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Calendrier de l’Avent 12e jour « Pas gentil pas d’chocolat »

Posté par ENO filles le 12 décembre 2012

Calendrier de l'Avent 12e jour 12

… et pas d’chocolat, pas d’fête.

           Étonnant voyage dans le temps,

            len Suisse,

            en Belgique ,

            à Malte,

            et en France:

            la SNCF y consacre cette année un TGV expo sur

                      

                           « les secrets du chocolat

 

goethe

LE CHOCOLAT

Festif par excellence, le chocolat est incontournable pendant les fêtes de Noël.

Neuf personnes sur 10 aiment le chocolat. Pas moins de 34 000 tonnes de chocolat cette année.

Ma mère se serait damnée pour un carré de chocolat. Et j’ai hérité d’elle dans ce domaine, bien que plus raisonnable !!!!

Connaissez-vous vraiment le chocolat, ce produit qui fut la nourriture des Dieux avant d’être celle des … Pourquoi le cacao était-il le breuvage  des dieux précolombiens ? ….

Le chocolat entre en gare.

EN SUISSE

Le « Train du chocolat »

traverse « le pays du chocolat » par excellence.

Mon souvenir de jeunesse: la découverte des « têtes de nègre » que j’ai dévorées jusqu’à l’écoeurement….

 

ZugSee-1

 

Le train du chocolat est une initiative commune GoldenPass Services et Cailler-Nestlé. Vous voyagez exclusivement en 1re classe, dans une authentique voiture pullmann «Belle Epoque» datant de 1915 et/ou une voiture panoramique moderne. Le Train  part de Montreux et traverse les riches pâturages de la Gruyère. Une excursion d’un jour pour découvrir l’art de la fabrication du fromage et du chocolat….tout ce que j’aime (ndlr)

Chillon

EN BELGIQUE

A Bruxelles accueille un train de 34 mètres de long en chocolat

Le mardi 20 novembre 2012

Le convoi miniature a été inauguré ce lundi à la gare du Midi. Il s’agit d’un record en son genre, qui est désormais inscrit au Guiness Book. L’événement a donné le coup d’envoi de la Semaine du chocolat, qui se tient en ce moment même à Bruxelles.

Un parterre de journalistes pour découvrir le plus grand train en chocolat du monde, ce lundi, à Bruxelles-Midi. Même la presse internationale était là. Yan Tong, de la télévision centrale de Chine: « La Belgique est reconnue pour son chocolat. Je veux donc montrer aux téléspectateurs chinois l’excellente performance réalisée ici. »

Suite ici

EN FRANCE

      train

la SNCF y consacre cette année un TGV expo sur « les secrets du chocolat »

01

* Dossier de Presse: Les secrets du chocolat

Si les trains expos voyagent sur le réseau français depuis 1973, aucun TGV ne lui avait été dédié. « Il fallait la capacité d’aller au devant des industriels et des clients, reprend-il. Avant les fêtes, le sujet du chocolat s’est imposé de lui-même. »

La SNCF s’est associée aux industriels et au musée du chocolat de Mulhouse pour un étonnant voyage dans le temps. Il est passé d’une monnaie d’échange à l’époque des aztèques à un art aujourd’hui, d’une boisson salée à un dessert doux amer d’abord travaillé par… des apothicaires.

Grand succès rencontré par l’opération « Six Gares En Chocolat » à Paris

Six jours dans six gares parisiennes jusqu’au 4 décembre sur les quais des grandes gares parisiennes et après dans d’autres villes, le Train du Musée des secrets du chocolat invite les fondus de « cacao de 7 à 77 ans » à y découvrir Tout sur leur gourmandise préférée

« Ce TGV totalement relooké : « C’est bon dedans et c’est beau dehors (…) est sollicité par des passionnés qui nous demandent les horaires de passage. On a d’ailleurs décidé de le commercialiser sous forme miniature », sourit Michel Fremder, directeur de Trains Expo SNCF..

Le train entre en gare

C’est à « Très Grande Vitesse » que je vous invite à monter à bord si vous avez la chance de le voir arriver dans votre gare.

