant, les interroge. Devinant que la vieille n’est qu’un travestissement de Diane, il ordonne aux pèlerins de jeter le vase à la mer où l’huile « contre nature » s’enflamme aussitôt.

Comment nait la légende de Saint-Nicolas

Son plus éclatant miracle concerne trois princes, Népotien, Ours et Apilion, envoyés par l’empereur Constantin pour réprimer une sédition.

Pendant que Nicolas les accueille, le consul de la région, préfet corrompu, fait condamner à mort trois soldats innocents. Nicolas, accompagné des princes, accourt et arrache les soldats des mains du bourreau. Les trois princes s’en vont accomplir leur tâche, mais, de retour à la cour, sont perfidement dénoncés comme traîtres par le préfet et condamnés à leur tour par l’empereur. Se souvenant alors de l’affaire des trois soldats innocents, Népotien invoque l’aide de Nicolas. Celui-ci apparaît en songe à l’empereur et au consul la même nuit et en sa qualité d’évêque de Myre exige la délivrance des princes. A son lever, l’empereur, informé de la vie de Nicolas et de ses miracles, est convaincu de l’innocence des princes et les libère.

On retrouve une variante de ce haut fait au XIIe siècle en Normandie et en Lorraine : trois enfants perdus ayant demandé l’hospitalité pour la nuit à un boucher, celui-ci les égorge, les hache et les met dans un saloir. Nicolas, passant dans les parages, est reçu par le boucher et insiste pour manger ce qui est dans le saloir. Les enfants sont immédiatement ressuscités. On pense en fait que ce miracle posthume est une déformation de l’histoire des princes.

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COMPLAINTE DES ENFANTS AU SALOIR

Il était trois petits enfants,

Qui s’en allaient glaner aux champs.

Ils sont tant allés et venus

Que le soleil on n’a plus vu.

 

S’en sont allés chez un boucher :

« Boucher, voudrais-tu nous loger ? »

- « Allez, allez, mes beaux enfants,

Nous avons trop d’empêchement. »

 

Sa femme, qu’était derrière lui,

Bien vitement le conseillit :

« Ils ont, dit-elle, de l’argent,

Nous en serons riches marchands. »

 

Entrez, entrez, mes beaux enfants !

Y a de la place assurément.

Nous vous ferons fort bien souper,

Aussi bien blanchement coucher. »

 

Ils n’étaient pas sitôt entrés,

Que le boucher les a tués,

Les a coupés tout par morceaux,

Mis au saloir comme pourceaux.

 

Quand ce fut au bout de sept ans,

Saint Nicolas vint dans ce champ.

Il s’en alla chez le boucher :

« Boucher, voudrais-tu me loger ? »

 

« Entrez, entrez, Saint Nicolas !

De la place, il n’en manque pas. »

Il n’était pas sitôt entré,

Qu’il a demandé à souper.

 

« Voul’ous un morceau de jambon ? »

- « Je n’en veux pas, il n’est pas bon. »

- « Voulez-vous un morceau de veau ? »

- « Je n’en veux pas, il n’est pas beau.

 

« De ce salé je veux avoir,

Qu’y a sept ans qu’est dans le saloir. »

Quand le boucher entendit ça,

Hors de sa porte il s’enfuya.

 

« Boucher, boucher, ne t’enfuis pas !

Repens-toi, Dieu te pardonn’ra. »

Saint Nicolas posa trois doigts

Dessus le bord de ce saloir.

 

Le premier dit : « J’ai bien dormi ! »

Le second dit : « Et moi aussi !

A ajouté le plus petit :

« Je croyais être en paradis ! »

Les miniaturistes du Moyen Age – faute de place ou pour exalter la grandeur du saint – auraient rapetissé la taille des officiers en les représentant comme des enfants, ainsi que la tour où ils avaient été enfermés, réduite à la dimension d’une cuve, pour faire tenir tous les personnages dans une seule image.

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 Cette naïve erreur de perspective, banal artifice des peintres de l’époque, allait être féconde et fit si long feu que Nicolas – en rien prédisposé à ce rôle particulier -devint par excellence le saint protecteur des enfants et l’est encore maintenant ; au prix, il est vrai, de quelques métamorphoses acrobatiques qui relevèrent moins de l’hagiographie que des fantaisies du folklore médiéval d’abord, et de nos jours répondent surtout aux nécessités triviales du commerce.

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Le culte de Saint-Nicolas

Nicolas participa, dit-on, au concile de Nicée en 325 et fut rappelé à Dieu peu après. Sa réputation de thaumaturge, importante déjà de son vivant, ne fit que s’accroître et les miracles se multiplièrent autour de sa tombe dans la cathédrale de Myre.

Dès le VIe siècle, une église lui est consacrée à Constantinople, puis d’autres ensuite ; le culte de saint Nicolas s’étend sur toute l’Asie mineure et les Balkans, chez les chrétiens orthodoxes de Syrie, de Palestine et d’Egypte.

En 1087, les Vénitiens, qui ont déjà rapatrié la dépouille de saint Marc, veulent s’emparer des restes de saint Nicolas. Des marins originaires de Bari les battent de vitesse et emportent les reliques chez eux, où elles sont solennellement inhumées dans une basilique.

Les peuples slaves, en se christianisant, adoptent le patronage de saint Nicolas, vénéré dans toutes les églises d’Orient et d’Occident.

Le père Fouettard

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Au Moyen Age, en Europe du Nord, lors des processions de la saint Nicolas, le 6 décembre, un enfant costumé en évêque donne des cadeaux aux enfants sages tandis que son valet, Knecht Ruprecht en Allemagne (qui prendra le nom de Père Fouettard et les traits de Charles Quint après le siège de Metz en 1522), punit les ingrats et les dissipés.

Orthodoxes et protestants

Dans la Sainte Russie d’avant 1917, l’Eglise orthodoxe honore Nicolas et deux tsars portent son nom.

La Réforme protestante au XVIe siècle abolit le culte des saints, mais les petits Hollandais continuent d’attendre la visite et les cadeaux de Nicolas, Sinterklaas, descendant par la cheminée dans la nuit du 6 décembre.

