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Halloween, les archives du blog

Posté par ENO filles le 29 octobre 2013

Halloween, les archives du blog dans 2012 gif6Cliquez sur le lien

HALLOWEEN 31 octobre

bandeau-citrouille Halloween 2012 dans 2013

Lors de la migration de mon hébergeur Unblog. fr en décembre 2011, le volet 2 du blog a péri dans la tourmente et les articles de cette période ne sont plus accessibles. Dommage!

Je vais donc réécrire ici les articles publiés alors.

ARTICLE DU 18 octobre 2007

Le rouge et le noir – Noël, Halloween 

Aujourd’hui c’est Halloween. C’est un grand jour pour moi. Je suis verdâtre, j’ai des croûtes qui suppurent sur le cuir chevelu, des pustules et des boutons sur le visage… Je suis répugnant !
En fait, je prépare Halloween depuis plus d’un an, rien qu’avec des moyens naturels. Par exemple, pour avoir des cernes sous les yeux je me couche tard tous les soirs…c’est une blague…d’Halloween

Halloween, de l’Irlande aux Etats-Unis

« Hé non, Halloween ce n’est pas américain mais celtique ! Petit retour en arrière. Il y a 25 siècles, les gaulois fêtaient leur jour de l’an (ou fête de Samain) aux alentours du 31 octobre. Ils revêtaient alors des costumes effrayants pour chasser les mauvais esprits et démons car ils supposaient que les gens morts durant l’année se voyaient révéler leur sort cette nuit là. Le mot Halloween viendrait de All Hallow’s Eve pour la veille de la Toussaint (All Hallow’s day), instaurée par le Pape Grégoire IV vers 840. Exporté aux Etats-Unis par les irlandais au 19è siècle, Halloween est rapidement devenu une fête nationale et connaît autant de succès que Thanksgiving »

citrouille Halloween 2013 dans Halloween

Raz la citrouille ! Halloween au pilori ! Pourquoi ? Comment ?

Fête commerciale dit-on, venue des Etats-Unis. Fête païenne. Tout le monde s’y est mis pour sacrifier cette fête sur l’autel de la tradition française.

Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage.

Mais savez-vous aussi que le Père Noël aussi nous vient d’Amérique. Et peut-on imaginer fête plus porteuse pour l’économie. Derrière la fête religieuse se cache la plus juteuse affaire commerciale.

Pas de chance pour Halloween :

Les commençants reçoivent Noël dès le mois d’octobre. Impossible de gérer ces deux stocks en même temps. Et pour les famille aussi. Noël coûte si cher ! Alors puisqu’il faut en sacrifier une !….

Les parents inquiets de voir leurs enfants se jeter dans ce monde « d’horreur » et de « laideur » qui leur fait peur à eux. Mais ont-ils oublié que la peur se combat par la peur ? Que la beauté se célèbre en opposition à la laideur.

Halloween (le 31 octobre) et ses références aux sorcières et aux fantômes dérivent de la tradition celtique: Old Year’s Night – la nuit de toutes les sorcières, quand les esprits retournent sur terre. Les enfants parcourent les rues avec des tenues effrayantes et ils portent des Halloween lanterns - des citrouilles (pumpkins), dans lesquelles on a dessiné un visage de fantôme, et placé une bougie à l’intérieur

La tradition de « trick or treats » (un bonbon ou une farce) a beaucoup gagné en popularité, et quelques s’enfants brûlent de s’y aventurer mais  c’est bien difficile ici. On n’ouvre pas sa porte comme ça et quant à distribuer des bonbons à tout le monde !…

Cette coutume dérive d’une autre tradition: « Mischief Night »’ en Angleterre pendant lesquelles les enfants passent une nuit sans règles au cours de laquelle on peut jouer de mauvais tours.

Et pour jouer des tours il ne faut pas être reconnu, et …il faut faire peur. Quel délice !
Et le pape s’en est mêlé – je n’ai rien contre lui, je suis chrétienne – Mais savez-vous que déjà en l’an 935 Halloween a du céder la place à la Toussaint ?

La fête de la Toussaint est une fête chrétienne mais qui ne tire pas son origine des textes bibliques.

Depuis des temps lointains, le 31 octobre, les Celtes, ancêtres des Irlandais, des Gallois et des Ecossais fêtaient Samain, une célébration dédiée aux morts et qui correspondait au nouvel an celte. Ce jour-là la légende veut que les fantômes des morts se mêlent aux vivants. Les villageois faisaient la cuisine toute la journée puis se déguisaient pour faire vivre l’âme des morts et transportaient la nourriture aux portes des villages, l’offraient aux fantômes afin qu’ils les laissent vivre en paix.

Pour combattre cette fête païenne, l’Eglise instaura à cette même date une fête chrétienne, baptisée Toussaint visant à célébrer tous les saints de l’Eglise, et en particulier les martyrs. C’est en 835 que le pape Grégoire IV sur l’ordre de Louis le Pieux déclara officiellement le 1er novembre fête de tous les saints.

Ensuite, au début du 19ème siècle, Pie X fait de la Toussaint une fête avec obligation d’assister à la messe.
Le Jour des Morts, le 2 novembre, ne doit pas être confondu avec la Toussaint, le 1 novembre, qui est une fête joyeuse. Elle marque le rassemblement de ceux qui sont et de ceux qui ne sont plus, dans l’espérance qu’à la fin des temps, les retrouvailles seront définitives. Cependant, parce que la Toussaint est un jour férié, il est plus facile de se rendre au cimetière ce jour-là et la tradition veut désormais que, le jour des morts, l’on se rende au cimetière et que l’on apporte aux disparus de sa famille des fleurs telles que les chrysanthèmes ou les oeillets d’Inde. Pas de chance non plus pour ces fleurs que l’on a du mal depuis à offrir aux vivants.

citrouille le rouge et le noir

 Et les enfants dans tout ça ?

Beaucoup plus tard, dans l’Irlande chrétienne, Halloween devint principalement une fête pour les enfants. Ces « fantômes » allaient de maison en maison demandant des friandises (treats) sinon ils jouaient de vilains tours (tricks) aux propriétaires des lieux. Les Irlandais qui émigrèrent aux Etats-Unis vers 1840 apportèrent cette tradition avec eux. Et c’est ainsi qu’un jour elle nous est revenue, pour le plus grand plaisir d’un grand nombre d’entre nous. Ma famille et moi en avons tiré pendant des années de grandes sources de plaisir familial.

 

Qui dit enfant dit pédagogie et psychologie : Apprendre à gérer sa peur

Halloween, un moment magique, une source précieuse pour l’enseignant.

Pour en savoir plus :

CNDP Tribune 2007

Inspection Académique Nancy-Metz 2007

 

Quelques extraits :

Thème : Halloween et la peur. – Éducation enfantine. – 10/1998, no. 1003.

De quoi les enfants ont-ils peur ? Des sorcières, du loup, des fantômes, de l’orage… On peut les laisser exprimer leurs sentiments. Mais pourquoi ne pas essayer à cette occasion de s’amuser à partir de ce qui les effraie? Le rire est bien souvent libérateur.

Jean-Michel Normand. – Histoires de trouilles et de citrouilles. – Le Monde. – 02/11/2000, n° 17347

La nuit d’Halloween fête sorcières et vampires, ravive frissons et peurs. Les adolescents sont friands de cette nuit d’épouvante qui leur donne l’occasion de se confronter à la peur et de la canaliser, de ritualiser l’épouvante, de se défouler de leurs angoisses
citrouille

Un film d’animation magnifique

L’étrange Noël de Monsieur Jack de Tim Burton. – USA, 1994

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, on y parle beaucoup d’Halloween.  Voici l’histoire:

Jack la lanterne qui organise les fêtes d’Halloween, vexé du succès de Santa Claus, le kidnappe et organise noël à sa place ! De nombreuses références aux fêtes anglo-saxonnes sont intéressantes à utiliser, mais c’est surtout les décors, les marionnettes et la musique qui sont fabuleux !

Tout en demi-teinte et pure poésie, avec bien sûr beaucoup d’humour …noir.

Albums pour enfants

« Ces gourmands qui font peur »

Les sorcières

Voyons voir, qu’ai-je dans mon chaudron aujourd’hui? Coulis de limaces écrasées, chaussette qui sent le pied, yeux de crapauds globuleux et poils de chauves-souris… Tiens, tiens, voilà qui ne m’a pas l’air mal non plus:

 

« Chez la sorcière » / Bénédicte Guettier

Niveau de lecture : bébé lecteur

Présentation de tous les personnages qui peuvent habiter chez une sorcière : un vieux fantôme enchaîné, une araignée affamée, un squelette qui claque des dents, etc.

 

« Cornebidouille » / Pierre Bertrand

Pierre ne veut pas manger sa soupe et son père le met en garde : « La sorcière Cornebidouille viendra cette nuit si tu continues ton caprice. » Pierre n’y croit pas une seconde mais dans la nuit, la sorcière apparaît. Qu’à cela ne tienne, il en faut plus pour faire peur à Pierre…

 

« Ah! Les bonnes soupes » / Claude boujon

La sorcière Ratatouille décida un jour de se faire une soupe magique qui la rendrait aussi belle qu’un mannequin. Elle consulta ses livres mais il n’y trouva que des recettes pour transformer les princesses en crapauds. Alors, elle improvisa… pour le pire et le meilleur des résultats.

 

« Wittilda, drôle de sorcière ! » / Caralyn Buehner

Wittilda, la sorcière, cherche du travail. Mais c’est un vrai désastre! Chaque fois qu’elle trouve un job, ses habitudes de sorcière reprennent le dessus et la situation tourne à la catastrophe

« La Course des sorcières » / Angelika Diem

Carmella la sorcière est décidée à participer à la grande course de balai annuel avec comme engin un vieux balai qui a beaucoup servi. Elle réalisera qu’il y a plus important dans la vie que gagner une course

« Les Fantômes et la sorcière » / Jacques Duquennoy

Il ne manque plus qu’un seul ingrédient à la sorcière pour réussir sa potion magique : Lucie. Par le biais d’une poupée vaudou, elle envoûte le petit fantôme et l’attire jusqu’en son antre.

 citrouille

Quelques Sites –parmi des milliers

Pour ceux qui veulent encore préparer Halloween, cet événement « effrayant » et piocher quelques idées

Halloween. com

Halloween.tm.fr : mon préféré

Recettes du Quebec : ce site est le rendez-vous des enfants

Au féminin.com: goûter Halloween

Techbull

Kutchuk: coutumes Halloween

Sympatico- spécial Halloween 2003

Juniorweb: Halloween

citrouille

Pour comprendre ce qu’est une citrouille, un potiron ou une courge !

L’Halloween est une fête qui ne saurait être complète sans ce légume de couleur orange vif

Academie de Toulouse: jardinage

Culture des citrouilles

Déjà grand-infoBébé

Halloween musical

citrouille

Pour illustrer vos réalisations

Smileys Halloween

Et si je vous ai persuadés de faire perdurer cette fête …

Pas de vrai Halloween sans le traditionnel Trick or Treat (« des friandises ou un mauvais tour »), c’est-à-dire la virée nocturne pour réclamer des bonbons aux voisins.

Alors trêves de farces, voici les critères à respecter pour vous éviter une bien grosse frayeur :
1 : toujours partir en groupe avec au moins un adulte.
2 : s’équiper d’une lampe de poche et d’un plan, et effectuer les visites, un trottoir après l’autre, pour limiter les traversées.
3 : éviter les allées sombres et les gros chiens bienveillants et, surtout, ne jamais entrer dans une maison. 
4, la plus dure des mises en garde : ne manger les bonbons qu’après une rapide vérification (date de péremption, etc.), une fois rentré à la maison…

Et bien sûr, n’oubliez pas de préparer un saladier de bonbons pour les enfants qui passeront toquer à votre porte !

citrouille

Pour animer la fête : quelques superstitions d’Halloween

  1. Manger une pomme à minuit devant son miroir. La figure du partenaire de votre vie apparaîtra dans ce miroir.
  2. Avoir des pommes et des noix dans la maison afin d’éloigner les mauvais esprits.
  3. Pour ceux qui ont un jardin ou une ferme, faire des feux dans les champs afin d’avoir une bonne récoltes l’année suivante.
  4. Si l’on entend des pas derrière soi le soir de l’Halloween, il ne faut pas se retourner, car cela signifie la présence d’un défunt. Si on le regarde, on mourra au cours de l’année.
  5. Les chats noirs … Une Encyclopédie dit que le fait d’éviter les chats noirs a aussi des origines religieuses. Au Moyen Âge on croyait que les sorcières étaient capables de se changer en chats noirs. Quand un tel chat était vu, il était considéré comme une sorcière déguisée.
  6. Le chiffre 13 a la réputation d’être un chiffre malchanceux.
  7. Renversez la salière sur la table et une dispute dans le ménage éclatera avant la fin de la journée. Pour conjurer le sort, jetez trois pincées de sel par-dessus votre épaule.
  8. Offrez un couteau à un ami, vous couperez votre amitié.
  9. Lorsque l’on entre dans une église où l’on n’est jamais entré, il faut entrer du pied gauche et faire un souhait.
  10. Interdit de balayer l’entrée de la porte, de nuit ; et surtout de jeter dehors les balayures de la maison « après soleil couché » sous peine de balayer, du même coup le bonheur de son foyer.
  11. Souhaitez bonne chance au chasseur et il rentrera bredouille.
  12. Mettre une pomme sous l’oreiller pour rêver de la personne que vous aimez.
  13. Dire le nom d’une personne que vous aimez et jeter des pépins de pomme dans le feu. S’ils flambent, la personne vous aime; s’ils émettent de la fumée, ce n’est pas le cas
  14. Pelez une pomme, puis jetez-en la peau par dessus votre épaule gauche avec la main droite. La forme de la pelure est la première lettre du nom de votre mari ou de votre femme.

 

Vive Halloween ! Vive Halloween !

Halloween vient bien de « chez nous ».

L’Amérique nous la renvoie simplement sous son aspect commercial et on ne va pas s’en plaindre ! Quel plaisir de voir « orange » en octobre tout comme de voir les décorations de Noël dés le début décembre ! Un peu de couleur dans les villes, parfois bien monotones, fait du bien ! Arrêtons les gens ignorants d’y voir que du noir dans cette fête…

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Publié dans 2012, 2013, Halloween | Pas de Commentaires »

Au bout des contes…de fées

Posté par ENO filles le 20 mars 2013

Au bout des contes…de fées dans Cinéma le-pays-des-contes-300x225

ou …les contes revisités.

« Et il se marièrent et eurent beaucoup d’enfants » .  Point final ?

 

Je viens de voir deux films sur la conjoncture existentielle des contes après les contes.

Très édifiant.

« Au bout du conte » made in France

L’un français : « Au bout du conte » réalisé et interprété par nos deux familiers du théâtre et de l’esprit de troupe : Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri et leur cohorte habituelle de personnages.

« C’est comme dans la vie » dit JPB

Oui c’est comme dans la vie. Une ironie douce amère, une critique pas drôle du tout et qui ne fait pas rêver. Je trouve ce film qui connait, heureusement pour lui, un succès certain au box office, plutôt déprimant.

Moi je vais au cinéma pour rêver un peu. Sinon je regarde les infos.

En résumé :

Il était une fois un jeune compositeur issu de la classe moyenne, rêvant de musique, d’orchestres, de salles pleines à craquer d’admirateurs, et qui est sur le point de rencontrer son premier succès. Un beau jour, il croise une jeune demoiselle de bonne famille qui croit au grand amour comme il se doit. Persuadée qu’elle vient de croiser le Prince Charmant, la jeune fille tombe dans ses bras. Mais le loup veille, beau et mystérieux. La jeune fille succombe à son pouvoir de séduction. Et oui la vie n’est pas un conte de fées. Il n’était pas nécessaire de nous le rappeler.

Des scènes drôles à la sauce Jaoui-Bacri, il y en a certes.  Mais toutes sont dans la Bande-annonce. En voici les extraits les plus réjouissants. Tout est là:

cliquez sur les images

.  

au-bout-du-conte-1 cinéma dans Cinéma     au-bout-du-conte-2 cinéma 2012     au-bout-du-conte-3 les contes au cinéma

au-bout-du-conte-4 psychanalyse des contes de fées     au-bout-du-conte-5     au-bout-du-conte-6

 

  »Hansel et Gretel » made in USA

Quant à l’autre, « Hansel et Gretel » (Witch Hunters), revisitée par Hollywood, alors là j’adhère et j’adore.

Une chasse aux sorcières, drôle et sanglante, bref du « sang rigolo », du courage, de la beauté, du charme, de l’horreur, un décor moyenâgeux magnifiquement campé et au milieu des armes étonnantes, résolument modernes.

Ca c’était le conte:

Vous vous souvenez de ces deux enfants abandonnés en pleine forêt par leurs parents trop pauvres pour les nourrir ( c’est ça les contes de fées):

- « Qu’allons-nous devenir ? Comment nourrir nos pauvres enfants ? Nous n’avons plus rien à manger »

- « Debout, paresseux ! Nous allons dans la forêt pour y chercher du bois »

qui après une marche terrifiante dans la sombre forêt se sont retrouvés devant une magnifique maison de pain d’épices.

