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Jean Dujardin aux Oscars

Posté par ENO filles le 27 février 2012

Jean Dujardin aux Oscars dans 2012 affiche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il a gagné et finalement ne reste pas sans voix, même en anglais. Il a prononcé les mots que tout le monde comprend: « I LOVE YOU »

J’en suis ravie pour lui mais pas étonnée: voir mon précédent article du 14 septembre 2007

extrait-article-du-14.09.2007 dans Cinéma

Jean Dujardin est un artiste complet: du rire aux larmes, de la comédie au drame, il suscite une émotion réelle. Il a prouvé qu’un artiste doit savoir tout faire. A tiens! Je ne l’ai encore jamais entendu chanter! Mais cela va venir, j’en suis persuadée.

Et les Césars?

S’il n’a pas gagné le César du meilleur acteur c’est sans doute que l’on a voulu laisser la place à un autre.

Mais sa partenaire elle l’a obtenu. ne la boudons pas. Elle était charmante et touchante dans ce rôle.

« Les métamorphoses de Peppy Miller/Bérénice Bejo sont spectaculaires : d’abord, elle est la « flapper » des années folles, jeune fille délurée portant chapeau cloche, telle qu’a pu l’interpréter à l’écran Joan Crawford au début de sa carrière. Puis elle devient la maîtresse sensuelle telle qu’incarnée plusieurs fois par Greta Garbo face à John Gilbert, notamment dans le triomphal et scandaleux ‘La Chair et le diable’ de Clarence Brown. Puis elle se révèle une partenaire dansante, à l’instar de Debbie Reynolds, jouant précisément une « flapper » de la fin des années 1920, amoureuse de la star de cinéma Gene Kelly dans ‘Chantons sous la pluie’ qui n’est autre qu’une comédie sur l’arrivée du parlant à Hollywood.

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Omar Sy certes a été remarquable et j’ai adoré sa prestation dans « Intouchable » mais il est resté lui-même. Ce n’est pas vraiment une prestation d’acteur même s’il s’agissait pour lui d’un premier film. le rôle a été écrit pour lui. par contre, j’aurais plutôt plébiscité la prestation de François Cluzet qui a été absolument fantastique dans ce rôle d’handicapé. Une telle performance pour avoir su s’exprimer magnifiquement sans jamais bouger son corps méritait ce César que bien souvent on oublie d’attribuer aux grands acteurs déjà reconnus et que l’on attribue plus volontiers aux nouveaux acteurs.

Précédemment:

Le 13/05/2011THE ARTIST Le silence est d’or , par Olivier de Bruyn (sur Evene)

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Alors que la compétition cannoise, depuis son ouverture, abonde en noirceur, ‘The Artist’, le film de Michel Hazanavicius qui réunit Bérénice Béjo et Jean Dujardin, est une parenthèse enchantée.

Voilà le film que l’on n’attendait pas et pour cause. Dix jours avant le début des hostilités cannoises, ‘The Artist’
ne figurait pas en compétition, mais était « juste » censé divertir le festivalier harassé par l’état des lieux (glauque) du cinéma d’auteur mondial en étant présenté hors compétition, tel un divertissement de bon aloi.
Finalement repêché pour prétendre à la palme en compagnie des nouveaux bébés des grands auteurs de ce monde, le film de Michel Hazanavicius est présenté aujourd’hui sur la Croisette. On peut le prédire : il va remporter un triomphe à l’applaudimètre, comme ce fut le cas dès potron-minet à la projection de presse, pourtant réputée pour ses jugements matinaux sévères. Ce qui nous rappelle inévitablement le joli sort rencontré il y a trois ans ici même par le ‘Entre les murs’ de Laurent Cantet, sélectionné de dernière minute et qui repartit de Cannes avec une palme dans sa musette. S’il est trop tôt pour prédire un tel destin à ‘The Artist’, on ne serait pas plus étonné que ça de le retrouver très haut au palmarès dimanche prochain.