Saint-Nicolas en Amérique

En émigrant en Amérique pour fonder la colonie de la Nouvelle Amsterdam (New York en 1664), les Hollandais emmènent avec eux Sinterklaas, rapidement rebaptisé Santa Claus.

Dans les pays catholiques d’Europe, faute de pouvoir extirper la vogue de saint Nicolas, les autorités chrétiennes se contentent de rapprocher la date de sa célébration populaire de celle de l’Enfant Jésus.

A propos, pourquoi Noël tombe-t-il le 25 décembre ?

Pour les anciens Romains, c’était la date du solstice d’hiver. Ils préparaient ce jour-charnière par la fête des Saturnales, pendant laquelle des esclaves prenaient brièvement la place de leurs maîtres – préfiguration du Carnaval – avant d’être immolés.

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L’Eglise, ignorant le véritable jour de naissance du Christ, décide au IVe siècle de se greffer en quelque sorte sur ce créneau immémorial, de faire coïncider le jour de la (re) naissance du soleil avec celui de la naissance du Sauveur, soleil de justice, et le 25 décembre est définitivement désigné comme jour anniversaire du Christ par les papes Libérius et Sixte III.  » Natale », en latin, devient « Noël ».

Les Saturnales – à l’origine fêtes des morts sans sépultures – se changèrent à l’époque médiévale en « fêtes des fous« , durant lesquelles on élisait un pape des fous appelé l’abbé de Liesse.

Pendant cette période froide et sombre de la fin de l’automne, les enfants, déguisés en morts-vivants, se déplaçaient en bandes, de maison en maison, chantant et faisant des voeux, en échanges de fruits ou de gâteaux.

La fusion

Il était donc tentant et logique de fusionner peu à peu la tradition des quêtes et la procession de Nicolas. Par une adroite manipulation du calendrier, Nicolas fit désormais sa tournée de cadeaux la veille du jour de Noël.
 Comme le note Claude Lévi-Strauss dans un article mémorable de 1952, Le Père Noël supplicié, ces quêtes du Moyen Age sont en liaison avec celles de saint Nicolas, qui ressuscita les enfants morts, et surtout avec celle de Halloween, à la veille de la Toussaint où, dans les pays anglo-saxons, « les enfants costumés en fantômes et en squelettes persécutent les adultes à moins que ceux-ci ne rédiment leur repos au moyen de menus présents. (…)

Démarche dialectique dont les principales étapes sont :

le retour des morts, leur conduite menaçante et persécutrice, l’établissement d’un modus vivendi avec les vivants fait d’un échange de services et de présents, enfin le triomphe de la vie quand, à la Noël, les morts quittent les vivants pour les laisser en paix jusqu’au prochain automne ».

Ainsi, explique Lévi-Strauss, le Père Noël moderne hérite de l’abbé de Liesse dont il est l’antithèse.

Par le déplacement de la fête de saint Nicolas vers Noël, l’abbé, « émanation de la jeunesse symbolisant son antagonisme par rapport aux adultes s’est changé en symbole de l’âge mûr (…), l’apôtre de l’inconduite est chargé de sanctionner la bonne conduite ; aux adolescents ouvertement agressifs se substituent les parents se cachant sous une fausse barbe pour combler les enfants ».

En 1809, l’écrivain Washington Irving évoque les voyages aériens effectués par saint Nicolas pour remplir en une nuit des millions de petits souliers…

 

En 1821, un pasteur américain, , écrit pour ses enfants un conte où le Père Noël remplace Nicolas.

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En 1822, un pasteur new-yorkais du nom de Clément Clarke Moore écrivit un poème mettant en scène un Père Noël entièrement vêtu de rouge, assis dans un traineau tiré par des rennes, avec un sac de jouets toujours plein, et des bas accrochés au-dessus de la cheminée dans l’attente des cadeaux.

Ces images poétiques ont symbolisé Noël pour des générations et des générations d’enfants.

Intitulé  » A visit from Saint Nicholas  » puis publié anonymement dans un journal de l’état de New York, ce poème séduisit immédiatement l’imagination du public.

A tel point que le premier vers :  » Twas the night before Christmas  » prit rapidement la place du titre original .

Une des raisons pour lesquelles le poème de Moore connaît toujours le même succès est la joie qu’on éprouve à le lire à haute voix. Il commence dans le silence et le suspense pour monter en un crescendo dramatique tandis que ses vers joyeux annoncent le mystérieux visiteur de minuit.

Récit merveilleux en attendant Noël  » The night before Christmas  » est devenu depuis un véritable rite dans beaucoup de familles anglo-saxonnes.

Et vous aussi. Vous ne pourrez pas résister au plaisir de renouer avec cette vieille tradition qui veut qu’on lise ce poème à haute voix afin que tous puissent en partager la joie et l’émotion.

Traduction du poème

C’était la nuit de Noël, un peu avant minuit,
A l’heure où tout est calme, même les souris.

On avait pendu nos bas devant la cheminée,
Pour que le Père Noël les trouve dès son arrivée.

Blottis bien au chaud dans leurs petits lits,
Les enfants sages s’étaient déjà endormis.

Maman et moi, dans nos chemises de nuit,
Venions à peine de souffler la bougie,

Quand au dehors, un bruit de clochettes,
Me fit sortir díun coup de sous ma couette.

Filant comme une flèche vers la fenêtre,
Je scrutais tout là haut le ciel étoilé.

Au dessus de la neige, la lune étincelante,
Illuminait la nuit comme si c’était le jour.

Je n’en crus pas mes yeux quand apparut au loin,
Un traîneau et huit rennes pas plus gros que le poing,

Dirigés par un petit personnage enjoué :
C’était le Père Noël je le savais.