Après s’être régalés de ces délicieuses et étonnantes friandises ils se croyaient sauvés:

- « Ne pleure pas, Gretel, dors tranquille ; le bon Dieu nous aidera. »

- « Nous allons nous régaler, dit Hansel, et faire un repas béni de Dieu. Je vais manger un morceau du toit ; il a l’air d’être bon ! »

Mais en réalité ils avaient pénétré dans l’antre d’une affreuse sorcière cannibale:

- « Hé, chers enfants ! qui vous a conduits ici ? Entrez, venez chez moi ! Il ne vous sera fait aucun mal. »

- « Hansel, tends tes doigts que je voie si tu es déjà assez gras ».

Et c’est là qu’Hollywood intervient.

Ça commence là où tout  finit. Et ça fonctionne.

Ce petit diaporama vous emmène au bout du conte.

fichier pps Hansel et Gretel

 

Un combat sans merci contre les prêtresses maléfiques qui veulent offrir en sacrifice à la prochaine lune de sang les jeunes enfants du village  nés en cette date anniversaire.

Tous les ingrédients y sont :

Les décors fantastiques

La forêt maléfique

La bonne Sorcière blanche (et oui, il n’y a pas que de méchantes sorcières… Je pensaient qu’on les nommait des fées…)

L’aide de  gentils monstres : Édouard le troll ogre monstrueux amoureux de la sorcière blanche et …

Le sacrifie pour sauver un humain

Les adolescents pubères et innocents transformés en chasseurs de sorcières

 - « Les autres -sorcières-  mortes ou vives on vous trouvera »

L’incontournable grimoire qui les rend invincibles et efficaces

Le Sortilège d’ amour

Le soleil qui fait fuir les monstres et donne un peu de répit aux chasseurs

Des visages lézardés qui apparaissent pendant la bataille

Du sang… mais de sorcière

- « Ton cadavre ne sera pas joli à voir …

- Qu’on lui coupe la tête !  »…

- C’en était fini des soucis. Ils vécurent heureux tous ensemble.

En conclusion :

« Certes, la vengeance ne change pas le passé

Plus de sorcières , plus d’argent !

Mais qu’est- ce que ça fait du bien ! »

Quelques vues du film: cliquez sur les images

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Voir aussi mon article du 13 mars 2012 où il était déjà question de contes de fées

Printemps du cinéma-Psychanalyse des contes de fées (selon Bruno Bettelheim)

Bien sûr vous pouvez faire comme moi: aller voir les deux.

Publié dans Cinéma | Pas de Commentaires »

Journée de la femme 8 mars 2013

Posté par ENO filles le 8 mars 2013

Journée de la femme 8 mars 2013 dans 2013 womens-day-2013-par-google-300x115

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Journée de la femme 8 mars 2013

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Il y a huit jours qu’on nous rabat les oreilles avec la « Journée de la Femme », encore devrait-on dire « Les journées de la Femme »

Mon article est un peu tardif mais la femme moderne étant toujours tellement occupée, elle n’aurait sans doute pas eu le temps de le lire (ni moi de l’écrire).

Quant aux hommes, il ne sera pas leur priorité donc je leur laisse aussi tout le temps de réfléchir … à temps perdu.

Pourquoi une journée de la femme ?

Il semblerait qu’encore aujourd’hui son statut ne soit toujours pas reconnu. Et pourtant ! Quel pas a-t-on franchi depuis la Préhistoire ? Peut-être pas si important qu’on ne l’imagine. Voir plus loin dans l’article.

Historique du mouvement

A l’origine, un mythe

En France, une légende veut que l’origine du 8 mars remonte à 1857, une manifestation d’ouvrières américaines du textile, événement qui n’a en réalité jamais eu lieu (aucun journal américain ne le relatant)[]. Ce mythe est né en 1955 dans L’Humanité qui relate une manifestation de couturières new-yorkaises.

Cette information est relayée chaque année par la presse militante du PCF, de la CGT et celle des « groupes femmes » du MLF (Mouvement de libération des femmes), puis reprise par les quotidiens nationaux.

Il s’agit d’un clin d’œil des féministes américaines qui, dans les années 1950, veulent à la fois intégrer cette journée dans le contexte américain et rendre un hommage à Clara Zetkin, née en 1857

Selon l’hypothèse de l’historienne Françoise Picq, l’initiative en revient à Madeleine Colin, féministe et secrétaire confédérale de la CGT : la commémoration étant depuis son origine encadrée par le PCF et ses organisations satellites, elle souhaite l’affranchir de cette tutelle communiste pour en faire la lutte des femmes travailleuses

L’origine de cette journée s’ancre donc bel et bien dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l’Europe, au début du XXe siècle.

Par contre un événement historique s’est produit le 25 mars 1911d[  d]ans l’usine textile Triangle Shirtwaist de New York. Dans cette usine il y avait eu des grèves et des répressions en 1909[, ]deux ans avant la tragédie où 146 personnes, la plupart des jeunes femmes d’origine italienne et juive de l’Europe de l’Est, y compris des filles de 12-13 ans, sont mortes à cause de l’incendie de l’usine, enfermées par les patrons, Max Blank et Isaac Harris, qui s’en sortirent en dédommageant 23 familles endeuillées de 75 $.

Cette histoire, officiellement rappelée par la ville de New York[8] et par l’ONU, bien qu’elle ne soit pas à l’origine de la naissance de la journée internationale de la femme, fait partie des épisodes les plus tragiques d’exploitation des femmes ; c’est pourquoi elle a été citée ou commémorée dans les journées internationales des femmes, où l’on se réfère encore à la mémoire historique des luttes des femmes et du mouvement ouvrier international

La femme aurait gagné sa liberté et son indépendance en 3 temps

1. La révolte, la revendication

Une naissance dans la mouvance révolutionnaire et socialiste

2. La reconnaissance

Le 8 mars 1947, Léon Blum salue la place importante des femmes dans la Résistance

3. L’obtention des droits

Le droit de vote en particulier (mais il existait déjà au Moyen-Age pour les femmes du peuple et les bourgeoises)

D’accord, pas d’accord ?

L’Homme et la Femme sont-ils différents ? Si oui, qu’est ce qui différencie l’Homme de la Femme ?

Le point de vue Serge Ginger, psychologue clinicien et psychothérapeute:

serge-ginger2 Femmes dans Femmes

cliquez sur : « La Psychothérapie et les Femmes »

En résumé :

HOMMES ET FEMMES : DEUX “ ESPÈCES ” DIFFÉRENTES?
(tableau récapitulatif aide-mémoire)
par Serge Ginger

FEMMES

 

HOMMES

 

.
Cerveau gauche (+ le droit ; corps calleux plus important)
Moins latéralisées : tout le cerveau travaille
Orientées dans le temps
Bon sens et logique verbale, mémoire verbale
Dès 9 ans : 18 mois d’avance verbale sur les garçons
Sur 24 000 élèves : surdoués en maths : 0 fille
Nourrir la progéniture (mère)
Un ballon au sol : le prend dans les bras
Oestrogènes, progestérone, ocytocine, prolactine
Vue large (« grand angle»)
Coopération
Réserves (graisses) ; muscles : 25 %
Calme et patience
Une heure de sommeil en plus
Émotivité moins forte, mais davantage exprimée
Extériorisation
Ouïe développée et érotisée (paroles, musique)
Perçoit plus de nuances de couleurs (cônes)
Olfaction (jusqu’à 100 fois plus ! )
Cherche le contact de près (odeurs)
La femme se repère (détails de l’itinéraire)
Besoin d’intimité pour sexualité
Besoin de parler et d’être entendue
Besoin de sécurité (“ couvée ”)
Équilibre et stabilité de la race (conservation)
Gauchers : 4 % ; 90 % des boulimiques
Suicide : beaucoup de tentatives ; peu de décès
Chromosome X = le plus grand de tous
À la conception : 140 garçons pour 100 filles
Défenses immunitaires fortes (cerveau gauche)
Sérotonine : excite la femme
Le “ sexe fort ”
.
.
Cerveau droitPlus latéralisés = spécialisés, « compartimentés »
Orientés dans l’espace
Logique spatiale, orientation, rotation mentale
Don pour les mathématiques
63 garçons surdoués en maths
Chasser le gibier (chasseur et guerrier)
Un ballon au sol : shoote dedans
Testostérone (“ hormone de conquête ”)
Vue de loin (« télé-objectif »)
Compétition
Puissance (muscles : 40 %) ; cicatrisation
Vitesse et impulsivité
Besoin de mouvement
Plus émotifs mais retenus (émotions non exprimées)
Intériorisation (autistes : 4 hommes pour 1 femme)
Vue développée et érotisée (vêtements, maquillage)
Perçoit mieux les formes et le mouvement
Olfaction peu développée (en général)
Contact de loin (vue)
L’homme s’oriente (trouve le Nord sans repères)
Besoin de sexualité pour intimité
Besoin d’agir et de chercher des solutions
Besoin d’aventure et de risque (combat)
Expérience et aventure > génies et fous (création)
Gauchers : 10 % ; 90 % des énurétiques
Moins de tentatives ; plus de suicides « réussis »
Chromosome Y = le plus petit de tous
À 20 ans : 95 H pr 100 F ; à 80 ans : 58 H pr 100 F
Défenses immunitaires faibles
Sérotonine

« 6e sens » = chimique : phéromones, inodores et inconscientes, reliées directement au cerveau limbique (2 sexes)
.

Fort heureusement les Femmes ne sont pas limitées par leurs différences avec l’Homme. Et il existe des Femmes qui ont un fonctionnement naturel « masculin » et des Hommes qui ont un fonctionnement naturel « féminin »

On pourrait citer cette citation reprise par beaucoup de gens

« La femme est un homme comme les autres« 

Le statut de la femme à travers les âges

La vision « primitive » de la femme préhistorique…

 

Depuis deux siècles la présentation des rapports entre l’homme et la femme de la préhistoire était plutôt… simpliste !

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A ma gauche, un homme fort, chasseur, brute, subvenant intégralement aux besoins des siens.
A ma droite, une femme faible, craintive, apeurée, dont l’unique occupation semble être l’élevage des enfants…
Un vrai affrontement qui atteint son apogée avec cette image de l’homme néandertalien, traînant sa femme, soumise, par les cheveux…
Bizarrement, avec le temps, nous oublions cette femme pour ne retenir que cet homme brutal qui a marqué le cinéma et la littérature : l’Homme de Neandertal »  

C’en est même devenu une insulte : « espèce de Neandertal » (ou Cro-Magnon… au choix!).
* L’image ci-contre illustre la vision en 1861 des rapports homme-femme par le français Pierre Boitard.

La société, les mœurs, les courants de pensée influencent fortement notre compréhension des choses.

Depuis les années 1800, la femme de la préhistoire est passée successivement du rôle de mère au foyer, à celui de reproductrice néandertalienne, pour finir en amazone libérée mais sexy !

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* Raquel Welch dans le film « Un million d’annés avant JC »

On a retrouvé près de l’île de Java, les restes fossiles de sept individus. Le squelette le plus complet retrouvé appartient à celui d’une femme.
Une nouvelle espèce a été créée pour l’occasion : Homo floresiensis.
Contrairement à l’Australopithecus affarensis qui a tout de suite été « baptisé » Lucy , notre petit squelette de1mètre de hauteur a été surnommé « l’Homme de Flores ». Le sexe de ce fossile principal n’a donc pas été pris en compte.

En 1966, un rôle maternel… Le rôle de la femme préhistorique est revalorisé

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*Illustration de Blaschke 1920 : une mise en scène étonnante !


Depuis une trentaine d’années des études d’ethnologie et de préhistoire ont reévalué les rapports homme-femme dans les société préhistorique.
Une femme aux rôles multiples : En quelques années on a reconnu aux femmes préhistoriques un vrai rôle économique et social dans la société

Cela n’a pas changé depuis !!!
- Au Paléolithique le plus ancien, les activités féminines étaient liées au charognage, au dépecage, à la transformation et au transport des animaux morts, activités qui ne requièrent pas une force physique particulière.
- Au Paléolithique supérieur, les femmes avec la  cueillette et la  collecte ont les retrouve pourvoyeuses de nourriture, un « complément alimentaire » indispensable à la chasse masculine étant rarement fructueuse

De nos jours, on retrouve ce partage des tâches dans certaines sociétés actuelles de Bushmen en Afrique du sud.

Un rôle artisanal

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On pense également que la gent féminine, moins mobile que les mâles chasseurs, pouvait se consacrer à des ouvrages manuels tels que la fabrication d’outils, d’armes ou le tissage (en fibres végétales). On a retrouvé plusieurs statuettes anthropomorphes représentant des « vêtements » ou des parures…

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* Ci-contre femme Homo sapiens, tirée du film de Jacques Malaterre Homo sapiens
Copyright Patrick Glaize
.

La théorie de la société matriarcale abandonnée

On a longtemps pensé que les tribus préhistoriques avaient adopté un régime matriarcal. Sans véritables arguments, on étayait cette hypothèse en expliquant que c’était la femme qui choisissait son « compagnon » et non l’inverse (Le juriste Johan-Jakob Bachofen fut l’un des plus ardents défenseurs de cette théorie)

Cette gynécocratie est maintenant abandonnée au profit d’un système matrilinéaire : c’est par la femme que se créé la famille, sans pour autant lui donner un pouvoir hiérarchique ou politique.

Les conditions de vie étaient d’une telle dureté, aux temps préhistoriques, que toutes les ressources humaines devaient être utilisées et complémentaires. Cela n’induisait pas forcément un rapport de force entre les individus et les sexes, mais plutôt de la coopération. La femelle choisit, le mâle séduit !
D’ailleurs  dans la faune animalière, c’est le mâle séducteur qui est paré des couleurs les plus chatoyantes ou des excroissances les plus visibles… Il fait tout pour se faire remarquer et séduire les femelles ! 

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La Femme dans l’Antiquité : une femme sous tutelle uniquement mère et compagne de l’homme

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Dans n’importe quelle société, à n’importe quelle époque, les relations amoureuses sont intimement liées au statut social des deux sexes, et plus spécialement à celui de la femme.

En Grèce antique, les femmes ne jouissaient d’aucun droit civil et politique, et par conséquent leur statut était inférieur. Leur position n’était pas non plus misérable, loin de là !

La femme avait des rôles pour lesquelles elle était vraiment destinée, celui de la mère et celui de compagne de l’homme, rien de plus, rien de moins.

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Pour le rôle de la mère, on pourrait dire qu’elle était l’objectif de chaque femme, le but de sa vie.

Chez elle, la femme était la maîtresse incontestée.

En ce qui concerne sa position sociale, la femme ne pouvait se livrer à des actes judiciaires, ni posséder ni acheter ni vendre des biens. Au cas échéant, son kyrios (maître, tuteur) la représentait. Elle se trouvait donc toujours sous la tutelle de quelqu’un.

Les femmes n’étaient pas déclarées au registre d’état civil.

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Les seuls droits qu’on leur reconnaissait étaient le droit de contracter un mariage légitime afin de donner des héritiers à son époux, ainsi que celui d’épicléria : si une fille unique héritait de son père, elle devenait épiclère, celle qui est assise sur la propriété, mais n’en avait de toute façon pas la jouissance puisqu’elle n’avait aucun droit judiciaire, elle ne pouvait donc pas la vendre.

Elle devait donc épouser le plus vite possible son plus proche parent du côté paternel pour que l’héritage reste dans la famille.

Les jeunes filles ne s’instruisaient pas comme les garçons, leur mère ou une vieille servante leur enseignait comment tenir la maison, tisser la laine, et parfois même, mais c’était rare, à lire et écrire.

Les jeunes filles ne sortaient pas, sauf si elles devaient se rendre au temple, à une fête religieuse ou familiale, ou pour faire leurs achats personnels, et toujours accompagnées de leur tuteur ou d’une esclave.

Même dans la maison, elles étaient assignées à la partie réservée aux femmes, le gynécée, situé d’habitude au premier étage.

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Par contre à Sparte, les filles faisaient de l’exercice, ce qui scandalisait les Athéniens puisque pendant l’exercice, on voyait leurs cuisses.

Les mariages étaient des unions de convenance et non d’amour véritable.

Il était hors de question pour la jeune fille en antiquité de choisir elle-même son époux, son tuteur décidait à sa place.

Une fois mariée, le mari devenait le tuteur, et la femme continuait à vivre à la maison comme avant.

La seule différence c’était que maintenant c’était elle qui la tenait.

Elle veillait à tout au quotidien, élevait les enfants, s’occupait des provisions, et surveillait les esclaves, faisait le tissage pour les vêtements de toute la famille.

C’est elle qui détenait les clefs de la maison, privilège que son époux pouvait toutefois lui retirer.

Qu’elle s’attarde un peu sur le pas de sa porte et une femme perdait sa réputation.

Quand il y avait des invités, elles ne pouvaient apparaître, l’homme sortait toujours seul, non seulement pour aller à son travail, ou participer à des affaires publiques, mais aussi pour rencontrer ses amis, ou se distraire aux jeux et repas.

Ses sorties

Il était autorisé aux femmes d’assister à des tragédies au théâtre, mais une femme respectable n’allait pas au théâtre quand on y jouait des comédies.

Les règles du Mariage

A tout moment l’homme pouvait répudier son épouse, néanmoins pas sans raison et sous certaines conditions, tout en étant marié, il pouvait entretenir une ou plusieurs concubines, se distraire avec des courtisanes ouvertement et sans avoir de comptes à rendre à personne.

Seules quelques voix à cette époque prêchaient une moralité égalitaire entre les époux, comme Aristote, Isocrate, Plaute.