Une belle sortie en famille à bord de la rame trentenaire du TGV, toute de chocolat vêtue :

le wagon sucré offrira au public une exposition qui lui révèlera tous les secrets de la petite fève : Sa naissance, son histoire, son importation…des secrets de production aux produits finis, les douceurs chocolatées

Pour animer l’événement, de grands noms du chocolat seront représentés comme la célèbre ambassadrice du cacao au XVIIème siècle, devenue aujourd’hui l’une des marques de chocolat les plus réputées, la Marquise de Sévigné (que de souvenirs,  cette Marquise de Sévigné avec ses petits parapluies de chocolat qui ont fait les délices de mon enfance)

Le maître chocolatier Yves Thuriès, nommé  l’homme  » qui parle la langue du chocolat » révèlera quelques-uns de ses secrets…on en salive déjà!

« Le métier de chocolatier est relativement moderne. Il n’existait pas il y a encore un siècle, reprend Yves Thuriès. Ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle que le matériel a été inventé pour solidifier le cacao. Et au début du XXe que des gens ont commencé en en faire des bonbons. »

Il en parle avec de la gourmandise jusque dans la voix. Des mayas, des incas, de toute l’histoire du chocolat qui l’a amené, quelques siècles plus tard, à en devenir un virtuose. Yves Thuriès est intarissable sur ce trésor qu’il caresse au quotidien.

Dans les wagons de ce TGV pas comme les autres, le meilleur ouvrier de France transmet sa passion. « J’ai apprécié ce moyen de médiatisation, cette façon atypique de faire connaître ce produit, son histoire, mais aussi son procédé. » dont il est l’un des acteurs puisqu’il s’amuse à imaginer des pièces sous les yeux visiteurs, révélant au passage quelques secrets de fabrication.

Bien sûr vous pourrez profiter des animations gourmandes qui vous seront proposées .

Le bénéfice des ventes sera reversée à l’association SOS Rétinite qui sera présente à bord du train ;des spécialistes de la basse vision seront là pour sensibiliser le public et parler de la recherche ophtalmologique.

* Reconnue association d’utilité publique depuis 2004, SOS Rétinite est à l’origine de la venue du train du chocolat dans le sud de la France. Elle-même atteinte de cécité à 95 %, sa présidente Monique Roux (77 ans) a fait de la dégénérescence rétinienne le combat de sa vie :

« On doit se justifier en permanence car nos yeux restent beaux, mais on ne voit plus »,

raconte celle qui fut à l’origine de la création du premier centre de recherche sur la maladie en 1990.

Ndlr : Ma mère a eu une DMLA et il parait que c’est héréditaire alors je ne peux que cautionner cette initiative, d’autant plus que mon père en tant qu’agent SNCF m’a fait connaitre très tôt le train. Comme vous le voyez, je suis parfaitement liée à cette manifestation. Mais je ne sais pas si ce train doit s’arrêter à Toulon…(Heu !)

« 3 millions de Français en sont victimes à des degrés divers. Je me bats pour qu’ensemble, nous fassions reculer la nuit », explique-t-elle.

« Je suis tombé sous le charme de cette dame qui se bat depuis 27 ans », évoque Michel Fremder, directeur de Trains Expos SNCF.

L’intégralité des marges financières des chocolats vendus à l’intérieur du TGV sera reversé à cette association montpelliéraine. Et des bénévoles de l’association vendront des vignettes au prix d’un euro pour financer la recherche. J. D.

UNE PARTICIPATION DE SYLVETTE

« C’est bien léché… » Cliquez sur l’image

cliquez ici

 

 LES VERTUS MECONNUES DU CHOCOLAT

A MALTE

Un chocolat qui ferait office de viagra

Le viagra bientôt remplacé par le chocolat ?

1.Le chocolat est une bonne alternative au Viagra

2.Viagra VS chocolat

3.Le graines de cacao ont des vertus aphrodisiaques

4.Le chocolat est fabuleux !

- Reportage Anais-Margot le 7/12/2012

Un train en chocolat de 35 mètres de long a été réalisé à Malte par un maître chocolatier très raffiné et le chocolat est bien évidemment à l’honneur en ces fêtes de fin d’années.

« Ceux qui cherchent une alternative naturelle au Viagra seront ravis d’apprendre que le chocolat a des vertus aphrodisiaques.

Qui ne s’est jamais goinfré de sucreries sucrées en oubliant vite les calories de celles-ci ?