Ses coursiers volaient comme s’ils avaient des ailes.
Et lui chantait, afin de les encourager :
 » Allez Tornade !, Allez Danseur ! Allez , Furie et Fringuant !
En avant Comète et Cupidon ! Allez Eclair et Tonnerre !
Tout droit vers ce porche, tout droit vers ce mur !
Au galop au galop mes amis ! au triple galop !  »

Pareils aux feuilles mortes, emportées par le vent,
Qui montent vers le ciel pour franchir les obstacles ,
Les coursiers s’envolèrent, jusqu’au dessus de ma tête,
Avec le traîneau, les jouets et même le Père Noël.

Peu après j’entendis résonner sur le toit
Le piétinement fougueux de leurs petits sabots.

Une fois la fenêtre refermée, je me retournais,
Juste quand le Père Noël sortait de la cheminée.

Son habit de fourrure, ses bottes et son bonnet,
Etaient un peu salis par la cendre et la suie.

Jeté sur son épaule, un sac plein de jouets,
Lui donnait l’air d’un bien curieux marchand.

Il avait des joues roses, des fossettes charmantes,
Un nez comme une cerise et des yeux pétillants,

Une petite bouche qui souriait tout le temps,
Et une très grande barbe d’un blanc vraiment immaculé.

De sa pipe allumée coincée entre ses dents,
Montaient en tourbillons des volutes de fumée.

Il avait le visage épanoui, et son ventre tout rond
Sautait quand il riait, comme un petit ballon.

Il était si dodu, si joufflu, cet espiègle lutin,
Que je me mis malgré moi à rire derrière ma main.

Mais d’un clin d’oeil et d’un signe de la tête,
Il me fit comprendre que je ne risquais rien.

Puis sans dire un mot, car il était pressé,
Se hâta de remplir les bas, jusqu’au dernier,
Et me salua d’un doigt posé sur l’aile du nez,
Avant de disparaître dans la cheminée.

Je l’entendis ensuite siffler son bel équipage.

Ensemble ils s’envolèrent comme une plume au vent.

Avant de disparaître le Père Noël cria :
 » Joyeux Noël à tous et à tous une bonne nuit  »

Depuis le Père Noël est jovial et rubicond, il ne porte plus la mitre, sa crosse est en sucre d’orge.

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Débarrassé du Père Fouettard, il ne chevauche plus un âne mais se déplace dans les airs à bord d’un traîneau attelé de huit rennes.

En 1860, l’illustrateur Thomas Nast, le créateur de la figure de l’oncle Sam, revêt le Père Noël de son celèbre costume rouge taillé dans la bannière étoilée et situe sa résidence officielle au pôle Nord.

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En 1931, enfin, Haddon Sundblom, chargé de la publicité de Coca-Cola, redessine la silhouette du Père Noël, lui rend une stature humaine, l’habille de vêtements rouges doublés de fourrure blanche (les couleurs emblématiques de la marque) et c’est sous ce nouveau look qu’il revient en Europe ; tiré, non plus par des rennes volants, mais par le géant de la boisson d’Atlanta, désireux d’inciter les consommateurs à acheter sa potion gazeuse et rafraîchissante en plein hiver.

Dans les années 1950, des voix se sont élevées , dont celle du secrétaire général de l’ONU, le Suédois Dag Hammarskjöld, pour critiquer l’américanisme de ce Père Noël débarqué dans les valises du plan Marshall.

L’archevêque de Toulouse stigmatise ce retour du paganisme, le chanoine Kirr fait brûler une effigie du Père Noël sur le parvis de la cathédrale de Dijon devant 250 enfants consternés.

On a pu constater depuis l’efficacité d’un tel exorcisme.

Les affaires sont les affaires et les dieux du négoce sont durs à cuire.

Les industriels de la culture anglo-saxonne ont récemment tenté de réintroduire en Europe la très ancienne fête celte de Halloween (et son cortège lucratif de déguisements, de jouets et de friandises).

Le succès de l’opération a été mitigé, fragile, moins insignifiant que d’aucuns ne le prévoyaient.

Sans doute une meilleure étude de marché permettra de réussir la greffe artificielle d’une « tradition » oubliée, superfétatoire mais rentable.

Pour ceux qui résistent encore au grand business du Père Noël, la fête de saint Nicolas demeure fixée au 6 décembre.

Abondamment représenté, le nombre de ses statues n’est supplanté que par sainte Thérèse et saint Antoine de Padoue.

Et si l’évêque de l’antique Myre reste le patron des enfants et des personnes sans défense, il est aussi celui de la Russie, de la Lorraine, des parfumeurs, des marins en détresse et des filles dans l’embarras.  » Michel Braudeau Le Monde, juillet 2004

En France il n’est pas vraiment célébré puisque nous avons notre Sacré Père Noël, qui lui ne se manifeste que dans la nuit du 24 au 25 décembre. En retard bien sûr, comme toujours…. il a tant de travail avec tous ces petits et grands enfants qui lui demandent …la lune.

Quant à vous, il n’est pas de petite fête à mettre de côté alors

Bonne Saint-Nicolas et Joyeux Noël à tous

st-nicolas-anim

Mes articles précédents

5 décembre 2010 Le BlOg VoUs SouHaite Une JoYeuSe SaInt-NiCoLas

*Saint Nicolas à l’Elysée

*La légende du Saint Nicolas chantée par Dorothée

* Qui était Saint-Nicolas ?

* Article paru dans “Le Monde” Juillet 2004

*Toutes les paroles des Chansons de Saint-Nicolas

* La légende de Saint Nicolas

Chanson des écoliers

Saint Nicolas est en voyage

Chansonnette des petits lorrains

Grand Saint Nicolas

Saint Nicolas, patron des jeunes filles

Saint Nicolas a trois clériaux

Saint Nicolas, mon bon patron

Saint Nicolas qui mariez les filles et les gars

 

 

 

 

 

http://www.fichier-pps.fr/2010/12/05/saint-nicolas/

 

 

Publié dans 2012, Avent, Fêtes, Noël | Pas de Commentaires »

Amour, Palme d’or au dernier festival de Cannes

Posté par ENO filles le 25 octobre 2012

Pas grand monde dans la salle en ce mercredi 24 octobre après- midi, jour de sortie du film.               

Quelques personnes âgées seules, en couple ou parfois accompagnées d’une personne plus jeune.