Une femme qui trompait son mari était automatiquement répudiée, et l’homme surpris avec une femme mariée dans le meilleur des cas pouvait s’en tirer avec une amende, et dans le pire, avec le rapanismos, punition selon laquelle on lui glissait publiquement un radis dans l’anus !

Un homme pouvait aussi répudier sa femme si elle était stérile.

Par contre, selon une loi de Lycurgue (législateur spartiate), un époux âgé ou infécond pouvait présenter sa femme à un jeune amant dont elle pouvait concevoir un enfant que le mari reconnaissait ensuite comme le sien.

Un Spartiate aussi, lorsqu’il avait assez d’enfants de son épouse, pouvait la présenter à un de ses amis pour qu’il l’honore à son tour.

De nos jours

« Le mariage, c’est quand l’homme et la femme décident de ne faire plus qu’un.

Les problèmes commencent quand ils décident de choisir lequel. »

 

Etre femme au Moyen-Age… toujours sous le contrôle de l’Homme

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La question du statut des femmes au Moyen-Age renvoie à la misogynie masculine, qui fait de la femme un être faible et dangereux sur lequel on doit exercer un contrôle permanent mais la femme fait l’objet de respect et de protection.

Les médiévaux avaient compris que l’homme et la femme, apparemment opposés, sont en réalité complémentaires

(Il me semble après consultation de ces documents glanés sur le Web que l’Homme préhistorique avait lui aussi assimilé cette notion)

Que représentait le fait de naître femme à cette époque ?

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Entre viols, massacres, jeunes filles contraintes au couvent, ceintures de chasteté, où se trouve la réalité ?

Que représentait vraiment la femme médiévale ?

Jusqu’au XIème siècle, la condition de la femme est difficile Elle connaît une apogée entre le XIème et le XIIIème siècle..

La littérature courtoise

Ces 300 ans sont ceux de l’épanouissement de la littérature courtoise, des arts romans et gothiques.

A partir du XVème siècle, sa condition décline pour atteindre, au XIXème siècle, son niveau le plus bas.

Les reines de France ne seront plus couronnées, mais seulement épouses de rois.

Marie de Médicis est la dernière reine de France à avoir été couronnée.

Le mariage

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Un changement : le consentement des deux conjoints est nécessaire.

La cérémonie est sacralisée, bénie par un prêtre (mais il peut y avoir des exceptions).

Pour protéger la femme contre son mari, il est ordonné à celui-ci de lui constituer un douaire, un capital, dont le montant est fixé au tiers ou à la moitié de ses biens selon les régions.
A la mort de la femme, le douaire revient aux enfants de son époux, même si elle est remariée.

La répudiation est interdite.

L’adultère est sérieusement condamné.

Le divorce n’est autorisé qu’en trois cas après une enquête de moralité effectuée par un prêtre et la consultation de témoins :
– la stérilité ou l’impuissance ;
– la consanguinité étendue au 7° degré de parenté ;
– l’ordination ultérieure de l’un des conjoints (de nombreuses femmes furent obligées d’entrer au couvent à une certaine époque. Charlemagne, pour former des alliances, n’hésita pas à utiliser ce procédé).

En Ecosse, la cérémonie peut se passer de la bénédiction d’un prêtre. Il suffit que les deux conjoints affirment devant témoins être mari et femme pour que le mariage soit effectif.

Les droits    

Les femmes du petit peuple et les bourgeoises jouissent d’un assez grande liberté. Majeures à douze ans, elles sont libres de gérer leurs biens, de se marier, de voter même !
Bien des métiers leur sont accessibles.

 Pour la femme noble, il en va tout autrement.
Dans l’univers violent, agressif et viril des châteaux, elle ne compte guère. Son sort est lié à la terre, seule garantie du pouvoir. Ainsi est-elle une monnaie d’échange pour les seigneurs qui désirent accroître leurs biens et assurer une descendance.

En réalité, dans les classes élevées, il se négocie ou pire, il s’impose par le rapt.
Les fillettes sont promises parfois dès leur naissance à des hommes souvent bien plus âgées qu’elles.

Leur rôle est pourtant non négligeable puisqu’en l’absence de leur époux qui, lorsqu’il n’est pas en guerre, s’adonne à la chasse, c’est à elles de gérer et d’administrer leurs biens.

De plus, le mariage n’est pas si « indissoluble » en réalité qu’en théorie. Ainsi, il est fréquent que les hommes de noblesse aient des concubines qui donnent parfois naissance à ce que l’on appellera au onzième siècle des bâtards. Si l’épouse est incapable de donner naissance à un héritier, ces bâtards peuvent parfois hériter de leur père. L’épouse en question, stérile ou ne donnant naissance qu’à des filles, peut aussi être répudiée par son mari, ce dernier voulant s’assurer une descendance. C’est ce que fit notamment le roi Lothaire II en 855.

L’amour courtois lui accorde un nouveau prestige

Les fêtes de mai

On ne se marie jamais au mois de mai. Pour célébrer le retour du printemps, garçons et filles se réunissent pour chanter et danser dans les prés. Hommes et femmes se courtisent librement.
Les jeunes gens élisent leur reine, une femme mariée, qui se choisit un partenaire autre que son  » jaloux  » de mari.

Dans les châteaux les liens du de la parenté sont renforcés. La femme règne en maîtresse sur le petit monde des chevaliers et des écuyers, célibataires. On aime se distraire et les fêtes sont nombreuses: mariages, tournois, adoubements,…

Le prestige de « la DAME », l’épouse du seigneur est considérable dans le cœur des guerriers. Elle cristallise leurs rêves, leurs désirs, leurs espoirs. Le chevalier doit se montrer prêt à mourir héroïquement pour son amie, alors que celle-ci est censé le protéger par son amour et lui inspire vaillance et courage.
Mais l’union des cœurs devient le principe de toutes les vertus.
L’amour devient un art, une mystique, une exaltation de l’âme et une délicieuse souffrance.

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REGLES DE L’AMOUR COURTOIS

  1. Le mariage ne doit pas empêcher d’aimer
  2. Qui n’est pas jaloux ne peut aimer
  3. On ne peut accorder son cœur à deux femmes à la fois
  4. L’amour augmente ou diminue, il se renouvelle sans cesse
  5. L’amant ne peut rien obtenir sans l’accord de sa dame
  6. L’homme ne peut aimer qu’après la puberté
  7. A la mort de son amant(e), un délai de deux ans est nécessaire avant de s’adonner à un nouvel amour
  8. Personne ne doit être privé de l’être aimé sans la meilleure des raisons
  9. On ne peut aimer sans y être incité par l’amour
  10. Amoureux n’est pas avare
  11. L’amant doit aimer une femme de condition supérieure à la sienne
  12. Le parfait amant ne désire d’autres étreintes que celles de son amante
  13. L’amour doit rester secret s’il veut durer
  14. La conquête amoureuse doit être difficile : c’est ce qui donne son prix à l’amour
  15. Le parfait amant pâlit en présence de sa dame
  16. Quand un amant aperçoit l’objet de son amour, son coeur tressaille
  17. Un nouvel amour chasse l’ancien
  18. Seule la vertu rend digne d’être aimé
  19. Lorsque l’amour diminue, puis disparaît, il est rare qu’il reprenne vigueur
  20. L’amoureux vît dans la crainte
  21. La jalousie fait croitre l’amour
  22. Lorsqu’un amant soupçonne son amante, la jalousie et la passion augmentent
  23. Tourmenté par l’amour, l’amant dort peu et mange moins
  24. L’amant doit agir en pensant à sa dame
  25. Le parfait amant n’aime que ce qu’il pense plaire à sa dame
  26. L’amant ne saurait rien refuser à celle que son coeur a élue
  27. L’amant n’est jamais rassasié des plaisirs que lui apporte sa dame
  28. Le plus petit soupçon incite l’amant à soupçonner le pire chez sa bien-aimée
  29. Amour ne rime pas avec luxure
  30. Le véritable amant est obsédé sans relâche par l’image de celle qu’il aime
  31. Rien n’empêche une femme d’être aimé par deux hommes et un homme d’être aimé par deux femmes.

On peut rêver!

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*Ainsi épuré du réalisme de l’amour chevaleresque, la Fin’Amor répond donc à quelques critères

L’amour est obligatoirement adultère.
Les mariages nobles n’étant pas une affaire de sentiments, la passion ne peut être trouvée qu’ailleurs. L’échange des cœurs, la fidélité promise, n’engage alors plus les biens, mais les personnes.

L’amour exige le secret, pas seulement pour son caractère adultérin, mais aussi parce qu’il est une chose trop grave pour être divulgué.

La dame est toujours de condition supérieure à celle de son amant, un chevalier célibataire.
L’attitude de ce dernier, calquée sur le système féodal, doit être pleine d’humilité, de réserve et de soumission. Il est son  » homme-lige « , son vassal, d’une loyauté et d’une fidélité sans faille.
En retour, la dame et l’amour ont le pouvoir d’inspirer au chevalier toutes les vertus, valeur morale et parfaite courtoisie.
(Croyance : seul l’amour peut mener l’homme à la perfection morale puisqu’il engendre et développe toutes les vertus).

La dame est lointaine, inaccessible, nimbée de mysticisme.
Dans sa conquête amoureuse, le chevalier est confronté à des obstacles, des épreuves.

Ce peut être : le mari jaloux, l’éloignement de la personne,… Il faut être prêt à mourir pour l’élue.

En retour, la dame accorde à son amant un baiser, une étreinte, ou la joie d’admirer sa nudité.

La chasteté est la fois l’épreuve et la récompense suprême : la petite cérémonie de l’ assag (l’essai). Elle donne à la dame le moyen de vérifier dans quelle mesure son ami est capable de la respecter, alors que, couché à côté d’elle, il est dans une situation extrêmement tentatrice. Tous les subterfuges érotiques, baisers, étreintes, caresses, sont autorisés, à condition de ne pas en venir au fait.

Mais, « que ce soit à travers le « jeu » de la courtoisie ou le mariage, la femme du Moyen-Âge demeure un objet. Investigatrice du péché originel, on soupçonne la femme de porter l’hérésie, de porter le maléfice, le poison. Le sexe féminin est considéré impétueux, incapable d’assouvissement et dévorant. Les chevaliers n’ont qu’un seul remède pour vaincre ces corrompues et corruptrices dont Ève est l’image originelle: le mariage. En effet, ce dernier désarme totalement la femme en la rendant mère. Pour elle, une grossesse n’attend pas l’autre, et ce, avec une chance sur deux d’en mourir. Ceci favorise… la polygamie. »

Après le Mariage pour tous, on y vient doucement…

Les canons de la femme

À partir du XIIIème siècle, la femme idéale doit être élancée, avec la taille mince, les jambes longues, la poitrine haute et petite : les gros seins sont bannis: les femmes qui ont une trop forte poitrine doivent la bander.

Ce n’est pas encore l’époque du 95 F et des prothèses.

Cette silhouette évolue ensuite pour prendre la forme incurvée d’un S: la tête légèrement inclinée vers l’avant, la poitrine effacée, le ventre et les hanches projetés vers l’avant.

La maternité

Si ne pas être en mesure d’avoir des enfants met l’avenir de son mariage en danger, en revanche, accoucher, au Moyen Âge, à cause du manque d’hygiène et du peu de moyens dont disposent les sages-femmes, est risqué.

On n’autorise les césariennes que sur les femmes décédées, ce qui fait que bien des femmes meurent en couches. De plus, comme on ne peut déceler les grossesses très tôt, les femmes désirant se faire avorter courent le risque d’y rester.

Le Moyen Âge se résume donc en gros par un taux de mortalité en couches assez élevé et l’infanticide ainsi que l’abandon des enfants comme étant les deux méthodes les plus répandues pour se défaire des enfants non désirés.

La prostitution

On dit souvent que la prostitution est le plus vieux métier du monde. Que cette affirmation soit vraie ou non, il reste qu’au Moyen Âge, ce métier existe. D’ailleurs, pendant un certain temps, au Moyen Âge, l’Église contrôle la prostitution qui est chose légale. Cependant, il est interdit aux femmes mariées, aux religieuses et aux enfants de s’y livrer. De plus, les femmes doivent être de l’extérieur de la ville afin d’éviter l’inceste. Habituellement, les prostituées sont des servantes, des filles rejetées par leur famille après un viol ou une grossesse clandestine et celles qui n’ont pu se trouver du travail. On ne peut généraliser quant au traitement des prostituées au Moyen Âge, car la situation a varié d’un siècle à l’autre. Par contre, une chose est certaine, le 11ème et le 13ième siècle furent des époques où l’on fit beaucoup pour le relèvement des prostituées. L’Église considère alors ces femmes non comme des « filles perdues », mais comme des « brebis égarées ». Elle les autorise à former une corporation avec tous les privilèges qui y sont attachés. Le pape Innocent III, dans une bulle de 1198, promet même la rémission des péchés aux hommes qui épouseraient une fille de joie…

Le viol

Mais la prostitution ne suffit pas, au Moyen Âge tout comme aujourd’hui, à contrôler les « menaces » pesant sur les jeunes filles et les femmes mariées. En effet, parmi les crimes commis au Moyen Âge, il y a le viol. La personne ayant commis un tel acte est punie, mais elle ne l’est pas toujours de la même manière. En effet, si la victime est une religieuse, une femme mariée ou une vierge, l’agresseur peut être pendu pour ce qu’il a fait. Cependant, s’il s’agit d’une femme d’une humble condition (une servante par exemple), il s’agit alors de verser à la victime ou à sa famille une indemnité. La punition est donc tributaire du statut social de la femme.

La vie professionnelle de la femme

Les femmes, au Moyen Âge, participent activement à la vie économique.

En ville, elles travaillent notamment dans le commerce, dans le secteur du textile et en alimentation. D’ailleurs, dans le petit commerce d’alimentation, les femmes sont majoritaires. Aussi, les industries qui apparaissent comme le prolongement d’activités domestiques leurs sont plus ou moins réservées: la boulangerie, la fabrication de la bière (en Angleterre, les femmes ont le monopole de la bière et de l’industrie laitière).

En campagne, elles aident également leurs époux notamment en aidant à faire la moisson et la fenaison.

Lingères, bonnetières, couturières, tavernières, blanchisseuses sont donc des métiers que les femmes du Moyen Âge ont occupés, mais il ne faut pas pour autant croire qu’elles étaient considérées égales aux hommes.

En effet, les salaires féminins sont, dès cette époque, très inférieurs à ceux des hommes; le travail à domicile, qu’aucune organisation professionnelle ne défend, accuse des rémunérations particulièrement basses, tant à la ville qu’à la campagne.

Femme d’aujourd’hui, qui es-tu ?

Les femmes et leurs corps, meilleurs ennemis?

…c’est la question du rapport au corps qui a été posée: comment vivent-elles avec lui au quotidien? Comment le perçoivent-elles? Joue-t-il un rôle décisif dans leur vie? La réponse, on le découvre, est complexe. Ce corps, reflet de leur identité, elles n’en sont pas toutes satisfaites. Mais peu importe, elles ont choisi de ne pas lui attribuer de rôle décisif. Et plutôt que de chercher à le façonner, elles semblent s’affairer aujourd’hui à l’entretenir. Les femmes et leurs corps: meilleurs ennemis?

A lire sur le site: Quatre regards complémentaires pour nous éclairer sur la position de la femme dans nos sociétés contemporaines, grâce à Denise, retraitée, Camille, lycéenne de 15 ans, Laura, employée chez un fleuriste ponot et Agnès

Denise : « attention à ne pas se prendre pour des hommes ! »  : Elle a surtout beaucoup plus de liberté qu’autrefois, ce qui lui donne plus d’assurance mais aussi la liberté de travailler.

Camille : « la galanterie, toutes les femmes y sont attentives et l’apprécient »: Je pense qu’elles s’investissent mieux dans ce qu’elles entreprennent.

Laura : « surtout, on a la chance de pouvoir être mères !  » On a beaucoup plus de qualités ! Déjà, je crois qu’on est plus douces, plus sentimentales. Et surtout, on a la chance de pouvoir être mères !

Agnès : « l’élégance, c’est aussi la simplicité » Elles ont la volonté de réussir car il y avait moins d’égalité il y a 20 ou 40 ans, donc il a fallu se battre, mais aussi l’organisation dans le travail, avec un certain sérieux

Dit comme ça je ne suis pas certaine que la Femme libérée a gagné quelque chose.  Il ne vous reste plus qu’à relire soigneusement ce qui précède et vous en tirez peut-être comme moi les conclusions qui s’imposent.

Au travail ? il semblerait que l’embauche et les salaires soient toujours inferieurs à ceux des hommes

En amour? Bof! peut-mieux faire

En ce qui concerne son statut social: Re-bof !

En ce qui concerne son comportement:

 « Il n’y a que dans ces courts instants où la femme ne pense plus du tout à ce qu’elle dit qu’on peut-être sûr qu’elle dit
vraiment ce qu’elle pense. » Georges Feydeau (au siècle dernier)

Pour les femmes d’Ailleurs : « Sans laïcité, pas de liberté ». C’est le thème de cette année

Thème 2013: Femmes  » défendre la laïcité « , c’est aussi défendre notre liberté !