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« Dans son nouveau film, le cinéaste des ‘OSS 117′ se lance un défi ludique et anachronique qui en vaut d’autres : réaliser un film muet et en noir et blanc à l’heure où le cinéma mondial ne jure que par la 3D et les pétaradantes innovations numériques. Sa première motivation au-delà même de l’hommage aux inventeurs du cinéma ? « Travailler dans un format qui n’existe plus depuis 1927 », a-t-il expliqué en conférence de presse d’après
projection.
Encore fallait-il relever ledit défit et proposer autre chose qu’un gadget nostalgique. Soyons clairs : Hazanavicius réussit parfaitement son coup, grâce à un scénario malin, une mise en scène inventive qui joue habilement avec les figures imposées et deux acteurs qui s’en donnent silencieusement à cœur joie.
Histoire d’amour et histoire de cinéma, ‘The Artist’ plante son action en 1927 et s’intéresse au cas de George Valentin, une star du cinéma muet hollywoodien qui vogue de triomphe en triomphe et satisfait ainsi son ego surdimensionné.
L’homme tombe par hasard sur une figurante en devenir, la dénommée Peppy Miller, et en tombe raide amoureux. Hélas pour les amants potentiels, le cinéma s’en mêle. Les premiers essais du parlant persuadent en effet les décideurs et producteurs locaux de révolutionner le monde des images. Exit les vieilles gloires du muet, place à de nouveaux visages et à de nouvelles voix »

Je me souviens très bien, lorsque j’étais enfant de ces stars du muet (1915-1929) comme Buster Keaton, tombées en disgrâce à la sortie du cinéma parlant, pour en avoir entendu parler par mes parents.

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Pour raconter cette histoire simple, le cinéaste joue lui aussi la carte de la simplicité, ce qui est un sacré boulot. Excellemment rythmé et bourré de bonnes idées au détour de presque chaque scène, ‘The Artist’ respecte le cahier des charges du cinéma muet et divertit sans abêtir. Le récit amoureux et l’humble description des métamorphoses du cinéma s’entrecroisent et s’enrichissent mutuellement, avec une fluidité qui rappelle en passant que le film muet et son économie narrative ont toujours de bien belles choses à nous murmurer à l’oreille. Hazanavicius, fétichiste décontracté, ne se prend jamais au sérieux et ne sombre pas dans la parodie fastidieuse à base d’acteurs grimaçants et de gags estampillés « énormes ». Et son casting est à la hauteur de ses ambitions modestes mais joliment tenues. Dans les deux rôles principaux, Jean Dujardin confirme, quelques mois après sa prestation chez Nicole Garcia (‘Un balcon sur la mer’), qu’il sait exercer son talent désormais incontestable dans les registres les plus divers. Quant à la surprenante Bérénice Béjo, qui partage à la ville la vie du réalisateur, convainc elle aussi deux fois plutôt qu’une dans sa peau charmante de néo Paulette Godard.

Alors que la compétition cannoise, depuis son ouverture et quoi qu’on pense de la qualité intrinsèque des films qui la composent, abonde en surenchères noires et joue outrageusement la carte du « N’oublie pas que tu ne vas pas rire» (pédophilie par ci, dépression généralisée par là…), ‘The Artist’ fait figure de parenthèse enchantée. Modeste et plaisante. Le jury appréciera peut-être. Nous, c’est déjà fait.

Le 10/10/2011 – The « Golden Globes » :

« The Artist’, c’est l’Amérique En images » Par N. T. Binh

(sur Evène)

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Hollywood n’est pas ingrat et récompense ‘The Artist’, hommage frenchy à l’âge d’or du cinéma amércain. Avant les Oscars, le ilm de Michel Hazanivicius rafle trois Golden Globes : meilleur film et meilleur acteur dans une comédie, ainsi que meilleure musique. Nous nous sommes amusés à retrouver ses modèles, conscients ou non, dans les grands classiques hollywoodiens, qui ne sont d’ailleurs pas tous des films muets. Preuves à l’appui, avec des images tirées de la bande-annonce de ‘The Artist’.

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(De gauche à droite, Max Linder, Douglas Fairbanks, John Gilbert, Gene Kelly dans ‘Le Pirate’ et Fredric March dans ‘Une étoile est née’)

Plusieurs vedettes ont pu inspirer la performance de Jean Dujardin, récompensée au dernier Festival de Cannes. Tout d’abord, l’élégant comique français Max Linder et le héros bondissant Douglas Fairbanks, deux des premières idoles du cinéma mondial. Mais aussi le beau John Gilbert, qui fut le partenaire et l’amant de Greta Garbo, et dont la carrière fut brisée par l’arrivée du parlant, comme celle de George Valentin/Jean Dujardin dans ‘The Artist’. Le goût de Valentin pour les claquettes s’inspire de Gene Kelly qui, dans ‘Le Pirate’ de Minnelli, s’amusait à pasticher… Douglas Fairbanks !

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Lorsqu’il sombre dans la déchéance, son personnage emprunte de façon frappante le parcours et les traits de Fredric March, dans la version 1937 de ‘Une étoile est née’.