Haneke rend bouleversant et indispensable « ce grand film-sarcophage », Palme d’or méritée au dernier festival de Cannes.

Avec Jean Louis Trintignant et Emmanuelle Riva.

 

Amour, Palme d'or au dernier festival de Cannes dans 2012 titre-diapo-300x198

 

Ce film, palme d’or au dernier Festival de Cannes au sujet douloureux, je m’apprêtais à le subir mais je ne voulais pas le rater. Et j’ai voulu le voir seule. Ce fut une épreuve pour moi. Mais à aucun moment je n’ai eu envie d’abandonner.

Affronter pendant deux heures la fin de vie d’une femme veillée et assistée par son mari à l’amour indestructible m’a ramenée à certaines épreuves que j’ai subies pendant plusieurs années auprès, non pas d’une seule, mais successivement de plusieurs personnes de ma famille, par amour et aussi par devoir, m’a bouleversée profondément.

Tout ce qui est montré dans ce film, je l’ai vécu, pas tout à fait de la même façon mais tout était presque pareil, jusqu’à la fin.

J’ai eu l’impression de revivre par bribes cette agonie abominable, cette déchéance de la condition humaine, sujet qui me ramène à la question que je me pose depuis de nombreuses années sur le sens de la vie.

C’est beau la vie… Si longtemps… La longue vie…

Mais c’est quoi la vie? C’est ça?

De simples albums-photos que l’on crée toute sa vie avec tendresse, que l’on feuillette de temps en temps avec un peu de nostalgie et qui peut-être disparaîtront avec nous! Ca prend tant de place et tant de temps, les souvenirs!

« Telle est la vie des hommes, quelques joies vite effacées par d’inoubliables chagrins » – Marcel Pagnol

« La vie ça finit toujours mal » écrivait Marcel Aymé.

Ecoutez Léo Ferré, « Avec le temps » ( je ne suis pas d’accord sur le dernier vers « avec le temps on n »aime plus » je n’oublie pas non plus les voix, les visages, les passions malgré le temps qui passe…et avec le temps tout ne s’en va pas c’est impossible. Je partage ce commentaire).

Quand Anne ne pourra plus s’exprimer que par quelques mots décousus et a peine compréhensibles on entendra, j’ai entendu: Maison… Argent… Vente… Partir… Grand-mère ces mots je les ai aussi entendus dans la bouche de mon parrain atteint d’aphasie après son AVC et dont la descente a duré plus de deux années.

LES REPLIQUES A RETENIR

« Rien de tel qu’une mémoire infaillible »

 » L’imagination et la réalité ont peu de choses en commun »

 » Votre inquiétude ne me sert à rien »

LES ACTEURS

Jean-Louis Trintignant (Et Dieu créa la femme) : «  je craignais qu’Amour » me fasse du mal »

Emmanuelle Riva (Hiroshima mon amour): « je craignais que cela me fasse du mal »

Isabelle Huppert : une sorte d’apparition, une présence quasi muette, déconcertante et déconcertée, impuissante auprès de ce couple que la vie a uni pour toujours. Mais

Qu’est-ce que l’amour devant une fin annoncée ?

Qu’est-ce que l’amour lorsque les gémissements de douleur exhalés par une bouche défaite l’emportent ?

Qu’est-ce que l’amour dès lors que tous les espoirs de communication s’effacent et que s’impose un geste ultime ? »

EN BREF

Le récit épuré d’un couple en huis clos. « Et quel couple ! Deux musiciens octogénaires, incarnés avec une bouleversante retenue par Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva, voient s’approcher la mort et surtout la séparation, lorsqu’elle est victime d’un accident cérébral » 

L’HISTOIRE

«  Au retour du concert où ils ont applaudi un ancien élève à elle, Anne (Emmanuelle Riva) et Georges (Jean-Louis Trintignant), un couple d’octogénaires, trouvent la porte de leur appartement fracturée. Anne a peur mais Georges la rassure. Le lendemain matin, Anne est prise d’un malaise. C’est un AVC. Une longue descente vers la mort commence, qui durera un an environ, deux heures de cinéma. Deux heures sans plus sortir jamais de cet appartement où leur fille (Isabelle Huppert) vient les voir, où le pianiste de la première scène leur rend visite, où surtout le décor se transforme à mesure que la maladie d’Anne progresse. Face à elle, Georges est seul, avec tout son amour, avec tous leurs souvenirs, avec son impuissance, son désarroi devant les souffrances de la femme qui a partagé sa vie.

Retranché dans leur logement dont il expulse un à un les corps étrangers (fille à côté de la plaque, concierge curieuse, infirmière brusque et sans humanité -j’ai connu- ), Georges accompagne sa souffrance et l’empêche de se suicider.

Michael Haneke ne cache rien de leurs tourments, mais il s’arrête toujours à temps, « Amour » est une mécanique extraordinaire de précision, qui ne sollicite jamais l’émotion mais la fait naître naturellement, par la grâce de comédiens renversants d’humanité.

« Dans cet appartement bourgeois dont chaque recoin nous devient vite familier, où trône le piano à queue qui symbolise toute leur vie passée, leur amour tente de survivre à la lente désagrégation physique de la maladie. Chaque geste, chaque phrase, chaque regard, chaque son émis par l’autre devient à la fois un trésor à chérir, et un signe de la fragilité de leur lien, qu’ils croyaient indissoluble.

Les sonates de Schubert, les albums photos de jeunesse, la visite des proches (notamment quelques apparitions frappantes d’Isabelle Huppert), le rituel dérisoire des soins infirmiers : tout ce qui pourrait les rapprocher ne fait qu’accentuer la douleur de la perte imminente, et les pousser plus avant vers un abîme inéluctable.

MUSIQUES PRESENTES DANS LE FILM

Franz Schubert, mon compositeur préféré, celui que je me suis choisi pour mon départ.

- impromptu opus 90 – n°1

- impromptu opus 90 – n°3

Mais aussi Ludwig von Beethoven et sa « Bagatelle » qui me rappelle ma dernière leçon de piano.