« Le cri 2013 » Règlement des concours 2013

Un spectacle

« Pour redonner à Louise Michel, injustement oubliée de l’histoire et des femmes, la place qui lui revient »

Née en 1830, fille de Marianne Michel, servante et de père inconnu, elle est élevée dans un vieux château délabré et glacial envahi d’animaux…
Petite fille sauvage et intrépide, insurgée, déjà, elle vole ses grands-parents pour donner aux pauvres.
Son rêve : être poète comme Victor Hugo. Jeune fille insolente et fougueuse, elle menace un prétendant de lui faire des cornes plus grandes que celles d’un cerf. Institutrice, elle use de méthodes très (trop) modernes. Condamnée à la déportation à vie au bagne de Nouvelle-Calédonie, elle répertorie la faune et la flore, apprend les langages canaques, devient leur « cenere » (soeur) et étudie les cyclones ! À son retour et jusqu’à sa mort à 75 ans, quand elle n’est pas en prison, elle continue sa « longue marche » pour ce monde meilleur auquel elle a décidé de croire, malgré tout, une fois pour toute et pour toujours…

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Calamity… Louise

« Allons, l’art pour tous, la science pour tous, le pain pour tous ;
l’ignorance n’a-t-elle pas fait assez de mal et le privilège du savoir
n’est il pas plus terrible que celui de l’or ?… »
L. Michel

Un spectacle inspiré de ses mémoires de Louise Michel, rythmé par ses poèmes, cassant la chronologie pour évoquer son combat sans relâche pour la liberté.

Ce spectacle raconte les valeurs et les passions qui ont guidé cette Femme tout au long de sa vie : son désir de liberté, son rejet de toutes les formes de convention, son insatiable curiosité, son respect pour les plus faibles et les enfants, sa passion pour la poésie, son humour et son insolence, son intrépidité ainsi que le combat qu’elle menait contre toutes les injustices.

Gisèle Martinez s’est attachée à restituer le plus fidèlement possible l’écriture de Louise Michel. Mais c’est sa propre vision du personnage qu’elle met en scène. Cassant la chronologie, insérant des dialogues, elle raconte, elle joue, elle chantonne et propose un portrait sensible, attachant et souvent drôle de celle qu’on appelait “la vierge rouge”.

Femmes d’exception (document INA)

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Six femmes d’exceptions parmi tant d’autres, célébrées ou non, connues ou inconnues. La femme a toujours oeuvré avec amour, courage et ténacité pour avoir l’accès à la liberté, au savoir, aux savoir-faire et au faire-savoir, et ceci à  toutes les périodes de l’Humanité, à tous les niveaux et dans toutes les places qu’elles ont occupées dans la Société. Mais le chemin est encore long vers la véritable liberté et la réelle indépendance.

Merci à toutes les femmes qui ont résisté, qui résistent et qui résisteront encore à l’image qu’à tout prix on veut leur faire assumer.

Et que chacune soit persuadée qu’elle est seule à décider de ce qui est le mieux pour elle.

Comme on ne peut pas tout lire et tout savoir , je vous ai fait partager ici quelques unes de mes lectures et réflexions sur un sujet qui est loin d’être clos.

Merci à tous ceux ceux qui auront le courage de lire et peut-être de donner ici leurs impressions.

Ecoutez

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Quelques-uns des sites consultés

Site officiel Journée de la Femme

La Psychothérapie et les Femmes

20 minutes

Women day 2013

https://www.google.fr/search?q=Journ%C3%A9e+internationale+de+la+femme&oi=ddle&ct=womens_day_2013-1055007-hp

Hominidés

Femmes de la Préhistoire

Le statut de la femme dans l’Antiquité

La condition de la femme en France au Moyen-Âge

Publié dans 2013, Evénements, Femmes, Jounée de la femme | 4 Commentaires »

Calendrier de l’Avent 16e jour – Et Dieu créa la Sixtine

Posté par ENO filles le 16 décembre 2012

Calendrier de l'Avent 16e jour - Et Dieu créa la Sixtine dans 2012 16                      La chapelle Sixtine

Vatican et chapelle Sixtine

En ce temps d’Avent, il me semble intéressant d’évoquer le lieu sacré de l’Eglise Catholique, la demeure du pape et dans ce lieu la Chapelle Sixtine, lieu historique religieux parmi les plus célèbres d’Europe, la chapelle la plus connue de Vatican.

Quand on évoque la Sixtine, on pense tous à Michel-Ange.  Mais elle est aussi l’oeuvre d’autres artistes de la Renaissance italienne. C’est le temple de l’oeuvre d’Art et du Sacré.

Son architecte présumé est Baccio Pontelli ou Giovannino de’ Dolci. Bien qu’elle soit le lieu de nombreux événements importants de l’Église catholique, la chapelle tire principalement son importance de la richesse de ses œuvres d’art qui remontent à l’époque de la Renaissance italienne, réalisée par les plus grands artistes de la Renaissance : Michel-Ange, Le Pérugin, Sandro Botticelli, Domenico Ghirlandaio, Cosimo Rosselli et Pinturicchio, notamment, La plus célèbre d’entre elles est la fresque du plafond par Michel-Ange.

Chaque jour, elle est visitée par au moins 10 000 personnes soit près de quatre millions de visiteurs chaque année cette pression anthropique pouvant à terme causer des dommages sur les peintures de la chapelle.

J’aimerais bien aller la visiter avant qu’elle ne soit fermée au public !

En savoir plus

La chapelle Sixtine, appelée originellement chapelle de Sixte, est la plus grande chapelle du Vatican, l’une des salles des palais pontificaux du Vatican. À l’heure actuelle, elle fait partie des musées du Vatican.

Elle doit son nom de « Sixtine » au pape Sixte IV, qui la fait bâtir de 1477 à 1483.

Elle est consacrée lors de la fête de l’Assomption le 15 août 1483 tandis que sa voûte décorée de fresques, achevée par Michel-Ange après quatre années de travaux, est inaugurée le 31 octobre 1512 par le pape Jules II.

C’est dans la chapelle Sixtine que les cardinaux réunis en conclave, élisent chaque nouveau pape.

La chapelle, précédée par une antichambre la Sala Regia, est située à l’angle sud-ouest du palais et communique avec les chambres de Raphaël et ce qui est actuellement la collection d’art religieux moderne.

Elle comprend un souterrain, un entresol et la chapelle à proprement parler, bordée en hauteur d’un chemin de garde : la chapelle devait servir à un but religieux, mais aussi pouvoir assurer la défense du palais.

Son plan est très simple : une salle rectangulaire de 40 m de long, 13 m de large et 21 m de haut (on remarquera que 21/13=1,61 qui est le nombre d’or *, on retrouve donc la proportion dorée, souvent utilisée par les architectes de l’époque), avec une voûte en berceau et douze fenêtres cintrées qui l’éclairent.

Le sol est couvert de marbre polychrome. Une transenne de marbre grillagée, œuvre de Mino da Fiesole, rappelant l’iconostase des orthodoxes, sépare l’espace réservé aux clercs et celui alloué aux laïcs.

* Pour les curieux

Le nombre d’or est une proportion, définie initialement en géométrie comme l’unique rapport entre deux longueurs  et  telles que

le rapport de la somme des deux longueurs () sur la plus grande () soit égal à celui de la plus grande () sur la plus petite () c’est-à-dire lorsque .

Le découpage d’un segment en deux longueurs vérifiant cette propriété est appelé par Euclide découpage en « extrême et moyenne raison ».

Le nombre d’or est maintenant souvent désigné par la lettre φ (phi). Ce nombre irrationnel est l’unique solution positive de l’équation .

 Il vaut exactement :le-nombre-dor avent dans Avent

soit approximativement 1,618 033 988 7.

Il intervient dans la construction du pentagone régulier et du rectangle d’or.

Ses propriétés algébriques le lient à la suite de Fibonacci et permettent de définir une «arithmétique du nombre d’or », cadre de nombreuses démonstrations.

L’histoire de cette proportion commence à une période imprécise de l’antiquité. À la Renaissance, Luca Pacioli, un moine franciscain italien, la met à l’honneur dans un manuel de mathématiques et la surnomme divine proportion en l’associant à un idéal envoyé du ciel. Cette vision se développe et s’enrichit d’une dimension esthétique, principalement au cours des XIXe et XXe siècles où naissent les termes de section dorée et de nombre d’or.

Le nombre d’or se trouve parfois dans la nature ou des œuvres humaines, comme dans les capitules du tournesol ou dans certains monuments à l’exemple de ceux conçus par Le Corbusier. Il est aussi étudié comme une clé explicative du monde, particulièrement pour la « beauté ». Il est érigé en théorie esthétique et justifié par des arguments d’ordre scientifique ou mystique : omniprésence dans les sciences de la nature et de la vie, proportions du corps humain ou dans les arts comme la peinture, l’architecture ou la musique.

Certains artistes, tels le compositeur Xenakis ou le poète Paul Valéry ont adhéré à une partie plus ou moins vaste de cette vision, soutenue par des livres populaires.

À travers la médecine, l’archéologie ou les sciences de la nature et de la vie, la science infirme les théories de cette nature car elles sont fondées sur des généralisations abusives et des hypothèses inexactes.

Elle intéresse la numérologie.

Une magnifique animation inter active

Une participation de Bernard SD. Merci Bernard.

La Chapelle Sixtine, au Vatican, un chef d’Œuvre tel que vous ne l’avez jamais vu …
Vous pouvez examiner tous les détails avec la souris, les touches + et – (pour zoomer) etc …

 Cliquez sur l'image

Ici « le jugement dernier »

Magnifiques  images sur les sites suivants :

Musées du Vatican – Chapelle Sixtine

Insecula.com: Visite de la Chapelle

Rome -Passion

Une vidéo intéressante

Michel’Ange, une vie de génie

michel-ange-une-vie-de-genie Michel-Ange dans Fêtes

 

Le Plafond de la chapelle Sixtine

La fresque du plafond de la chapelle Sixtine de 4 050 cm x 1 400 cm, peinte par Michel-Ange entre 1508 et 1512 et inaugurée par le pape Jules II le 31 octobre 1512,

est un chef-d’œuvre de la peinture de la Renaissance italienne

Ses supports : le Plâtre et l’or

Chroniques du Vatican : Chapelle Sixtine, la Parole peinte.
La Chapelle Sixtine entièrement restaurée a été inaugurée le 8 avril 1994 sous la présidence de Jean Paul II.

chapelle_sixtine3 noël dans Noël

 

Et encore ce Flash 3D Animation Sistine Chapel

flash-animation-clic Rome

 

 

 

Publié dans 2012, Avent, Fêtes, Noël | 1 Commentaire »

Calendrier de l’avent 14e jour Paquet cadeau- papier cadeau

Posté par ENO filles le 14 décembre 2012

Calendrier de l'avent 14e jour Paquet cadeau- papier cadeau dans 2012 14-15    Les cadeaux sont généralement emballés afin de préserver la surprise.

     Parfois leur forme, leur taille sont sources de sacrés casse-tête.

    Le premier emballage du cadeau est le papier

 cadeaux dans Cadeaux

Son origine date de 105 ans apr. J.-C et aurait parait-il été inventé par un officier.

Mais des fouilles ont permis de témoigner qu’une première invention datait de 200 ans auparavant.

À partir de cet instant le papier va s’exporter peu à peu dans les différents pays sous différentes formes.

Puis au 19e siècle, les besoins se faisant croissants,  la machine va remplacer la main de l’homme . Sa production va s’industrialiser. (Les origines du papier)

Connaissez-vous vraiment le papier ?

A lui seul, le papier constitue un cadeau.

La mise en scène du cadeau
Lorsque l’on offre un cadeau (anniversaire, Noël, saint valentin, fête.), les personnes ont tendance à l’envelopper dans du papier. Cela à plusieurs avantages mais c’est avant tout une mise en scène, car le beau papier va attirer tout de suite le regard et faire monter l’Adrénaline du destinataire du cadeau. Il ne faut surtout pas minimiser son rôle.

 La valeur symbolique du cadeau est magnifiée par son emballage.

 Ceux qui offrent des cadeaux peuvent apporter autant d’importance au présent qu’au papier, ce qui est le cas dans le pays du soleil levant.

Au Japon, le papier cadeau est une vraie tradition.

L’emballage a une valeur symbolique, car les Japonais déclarent que les sentiments (respect, gratitude.) se révèlent lorsque l’on observe la façon dont le cadeau a été enveloppé.

Dans ce pays, le cadeau n’est ouvert qu’au moment où la personne qui l’a offert quitte le domicile, il est donc souvent accompagné d’une photo du contenu. Cette tradition démontre l’importance de l’emploi du papier cadeau qui est souvent réalisé par des ficelles rouges et blanches qui sont nouées entre elles. Ces couleurs représentent aussi le bonheur, celui d’offrir et de recevoir.

Le suspense

Le papier cadeau c’est aussi un moyen de prolonger le suspense, car on découvre le cadeau au fur et à mesure de l’effeuillage.

On peut en rajouter encore davantage en modifiant la forme de l’objet dans un emballage différent :

-un livre, un DVD dans une boite classique décorée (n’est-ce pas Tom ?)

Mais comment faire un beau paquet ?

Le papier est certes le plus utilisé mais bien d’autres matériaux peuvent également servir

- soie,

-tissu,

-papier kraft

Et pourquoi pas papier journal, papier de riz ou d’Arménie ?

Régine a célébré le papier

regine emballage dans Fêtes

avec une chanson inoubliable écrite par Gainsbourg

Souvenez-vous

Laissez parler
Les p’tits papiers
A l’occasion
Papier chiffon
Puissent-ils un soir
Papier buvard
Vous consoler

Laisser brûler
Les p’tits papiers
Papier de riz
Ou d’Arménie
Qu’un soir ils puissent
Papier maïs
Vous réchauffer

Un peu d’amour
Papier velours
Et d’esthétique
Papier musique
C’est du chagrin
Papier dessin
Avant longtemps

Laissez glisser
Papier glacé
Les sentiments
Papier collant
Ça impressionne
Papier carbone
Mais c’est du vent

Machin Machine
Papier machine
Faut pas s’leurrer
Papier doré
Celui qu’y touche
Papier tue-mouches
Est moitié fou

C’est pas brillant
Papier d’argent
C’est pas donné
Papier-monnaie
Ou l’on en meurt
Papier à fleurs
Ou l’on s’en fout

Laissez parler
Les p’tits papiers
A l’occasion
Papier chiffon
Puissent-ils un soir
Papier buvard
Vous consoler

Laisser brûler
Les p’tits papiers
Papier de riz
Ou d’Arménie
Qu’un soir ils puissent
Papier maïs
Vous réchauffer

Toutes les couleurs sont possibles, il existe même des papiers brillants qui donnent un effet très sympathique pour le présent avec un intérieur mat.

Les imprimés sont aussi nombreux et s’adaptent parfaitement à l’occasion et à la personne.

 On peut acheter le papier

On le trouve dans tous les types de commerces plus ou moins long, toujours de la même largeur, et malgré sa variété on peut parfois être lassé.

Il est alors possible de le réaliser soi-même.

le-materiel-de-base-300x219 noël dans Noël

En effet, une simple feuille de papier blanche peut servir de support pour un dessin, une peinture, voir en utilisant votre ordinateur pour scanner des objets réels et les utiliser par duplication, répétition, à la manière de Viallat. Le photocopy’Art est d’une richesse infinie et je l’ai exploité depuis de longues années avec bonheur.

Dès cet instant le papier devient aussi un présent que l’on peut garder. Les enfants peuvent réaliser un coloriage en vue d’envelopper le présent

Personnaliser le papier en fonction du cadeau et de la personne a qui il est destiné

Pour offrir un cadeau à un enfant, il peut être choisi un papier avec ses héros préférés, de petits objets comme des billes, des personnages, des Legos, etc… Vous en connaissez autant que moi.

Pour l’être aimé, des cœurs, des anges, seront parfaits et témoigneront de votre sentiment amoureux.

La feuille peut aussi se transformer en un message d’amour, un poème que l’on se plait à garder.

Pour les cadeaux un peu plus volumineux ou aux formes impossibles

il ne faut pas hésiter à utiliser plusieurs feuilles de papier.

Laissez votre  imagination s’évader.

Emballages spéciaux

Une lampe

Un vélo

Une voiture et autres choses aussi que vous allez découvrir dans ce diaporama

imp-pps-300x171 papier cadeau dans Papiers 

Pour les plus maladroits, pour ceux qui ne font pas confiance à leur imagination, pour les gents pressés, il existe aussi des emballages tout prêts

Pochettes aux formes, couleurs et matières variées

Des USA j’ai ramené de précieux emballages dont ensuite je me suis inspirée.

Bon, on oublie le papier

Mais là-bas, ce sont les boites non emballées qui sont décorées de rubans, de dentelles, de petits objets rutilants.

J’aime beaucoup cette présentation.

Et pour Noël, j’aime l’or et l’argent, les paillettes et le faste : on ne se refait pas !!!

 La soie est aussi un matériau noble, il témoigne d’un cadeau précieux.

Les tissus en tout genre, imprimés ou unis, dorés ou colorés, légers ou douillets.

Et puis un objet peut en cacher un autre

Un bijou dans un mouchoir de dentelle ou une boite de chocolat.

De menus objets dans un nounours, vous, savez, ceux qui servent à ranger les pyjamas

Il y a aussi les gros sacs décorés qui font penser à celui du Père Noël.

 La liste n’est pas exhaustive.