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Première d’un film à Hollywood IMG4

Le 10 octobre 2011, JEAN DUJARDIN RESTE SANS VOIX

 « Silences »

Interview muet de Jean Dujardin: propos recueillis par Etienne Sorin  

À fond dans son personnage de George Valentin, star du cinéma muet dans ‘The Artist’, Jean Dujardin a préféré garder le silence. Il a décliné notre proposition d’interview, sans doute inspiré par cette parole du Tao :

« Celui qui parle sème, celui qui écoute récolte ».

Du coup, on s’est dit qu’on pouvait très bien la faire sans lui. Quitte à faire les questions et ses réponses.

Etienne Sorin : Il paraît que la première fois que Michel Hazanavicius vous a proposé le rôle, vous avez refusé de peur de ne pas rencontrer le public avec un film en noir et blanc sans dialogues. En même temps, regardez ‘Philibert’, une parodie de film de capes et d’épées, en couleurs et avec des dialogues, a fait un bide…

Jean Dujardin : (Silence. Il sourit et se lève. Il saute sur le canapé, rebondit et fait des moulinets dans l’air et des fentes pour montrer qu’il voit très bien de quel film on veut parler.)

Etienne Sorin :Vous aviez avancé la même raison pour ne pas jouer le patron de la poste dans ‘Bienvenue chez les Ch’tis’ en 2007. Passer à côté d’un film à 20 millions d’entrées, pour un acteur populaire, c’est une faute professionnelle, non ?

J. D. : (Silence. Il se rassoit, se sert un verre d’eau, boit une longue gorgée et, simplement avec un très léger mouvement de tête, il nous fait comprendre que le box-office ne fait pas tout, que s’il est acteur, c’est avant tout pour prendre des risques, qu’il ne supporte pas l’expression « acteur bankable » à son égard et qu’il ne veut pas être rangé dans une case.)

 Etienne Sorin : Est-ce que la vraie raison de votre refus initial pour ‘The Artist’, ce n’est pas le fait que vous aviez une veille rancune envers le producteur Thomas Langmann. En 2003, il vous aurait promis un rôle dans ‘Double zéro’ avant de le refiler à Edouard Baer. C’est quand même une crapule ce Langmann, non ?

J. D. : (Silence. Il fronce les sourcils et se lève. On dirait qu’il essaye d’imiter Edouard Baer et de rejouer des scènes de ‘Double zéro’. Ou alors il imite Thomas Langmann. Ou alors il imite Claude Berri pour faire deviner Thomas Langmann… À moins qu’il n’imite Thomas Langmann en train d’imiter Edouard Baer.)

Etienne Sorin : Est-ce que vous avez accepté ‘The Artist’ à la condition que Langmann engage Edouard Baer sur le prochain Astérix? Si oui, est-ce que vous en voulez aussi à Edouard Baer ? Vous êtes conscient
du fait que Christian Clavier et Clovis Cornillac ne se sont jamais relevés du rôle du petit gaulois ?

J. D. : (Silence. Son portable sonne. Il décroche. On entend une voix féminine hurler : « Jean, c’est Alex. Jean ! Jean !!!!! Fais pas le lourd, vas-y répond… Tu vas jouer à ça encore longtemps ?! » Il raccroche. )

Etienne Sorin :Vous avez refusé trois fois de tourner avec Claude Lelouch parce que c’était des films choraux. Pourtant, vous avez bien tourné avec Guillaume Canet dans ‘Les Petits Mouchoirs’… Cela veut dire que vous préférez vous faire exploser par un camion et vous déguiser en travelo pour faire rire une bande de potes demeurés qui vous laissent à l’hôpital avec la tronche d’Elephant man plutôt que de tourner avec Lelouch ?

J. D. : (Silence. il fait un signe à l’attachée de presse qui passe à ce moment là. Il sort un carnet et griffonne quelques mots. L’attachée de presse nous regarde et dit : « il vous reste 2 minutes »)

Etienne Sorin : À Cannes, on avait le choix entre un pédophile (‘Michael’), un enfant psychopathe (‘We need to talk about Kevin’), des enfants maltraités (‘Polisse’), une maison close pas franchement gaie (L’Apollonide’) ou encore une fille violée dans son sommeil par des vieux dégueulasses (‘Sleeping Beauty’)… Vous n’avez pas eu l’impression de casser l’ambiance ?

J. D. : (Silence. Interrogatif, il se frotte le menton.)

Etienne Sorin : Cinq mois de répétitions pour un numéro de claquettes, c’est beaucoup. C’est pénible à ce point les claquettes ?