 - bagatelle opus 126 – n°2

Johann Sebastian Bach, l’ incontournable

- Johann Sebastian Bach/ Ferruccio busoni – prélude choral « ich ruf zu dir, herr jesu christ« 

Amour – Bande annonce

 LE REALISATEUR

Avec « Amour », le réalisateur Michael Haneke a remporté sa deuxième Palme d’or, trois ans après « Le Ruban blanc ». « Un prix qui vient récompenser un film sur la fin de vie, d’une vie, d’un couple, d’un amour. Une partition quasi clinique, parfois éprouvante et toujours magistrale.

Le cinéaste austère que l’on dit « féru de grandes questions philosophiques (dénonciation de la violence, réflexion sur l’image, autopsie du mal) » a fait de ce récit humain et inhumain un film bouleversant et indispensable pour comprendre et apprendre à mieux aimer lorsque l’on est encore en mesure de le faire.

LA PETITE HISTOIRE

LE TOURNAGE

« Michael Haneke filme la progression de la déchéance en plans-séquences et se prémunit de l’obscénité grâce à quelques impératifs catégoriques : capter le temps de la lutte sous forme de caresses qui épousent la résurrection de souvenirs d’enfance (chanter « Sur le pont d’Avignon », par exemple), saisir l’humiliation peinte sur le visage de Riva soudain soumise au port de couches plutôt que le fait en lui-même. La protéger – pudeur d’un regard exemplaire – lors d’une scène de douche. Le cinéaste, et on lui en sait gré, ne transforme pas pour autant Georges en saint. Anne refuse-t-elle de manger ? Il la gifle ».

- je n’étais pas une sainte non plus…. Mais cette réaction est inévitable lorsque l’on croit pouvoir à tout prix retenir à la vie la personne qui s’en va -

LE CADRE

« Les plans suivants détaillent les tableaux de l’appartement : paysages flamands où se perdent deux personnages minuscules. Puisque minuscules, face à l’échéance suprême, nous le sommes ou le serons tous. Riva et Trintignant servent, de leurs expériences de vie et d’acteur, les stations de ce chemin de croix, débarrassé de suspense (la séquence initiale du film correspond à son épilogue) et d’ordinaire dissimulé par nos sociétés, qui conduit à la nuit. Il est d’une précision, d’une intelligence, d’une lucidité atroces mais inouïs ».

LA MISE EN SCENE

« La mise en scène de Haneke emmure le spectateur avec les personnages, dans ce décor de studio hyperréaliste qui peut soudain se muer en espace de cauchemar, grâce à la fausse neutralité, très travaillée, de l’image de Darius Khondji.

Notre regard se fait aussi intrusif que la présence impromptue d’un pigeon qui s’introduit par une fenêtre.

Pour deux des plus grands acteurs du cinéma français, Haneke a composé une partition d’autant plus terrible qu’elle prend souvent le ton d’une sécheresse coupante, quasi clinique. C’est parfois éprouvant, toujours magistral ».

LA SUITE

Le film Amour du réalisateur Michael Haneke, déjà Palme d’or à Cannes cette année, sera en lice lors de la 85e cérémonie des Oscars qui se déroulera le 24 février 2013 à Los Angeles (Californie, Etats-Unis). C’est ce qu’a décidé l’Austrian Film Commission qui propose l’œuvre dans la catégorie « meilleur film en langue étrangère ». Et j’y crois!

LA CRITIQUE ***

http://cinema.nouvelobs.com/articles/21594-critique-avant-premiere-critiques-amour-eprouvant-et-immense

TéléCinéObs *****

d’une précision, d’une intelligence, d’une lucidité atroces mais inouïs. Par Sophie Grassin

C’est aussi mon avis.

Paris Match *****

« Amour » est un film essentiel, mais sachez-le, il ne vous fera pas du bien. Point final . Par Alain Spira

Pour le reste, je crois avoir tout dit.

* Mais il y a aussi les « contre » :

Voici les pires: * L’essentiel a été d’avoir participé

Télérama  * : Michael Haneke filme (…) des plaintes et des gémissements, mais, pas un instant, on ne comprend pourquoi (…) A quoi peut bien servir alors cet « Amour » qui en est si dépourvu ?

 » A quoi ça sert l’amour » chantait Edith Piaf?

Il est vrai que pour les égoïstes de cette génération individualiste et sans état d’âme, l’amour peut sembler absent dans cette histoire. Ils n’ont sans doute pas compris que tous ces sentiments mêlés peuvent ressembler à de la froideur.  Et puis la déchéance et la souffrance énervent. On préfère ne pas voir.

Et pour pouvoir agir parfois, mieux vaut s’endurcir en apparence car le coeur n’a pas toujours raison.

Figaro * : je n’ai pas pu accéder à la critique. Si vous la trouvez, communiquez-la moi.

Et chez les spectateurs : *

1. Très déçu, je m’attendais à être ému, mais le film laisse froid et énervé tant Haneke semble prendre plaisir à montrer la déchéance d’Emmanuelle Riva. Peu d’amour pour ses acteurs qui font ce qu’ils peuvent sous la direction du sévère maître d’école autrichien, qui nous apprend que la vieillesse est un naufrage. Scoop !!! Que ceux qui ne sont pas au courant aillent voir le film…