Mais ne vous y prenez pas le jour de Noël

 Le Papier cadeau a ses collectionneurs

Il paraît que beaucoup de personnes collectionnent ces papiers cadeaux dont l’histoire est assez récente.

 Josiane, Collectionneuse de papiers cadeaux (cliquez sur son nom)

« Je suis une collectionneuse un peu « spéciale » : je collectionne le papier cadeau de Noël même celui qui a servi chiffonné ou déchiré. Je le restaure. J’en ai 400 modèles différents que je garde format A4 sous pochettes et dans des classeurs. Je recherche plus particulièrement des papiers anciens et aussi des années 1950 à 1970. La région du Havre est principalement concernée. Si quelqu’un a une idée où je pourrais me rassasier de papiers de la sorte je serais ravie. »

Emballez-moi! Prenez des photos de vos papiers

et envoyez les moi par email. Ca me servira l’année prochaine.   

Conseils pour préparer vos cadeaux

Cliquez sur Un témoignage très drôle -à lire-.

Sa conclusion : « Bon, c’est pas très grave dans le fond, ce qui compte, c’est le cadeau. Mais il parait que l’emballage compte autant que ce qu’il y a à l’intérieur. Si, dans un magazine féminin, j’avais lu dix pages sur « comment emballer ses cadeaux dans des foulards Hermès ». Moi, je veux bien que tu m’offres un épluche légumes s’il est emballé dans un carré Hermès, je te promets, je ferai pas la difficile » et moi non plus…Hi !

Et pour nouer vos cadeaux, il manque quoi ? … les rubans

 La récup’ c’est tendance

Voici une manière d’en récupérer d’originaux sur « Trucs et compagnie »

Voici 11 idées pour récupérer et réutiliser des rubans pour vos cadeaux:

 

  • Récup lanières tissus de séances coutures
  • Récup de bouts de laine passés dans un tricotin
  • Récup de cordelette sur sacs de magasins, souvent les sacs de macarons
  • Récup de raphia d’un bouquet de fleurs offerts
  • Récup de ceinture textile d’un vêtement d’enfant
  • Récup de rubans de boîtes de chocolats
  • Récup de rubans des cadeaux de sa belle-mère
  • Récup de vieux lacets, lavés bien sûr!
  • Récup des attaches placées sur les chemises et pulls pour les accrocher aux cintres
  • Récup de bouts de laine
  • Récup des bandes magnétiques VHS et K7 sur RipeGreenIdeas

Moi aussi j’ai ma boite à « trucs pour paquets cadeaux », j’en ai même plusieurs dans lesquelles chaque année je pioche un truc ou une nouvelle idée

Autres bonnes idées sur

« Réparons et Reparons Noël»

Et vous ? Quels sont vos trucs ?

En Pédagogie

(que voulez-vous le métier nous colle à la peau, bien des années après)

Rien ne se perd, tout sert. En ce qui me concerne, j’ai utilisé les papiers cadeaux des enfants pour faire des exercices en classe.

Nous avions tout d’abord créé des albums avec  les papiers rapportés par les enfants.

Et ensuite on a inventé une histoire à partir de ces pages  que nous avons triées, rangées, classées, organisées.

J’ai repéré tout ce qui faisait parler et imaginé toutes les utilisations possibles (les enfants eux-mêmes n’étaient pas à court d’idées):

Algorithmes, associations d’images type Memory, découpage collage des personnages et création de grands tableaux collectifs, classement de positions, par taille, par couleur etc. …

 Vous pouvez faire de même avec vos chères têtes blondes ou brunes… ou de toutes les couleurs possibles, pour les occuper après la fête.

Allez, à vos paquets. Le Père Noël va arriver.

image-pere-noel-ho-ho-ho papiers

 

 

 

 

 

Publié dans 2012, Cadeaux, Fêtes, Noël, Papiers | 2 Commentaires »

Amour, Palme d’or au dernier festival de Cannes

Posté par ENO filles le 25 octobre 2012

Pas grand monde dans la salle en ce mercredi 24 octobre après- midi, jour de sortie du film.               

Quelques personnes âgées seules, en couple ou parfois accompagnées d’une personne plus jeune.

Haneke rend bouleversant et indispensable « ce grand film-sarcophage », Palme d’or méritée au dernier festival de Cannes.

Avec Jean Louis Trintignant et Emmanuelle Riva.

 

Amour, Palme d'or au dernier festival de Cannes dans 2012 titre-diapo-300x198

 

Ce film, palme d’or au dernier Festival de Cannes au sujet douloureux, je m’apprêtais à le subir mais je ne voulais pas le rater. Et j’ai voulu le voir seule. Ce fut une épreuve pour moi. Mais à aucun moment je n’ai eu envie d’abandonner.

Affronter pendant deux heures la fin de vie d’une femme veillée et assistée par son mari à l’amour indestructible m’a ramenée à certaines épreuves que j’ai subies pendant plusieurs années auprès, non pas d’une seule, mais successivement de plusieurs personnes de ma famille, par amour et aussi par devoir, m’a bouleversée profondément.

Tout ce qui est montré dans ce film, je l’ai vécu, pas tout à fait de la même façon mais tout était presque pareil, jusqu’à la fin.

J’ai eu l’impression de revivre par bribes cette agonie abominable, cette déchéance de la condition humaine, sujet qui me ramène à la question que je me pose depuis de nombreuses années sur le sens de la vie.

C’est beau la vie… Si longtemps… La longue vie…

Mais c’est quoi la vie? C’est ça?

De simples albums-photos que l’on crée toute sa vie avec tendresse, que l’on feuillette de temps en temps avec un peu de nostalgie et qui peut-être disparaîtront avec nous! Ca prend tant de place et tant de temps, les souvenirs!

« Telle est la vie des hommes, quelques joies vite effacées par d’inoubliables chagrins » – Marcel Pagnol

« La vie ça finit toujours mal » écrivait Marcel Aymé.

Ecoutez Léo Ferré, « Avec le temps » ( je ne suis pas d’accord sur le dernier vers « avec le temps on n »aime plus » je n’oublie pas non plus les voix, les visages, les passions malgré le temps qui passe…et avec le temps tout ne s’en va pas c’est impossible. Je partage ce commentaire).

Quand Anne ne pourra plus s’exprimer que par quelques mots décousus et a peine compréhensibles on entendra, j’ai entendu: Maison… Argent… Vente… Partir… Grand-mère ces mots je les ai aussi entendus dans la bouche de mon parrain atteint d’aphasie après son AVC et dont la descente a duré plus de deux années.

LES REPLIQUES A RETENIR

« Rien de tel qu’une mémoire infaillible »

 » L’imagination et la réalité ont peu de choses en commun »

 » Votre inquiétude ne me sert à rien »

LES ACTEURS

Jean-Louis Trintignant (Et Dieu créa la femme) : «  je craignais qu’Amour » me fasse du mal »

Emmanuelle Riva (Hiroshima mon amour): « je craignais que cela me fasse du mal »

Isabelle Huppert : une sorte d’apparition, une présence quasi muette, déconcertante et déconcertée, impuissante auprès de ce couple que la vie a uni pour toujours. Mais

Qu’est-ce que l’amour devant une fin annoncée ?

Qu’est-ce que l’amour lorsque les gémissements de douleur exhalés par une bouche défaite l’emportent ?

Qu’est-ce que l’amour dès lors que tous les espoirs de communication s’effacent et que s’impose un geste ultime ? »

EN BREF

Le récit épuré d’un couple en huis clos. « Et quel couple ! Deux musiciens octogénaires, incarnés avec une bouleversante retenue par Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva, voient s’approcher la mort et surtout la séparation, lorsqu’elle est victime d’un accident cérébral » 

L’HISTOIRE

«  Au retour du concert où ils ont applaudi un ancien élève à elle, Anne (Emmanuelle Riva) et Georges (Jean-Louis Trintignant), un couple d’octogénaires, trouvent la porte de leur appartement fracturée. Anne a peur mais Georges la rassure. Le lendemain matin, Anne est prise d’un malaise. C’est un AVC. Une longue descente vers la mort commence, qui durera un an environ, deux heures de cinéma. Deux heures sans plus sortir jamais de cet appartement où leur fille (Isabelle Huppert) vient les voir, où le pianiste de la première scène leur rend visite, où surtout le décor se transforme à mesure que la maladie d’Anne progresse. Face à elle, Georges est seul, avec tout son amour, avec tous leurs souvenirs, avec son impuissance, son désarroi devant les souffrances de la femme qui a partagé sa vie.

Retranché dans leur logement dont il expulse un à un les corps étrangers (fille à côté de la plaque, concierge curieuse, infirmière brusque et sans humanité -j’ai connu- ), Georges accompagne sa souffrance et l’empêche de se suicider.

Michael Haneke ne cache rien de leurs tourments, mais il s’arrête toujours à temps, « Amour » est une mécanique extraordinaire de précision, qui ne sollicite jamais l’émotion mais la fait naître naturellement, par la grâce de comédiens renversants d’humanité.

« Dans cet appartement bourgeois dont chaque recoin nous devient vite familier, où trône le piano à queue qui symbolise toute leur vie passée, leur amour tente de survivre à la lente désagrégation physique de la maladie. Chaque geste, chaque phrase, chaque regard, chaque son émis par l’autre devient à la fois un trésor à chérir, et un signe de la fragilité de leur lien, qu’ils croyaient indissoluble.

Les sonates de Schubert, les albums photos de jeunesse, la visite des proches (notamment quelques apparitions frappantes d’Isabelle Huppert), le rituel dérisoire des soins infirmiers : tout ce qui pourrait les rapprocher ne fait qu’accentuer la douleur de la perte imminente, et les pousser plus avant vers un abîme inéluctable.

MUSIQUES PRESENTES DANS LE FILM

Franz Schubert, mon compositeur préféré, celui que je me suis choisi pour mon départ.

- impromptu opus 90 – n°1

- impromptu opus 90 – n°3

Mais aussi Ludwig von Beethoven et sa « Bagatelle » qui me rappelle ma dernière leçon de piano.

 - bagatelle opus 126 – n°2

Johann Sebastian Bach, l’ incontournable

- Johann Sebastian Bach/ Ferruccio busoni – prélude choral « ich ruf zu dir, herr jesu christ« 

Amour – Bande annonce

 LE REALISATEUR

Avec « Amour », le réalisateur Michael Haneke a remporté sa deuxième Palme d’or, trois ans après « Le Ruban blanc ». « Un prix qui vient récompenser un film sur la fin de vie, d’une vie, d’un couple, d’un amour. Une partition quasi clinique, parfois éprouvante et toujours magistrale.

Le cinéaste austère que l’on dit « féru de grandes questions philosophiques (dénonciation de la violence, réflexion sur l’image, autopsie du mal) » a fait de ce récit humain et inhumain un film bouleversant et indispensable pour comprendre et apprendre à mieux aimer lorsque l’on est encore en mesure de le faire.

LA PETITE HISTOIRE

LE TOURNAGE

« Michael Haneke filme la progression de la déchéance en plans-séquences et se prémunit de l’obscénité grâce à quelques impératifs catégoriques : capter le temps de la lutte sous forme de caresses qui épousent la résurrection de souvenirs d’enfance (chanter « Sur le pont d’Avignon », par exemple), saisir l’humiliation peinte sur le visage de Riva soudain soumise au port de couches plutôt que le fait en lui-même. La protéger – pudeur d’un regard exemplaire – lors d’une scène de douche. Le cinéaste, et on lui en sait gré, ne transforme pas pour autant Georges en saint. Anne refuse-t-elle de manger ? Il la gifle ».

- je n’étais pas une sainte non plus…. Mais cette réaction est inévitable lorsque l’on croit pouvoir à tout prix retenir à la vie la personne qui s’en va -

LE CADRE

« Les plans suivants détaillent les tableaux de l’appartement : paysages flamands où se perdent deux personnages minuscules. Puisque minuscules, face à l’échéance suprême, nous le sommes ou le serons tous. Riva et Trintignant servent, de leurs expériences de vie et d’acteur, les stations de ce chemin de croix, débarrassé de suspense (la séquence initiale du film correspond à son épilogue) et d’ordinaire dissimulé par nos sociétés, qui conduit à la nuit. Il est d’une précision, d’une intelligence, d’une lucidité atroces mais inouïs ».

LA MISE EN SCENE

« La mise en scène de Haneke emmure le spectateur avec les personnages, dans ce décor de studio hyperréaliste qui peut soudain se muer en espace de cauchemar, grâce à la fausse neutralité, très travaillée, de l’image de Darius Khondji.

Notre regard se fait aussi intrusif que la présence impromptue d’un pigeon qui s’introduit par une fenêtre.

Pour deux des plus grands acteurs du cinéma français, Haneke a composé une partition d’autant plus terrible qu’elle prend souvent le ton d’une sécheresse coupante, quasi clinique. C’est parfois éprouvant, toujours magistral ».

LA SUITE

Le film Amour du réalisateur Michael Haneke, déjà Palme d’or à Cannes cette année, sera en lice lors de la 85e cérémonie des Oscars qui se déroulera le 24 février 2013 à Los Angeles (Californie, Etats-Unis). C’est ce qu’a décidé l’Austrian Film Commission qui propose l’œuvre dans la catégorie « meilleur film en langue étrangère ». Et j’y crois!

LA CRITIQUE ***

http://cinema.nouvelobs.com/articles/21594-critique-avant-premiere-critiques-amour-eprouvant-et-immense

TéléCinéObs *****

d’une précision, d’une intelligence, d’une lucidité atroces mais inouïs. Par Sophie Grassin

C’est aussi mon avis.

Paris Match *****

« Amour » est un film essentiel, mais sachez-le, il ne vous fera pas du bien. Point final . Par Alain Spira

Pour le reste, je crois avoir tout dit.

* Mais il y a aussi les « contre » :

Voici les pires: * L’essentiel a été d’avoir participé

Télérama  * : Michael Haneke filme (…) des plaintes et des gémissements, mais, pas un instant, on ne comprend pourquoi (…) A quoi peut bien servir alors cet « Amour » qui en est si dépourvu ?

 » A quoi ça sert l’amour » chantait Edith Piaf?

Il est vrai que pour les égoïstes de cette génération individualiste et sans état d’âme, l’amour peut sembler absent dans cette histoire. Ils n’ont sans doute pas compris que tous ces sentiments mêlés peuvent ressembler à de la froideur.  Et puis la déchéance et la souffrance énervent. On préfère ne pas voir.

Et pour pouvoir agir parfois, mieux vaut s’endurcir en apparence car le coeur n’a pas toujours raison.

Figaro * : je n’ai pas pu accéder à la critique. Si vous la trouvez, communiquez-la moi.

Et chez les spectateurs : *

1. Très déçu, je m’attendais à être ému, mais le film laisse froid et énervé tant Haneke semble prendre plaisir à montrer la déchéance d’Emmanuelle Riva. Peu d’amour pour ses acteurs qui font ce qu’ils peuvent sous la direction du sévère maître d’école autrichien, qui nous apprend que la vieillesse est un naufrage. Scoop !!! Que ceux qui ne sont pas au courant aillent voir le film…

2.« La phase terminale d’un malade, la fin de vie » je ne souhaite pas rentrer dans un concours sinistre mais voilà juste la base ; connaissez-vous un couple de cet âge, plus de 80 ans, de culture artistique tous deux pianistes, avec un appartement bourgeois, du fric plein le portefeuille, bourré d’un fatras qui leur serve de refuge, une fille qui n’existe plus, trop encombrante avec sa vie personnelle qu’on éloigne de sa propre mère en totale végétation ; vivre et subir une telle histoire ? Bon avez-vous dans votre entourage des personnes atteintes d’hémiplégie, de la maladie d’Alzheimer ? Alors si oui vous souhaitez avant tout leur bonheur ou leur mort ? Pour cela l’un vous mettra entre les mains sérieuses de professionnels pour accompagner ces êtres humains malades qui ont plus besoin de réconfort physiques auprès d’une équipe médicale que de leur proches qui ne sont pas habitués à leur mettre des couches, les nourrir à la cuillère, surveiller leur hydratation ainsi monte la désespérance ou voilà comme ce mari qui étouffe sa femme qu’il aime c’est juste irréaliste pas possible dans le contexte du couple que nous propose Haneke. Je ne crois pas une minute que vous ayez visualisé ce long métrage et que vous ayez connaissance et des couples de plus de 80 ans et des problèmes liés à cet âge. Les personnes qui ont atteint cet âge recherchent le réconfort une prise en charge de leurs problèmes pas celui de tuer son conjoint pour les mêmes raisons qu’ils ne savent plus ou ne veulent plus « assurer » surtout leur vie, alors celle des autres dans le cas d’Amour je n’y crois absolument pas » 

3. Très mauvais: « Amour » est un film simple, élégamment mis en scène, mais très pesant, voire écrasant. De par son sujet premièrement -les derniers moments d’un vieux couple dont la femme est atteinte par la maladie, et par son découpage étouffant (plans séquences bonjour) et ses dialogues qui sonnent parfois faux (Emmanuelle Riva, dans la première moitié du film, semble ne pas avoir évoluée depuis « Hiroshima mon amour », alors qu’elle gagne en intensité dans la seconde moitié -quand elle se tait) et qui sont relativement pauvres (on y apprends que « la salière est vide », que « le robinet coule », bref, de formidables moments déployant des intrigues denses et résolues). Jean-Louis Trintignant est quand à lui très touchant. Malheureusement, le film, par son étalage froid des souffrances du couple (cela fait parfois très vitrine, parfois très cynique), est plutôt répugnant et empêche d’adhérer aux moments de tendresse de ce couple. La froideur clinique de Haneke est ici en totale contradiction avec son sujet. Qui plus est, la structure choisie par Haneke (le prologue du film est en fait l’épilogue de l’histoire) n’est d’aucune utilité: à quoi bon? Plat et froid, « Amour » est très ennuyeux et vide de toute émotion. Source: Plog Magazine, les Critiques des Ours.