(…)  Eh bien, vous serez ravis d’apprendre aujourd’hui chers petits gourmands que le chocolat a d’autre vertu que le plaisir gustatif. Pour ceux qui cherchaient une alternative au viagra, le chocolat serait le parfait remède à vos « petites pannes » messieurs. Jusqu’à présent, la plupart des études ont montré que les composants du chocolat étaient aphrodisiaques.

La société Barry Callebaut a affirmé avoir trouvé une solution pour adapter cette gourmandise en véritable médicament naturel : « Aider à maintenir la vasodilatation endothélium-dépendante qui contribue à la circulation sanguine normale grâce au chocolat est maintenant possible ! ».

Suite ici

TOUT SUR  LE CHOCOLAT

Cabosse de cacaoyer   Le chocolat est issu de la transformation de la fève du cacaoyer (Theobroma cacao) en cacao et de l’adjonction de sucre ainsi que de produits tels que le lait.

Cabosse (Forastero, Origine Côte d'Ivoire)Le cacaoyer est un arbre de la famille des Sterculiacées (comme la noix de cola) qui ne pousse que dans certaines conditions bien précises : pour germer, la graine a besoin d’une température constante et d’averses. Par la suite, l’arbre doit être protégé du soleil et du vent par de grands arbres. De nos jours, les cacaoyers sont cultivés dans les régions tropicales d’Amérique du sud et centrale (d’où il est originaire), d’Afrique, d’Asie, dans une bande de 30° de latitude autour de l’équateur.

Le cacaoyer peut atteindre une hauteur de 4 à 10 m. Productif à partir de 3 à 4 ans, il atteint sa maturité au bout de 6 à 10 ans et peut produire pendant 50 ans avec deux récoltes par an. Les fleurs apparaissent sur le tronc. Il faut environ six mois pour qu’une fleur devienne un fruit mûr.

Les fruits sont des baies indéhiscentes (qui ne s’ouvrent pas à maturité) appelées cabosses. Un cacaoyer produit de 20 à 80 cabosses par an. Les cabosses, qui mesurent de 15 à 20 cm de long et 10 à 15 cm de large, contiennent de 20 à 50 graines, communément appelées fèves, ainsi qu’une pulpe blanchâtre appelée mucilage.

Cabosse coupée en deux (Forastero, Origine Côte d'Ivoire)Les graines font environ 2.5 cm de long, 1.5 cm de large et 1 cm d’épaisseur. Elles sont composées d’un tégument (enveloppe) comprenant lui-même une membrane externe rougeâtre, mince et cassante (la coque) et une membrane interne très mince et blanchâtre, et de deux cotylédons violacés divisés en plusieurs lobes, se rejoignant.

On distingue trois groupes de variétés de cacaoyers :
- Criollo : cette variété est réputée comme donnant un cacao de très bonne qualité avec des arômes très développés. Cette variété représente moins de 5% à 10% de la production mondiale de cacao. Elle est essentiellement cultivée en Amérique Centrale et dans les Caraïbes. Dans les Criollos, on distingue les Nacional, une variété originaire d’Equateur réputée pour sa saveur florale.
- Forastero : cette variété beaucoup plus fréquente (80% environ de la production mondiale) est aussi de très bonne qualité. Plus facile à cultiver et donnant des rendements plus élevés que le Criollo, on la trouve au Brésil et en Afrique.
- Trinitario : cette variété créée en 1939 est originaire de l’île de Trinidad. Elle est issue d’un croisement de Forastero et de Criollo.

Les variétés cultivées aujourd’hui sont, soit naturelles, soit issues d’une sélection génétique.

Etymologie

Le mot chocolat vient de l’espagnol chocolate lui-même étant la transcription du mot xocoatl en nahuatl, la langue que parlaient les Aztèques et que parlent encore certains de leurs descendants au Mexique. Le xocoatl était une préparation liquide à base de chocolat, d’épices et de maïs. Le mot cacao vient quant à lui du mot nahuatl cacahuatl (prononcé kakawa) et désigne la fève de cacao.