J. D. : (Silence. Soudain il se lève, roule le tapis et nous montre un step avec transfert du poids du pied gauche au pied droit. Il enchaîne avec une série de spank – frappe brossée arrière de la demi-pointe – et une série de riffle – brush plus un heel vers l’avant suivi d’un spank. Le tout sans les mains.)

Etienne Sorin : Le Prix d’interprétation à Cannes, c’est une revanche sur le cancre malheureux à l’école ? Un pied de nez à ceux qui ne voyaient pas l’acteur de la minisérie hétéro beauf ‘Un gars, une fille’ devenir une star? Un espoir pour tous ceux qui démarrent en faisant des sketchs dans des bars ? Une occasion d’amuser Robert de Niro qui avait l’air de s’ennuyer comme un rat mort sur la Croisette ?

J. D. : (Silence. Il sourit et nous montre sur son portable des photos de Robert de Niro et lui prises à Cannes : Bob et Jean font du vélo, Bob et Jean jouent au Casino, Bob et Jean dansent avec des bimbos…)

Etienne Sorin : Vous avez partagé votre prix à Cannes avec votre partenaire, Bérénice Béjo… Ce n’est pas un peu fayot sachant qu’elle est la femme du réalisateur ?

J.D. : (Silence. Son portable sonne à nouveau. Il décroche. On reconnaît la voix de Gilles Lellouche : « Salut mon con. Alex m’a dit que tu te faisais un trip « je-parle-pas-pour-voir-comment-ça-fait-de-vivre-comme-dans un film muet »…
C’est sympa mais il va falloir qu’on se voit pour parler de la promo des’Infidèles’. Rappelle moi vite, ciao.»)

Etienne Sorin : Dans Télérama, vous dites : « C’est toujours le problème de la honte, du soi-disant bon goût. Un film comme ‘Ghost’, par exemple, on le regarde en pleurant, mais on ne s’en vante pas ! »
Quand même, pleurer devant ‘Ghost’, c’est un peu la honte, non ?

J. D. : (Silence. Il regarde par la fenêtre, les yeux vagues, comme s’il voyait passer au loin le fantôme de Patrick Swayze.)

Etienne Sorin : ‘The Artist’ est dans la course aux Oscars. Vous allez devoir faire campagne, rencontrer des journalistes américains… Allez-vous continuer à donner vos interviews en français ou vous mettre enfin à l’anglais ? Un acteur français qui joue un acteur hollywoodien et qui ne sait pas aligner trois mots d’anglais, reconnaissez que ce n’est pastrès bon pour l’image de la France dans le monde. Et on va encore dire que les
Français sont nuls en langues…

J. D. : (Silence. Il sort de la poche de sa veste un mini dictionnaire français-anglais et le brandit fièrement au-dessus de sa tête comme un maoïste le Petit Livre rouge.)

Etienne Sorin : Dans le Journal du Dimanche, vous déclarez que pour faire des progrès en anglais : « il faudrait que je lourde
Alexandra (Lamy, son épouse) que je puisse partir deux mois avec une Américaine et revenir bilingue. » Un peu facile l’excuse de l’apprentissage des langues pour lourder sa femme ?

J. D. : (Silence. Il se lève et nous met un coup de tête) … BLANG !

Le 12 Octobre 2011: Rencontre Michel Hazanavicius et Jean Dujardin à la Fnac Saint-Lazare – Paris (75009)

Présentation

A l’occasion de la sortie du film The Artist, pour lequel Jean Dujardin a reçu le prix d’interprétation masculine au dernier festival de Cannes, la Fnac invite Michel Hazanavicius et Jean Dujardin pour une rencontre exceptionnelle.

Ils ont parlé du tournage du film, des défis liés au noir et blanc et au muet, mais aussi de leurs sources
d’inspiration ou encore de l’accueil reçu au Festival de Cannes.

Synopsis

George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L’arrivée des films parlants
va le faire sombrer dans l’oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars.

Ce film raconte l’histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l’orgueil et l’argent
peuvent être autant d’obstacles à leur histoire d’amour »

Mes articles précédents sur Jean Dujardin

* le 14 septembre 2007

99F – Avant-Première ! ATTENTION ! CHEF-D’ŒUVRE…”parce que vous le valez bien!” 

avec Jean Dujardin en route pour les oscars… je l’avais bien dit. Avec sa filmographie en 2007.

* le 2 mai 2008

Cash

avec Jean Dujardin — avec images du film

Un peu par superstition, j’attendais la consécration pour écrire cet article. Bravo à Jean Dujardin que j’ai apprécié dès que je l’ai découvert.

Publié dans 2012, Cinéma | Pas de Commentaires »

 

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