2.« La phase terminale d’un malade, la fin de vie » je ne souhaite pas rentrer dans un concours sinistre mais voilà juste la base ; connaissez-vous un couple de cet âge, plus de 80 ans, de culture artistique tous deux pianistes, avec un appartement bourgeois, du fric plein le portefeuille, bourré d’un fatras qui leur serve de refuge, une fille qui n’existe plus, trop encombrante avec sa vie personnelle qu’on éloigne de sa propre mère en totale végétation ; vivre et subir une telle histoire ? Bon avez-vous dans votre entourage des personnes atteintes d’hémiplégie, de la maladie d’Alzheimer ? Alors si oui vous souhaitez avant tout leur bonheur ou leur mort ? Pour cela l’un vous mettra entre les mains sérieuses de professionnels pour accompagner ces êtres humains malades qui ont plus besoin de réconfort physiques auprès d’une équipe médicale que de leur proches qui ne sont pas habitués à leur mettre des couches, les nourrir à la cuillère, surveiller leur hydratation ainsi monte la désespérance ou voilà comme ce mari qui étouffe sa femme qu’il aime c’est juste irréaliste pas possible dans le contexte du couple que nous propose Haneke. Je ne crois pas une minute que vous ayez visualisé ce long métrage et que vous ayez connaissance et des couples de plus de 80 ans et des problèmes liés à cet âge. Les personnes qui ont atteint cet âge recherchent le réconfort une prise en charge de leurs problèmes pas celui de tuer son conjoint pour les mêmes raisons qu’ils ne savent plus ou ne veulent plus « assurer » surtout leur vie, alors celle des autres dans le cas d’Amour je n’y crois absolument pas » 

3. Très mauvais: « Amour » est un film simple, élégamment mis en scène, mais très pesant, voire écrasant. De par son sujet premièrement -les derniers moments d’un vieux couple dont la femme est atteinte par la maladie, et par son découpage étouffant (plans séquences bonjour) et ses dialogues qui sonnent parfois faux (Emmanuelle Riva, dans la première moitié du film, semble ne pas avoir évoluée depuis « Hiroshima mon amour », alors qu’elle gagne en intensité dans la seconde moitié -quand elle se tait) et qui sont relativement pauvres (on y apprends que « la salière est vide », que « le robinet coule », bref, de formidables moments déployant des intrigues denses et résolues). Jean-Louis Trintignant est quand à lui très touchant. Malheureusement, le film, par son étalage froid des souffrances du couple (cela fait parfois très vitrine, parfois très cynique), est plutôt répugnant et empêche d’adhérer aux moments de tendresse de ce couple. La froideur clinique de Haneke est ici en totale contradiction avec son sujet. Qui plus est, la structure choisie par Haneke (le prologue du film est en fait l’épilogue de l’histoire) n’est d’aucune utilité: à quoi bon? Plat et froid, « Amour » est très ennuyeux et vide de toute émotion. Source: Plog Magazine, les Critiques des Ours.

Ces spectateurs n’ont rien dit sur leur âge et leur vécu et surtout sur leur sensibilité.

Pour le dernier, à la lecture des critiques de ce « Plog », je crois que nous n’avons pas les mêmes valeurs.

 » L’imagination et la réalité ont peu de choses en commun », cette réplique devrait les faire réfléchir

MON RESSENTI *****

Hyperréaliste. Deux merveilleux acteurs, bouleversants qui  humanisent ce spectacle Étouffant , Terrible, Emouvant, Immense.

On se sens un peu comme un intrus dans l’intimité de ce couple en totale symbiose dans cette vie, spectateur impuissant de cette lumière qui s’éteint.

A voir, si vous vous sentez concerné,

A ne pas voir, si la réalité vous fait peur. On préfère mettre « ses vieux » en maison de retraite, aux mains des « spécialistes ». Je préfère ne pas m’étendre sur ce sujet. 

J’ai versé pendant ce film toutes les larmes que j’ai retenues dans ma vie dans ces circonstances. 

ENTRETIEN AVEC JEAN-LOUIS TRINTIGNANT

Vous dites avoir mis fin à votre retraite des écrans et dit oui à Michael Haneke parce que vous adorez « Caché ». Haneke était vraiment le seul à pouvoir vous faire revenir ?
Oui. Je continuais à faire du théâtre mais j’avais prévu de ne plus faire de cinéma. Cela faisait 16 ans que je n’avais pas tourné, hormis un petit rôle dans le film de Samuel Benchetrit («Janis et John », ndlr) parce qu’il y avait ma fille.

Ce n’est pas votre première collaboration avec Haneke : vous aviez déjà fait le récitant pour la version française du « Ruban blanc ».
C’était au moment où nous préparions « Amour ». Un jour, la productrice (Margaret Ménégoz, ndlr) me dit être embêtée car Claude Rich, qui devait faire la voix-off, n’était plus libre. Je lui ai dit : « Je le fais si vous voulez ». Je pensais que ça nécessiterait 2 heures de studio ; ça nous a pris une semaine !

Quelle fut votre réaction en découvrant le scénario d’« Amour » ?
Je l’ai trouvé très beau mais je ne pensais pas accepter. Je me suis dit que c’était un film qui allait embêter les gens. Et puis je craignais que cela me fasse du mal. C’est une histoire de vieux alors ça me touche personnellement. La formidable Margaret Ménégoz m’a dit : « Vous avez raison mais si vous ne faites pas le film, vous irez encore plus mal ». A cette époque, je pensais beaucoup au suicide. « J’ai plus envie de me suicider que de faire un film », lui ai-je confié, ce à quoi elle m’a répondu : « Faites le film, vous vous suiciderez après ; je vous aiderai si vous voulez » (doux rire)

Vous avez demandé des changements ?
Non, pas du tout. On a tourné le scénario tel quel.

Le titre du film était déjà « Amour » ?
Au départ, ça s’appelait « Ces deux-là ». Ca ne me plaisait pas trop mais ce n’était pas grave, j’étais sûr que ce serait un beau film. Pendant le tournage, la productrice a proposé « Amour ». J’ai trouvé ça formidable, Haneke aussi, mais il y avait déjà un film qui s’appelait ainsi. Or, il faut attendre 15 ans avant de pouvoir réutiliser un titre de film et ils n’étaient pas encore passés. On s’est renseignés : c’était un film porno !

« Amour » plutôt que « Ces deux-là », ça change totalement la perception du film !
C’est vrai.