Le naturaliste suédois Linné rangea le cacao dans le genre Theobroma qu’il créa en 1735. Theobroma signifie en grec « nourriture des dieux ». Il définit l’espèce en 1753 en ajoutant le suffixe cacao. Le genre Theobroma compte aujourd’hui 22 espèces.

On lit parfois que le mot cabosse utilisé pour désigner le fruit du cacaoyer, viendrait de l’espagnol cabeza (tête). Néanmoins, les espagnols utilisant les mots mazorca ou maraca pour la cabosse, il paraît plus vraisemblable de le rapprocher du mot français caboche.

Histoire : les origines

Le cacaoyer serait originaire d’une région située au nord de l’Amazonie. Les premiers à en avoir découvert l’utilité seraient les Olmèques, un peuple précolombien ayant vécu dans une zone s’étalant du sud du Mexique jusqu’au sud du Costa-Rica et ayant connu son âge d’or du deuxième millénaire avant notre ère jusqu’en 500 av. J.-C.

On retrouve les premières traces d’une utilisation culinaire du chocolat chez les Mayas, autre civilisation précolombienne, probablement descendant en partie des Olmèques, apparue vers 2600 av. J.-C. (période pré-classique) et qui connut son apogée du IIIème au Xème siècle de notre ère (période classique). Suite à des fouilles récentes au Honduras,  des analyses chimiques ont permis de confirmer la présence de théobromine (alcaloïde caractéristique du cacaoyer) dans des poteries datées de -1500 av. J.-C.

Il est probable que la première utilisation culinaire du cacaoyer ait eu pour objet la fabrication d’un alcool à partir de la pulpe extraite des cabosses, procédé plus simple que la fabrication du cacao qui, comme il est expliqué plus bas, requiert une torréfaction des fèves. La fabrication de cet alcool est toujours en vigueur dans certaines régions.

On mesure l’importance du cacao pour les Mayas lorsque l’on sait que le dieu de la guerre puis des marchands, Ek Chuah, était aussi le dieu du cacao. Les Mayas vénéraient ce dieu et lui consacraient un festival annuel. De la poudre de cacao a par ailleurs été retrouvée dans les tombes de dignitaires mayas du début de la période classique. Les Mayas consommaient le chocolat sous forme de boisson froide.

Après la décadence de la civilisation Maya, probablement due à des guerres et à des catastrophes naturelles ou écologiques, les Toltèques, peuple venu du nord, reprennent le flambeau du cacao, bien que basés à Tula, trop au nord pour permettre sa culture. Les Toltèques disparaissent à leur tour au cours du XIIe siècle, supplantés peu à peu par les Aztèques qui, venus du nord, s’étendront à partir de la plaine centrale du Mexique jusqu’à couvrir les anciens territoires mayas.

Le cacao est un élément clef de la culture Aztèque puisque les fèves servent de monnaie. Le cacao, apprécié pour ses vertus fortifiantes et prétendument aphrodisiaques, est consommé par les Aztèques sous forme de boisson froide ou chaude.  Le cacao est obtenu en faisant sécher les fèves au soleil, puis en les faisant griller, puis en retirant leur coque, avant de les broyer à l’aide d’un rouleau en pierre. La pâte obtenue est alors mélangée à une bouillie de maïs et à différentes épices, pour obtenir le xocoatl.

Histoire : découverte du cacao par les conquistadors

Christophe Colomb (1451-1506) ne découvre le cacao qu’à l’occasion de son quatrième et dernier voyage (1502-1504) à destination de l’Amérique qu’il croit encore être les Indes. Il aurait découvert les fèves de cacao en mettant la main sur la cargaison d’un grande pirogue le 30 juillet 1502 à proximité de l’île de Guanaja, située au large du Honduras. Fernando Colomb (1488-1539), fils de Christophe Colomb, raconte que la cargaison contenait beaucoup d’amandes « que les Indiens de Nouvelle Espagne utilisent comme monnaie; et elles avaient beaucoup de valeur pour eux, car je notai que lors de leur transfert à bord avec les autres biens, certaines tombèrent sur le pont et les Indiens se baissèrent pour les ramasser comme s’ils avaient perdu quelque chose de grande valeur ». Ces amandes étaient des fèves de cacao. A son retour en Espagne, le cacao aurait été négligé du fait de l’importance supérieure d’autres denrées et trésors rapportés. Charles Quint aurait goûté le cacao sans l’apprécier.