Ces spectateurs n’ont rien dit sur leur âge et leur vécu et surtout sur leur sensibilité.

Pour le dernier, à la lecture des critiques de ce « Plog », je crois que nous n’avons pas les mêmes valeurs.

 » L’imagination et la réalité ont peu de choses en commun », cette réplique devrait les faire réfléchir

MON RESSENTI *****

Hyperréaliste. Deux merveilleux acteurs, bouleversants qui  humanisent ce spectacle Étouffant , Terrible, Emouvant, Immense.

On se sens un peu comme un intrus dans l’intimité de ce couple en totale symbiose dans cette vie, spectateur impuissant de cette lumière qui s’éteint.

A voir, si vous vous sentez concerné,

A ne pas voir, si la réalité vous fait peur. On préfère mettre « ses vieux » en maison de retraite, aux mains des « spécialistes ». Je préfère ne pas m’étendre sur ce sujet. 

J’ai versé pendant ce film toutes les larmes que j’ai retenues dans ma vie dans ces circonstances. 

ENTRETIEN AVEC JEAN-LOUIS TRINTIGNANT

Vous dites avoir mis fin à votre retraite des écrans et dit oui à Michael Haneke parce que vous adorez « Caché ». Haneke était vraiment le seul à pouvoir vous faire revenir ?
Oui. Je continuais à faire du théâtre mais j’avais prévu de ne plus faire de cinéma. Cela faisait 16 ans que je n’avais pas tourné, hormis un petit rôle dans le film de Samuel Benchetrit («Janis et John », ndlr) parce qu’il y avait ma fille.

Ce n’est pas votre première collaboration avec Haneke : vous aviez déjà fait le récitant pour la version française du « Ruban blanc ».
C’était au moment où nous préparions « Amour ». Un jour, la productrice (Margaret Ménégoz, ndlr) me dit être embêtée car Claude Rich, qui devait faire la voix-off, n’était plus libre. Je lui ai dit : « Je le fais si vous voulez ». Je pensais que ça nécessiterait 2 heures de studio ; ça nous a pris une semaine !

Quelle fut votre réaction en découvrant le scénario d’« Amour » ?
Je l’ai trouvé très beau mais je ne pensais pas accepter. Je me suis dit que c’était un film qui allait embêter les gens. Et puis je craignais que cela me fasse du mal. C’est une histoire de vieux alors ça me touche personnellement. La formidable Margaret Ménégoz m’a dit : « Vous avez raison mais si vous ne faites pas le film, vous irez encore plus mal ». A cette époque, je pensais beaucoup au suicide. « J’ai plus envie de me suicider que de faire un film », lui ai-je confié, ce à quoi elle m’a répondu : « Faites le film, vous vous suiciderez après ; je vous aiderai si vous voulez » (doux rire)

Vous avez demandé des changements ?
Non, pas du tout. On a tourné le scénario tel quel.

Le titre du film était déjà « Amour » ?
Au départ, ça s’appelait « Ces deux-là ». Ca ne me plaisait pas trop mais ce n’était pas grave, j’étais sûr que ce serait un beau film. Pendant le tournage, la productrice a proposé « Amour ». J’ai trouvé ça formidable, Haneke aussi, mais il y avait déjà un film qui s’appelait ainsi. Or, il faut attendre 15 ans avant de pouvoir réutiliser un titre de film et ils n’étaient pas encore passés. On s’est renseignés : c’était un film porno !

« Amour » plutôt que « Ces deux-là », ça change totalement la perception du film !
C’est vrai.

Qu’avez-vous donné à Haneke et que vous a-t-il pris ?
Je ne sais pas si je lui ai donné grand-chose mais lui m’a apporté beaucoup. C’est un metteur en scène extraordinaire, peut-être le plus grand en ce moment. Il est très exigeant et il a une connaissance du cinéma incroyable, dans tous les domaines : son, image, direction d’acteurs, scénario… On filmait en virtuel, sans pellicule. Au lieu de répéter, Haneke nous disait « On tourne ; je ne m’en servirai peut-être pas mais ça ne coûte rien ». Il est très directif et autoritaire. Un jour sur une scène importante que j’avais particulièrement travaillée, il m’a demandé : « Si je ne vous donne pas d’explications, comment la joueriez-vous ? » Il m’a écouté puis m’a dit : « C’est pas mal mais ce n’est pas du tout ça ». Il n’y avait pas à discuter. De toute façon, je crois que lorsqu’on joue au cinéma, contrairement au théâtre, il ne faut pas trop travailler, avoir des idées précises. Il faut se laisser faire par le metteur en scène. Lui a une vue d’ensemble ; moi, je voulais défendre mon personnage. « On s’en fiche de votre personnage, m’a dit Haneke, ce qui compte, c’est le film ». Et il avait raison. Si j’avais joué à ma façon, j’aurais été moins dur. J’ai une tendresse un peu gnangnan alors qu’il y a une certaine froideur chez Haneke. Par exemple, il ne voulait absolument pas que l’on pleure. Une fois, Emmanuelle Riva s’est trouvée débordée par l’émotion ; il a tout de suite coupé : « Pas de larme, pas de larme »

Dans votre livre de conversation avec André Asséo, « Du Côté d’Uzès » (éd. Le Cherche-Midi), vous dites avoir un côté protestant…
C’est vrai ; je suis cévenol. Je ne suis pas protestant, j’ai reçu une éducation catholique, mais je me sens plus proche des protestants. Je préfère leur froideur.

Cela expliquerait votre attirance pour le cinéma rigoriste d’Haneke…
En effet. On s’est vu quelques fois avant de tourner, on parlait du cinéma et de tas d’autres choses ; je n’ai jamais rencontré de metteur en scène dont les idées me parlent autant. Pour mon premier rôle au cinéma, dans « Si tous les gars du monde », j’étais dirigé par Christian-Jaque. Il y avait une scène où mon personnage attendait. Première prise : je ne fais rien, j’attends… Et là, Christian-Jaque me saute dessus, agressif : « Comment voulez-vous qu’on comprenne que vous attendez ? Il faut que vous regardiez votre montre, que vous trépigniez ». Tout le contraire d’Haneke. « Ce n’est jamais l’acteur qui doit montrer, dit-il, mais la caméra qui doit surprendre son émotion ». Il suffit d’être plein de la situation.

A ce sujet, vous dîtes vous sentir plus proche de De Niro que de Pacino.
Pacino est un acteur expressionniste qui prend le rôle par l’extérieur, il surjoue un peu les scènes. De Niro, c’est drôlement mieux. On joue toujours trop au cinéma. J’aimais beaucoup Bogart aussi, il avait une façon de ne pas jouer. Tout comme cet acteur avec lequel j’ai tourné « Regarde les hommes tomber »… Jean Yanne. J’aurais voulu être ami avec Jean Yanne. J’ai essayé de le percer mais je ne l’intéressais pas du tout. Il était un peu sauvage, il parlait beaucoup de fric… mais de façon intelligente.

Etes-vous croyant ?
Croyant mais pas pratiquant.

Donc adepte du pari de Pascal ?
Je ne savais pas ce que c’était avant de tourner « Ma nuit chez Maud ». Rohmer m’a expliqué – ou j’ai cru comprendre – qu’il y avait une chance sur 1000 que Dieu existe et que, selon Pascal, il valait mieux vivre cette chance qui était plus belle que les 999 autres. Cette idée me plaît beaucoup.

Vous nourrissez toujours le rêve d’interpréter « le Roi Lear » sur les planches ?
Non. Je l’ai raté, c’est trop tard. Puis Piccoli a récemment fait un bien meilleur roi Lear que celui que j’aurais été. Lui a gardé une âme d’enfant, or le personnage de Lear est très naïf, enfantin, émerveillé. J’aime son amour pour… comment s’appelle-t-elle… la seule de ses filles qui n’essaye pas de lui plaire (Cordelia, ndlr).

A vos débuts, quand vous êtes entré à l’IDHEC, vous vouliez être acteur de théâtre et réalisateur de cinéma – vous avez même étudié à l’IDHEC (la FEMIS d’alors, ndlr).
Je me suis toujours davantage senti acteur de théâtre qu’acteur de cinéma. Peut-être parce qu’au théâtre, je ne me vois pas. Alors qu’au cinéma, je me dis toujours que ça pourrait être mieux.

Vous avez voulu arrêter le cinéma à plusieurs reprises durant votre carrière pour embrasser un autre métier. Après la guerre d’Algérie, vous avez tenté de devenir photographe.
J’ai été photographe, j’ai même travaillé pour L’Express pendant deux ans. Je ne me sentais pas d’être comédien je trouvais ça trop impudique. Et puis un vieux metteur en scène, Maurice Jacquemont, m’a dit qu’il voulait monter « Hamlet » avec moi, qu’on travaillerait le rôle sans jouer la pièce. Ce que l’on a fait presque tous les jours. Au bout d’un an, il me dit qu’il monte la pièce en extérieur, à Troyes je crois. Je l’ai fait, c’était bien et je l’ai joué épisodiquement pendant dix ans, en France et à l’étranger – parallèlement au cinéma que j’avais repris. A Paris, ce fut un échec. Les critiques disaient que j’avais l’air de m’en foutre. Je ne m’en foutais pas du tout mais je n’extériorisais pas. Je pensais que l’on pouvait jouer au théâtre comme au cinéma, sans forcément s’adresser aux spectateurs du fond.

A la fin des années 1970, vous avez tout plaqué pour faire de la course automobile.
J’ai d’abord couru en parallèle à ma carrière d’acteur. Je n’étais pas très bon mais je pensais que c’était par crainte d’avoir un accident et de mettre en péril les tournages pour lesquels j’avais signés. J’ai donc arrêté de faire l’acteur… mais je ne suis pas devenu un meilleur pilote !

Vous avez réalisé deux films très surprenants, notamment « Une journée bien remplie » avec Jacques Dufilho. Un film sur la mort et la paternité plein d’humour noir, dans un esprit proche de Jean-Pierre Mocky.
Je n’aime pas trop Jean-Pierre Mocky. Mon second film était aussi un peu décalé. J’avais trouvé un titre qui lui allait bien : « les Poissons détestent le vendredi ». Le distributeur croyait que je plaisantais et on l’a appelé « le Maître-nageur ». Les gens qui y sont allés croyaient sûrement voir un film boulevardier à la Jean Girault.

Pourquoi ne pas avoir réalisé davantage ?
Parce que mes deux films n’ont pas marché. Je devais en faire un troisième ; ça s’appelait « Un bateau à la campagne ». J’avais un producteur, j’avais l’argent mais j’avais aussi beaucoup de propositions comme acteur. Mettre en scène demande beaucoup d’énergie. Je m’étais dit que j’y reviendrai plus tard et je ne l’ai jamais fait.

Dans les années 1960 et 1970, vous tourniez presque autant en France qu’en Italie.
J’ai joué dans une trentaine de films en Italie mais jamais avec ma voix. Ca reste une frustration. Les Italiens doublent pas mal mais ce n’est pas pareil. J’ai moi-même fait du doublage, notamment la voix française de Jack Nicholson dans « Shining ». Un gros boulot. J’avais dû faire des essais et Kubrick m’a choisi au son de ma voix, sans savoir qui j’étais.

Vous l’avez rencontré ?
Non. Mais Michel Deville, qui supervisait le doublage, parlait tous les soirs avec lui par téléphone. C’est difficile le doublage, surtout sur un film de Kubrick où, parfois, le montage ne raccorde pas. On ne s’en rend pas compte quand on voit le film mais à doubler, c’est coton. Et puis j’aime bien Nicholson mais c’est un acteur très extraverti, pas comme moi.

AU BOX OFFICE

Michael Haneke devance « Stars 80 » de Frédéric Forestier et Thomas Langmann.

Michael Haneke et son film « Amour » étonnent cette semaine en se classant en tête des démarrages parisiens : 1968 entrées dans 22 salles. Fort de sa Palme d’or au dernier Festival de Cannes, le film prend ainsi l’ascendant sur « Stars 80 » de Frédéric Forestier et Thomas Langmann, qui comptabilise 1528 entrées pour 18 copies.

A la troisième place, on trouve le film d’animation français « Le Jour des corneilles », de Jean-Christophe Dessaint, avec 517 spectateurs dans 11 salles parisiennes.

A sa suite, le documentaire « Traviata Et Nous » de Philippe Béziat enregistre 280 entrées pour 10 salles.

« Into the Abyss », le documentaire de Werner Herzog, a rassemblé 71 personnes dans une seule salle, enregistrant donc un taux de fréquentation dépassant largement celui du « Jour des Corneilles » et « Traviata Et Nous ».

MES SOURCES

cineobs-logo-300x85 24 octobre 2012 dans Cinéma

 

LA SUITE

C’EST BIEN PARTI

Amour » de Michael Haneke remporte le Golden Globe du meilleur film étranger

Le réalisateur autrichien d’ »Amour », Michael Haneke, a remporté le 13 janvier 2013 le Golden Globe du meilleur film étranger à Beverly Hills (Californie).

Amour semble bien parti pour les Oscars. Le film autrichien de Michael Haneke a remporté dans la soirée du dimanche 13 janvier, à Beverly Hills, le Golden Globe du meilleur film étranger face notamment aux films français Intouchables et De rouille et d’os.

Cette 70e cérémonie des Golden Globes, sorte de répétition générale avant les Oscars à la fin du mois de février, a décerné le titre de meilleur film dramatique à Argo, de Ben Affleck, qui raconte le sauvetage de diplomates américains exfiltrés d’Iran après la révolution islamique de 1979. L’acteur, qui joue dans son film, obtient également le trophée du meilleur réalisateur, soufflant la précieuse statuette à Quentin Tarantino pour Django Unchained et à Steven Spielberg pour Lincoln.

Haneke : « Sans eux, je ne serais pas là »

Le réalisateur autrichien d’Amour, Michael Haneke, a reçu son trophée des mains d’Arnold Schwarzenegger. « Jamais je n’aurais pensé recevoir un prix hollywoodien des mains d’un autre Autrichien », a-t-il lancé en référence aux origines de Schwarzie. Très ému, Michael Haneke a remercié son équipe et notamment les acteurs principaux de son film, qui raconte l’amour unissant un couple d’octogénaires mis à rude épreuve par la maladie : Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva. « Sans eux, je ne serais pas là », a lancé Michael Haneke sur la scène du Beverly Hilton. « Le Golden Globe est pour ces acteurs incroyables », a-t-il ajouté.

La présence d’Amour dans cinq catégories pour les Oscars est sans conteste la grande surprise de cette année. Outre sa nomination, pour l’Autriche, à l’Oscar du meilleur film étranger, la Palme d’or du dernier festival de Cannes concourt pour le meilleur film, la réalisation, le scénario original et l’actrice principale avec Emmanuelle Riva.

La cérémonie des Oscars aura lieu le 24 février à Hollywood.

« Amour », de Michael Haneke, reçoit l’Oscar du meilleur film en langue étrangère

La consécration pour Michael Haneke. Le film Amour du réalisateur autrichien, déjà primé au festival de Cannes et aux César, a reçu l’Oscar du meilleur film en langue étrangère, dimanche 24 février.

AMOUR : Oscar du meilleur film en langue étrangère

Consécration pour Michael Haneke, mais pas pour son actrice Emmanuelle Riva.

Le film Amour, déjà primé au festival de Cannes et aux César, a reçu l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. Bien que tourné en français, en France et avec des acteurs français, cette coproduction franco-autrichienne était présentée aux Oscars sous les couleurs de l’Autriche. En revanche, la Française Emmanuelle Riva n’a pas été récompensée. Elle était en lice pour l’Oscar de la meilleure actrice.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans 2012, Cinéma, Festival de Cannes, Société | 2 Commentaires »

Concert gratuit ou comment Bandol accueille ses visiteurs

Posté par ENO filles le 17 août 2012

Le chanteur de soul Cunnie Williams donnera un concert exceptionnel à Bandol pour le 15 août !

Une soirée prometteuse. Et voilà de quoi se mettre dans l’ambiance :

Concert gratuit ou comment Bandol accueille ses visiteurs cunnie-williams-300x210

et encore

extrait 2

extrait 3

Concert gratuit! Voici ce qui était écrit  sur les affiches lorsque nous nous sommes rendues dès 18h mes amies et moi à Bandol pour voir le spectacle.

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 À l’arrivée les chaises étaient installées pour les spectateurs. Beaucoup de chaises. Devant, le carré VIP. Derrière,  les autres.

2.les-chaises-300x225

Tous les autres? Non. Seulement pour les Bandolais. Mais nous l’ignorions comme vous allez le voir.

Nous nous sommes donc installées et avons profité tranquillement du chanteur en pleine répétition, un avant-goût du spectacle. Nous l’avons même vu aller et venir tout près de nous, immense et affairé, tout à sa future performance.

Mais pas question de rester là: nous avons du « dégager ». Une dame qui refusait d’obtempérer s’est même vu bousculer par un vigile.