Qu’avez-vous donné à Haneke et que vous a-t-il pris ?
Je ne sais pas si je lui ai donné grand-chose mais lui m’a apporté beaucoup. C’est un metteur en scène extraordinaire, peut-être le plus grand en ce moment. Il est très exigeant et il a une connaissance du cinéma incroyable, dans tous les domaines : son, image, direction d’acteurs, scénario… On filmait en virtuel, sans pellicule. Au lieu de répéter, Haneke nous disait « On tourne ; je ne m’en servirai peut-être pas mais ça ne coûte rien ». Il est très directif et autoritaire. Un jour sur une scène importante que j’avais particulièrement travaillée, il m’a demandé : « Si je ne vous donne pas d’explications, comment la joueriez-vous ? » Il m’a écouté puis m’a dit : « C’est pas mal mais ce n’est pas du tout ça ». Il n’y avait pas à discuter. De toute façon, je crois que lorsqu’on joue au cinéma, contrairement au théâtre, il ne faut pas trop travailler, avoir des idées précises. Il faut se laisser faire par le metteur en scène. Lui a une vue d’ensemble ; moi, je voulais défendre mon personnage. « On s’en fiche de votre personnage, m’a dit Haneke, ce qui compte, c’est le film ». Et il avait raison. Si j’avais joué à ma façon, j’aurais été moins dur. J’ai une tendresse un peu gnangnan alors qu’il y a une certaine froideur chez Haneke. Par exemple, il ne voulait absolument pas que l’on pleure. Une fois, Emmanuelle Riva s’est trouvée débordée par l’émotion ; il a tout de suite coupé : « Pas de larme, pas de larme »

Dans votre livre de conversation avec André Asséo, « Du Côté d’Uzès » (éd. Le Cherche-Midi), vous dites avoir un côté protestant…
C’est vrai ; je suis cévenol. Je ne suis pas protestant, j’ai reçu une éducation catholique, mais je me sens plus proche des protestants. Je préfère leur froideur.

Cela expliquerait votre attirance pour le cinéma rigoriste d’Haneke…
En effet. On s’est vu quelques fois avant de tourner, on parlait du cinéma et de tas d’autres choses ; je n’ai jamais rencontré de metteur en scène dont les idées me parlent autant. Pour mon premier rôle au cinéma, dans « Si tous les gars du monde », j’étais dirigé par Christian-Jaque. Il y avait une scène où mon personnage attendait. Première prise : je ne fais rien, j’attends… Et là, Christian-Jaque me saute dessus, agressif : « Comment voulez-vous qu’on comprenne que vous attendez ? Il faut que vous regardiez votre montre, que vous trépigniez ». Tout le contraire d’Haneke. « Ce n’est jamais l’acteur qui doit montrer, dit-il, mais la caméra qui doit surprendre son émotion ». Il suffit d’être plein de la situation.

A ce sujet, vous dîtes vous sentir plus proche de De Niro que de Pacino.
Pacino est un acteur expressionniste qui prend le rôle par l’extérieur, il surjoue un peu les scènes. De Niro, c’est drôlement mieux. On joue toujours trop au cinéma. J’aimais beaucoup Bogart aussi, il avait une façon de ne pas jouer. Tout comme cet acteur avec lequel j’ai tourné « Regarde les hommes tomber »… Jean Yanne. J’aurais voulu être ami avec Jean Yanne. J’ai essayé de le percer mais je ne l’intéressais pas du tout. Il était un peu sauvage, il parlait beaucoup de fric… mais de façon intelligente.

Etes-vous croyant ?
Croyant mais pas pratiquant.

Donc adepte du pari de Pascal ?
Je ne savais pas ce que c’était avant de tourner « Ma nuit chez Maud ». Rohmer m’a expliqué – ou j’ai cru comprendre – qu’il y avait une chance sur 1000 que Dieu existe et que, selon Pascal, il valait mieux vivre cette chance qui était plus belle que les 999 autres. Cette idée me plaît beaucoup.

Vous nourrissez toujours le rêve d’interpréter « le Roi Lear » sur les planches ?
Non. Je l’ai raté, c’est trop tard. Puis Piccoli a récemment fait un bien meilleur roi Lear que celui que j’aurais été. Lui a gardé une âme d’enfant, or le personnage de Lear est très naïf, enfantin, émerveillé. J’aime son amour pour… comment s’appelle-t-elle… la seule de ses filles qui n’essaye pas de lui plaire (Cordelia, ndlr).

A vos débuts, quand vous êtes entré à l’IDHEC, vous vouliez être acteur de théâtre et réalisateur de cinéma – vous avez même étudié à l’IDHEC (la FEMIS d’alors, ndlr).
Je me suis toujours davantage senti acteur de théâtre qu’acteur de cinéma. Peut-être parce qu’au théâtre, je ne me vois pas. Alors qu’au cinéma, je me dis toujours que ça pourrait être mieux.

Vous avez voulu arrêter le cinéma à plusieurs reprises durant votre carrière pour embrasser un autre métier. Après la guerre d’Algérie, vous avez tenté de devenir photographe.
J’ai été photographe, j’ai même travaillé pour L’Express pendant deux ans. Je ne me sentais pas d’être comédien je trouvais ça trop impudique. Et puis un vieux metteur en scène, Maurice Jacquemont, m’a dit qu’il voulait monter « Hamlet » avec moi, qu’on travaillerait le rôle sans jouer la pièce. Ce que l’on a fait presque tous les jours. Au bout d’un an, il me dit qu’il monte la pièce en extérieur, à Troyes je crois. Je l’ai fait, c’était bien et je l’ai joué épisodiquement pendant dix ans, en France et à l’étranger – parallèlement au cinéma que j’avais repris. A Paris, ce fut un échec. Les critiques disaient que j’avais l’air de m’en foutre. Je ne m’en foutais pas du tout mais je n’extériorisais pas. Je pensais que l’on pouvait jouer au théâtre comme au cinéma, sans forcément s’adresser aux spectateurs du fond.

A la fin des années 1970, vous avez tout plaqué pour faire de la course automobile.
J’ai d’abord couru en parallèle à ma carrière d’acteur. Je n’étais pas très bon mais je pensais que c’était par crainte d’avoir un accident et de mettre en péril les tournages pour lesquels j’avais signés. J’ai donc arrêté de faire l’acteur… mais je ne suis pas devenu un meilleur pilote !