Les Aztèques croyaient qu’un ancien roi du Xe siècle, Quetzalcóatl, devait revenir le neuvième jour du mois du Vent de l’année du Roseau. Le 21 avril 1519 qui correspondait à cette date, Hernán Cortés (1485-1547), arrivant de Cuba, approche des côtes de l’actuel Etat de Tabasco au Mexique. Des émissaires du roi aztèque Moctezuma II lui apportent des présents en guise de bienvenue, parmi lesquels du xocoatl (traduit chocolate en espagnol). Hernán Cortés reste dans cette zone 10 ans, puisqu’il ne rentre en Espagne qu’en 1529. Il a donc tout le loisir de découvrir le breuvage des Aztèques, dont il dira que c’est un « breuvage divin qui développe la résistance et combat la fatigue. Une tasse de cette précieuse boisson permet à un homme de marcher un jour entier ».

Hernán Cortés aurait alors fait envoyer à la couronne d’Espagne des échantillons de cacao. Les moines et religieuses missionnaires au Mexique améliorèrent la recette en ajoutant sucre et lait, expédiant alors le chocolat sous une forme préparée. L’engouement pour le chocolat en Espagne am1ène les conquistadors à vouloir contrôler la culture des cacaoyers en imposant aux aztèques un travail forcé pour augmenter la production. Les premiers véritables envois de fèves séchées datent de la fin du XVIe siècle.

Histoire : le chocolat conquiert l’Europe

A partir du royaume d’Espagne, le chocolat se répand peu à peu en Europe, d’abord grâce notamment aux marchands néerlandais au début du XVIIe siècle. La France découvre le chocolat suite au mariage du roi Louis XIII avec Anne d’Autriche, fille de Philippe III d’Espagne, en 1615. L’Italie grâce au marchant Carletti, l’Autriche, la Prusse, puis l’Angleterre suite à la prise de la Jamaïque aux Espagnols en 1655, le découvrent ensuite. Le premier chocolatier français est David Chaillou qui en 1659 propose des biscuits contenant du chocolat. La Suisse ne découvre le chocolat qu’en 1697 grâce à un bourgmestre qui en avait goûté à Bruxelles.

Les autorités religieuses s’en mêlent, avec en 1662, un avis émis par le cardinal Francesco Maria Brancaccio auteur deux ans plus tard en 1664 d’un livre  « De chocolatis potu diatribe ». Le Cardinal estime en reprenant les mots de Saint Thomas d’Aquin que le chocolat en tant que liquide ne constitue pas une rupture du jeûne « Liquidum non frangit jejunum ». Il peut donc être consommé sous forme liquide pendant le carême. Pour le cardinal ce breuvage est bon pour la santé, mais cet avis ne fait pas l’unanimité à cette époque. Si la consommation du chocolat se répand rapidement en Espagne, les autres pays européens sont plus sceptiques, tant quant à ses qualités médicinales qu’à son intérêt gastronomique.

Contrairement à d’autres plantes découvertes par les conquistadors qui ont pu être cultivées en Europe (pomme de terre, haricots, tomate) le cacaoyer nécessite un climat tropical. Le cacao, produit d’importation, restera donc longtemps une denrée chère. En France, l’Etat s’en adjuge le monopole sous Louis XIV. Alors qu’il commence à être utilisé par les médecins, on lui impose en 1692 une taxe supplémentaire pour financer l’effort de guerre. Si Napoléon apprécie beaucoup le chocolat, il faudra attendre Napoléon III pour que la taxation soit abaissée pour en encourager la consommation, ses vertus ne faisant alors plus de doute.

Histoire : démocratisation

L’industrialisation de la fabrication du chocolat débute en Angleterre en 1728 et en France en 1770 (Pelletier à Paris, Escoffier à Saint Etienne) . La première fabrique mécanisée de chocolat s’installe à Bayonne dans les années 1780. La grande révolution vient de Hollande avec l’invention en 1825 par Coenraad Van Hooten de la poudre de cacao, obtenue à partir de tourteaux de matière sèche, débarrassée du beurre de cacao, et pulvérisée. Rendue plus soluble par alcalinisation, elle permet d’obtenir une boisson plus homogène dont la matière ne retombe pas.