Et oui. A la manière dont Bandol traite ses « touristes » on pourrait supposer que cette ville à la mode  n’a pas probablement pas besoin d’eux  pour subsister puisque les fans venus d’ailleurs, ceux qui font marcher le tourisme de la ville, les commerces, les bars, les restaurants, devront attendre que tout le « gratin » et les administrés soient installés avant que ceux venus d’ailleurs, exprès pour le concert, puissent bénéficier de cet immense privilège.

Et pas question non plus d’utiliser des sièges personnels derrière les barrières. En attendant le spectacle, la clique des visiteurs devra le mériter en patientant debout. Curieuse façon d’accueillir ceux qui font vivre la ville l’été. Et c’est pourtant la fin des profits de l’été car toutes les boutiques soldaient déjà à 50%.

Les naifs distributeurs d’euros auraient du lire avant de se déplacer  à Bandol ce petit résumé de l’histoire écrit par l’Académicien Jean Mistler

« Le tourisme est l’industrie qui consiste à transporter des gens qui seraient mieux chez eux, dans des endroits qui seraient mieux sans eux »

En ce qui nous concerne nous avons préféré quitter la place pour un autre lieu plus accueillant. Quelques amis plus tenaces ont du patienter jusqu’à 22 heures. Les Bandolais n’ayant pas répondu à l’appel, on leur a ouvert les barrières pour ne pas laisser des chaises vides…

En ce qui me concerne, j’avais déjà fait un effort pour me rendre de l’autre côté de Toulon. Je ne renouvellerai pas l’expérience.

Bandol, c’est fini,

Il est fini le temps

De notre premier … concert

Sous les étoiles.

Premier? Non.

Musique sous les étoiles.

Ma première expérience de l’été fut le magnifique concert de Roberto Alagna offert par la ville de Marseille à tout le monde présent dans la ville sans discrimination, hors VIP, dont la voix puissante et mélodieuse s’élevait jusqu’à la Bonne Mère, accompagné du formidable orchestre philarmonique de la cité phocéenne dirigé par le non moins talentueux pianiste ….. En voici un extrait

Roberto-Alagna-300x177

 

Et malgré le nombre de sièges important, la foule se massait dans les rues soit debout, soit assise dans des fauteuils de fortune dont les animateurs n’ont pas contesté l’utilité. Un vrai bonheur.

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Près de chez moi il existe bien d’autres petites villes plus belles et plus sympathiques comme le Lavandou, Hyères, etc.

Il y eut  le 18 juillet le concert de rock sur la plage du Lavandou avec Izia Igelin,

à la voix puissante, à l’audace et à l’énergie époustoufflantes. Un vrai talent qui avait été découvert aux Victoires de la Musique..

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25 juillet - Michael Jones au Lavandou

Du rock à la « Beatles » , un chanteur agréable et sympathique qui sait prendre soin de son public.

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Et hier soir 16 aout, Le groupe Aïoli à Hyères-les-Palmiers nous a mis en joie.

Tout s’est parfaitement déroulé, l’accueil fut sympathique. Tout a été mis en oeuvre pour nous permettre de savourer l’humour du groupe Aïoli, que je n’avais entendu auparavant.  Un délicieux intermède dans la langue de Pagnol où tout le monde est égratigné mais avec bonhommie : les vieux, les enfants, les fonctionnaires toulonnais et les autre.

« Le groupe AIOLI est selon son leader, Yves Pujol, « le groupe toulonnais le plus mondialement connu dans le Var ».

« Fondé en 1993 par Yves Pujol, le groupe AIOLI a su très vite s’imposer et trouver son public (de 7 à 77 ans) … et peut-être plus avec l’allongement de la durée de vie en 20 ans de carrière du groupe.
« Le groupe AIOLI est composé de 5 musiciens extraordinaires ( surtout le chanteur…en plus il a bien maigri…), issus de la culture funk, pop, jazz, et de la chanson française …
Leurs idoles : Les Beatles, Stevie Wonder, Herbert Léonard, Lorie …
AIOLI c’est avant tout un univers déjanté où l’humour et la musique se mélangent en un cocktail détonnant qui ravit les sens et épanouit les âmes ( waouh ! c’est beau ça, je vais en faire une chanson…)
Pour comprendre le secret de la recette du Groupe AIOLI, ce n’est pas très compliqué : mettez dans un mortier, de la bonne musique, de l’humour, de la dérision, de la fête rajoutez y une pointe d’accent du midi, mélangez le tout avec le pilon, faites bien monter la sauce et l’ambiance et voilà ça y est !!!!
Et ça se voit : le pilon n’est pas tombé quand Yves a retourné son mortier. Evidemment ce n’est qu’un divertissement.
Le groupe AIOLI, est prêt à être dégusté avec plaisir et surtout … sans modération !!!!! Et c’est ce que nous avons fait.

ici UN EXTRAIT DU SPECTACLE

AUTOGRAPHE1

Après de chaleureuses ovations, cela s’est terminé par une rencontre avec l’artiste, avec signature d’autographes, photos et une petite vente amusante des symboles du groupe: T-shirts, CD etc. Tout cela avec la bonhomie provençale qui symbolise le soleil et les vacances. Que dire de plus : Où pourrions-nous mieux dire:   » Plus belle la vie »? Ce fut une drôle de soirée.

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Au fil des jeux, anecdotes, bugs et autres événements

Posté par ENO filles le 31 juillet 2012

Quelques anecdotes, au fil de mes découvertes.

Vol de la flamme Olympique à Londres
Un jeune homme de 17 ans a tenté de voler la flamme olympique pendant son parcours ! La torche olympique est pourtant très bien protégée avec des dizaines de gardes entourant l’athlète (…)

Huit athlètes ont été exclues du tournoi olympique de badminton à Londres, mercredi 1er août.

Ces joueuses sont accusées de « ne pas avoir fait tout leur possible pour gagner » leurs matchs de poule, la veille. Ces quatre paires du double dames – une représentant la Chine, une l’Indonésie et deux la Corée du Sud – auraient délibérement voulu perdre pour faciliter leur progression dans le tournoi et affronter des adversaires moins redoutables lors des quarts de finale.

Soupçons sur une nageuse chinoise

Elle s’appelle Ye Shiwen, et enchaîne les exploits : médailles, records du monde, elle nage presque aussi vite que les champions masculins, laissant planer le doute du dopage

 Tsonga remporte le match le plus long de l’histoire
Prenez connaissance de l’aventure en cliquant sur le titre

Huit joueuses disqualifiées pour tricherie

Les Jeux Olympiques de Londres ont été frappés par une première affaire, avec la disqualification de 8 joueuses de badminton suspectées « de ne pas avoir fait tout leur possible pour gagner ». Les joueuses incriminées qui ne sont pas exclues, puisqu’elles gardent leur accréditation, ont fait appel de la décision de la fédération internationale

Basket: Fracture du nez suspectée pour Florent Piétrus

Après seulement un minute et demie sur le parquet, le Guadeloupéen a pris  « un coup de coude vicieux », selon son coéquipier Ali Traoré

07 aout 2012 – Insolite – Humour Le Brésil en 2 minutes
Wokitoki nous présente sa video de 2 minutes sur le Brésil (The World in 2 Minutes: Brazil). Une bonne idée de présenter des vidéos compilations provenant d’un même pays, ce qui nous donne une image du pays bien représentative ! Voici celle du brésil avec bien sur danse, musique, carnaval et football ! ;)
Cliquez ici: http://www.videobuzzy.com/Le-Bresil-en-2-minutes-5943.news

8 aout – une drôle de Finale du 100 mètres des JO de Londres en LEGO !
Voici une très drole reconstitution de la course de la finale du 100m à Londres tout en LEGO ! On peut voir tout le déroulement de la course avec les protagonistes, Usain Bolt, Yohan Blake et Justin Gatling. Chaque détail est reconstitué en Lego dans une vidéo stop motion, et le résultat est super marrant et très réaliste ! :)
Cliquez ici: http://www.videobuzzy.com/Finale-du-100-metres-des-JO-de-Londres-en-LEGO–5947.news

08 aout 2012 – Gros plat en plongeon 3m
Stephane Feck a complètement raté son premier plongeon lors de l’épreuve à 3m des JO de Londres 2012. L’allemand réussi à faire un énorme plat sur le dos, après une t(…)

Les jeux Olympiques des câlins
Par LEXPRESS.fr, publié le 11/08/2012 à 16:25
Londres 2012 ne se résume pas à une série de compétitions acharnées entre sportifs sans pitié. C’est aussi de grands moments de tendresse entre athlètes. La preuve en images
Mercredi 8 aout – Premier essai mais pas coup de maître: la perche de Borges se brise en plein saut

C’est rare mais ça arrive parfois. Le concours du saut à la perche peut être parfois très dangereux. Le Cubain Lazaro Borges, vice-champion du monde de la discipline, peut en témoigner. Lors des qualifications mercredi, il s’est fait une grosse frayeur. Pour son premier saut, il a explosé sa perche. Heureusement, il ne s’est pas blessé. Voir la vidéo

Les tricheurs

 Rien n’est tout blanc ou tout noir.
1- Le Badmintongate
Les rameurs français Jérémie Azou et Stany Delayre déposent une réclamation à la fin de la course du deux de couple en aviron, le 4 août.
Deux poids, deux mesures? Selon qu’on est joueur de badminton chinois ou rameur britannique, on n’est pas sanctionné de la même façon. Injustice notoire, règlements à deux vitesses ou excès de zèle des commissaires ? Eléments de réponse sur les six affaires litigieuses.

Le 31 juillet, huit joueuses de badminton, quatre équipes de double féminin, sont exclues des Jeux pour n’avoir pas fait tout leur possible pour remporter un match de poule, et s’éviter des adversaires coriaces en finale. Une décision de la fédération internationale de badminton, après une vraie parodie de match, un festival de tirs dans le filet et de renvois dignes d’une octogénaire asthmatique.

Le mot du procureur
Le spectacle affligeant du match a poussé la fédération internationale de badminton (et pas le CIO, qui n’a aucun pouvoir en ce domaine) à exclure les joueuses pour « conduite antisportive ». La fédération chinoise a reconnu avoir « violé les principes du mouvement olympique » et l’entraîneur chinois a assumé la responsabilité de ce choix.
Parole à la défense
Avant le début des Jeux olympiques, chaque athlète doit signer la charte olympique (parfois agrémentée d’une restriction sur les commentaires à caractère politique, comme pour les Jeux de Pékin). Mais dans ce document, rien n’indique qu’il est interdit de laisser filer un match. Certes, la fédération de badminton demande aux athlètes une clause de « best effort » (PDF, p. 2), autrement dit de tout mettre en œuvre pour gagner un match. Perdre une bataille pour gagner la guerre est une stratégie vieille comme le monde : en 1924, lors des temps héroïques de l’Olympisme et sous les yeux de Pierre de Coubertin, les Italiens s’étaient arrangés entre eux pour assurer la victoire à l’un des leurs en escrime.
Les joueuses coréennes et indonésiennes ont interjeté appel, pas les Chinoises. Comme le remarque Declan Hill, un journaliste canadien spécialisé dans le trucage sportif, sur son blog, « aucun athlète chinois ne prend une initiative sans en avoir reçu l’ordre de ses entraîneurs ». Ne serait-ce pas à eux d’être suspendus dans ce cas ? Par ailleurs, Declan Hill propose une mesure de bon sens : que chaque pays n’envoie qu’une seule équipe dans le tournoi de badminton, histoire d’éviter les petits arrangements entre compatriotes.
Rétrospectivement, la sanction qui frappe les joueuses de badminton apparaît très très sévère. Ce qu’on reproche aux joueuses n’est pas d’avoir triché en laissant filer un match, mais d’avoir mal triché, de façon trop apparente. Un match de badminton se joue souvent à quelques points, et perdre en s’écroulant sur la fin ne leur aurait pas valu une telle sanction
2- L’affaire du foot féminin 
Le 1er août, l’entraîneur de l’équipe féminine du Japon motive ses joueuses… pour ne surtout pas marquer lors du match contre l’Afrique du Sud, assurer un bon vieux 0-0 des familles et éviter l’ogre américain en quarts. Le sélectionneur nippon l’a reconnu sur NBC (lien en anglais). Les Japonaises sont désormais en finale du tournoi… contre ces mêmes Américaines.
Le mot du procureur Rien. Personne ne s’en est ému.
Parole à la défense Des équipes qui jouent le 0-0, laissent filer un match ou arrêtent de jouer pour préserver un résultat, cela arrive des centaines de fois chaque année. Contrairement aux joueuses de badminton, les deux équipes n’ont pas proposé une parodie de football, mais l’une des deux, si.
3 – Le scandale du cyclisme sur piste
Le 2 août, un cycliste britannique fait exprès de tomber pour obtenir un second départ dans l’épreuve de poursuite par équipe. « On en avait discuté avant et on avait dit qu’il fallait tomber si ça se présentait. Je l’ai fait exprès pour obtenir un autre départ. » Et d’ajouter que  » [sa] roue avant a glissé », l’empêchant de prendre « un départ optimal (…). Quand un incident de ce genre survient, on a vite fait de perdre du temps. » Les Britanniques ont écrasé l’adversaire, record du monde à la clé, et se sont offerts une nouvelle médaille d’or.
Le mot du procureur :
Le Britannique a avoué après coup son « forfait » même si c’était assez net sur la vidéo, où l’on voit qu’il tombe très lentement pour éviter de se blesser. Du coup, l’Union cycliste internationale envisage « un blâme ». Comprenez : il ira au coin, mais avec sa médaille d’or.
Parole à la défense:
  »Durant le premier demi-tour, si une équipe est victime d’un accident, la course est recommencée immédiatement. » C’est écrit noir sur blanc dans le règlement de l’Union cycliste internationale (PDF, p. 20). Même Florian Rousseau, l’entraîneur des français, reconnaissait après coup : « c’est bien joué. »
4.La ténébreuse affaire de l’aviron

Le 4 août, le duo de rameurs britanniques obtient de redémarrer la finale du deux de couple messieurs après un incident technique. L’incident intervient à l’extrême limite des 100 premiers mètres de course, la zone où demander un deuxième départ est autorisé. Les autres rameurs ont poursuivi leurs efforts pendant 250 mètres, gaspillant beaucoup d’énergie, avant d’être arrêtés par les juges. La course est rejouée, et les Britanniques finissent second, privant les Français d’une médaille de bronze. Un des rameurs français laisse exprimer sa colère par un doigt d’honneur à l’arrivée.

Le mot du procureur
L’incident est survenu à la lisière de la zone autorisée pour demander un deuxième départ. La France a des doutes sur le fait qu’il s’agit d’un simple incident technique, et non d’une erreur d’un des rameurs.
Le directeur technique national (DTN) de l’aviron, Pascal Berrest, expliquait sur RTL : « J’émets une grosse réserve parce qu’on a vu l’entraîneur anglais, on l’a suivi, il était à côté de nous et il a vérifié tout le matériel avant la course. Le matériel était en très bon état, c’est quelqu’un de très pointilleux. Et puis vous savez, quand une roue de coulisse est cassée, cela ne se répare pas comme ça, en deux, trois minutes. Demandez à n’importe quel spécialiste, personne ne peut le faire en aussi peu de temps. »
Parole à la défense
L’arbitre a validé la course, et les commissaires, après avoir visionné la vidéo, ont constaté que l’incident avait bien eu lieu dans les 100 premiers mètres de course. D’après eux, ce n’était pas le fait d’un des rameurs britanniques, mais un simple incident technique.
5. Le match de basket douteux
Le 6 août, l’Espagne laisse filer son dernier match de poule contre le Brésil, encaissant un 14-0 dans les 6 dernières minutes, pour ne pas tomber dans la partie de tableau des Etats-Unis. Conséquence : l’équipe de France tombera sur sa bête noire, alors que si la logique sportive avait été respectée, elle aurait défié le Brésil, un adversaire nettement plus à sa portée.
Le basketteur brésilien Tiago Splitter marque un panier lors du match contre l’Espagne, le 6 août.
Le mot du procureur
Rien, seuls les Français et quelques spectateurs déçus dans la salle de basket s’en sont émus.

Parole à la défense

Le tennisman Tomas Berdych expliquait au Chicago Tribune (lien en anglais) : « C’est le format des compétition qui est en cause. S’il n’y avait que des matchs à élimination directe [comme au tennis], il n’y aurait pas ce genre de problème. »

6. Le Makhloufigate
Cet athlète algérien, qui participe au 800 m et au 1 500 m, a connu une dernière journée assez agitée. Facilement qualifié pour la finale du 1 500 m, il s’est rendu compte trop tard que sa fédération n’avait pas retiré son inscription pour le 800 m. Obligé de s’y rendre sous peine d’être disqualifié des Jeux, il a pris le départ de la course… avant de faire demi-tour, aller voir le concours de saut à la perche, puis finir en marchant. La fédération internationale d’athlétisme l’a dans un premier temps exclu des Jeux pour « manque de combativité », un chef d’accusation qui rappelle celui des joueuses de badminton, avant de le réintégrer. Le coureur algérien Taoufik Makhloufi, qui a tout fait pour être éliminé lors des séries du 800 m, le 6 août.