Vous avez réalisé deux films très surprenants, notamment « Une journée bien remplie » avec Jacques Dufilho. Un film sur la mort et la paternité plein d’humour noir, dans un esprit proche de Jean-Pierre Mocky.
Je n’aime pas trop Jean-Pierre Mocky. Mon second film était aussi un peu décalé. J’avais trouvé un titre qui lui allait bien : « les Poissons détestent le vendredi ». Le distributeur croyait que je plaisantais et on l’a appelé « le Maître-nageur ». Les gens qui y sont allés croyaient sûrement voir un film boulevardier à la Jean Girault.

Pourquoi ne pas avoir réalisé davantage ?
Parce que mes deux films n’ont pas marché. Je devais en faire un troisième ; ça s’appelait « Un bateau à la campagne ». J’avais un producteur, j’avais l’argent mais j’avais aussi beaucoup de propositions comme acteur. Mettre en scène demande beaucoup d’énergie. Je m’étais dit que j’y reviendrai plus tard et je ne l’ai jamais fait.

Dans les années 1960 et 1970, vous tourniez presque autant en France qu’en Italie.
J’ai joué dans une trentaine de films en Italie mais jamais avec ma voix. Ca reste une frustration. Les Italiens doublent pas mal mais ce n’est pas pareil. J’ai moi-même fait du doublage, notamment la voix française de Jack Nicholson dans « Shining ». Un gros boulot. J’avais dû faire des essais et Kubrick m’a choisi au son de ma voix, sans savoir qui j’étais.

Vous l’avez rencontré ?
Non. Mais Michel Deville, qui supervisait le doublage, parlait tous les soirs avec lui par téléphone. C’est difficile le doublage, surtout sur un film de Kubrick où, parfois, le montage ne raccorde pas. On ne s’en rend pas compte quand on voit le film mais à doubler, c’est coton. Et puis j’aime bien Nicholson mais c’est un acteur très extraverti, pas comme moi.

AU BOX OFFICE

Michael Haneke devance « Stars 80 » de Frédéric Forestier et Thomas Langmann.

Michael Haneke et son film « Amour » étonnent cette semaine en se classant en tête des démarrages parisiens : 1968 entrées dans 22 salles. Fort de sa Palme d’or au dernier Festival de Cannes, le film prend ainsi l’ascendant sur « Stars 80 » de Frédéric Forestier et Thomas Langmann, qui comptabilise 1528 entrées pour 18 copies.

A la troisième place, on trouve le film d’animation français « Le Jour des corneilles », de Jean-Christophe Dessaint, avec 517 spectateurs dans 11 salles parisiennes.

A sa suite, le documentaire « Traviata Et Nous » de Philippe Béziat enregistre 280 entrées pour 10 salles.

« Into the Abyss », le documentaire de Werner Herzog, a rassemblé 71 personnes dans une seule salle, enregistrant donc un taux de fréquentation dépassant largement celui du « Jour des Corneilles » et « Traviata Et Nous ».

MES SOURCES

cineobs-logo-300x85 24 octobre 2012 dans Cinéma

 

LA SUITE

C’EST BIEN PARTI

Amour » de Michael Haneke remporte le Golden Globe du meilleur film étranger

Le réalisateur autrichien d’ »Amour », Michael Haneke, a remporté le 13 janvier 2013 le Golden Globe du meilleur film étranger à Beverly Hills (Californie).

Amour semble bien parti pour les Oscars. Le film autrichien de Michael Haneke a remporté dans la soirée du dimanche 13 janvier, à Beverly Hills, le Golden Globe du meilleur film étranger face notamment aux films français Intouchables et De rouille et d’os.

Cette 70e cérémonie des Golden Globes, sorte de répétition générale avant les Oscars à la fin du mois de février, a décerné le titre de meilleur film dramatique à Argo, de Ben Affleck, qui raconte le sauvetage de diplomates américains exfiltrés d’Iran après la révolution islamique de 1979. L’acteur, qui joue dans son film, obtient également le trophée du meilleur réalisateur, soufflant la précieuse statuette à Quentin Tarantino pour Django Unchained et à Steven Spielberg pour Lincoln.

Haneke : « Sans eux, je ne serais pas là »

Le réalisateur autrichien d’Amour, Michael Haneke, a reçu son trophée des mains d’Arnold Schwarzenegger. « Jamais je n’aurais pensé recevoir un prix hollywoodien des mains d’un autre Autrichien », a-t-il lancé en référence aux origines de Schwarzie. Très ému, Michael Haneke a remercié son équipe et notamment les acteurs principaux de son film, qui raconte l’amour unissant un couple d’octogénaires mis à rude épreuve par la maladie : Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva. « Sans eux, je ne serais pas là », a lancé Michael Haneke sur la scène du Beverly Hilton. « Le Golden Globe est pour ces acteurs incroyables », a-t-il ajouté.

La présence d’Amour dans cinq catégories pour les Oscars est sans conteste la grande surprise de cette année. Outre sa nomination, pour l’Autriche, à l’Oscar du meilleur film étranger, la Palme d’or du dernier festival de Cannes concourt pour le meilleur film, la réalisation, le scénario original et l’actrice principale avec Emmanuelle Riva.

La cérémonie des Oscars aura lieu le 24 février à Hollywood.

« Amour », de Michael Haneke, reçoit l’Oscar du meilleur film en langue étrangère

La consécration pour Michael Haneke. Le film Amour du réalisateur autrichien, déjà primé au festival de Cannes et aux César, a reçu l’Oscar du meilleur film en langue étrangère, dimanche 24 février.

AMOUR : Oscar du meilleur film en langue étrangère

Consécration pour Michael Haneke, mais pas pour son actrice Emmanuelle Riva.

Le film Amour, déjà primé au festival de Cannes et aux César, a reçu l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. Bien que tourné en français, en France et avec des acteurs français, cette coproduction franco-autrichienne était présentée aux Oscars sous les couleurs de l’Autriche. En revanche, la Française Emmanuelle Riva n’a pas été récompensée. Elle était en lice pour l’Oscar de la meilleure actrice.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans 2012, Cinéma, Festival de Cannes, Société | 2 Commentaires »

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