Cette découverte va voir la boisson mousseuse datant du 16ème siècle disparaître peu à peu, remplacée par une boisson proche de ce que l’on connaît aujourd’hui. En 1847, l’anglais Fry ajoute du beurre de cacao à la poudre, créant une pâte malléable pouvant être coulée : la première tablette de chocolat est née. Au 19ème siècle apparaissent les grands noms du chocolat : Cadbury et Barry en Angleterre, Van Hooten en Hollande, Menier et Poulain en France, Suchard, Tobler, Cailler ou Lindt en Suisse, chacun apportant sa contribution à l’évolution de la fabrication et aux arômes du chocolat. Les premières bûches au chocolat sont vendues à Paris dans les années 1870. Cadbury invente les œufs de Pâques en 1875. Herschey (1900) puis Mars (1930) démocratisent le chocolat aux Etats-Unis en proposant les premières barres chocolatées d’abord au lait, puis fourrées avec d’autres ingrédients.

L’engouement pour le chocolat n’a jamais cessé de progresser, y compris dans les pays d’Europe où il est connu depuis longtemps. D’autres pays comme la Russie ou la Chine commencent à le découvrir.

Production

La production mondiale de cacao est passée de 125 000 tonnes en 1900, à 1.2 millions de tonnes en 1960, puis à 2.5 millions de tonnes de fèves en 1990 et à 3.5 millions de tonnes en 2006 (tonnes de fèves séchées). La production correspond assez bien à la demande. Cependant, si cette dernière continue de croître, il n’est pas sûr que la production arrive à compenser la croissance engendrée par les pays asiatiques tels que la Chine.

Les principaux producteurs sont par ordre décroissant, la Côte d’Ivoire, le Ghana, l’Indonésie, le Nigéria, le Cameroun, le Brésil, l’Equateur, la Malaisie. D’autres pays comme le São Tomé, Trinidad et Tobago, la Papouasie ou Madagascar sont aussi producteurs mais à plus faible échelle.

Après avoir été intensivement cultivé en Amérique centrale et du sud, le cacao est aujourd’hui essentiellement produit en Afrique avec 70% de la production mondiale en 2002. Des portugais ayant quitté le Brésil suite à son indépendance (1822) ont planté les premiers cacaoyers en Afrique, d’abord au large du Gabon sur l’île de Príncipe, puis sur celles de São Tomé et de Fernando Pó (aujourd’hui Bioko, île appartenant à la Guinée Equatoriale). La production de São Tomé et Príncipe, après avoir été très importante au début du XXème siècle, est aujourd’hui très faible (environ 4 000 tonnes), mais de qualité (forastero et trinidario) et comprend une offre certifiée agriculture biologique. En 2006, près de 40% de la production mondiale revient à la seule Côte d’Ivoire.

Le cacao a été introduit en Asie dès le XVIème siècle, mais la production y est restée très faible jusqu’en 1970. Le cacao est aujourd’hui essentiellement produit en Indonésie et en Malaisie. De qualité moyenne, il est essentiellement destiné à la production de beurre de cacao.

En Amérique du sud, l’Equateur et le Venezuela sont réputés pour la qualité du cacao et la finesse des arômes. Le Brésil, seul pays producteur ayant une consommation intérieure supérieure à sa production, produit un cacao essentiellement destiné à l’industrie agro-alimentaire. L’Amérique centrale a une faible production essentiellement concentrée au Mexique.

Le terroir et le climat ont une influence sur la saveur du chocolat. Les différentes étapes de la fabrication sont aussi très importantes.

Fabrication du chocolat

La fabrication du chocolat a beaucoup évolué depuis la recette que découvrirent les conquistadors auprès des sujets du roi Moctezuma. Nous avons vu plus haut le rôle essentiel de l’invention de Van Hooten. Aujourd’hui, grâce aux inventions successives des industriels, artisans ou producteurs, la fabrication du cacao est techniquement très au point avec des étapes bien définies.

1. Cueillette et écabossage : entre mai et juillet et entre novembre et décembre en fonction du pays et de la variété, les cabosses arrivées à maturité sont cueillies. On reconnaît une cabosse mûre à sa couleur or mat et au son qu’elle émet lorsqu’on la tapote. Les cabosses sont immédiatement ouvertes, avec précaution afin de ne pas abîmer les graines (ou fèves) se trouvant à l’intérieur. Les fèves sont alors extraites de la cabosse.