Le mot du procureur

Le fait que l’IAAF se soit déjugé montre que la faute n’incombe pas à l’athlète, mais plutôt à sa fédération. Makhloufi aurait pu se dispenser de courir le 800 m en présentant un certificat médical bidon, mais ne l’a pas fait

Parole à la défense
Personne ne s’est ému du cas de plusieurs cyclistes sur piste, obligés de faire semblant de participer à la course sur route à cause d’une mauvaise lecture du règlement. C’est à cause de cela que la France n’a aligné que trois coureurs au lieu de quatre lors de l’épreuve en ligne : Michael Bourgain, le dernier sélectionné, devait se concentrer sur l’épreuve de keirin, le 7 août.
7. Et en bonus…
N’oublions pas…
La judokate saoudite qui a combattu tête couverte. Démagogie ou favoritisme minoritaire à l’encontre des règles sportives qui sont les mêmes pour tout le monde. Un(e) athlète qui préfère se passer d’une épreuve sportive plutôt que de sa religion n’a rien à faire au jeux Olympiques. Du moins, selon les règles et valeurs sportives…(là on y est plus). Il y a un temps pour le tatami et un temps pour la mosquée. Comme pour le travail, la religion n’a rien a faire avec le sport. Mais bien sûr dans ce cas là la joueuse ne peut être impliquée dans cette affaire qui est bien au-dessus d’elle. Cela lui a probablement valu de la déstabiliser et de lui faire subir une défaite cuisante.Son foulard s’est envolé dès les premières minutes de son combat.
Le kayakiste néo-zélandais dont la mère était juge de l’épreuve ; des rumeurs de matchs arrangés en boxe (avec, au centre de l’affaire, un mystérieux milliardaire azéri)
Enfin, dans certaines épreuves, un arbitrage vraiment « comme à la maison » pour les athlètes britanniques…

Plus qu’une anecdote

Tony Estanguet élu à la commission des athlètes du CIO     

Publié le 11/08/2012 | 18:04, mis à jour le 11/08/2012 | 18:43

Tony Estanguet élu à la commission des athlètes du CIO

Tony Estanguet au Club France (DR)

Le Français Tony Estanguet, récent triple médaillé d’or olympique de canoë, a été élu ce samedi à la commission des athlètes du CIO. Il en devient membre pour huit ans. Le scrutin s’est tenu du 16 juillet au 8 août parmi les participants aux JO de Londres. Trois autres athlètes ont été élus à ses côtés, la spécialiste slovaque de tir Danka Bartekova, la nageuse zimbabwéenne Kirsty Coventry, le rameur australien James Tomkins.

 

 

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Oh my God ! It’s so british !

Posté par ENO filles le 28 juillet 2012

Cérémonie d’ouverture des JO 2012

TF1, qui retransmettait la cérémonie d’ouverture des JO 2012, hier soir, a rassemblé 8,7 millions de téléspectateurs, soit 57 % de part d’audience. Un pic a été enregistré à 22 h 30 avec 12,8 millions de téléspectateurs. Probable, vous étiez tous vous aussi scotché sur votre chaine préférée. Mais bon! Moi aussi!

En voici un petit résumé pour plus tard.

 

« Le sport est une évasion complète de la vie. » François Hertel Extrait du Un Canadien errant


Et la cérémonie d’ouverture a été à la hauteur de cette citation… Avec un budget qu’on pourrait presque qualifier de modeste par rapport à Pékin – 34 millions d’euros- et 10.000 volontaires.

 Oh my God ! It’s so british !  dans 2012 Budget

 

Sous l’égide de Danny Boyle», grand ordonnateur du spectacle, les Jeux de Londres se sont ouverts sous le signe de l’humour et de l’imagination débridée avec une cérémonie inventive et décalée puisant profondément dans l’identité britannique, et traitant par la dérision la crise économique que le Monde traverse.

Un show spectaculaire et moderne qui aura mis en avant tout ce qui caractérise la Grande-Bretagne, ses icônes, sa culture, ses symboles, ses inventions.

Doooong !

 

la-ceremonie-douverture-tient-ses-promesses1 cérémonie d'ouverture dans Evénements

Le défilé des 205 délégations

Il a été ouvert, comme d’habitude, par la délégation grecque, dernière étape avant l’ouverture officielle des Jeux par la Reine Elizabeth II, devant près de soixante-dix chefs d’Etat et de gouvernement, les 80 000 spectateurs du stade de Stratford et le reste du monde rivé devant sa télévision.

Les toutes petites nations ont été largement  à l’honneur, de l’Irlande à la Palestine….

LES-ATHLETES4-les-Tchèques-Bottes-et-parapluies-300x206 JO 2012 dans J.O

LES-ATHLETES-3-COREE-DU-N-300x205 Londres

Ainsi que les  grandes, bien sûr : les Etats-Unis, la Grande-Bretagne…et la France, qui a délégué son Premier Ministre pour la représenter, vacances présidentielles obligent.

LA-DELEG-FRANCAISE1 sport

Les porte-drapeaux ont fait exploser l’applaudimètre et en particulier  l’exubérant Jamaïcain, Usain, le radieux  Serbe Novak Djokovic, et bien sûr Chris Hoy pour la Grande-Bretagne, très ému. 

PORTE-DRAPEAU-Le-Jamaïcain-Usain-Bolt-lhomme-le-plus-rapide-du-monde

Chacun émettait des pronostics sur celui qui aurait le privilège de porter la flamme olympique à l’arrivée

Ce fut Steve Redgrave, la légende de l’aviron qui a eu l’honneur de la faire entrer dans le stade.

L’ultime relais fut ensuite constitué de sept jeunes athlètes britanniques, qui ont été chargés de faire naître la flamme et enflammé un calice de 205 pétales, dans un final chargé en émotions. (sources AFP)

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La Reine, une entrée solennelle et remarquée

La Reine, largement ovationnée, a été mise à contribution, en jouant pour la première fois dans un court film aux côtés de James Bond -Daniel Craig.

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CLIQUEZ SUR LE SAUT

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CLIQUEZ SUR LA REINE

La reine s’ennuie mais…

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Danny Boyle, le réalisateur du déjanté Trainspotting, nous a bousculé avec un show des plus décalé.

Le tableau initial, évoquait un Royaume-Uni rural

d’un antan fantasmé qui n’a pas tardé à être balayé par la Révolution industrielle, dans un fracas de percussions et harmonies grandiloquentes.

 Imaginez « des moutons gambadant dans un paysage bucolique, d’immenses cheminées d’usine surgissant du sol, des tambours, une forge de l’enfer, un orchestre symphonique… Il faudrait dérouler un inventaire à la Prévert pour cueillir tous les fruits de l’esprit fertile du réalisateur du film «Slumdog Millionnaire».

un-paradis-rural

Un joyeux bazar

Sous les yeux des plus hautes personnalités,  Michelle Obama, Première dame américaine, Dimitri Medvedev Premier ministre russe et Jean-Marc Ayrault, notre Premier ministre, l’athlète Bradley Wiggins, récent vainqueur du Tour de France a fait résonner une énorme cloche peu après 21h00 locales (20h00 GMT), donnant ainsi le départ réel de la cérémonie.

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Le récent vainqueur du Tour de France, le Britannique Bradley Wiggins, a sonné la cloche pour lancer la cérémonie d’ouverture, sous les vivats du public.

 Des chorégraphies hautes en couleur et pleines d’humour -britannique comme il se doit-  rythmées par une bande-son qui nous a offert un  jouissif tour d’horizon du patrimoine musical britannique soit plusieurs décennies de musique pop, des Rolling Stones à Dizzee Rascal en passant par David Bowie.

Le second grand tableau représente le service de santé publique du Royaume, le National Health Service (NHS).

PHOTO DES INFIRMIERES A VENIR

des infirmières et leurs patients  – des enfants –  se sont mis à tournoyer en une véritable fantasmagorie et  devaient affronter les démons de la littérature britannique.  Chacun a reconnu l’horrible Capitaine Crochet, côtoyant Potter et la légendaire Mary Poppins. Même pas besoin de parachute, le parapluie suffit.Marie-Poppins1

Mr. Bean à l’honneur

Parmi les invités exceptionnels qui ont fait leur apparition tout au long de la cérémonie, Paul McCartney, l’auteur JK Rowling, le comique Mister Bean-Roy Atkinson-,  a ouvert un jouissif  tour d’horizon musical à travers  écennies de musique pop britannique, des Rolling Stones à Dizzee Rascal sans oublier David Bowie et rendu le spectacle plus festif.

Mr-Bean-au-piano

C’est bien lui, Rowan Atkinson, l’éternel Mister Bean, qui fait mine de s’ennuyer au clavier

Mr-Bean

 Dans un joyeux bazar sacrifiant à l’humour et l’excentricité britannique, ont été évoqués les conséquences de ce bouleversement national. Y défilaient les « gueules noires », des « suffragettes », mais aussi des sous-marins jaunes gonflables -The « Yellow Submarine » en hommage aux Beatles issus de la ville industrielle de Liverpool.

Puis quatre anneaux olympiques glissaient sur des filins placés sur le toit du stade rejoints par un cinquième qui, sorti des hauts fourneaux au milieu de la scène, s’élevait vers l’empyrée, encore incandescent.

Diapositive7

 

 

Embrasement de la vasque olympique

Boyle n’a pas hésité à transformer le stade en gigantesque boîte de nuit, grâce à des palettes luminescentes agitées avec bonheur par les spectateurs.

 Les-artificiers

 

Visiblement, les journalistes craignaient la pluie. A Londres! Mais quelle idée !!!

LES-JOURNALISTES-LONDONNIENS

Revivez les temps forts de la cérémonie d’ouverture

les-temps-forts1

fin-de-la-ceremonie1

A retenir

Plein les yeux, plein les jeux, humour et inventivité , Londres a réussi son coup

1. La reine a tourné dans un film avec James Bond.

2. Le dernier porteur de la flamme était donc… juste sept jeunes athlètes britanniques

3. La musique était bonne.

4. Le défilé des Nations est toujours aussi interminable.

5. Mais Danny Boyle a réussi son coup.

Et vous, que retenez-vous de cette cérémonie d’ouverture?

N’oubliez pas… J’attends vos avis en commentaires

LA CEREMONIE DE CLOTURE

Comme tout a une fin, et c’est bien ainsi afin de pouvoir recommencer les épreuves sont terminées.

La cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de Londres s’est déroulée dans une ambiance festive et bon enfant dimanche soir.

Les Spice Girls, Emeli Sandé mais aussi George Michael étaient de la partie pour donner un concert gigantesque pendant trois heures dans le stade olympique de Stratford.

Le drapeau olympique a été transmis à Rio, prochaine ville organisatrice en 2016.

La flamme s’est éteinte. Quinze jours après s’être embrasée à Londres, la vasque olympique a arrêté de brûler. Au terme d’une cérémonie rythmée par les représentations de plusieurs idoles de la pop anglaise des années 80 et 90, Londres a passé symboliquement le flambeau à son successeur, Rio, ville organisatrice des Jeux d’été de 2016.

Près de 3h de spectacle ont permis à Londres de clôturer en grande pompe l’organisation des troisièmes JO de sont histoire. Encore une fois, le thème de la soirée était de rendre hommage à toute la culture britannique. Un des premiers tableaux a donc permis de visiter la capitale anglaise en un clin d’œil grâce à des reproductions de Big Ben, du Tower Bridge, ou l’opéra Albert Hall. Ce sont ensuite la garde nationale, les taxis anglais et d’autres symboles « kitsch » à souhait qui ont été mis en valeur.

Le show pouvait alors commencer. Une vingtaine d’idoles britanniques se sont succédées, allant de Kate Moss à George Michael, en passant par un imitateur de Winston Churchill ou les Spice Girls. Le Girls Band des années 90, auquel appartenait Victoria,  l’épouse du footballeur David Beckham, s’est reformé pour l’occasion et à fait sensation devant les 80 000 spectateurs du stade olympique de Stratford.

Un show sans fausse note

Les athlètes, eux, ont eux aussi pu défiler une dernière fois et recevoir les applaudissements nourris des spectateurs, parmi lesquels le Prince Harry de Galles, sa belle-sœur Kate Middleton ou encore le premier ministre britannique, David Cameron. Ce dernier devait être plus que satisfait de voir le travail accompli par Kim Gavin, le directeur artistique de la cérémonie, qui est parvenu à mettre sur pied un tel spectacle pour « seulement » 19 millions d’euros. Une coquette somme pour le contexte économique actuel, mais très, très loin de la démesure des JO de Pékin en 2008.

La cérémonie sans fausse note est venue mettre un terme à une quinzaine de jours de compétition sans accroc majeur.

Retour sur la 16e journée

Voir la vidéo

Dans quatre ans, Rio aura la lourde tâche de faire aussi bien. La fin de la représentation, a été l’occasion pour le maire de la ville brésilienne, Eduardo Paes, de récupérer le drapeau olympique.

 A Rio de jouer !

Après avoir vu l’application portée par Londres à la réussite de ces 30e Jeux Olympiques de l’histoire, gageons que Rio, elle aussi, se mettra sur son 31.

Le drapeau olympique, porté par le maire de Rio Eduardo Paes à sa descente d’avion à la tête de la délégation brésilienne de retour des Jeux de Londres, est arrivé à Rio de Janeiro, site des JO-2016, lundi, a constaté l’AFP.

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Les Champs-Elysées font un triomphe aux Bleus

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Publié dans 2012, Evénements, J.O | 12 Commentaires »

Fête de la musique

Posté par ENO filles le 21 juin 2012

Jeudi 21 juin 2012

« La musique n’est qu’un bruit de la nature ». Elle fait partie de notre vie. Il suffit de tendre l’oreille. Elle est partout. Pour la traduire et la reproduire à l’aide d’instruments, 7 petites notes suffisent.

La « Symphonie n° 3 en ré mineur » ou « la voix de la nature en marche » de Gustav Mahler en est sa plus belle représentation à mes yeux, sorte de « 2001 odyssée de l’espace », à lui.

« Après les doutes, les combats et les tourments métaphysiques de la Première et de la Deuxième Symphonie, Mahler dénoue toutes ses contradictions, ses forces vives encore contenues par une œuvre – fleuve : la Troisième, qui va se dresser comme un immense hymne panthéiste à la nature : « Toute nature y trouve une voix pour raconter quelque chose que l’on ne devine qu’en rêve…  »

Mahler dans sa jeunesse est immergé dans la logique du fantastique et des contes ou monde réel et monde intérieur deviennent superposés.

Sa musique a été tout naturellement le point de départ d’un spectacle en hommage à la « musique contemporaine » que mon équipe pédagogique et moi avions préparé avec nos petits élèves de maternelle et depuis cette phrase ne m’a pas quittée.

«  Cette musique va être la houle de la nature, avec ses bruits, sa fausse naïveté, ses collages, ses télescopages de sensations, son grand besoin d’éternité et de joie. Elle est prométhéenne, un défi aux dieux, par son ampleur et son incroyable dessein de vouloir créer un monde. Plus qu’une musique il s’agit d’une cosmogonie ! Elle semble un véritable hymne à l’évolution. « Et la terre éternellement refleurira » dira Mahler dans son Chant de la terre. Son panthéisme si fort ancré en lui, jaillit ici comme une prolifération cellulaire.
  « Ce n’est presque plus de la musique, ce ne sont pour ainsi dire que des bruits de la Nature. »

En voici quelques extraits:
la n°5 n’est pas mal non plus. Et le film Mort à Venise lui va comme un gant.

Fête de la musique dans 2012 01 02 2012 dans Fêtes

03 fête dans Musique

« Si la musique nous est si chère, c’est qu’elle est la parole la plus profonde de l’âme, le cri harmonieux de sa joie et de sa douleur. » Romain Rolland

La musique est un art qui consiste à marier des sons entre eux, sans chercher à représenter des idées ou des objets . Elle s’adresse autant à l’intelligence qu’à la sensibilité .

Les lois de la musique sont établies  à partir des principes naturels et selon une tradition artistique qui s’enrichit sans cesse et qui prend en compte toutes les ressources que le monde nous offre. Epoques, origines culturelles, sociales,  la musique est en perpétuelle création et redécouverte des sons. Son degré de compréhension dépend du degré d’éducation de l’individu et de sa maturité.

Et pour ceux dont la météo n’est pas assez clémente aujourd’hui pour fêter dignement la fête de la musique, voici  quelques petits morceaux à écouter, bien à l’abri, chez vous.

La musique de l’eau

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par Léo-Pol Morin
« Nous savons depuis longtemps que la nature est pleine de musique. Nous nous extasions volontiers devant la musique des cascades, des fontaines, des torrents et de la mer. Mais, au fond, nous n’écoutons guère cette musique simple et rudimentaire, offerte gratuitement par la nature. Pourtant, cette musique a été de bon conseil à ceux qui se sont donné la peine d’en pénétrer le mystère, le rythme, la force et le charme. La musique d’aujourd’hui nous offre d’innombrables images sensorielles dont l’eau, le vent et le feu sont le motif.C’est de la musique inspirée de l’eau et composée par les maîtres dont je veux parler. La température nous inviterait à parler plutôt de la musique de la neige, mais la neige, c’est encore de l’eau, cristallisée… »
L’été est source de toutes les émotions et de tous les plaisirs: le feu et l’eau y sont représentés aujourd’hui.
Mais c’est l’été et la saison est courte. Alors profitez-en bien.
Paule-clé-de-sol-Animation1
PS/ En attendant dimanche,
Fête de la Saint Jean 2012. Ce sera le 24 juin
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Publié dans 2012, Fêtes, Musique | 2 Commentaires »

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