2. Fermentation : pendant une période allant de 2 à 7 jours en fonction des variétés, on laisse fermenter les fèves après les avoir entassées afin de limiter leur contact avec l’oxygène de l’air (la fermentation est une réaction anaérobie). Puis on les met en contact avec l’oxygène, ce qui entraîne l’oxydation de la pulpe et l’apparition de la couleur brune et des précurseurs des arômes du cacao.

3. Séchage : cette étape, qui dure de 10 jours à 3 semaines, a pour but de réduire drastiquement la quantité d’eau contenue dans les fèves. Lors du séchage la teneur en haut passe de 60% à 6-8%. Les fèves sont ensuite stockées dans des sacs de jute d’une capacité de 50 kg pour être ensuite transportées et souvent exportées.

Et pour finir, une belle preuve d’amour

amour-et-chocolat

PRECEDENTS ARTICLES

Le 13 décembre 2009 dimanche 13 décembre- Desserts et friandises de Noël:

« Neuf personnes sur dix aiment le chocolat ; la dixième ment »   John G. Tullius

* Chocolat de mes souvenirs  – Mme de Sévigné et le chocolat

* Quelques recettes proposées par Caneylle  

Le 10 fevrier 2001 La Saint-Valentin et le chocolat

La femme et le chocolat 

 

 

Publié dans Non classé | 2 Commentaires »

Jean Dujardin aux Oscars

Posté par ENO filles le 27 février 2012

Jean Dujardin aux Oscars dans 2012 affiche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il a gagné et finalement ne reste pas sans voix, même en anglais. Il a prononcé les mots que tout le monde comprend: « I LOVE YOU »

J’en suis ravie pour lui mais pas étonnée: voir mon précédent article du 14 septembre 2007

extrait-article-du-14.09.2007 dans Cinéma

Jean Dujardin est un artiste complet: du rire aux larmes, de la comédie au drame, il suscite une émotion réelle. Il a prouvé qu’un artiste doit savoir tout faire. A tiens! Je ne l’ai encore jamais entendu chanter! Mais cela va venir, j’en suis persuadée.

Et les Césars?

S’il n’a pas gagné le César du meilleur acteur c’est sans doute que l’on a voulu laisser la place à un autre.

Mais sa partenaire elle l’a obtenu. ne la boudons pas. Elle était charmante et touchante dans ce rôle.

« Les métamorphoses de Peppy Miller/Bérénice Bejo sont spectaculaires : d’abord, elle est la « flapper » des années folles, jeune fille délurée portant chapeau cloche, telle qu’a pu l’interpréter à l’écran Joan Crawford au début de sa carrière. Puis elle devient la maîtresse sensuelle telle qu’incarnée plusieurs fois par Greta Garbo face à John Gilbert, notamment dans le triomphal et scandaleux ‘La Chair et le diable’ de Clarence Brown. Puis elle se révèle une partenaire dansante, à l’instar de Debbie Reynolds, jouant précisément une « flapper » de la fin des années 1920, amoureuse de la star de cinéma Gene Kelly dans ‘Chantons sous la pluie’ qui n’est autre qu’une comédie sur l’arrivée du parlant à Hollywood.

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Omar Sy certes a été remarquable et j’ai adoré sa prestation dans « Intouchable » mais il est resté lui-même. Ce n’est pas vraiment une prestation d’acteur même s’il s’agissait pour lui d’un premier film. le rôle a été écrit pour lui. par contre, j’aurais plutôt plébiscité la prestation de François Cluzet qui a été absolument fantastique dans ce rôle d’handicapé. Une telle performance pour avoir su s’exprimer magnifiquement sans jamais bouger son corps méritait ce César que bien souvent on oublie d’attribuer aux grands acteurs déjà reconnus et que l’on attribue plus volontiers aux nouveaux acteurs.

Précédemment:

Le 13/05/2011THE ARTIST Le silence est d’or , par Olivier de Bruyn (sur Evene)

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Alors que la compétition cannoise, depuis son ouverture, abonde en noirceur, ‘The Artist’, le film de Michel Hazanavicius qui réunit Bérénice Béjo et Jean Dujardin, est une parenthèse enchantée.

Voilà le film que l’on n’attendait pas et pour cause. Dix jours avant le début des hostilités cannoises, ‘The Artist’
ne figurait pas en compétition, mais était « juste » censé divertir le festivalier harassé par l’état des lieux (glauque) du cinéma d’auteur mondial en étant présenté hors compétition, tel un divertissement de bon aloi.
Finalement repêché pour prétendre à la palme en compagnie des nouveaux bébés des grands auteurs de ce monde, le film de Michel Hazanavicius est présenté aujourd’hui sur la Croisette. On peut le prédire : il va remporter un triomphe à l’applaudimètre, comme ce fut le cas dès potron-minet à la projection de presse, pourtant réputée pour ses jugements matinaux sévères. Ce qui nous rappelle inévitablement le joli sort rencontré il y a trois ans ici même par le ‘Entre les murs’ de Laurent Cantet, sélectionné de dernière minute et qui repartit de Cannes avec une palme dans sa musette. S’il est trop tôt pour prédire un tel destin à ‘The Artist’, on ne serait pas plus étonné que ça de le retrouver très haut au palmarès dimanche prochain.

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« Dans son nouveau film, le cinéaste des ‘OSS 117′ se lance un défi ludique et anachronique qui en vaut d’autres : réaliser un film muet et en noir et blanc à l’heure où le cinéma mondial ne jure que par la 3D et les pétaradantes innovations numériques. Sa première motivation au-delà même de l’hommage aux inventeurs du cinéma ? « Travailler dans un format qui n’existe plus depuis 1927 », a-t-il expliqué en conférence de presse d’après
projection.
Encore fallait-il relever ledit défit et proposer autre chose qu’un gadget nostalgique. Soyons clairs : Hazanavicius réussit parfaitement son coup, grâce à un scénario malin, une mise en scène inventive qui joue habilement avec les figures imposées et deux acteurs qui s’en donnent silencieusement à cœur joie.
Histoire d’amour et histoire de cinéma, ‘The Artist’ plante son action en 1927 et s’intéresse au cas de George Valentin, une star du cinéma muet hollywoodien qui vogue de triomphe en triomphe et satisfait ainsi son ego surdimensionné.
L’homme tombe par hasard sur une figurante en devenir, la dénommée Peppy Miller, et en tombe raide amoureux. Hélas pour les amants potentiels, le cinéma s’en mêle. Les premiers essais du parlant persuadent en effet les décideurs et producteurs locaux de révolutionner le monde des images. Exit les vieilles gloires du muet, place à de nouveaux visages et à de nouvelles voix »

Je me souviens très bien, lorsque j’étais enfant de ces stars du muet (1915-1929) comme Buster Keaton, tombées en disgrâce à la sortie du cinéma parlant, pour en avoir entendu parler par mes parents.

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Pour raconter cette histoire simple, le cinéaste joue lui aussi la carte de la simplicité, ce qui est un sacré boulot. Excellemment rythmé et bourré de bonnes idées au détour de presque chaque scène, ‘The Artist’ respecte le cahier des charges du cinéma muet et divertit sans abêtir. Le récit amoureux et l’humble description des métamorphoses du cinéma s’entrecroisent et s’enrichissent mutuellement, avec une fluidité qui rappelle en passant que le film muet et son économie narrative ont toujours de bien belles choses à nous murmurer à l’oreille. Hazanavicius, fétichiste décontracté, ne se prend jamais au sérieux et ne sombre pas dans la parodie fastidieuse à base d’acteurs grimaçants et de gags estampillés « énormes ». Et son casting est à la hauteur de ses ambitions modestes mais joliment tenues. Dans les deux rôles principaux, Jean Dujardin confirme, quelques mois après sa prestation chez Nicole Garcia (‘Un balcon sur la mer’), qu’il sait exercer son talent désormais incontestable dans les registres les plus divers. Quant à la surprenante Bérénice Béjo, qui partage à la ville la vie du réalisateur, convainc elle aussi deux fois plutôt qu’une dans sa peau charmante de néo Paulette Godard.

Alors que la compétition cannoise, depuis son ouverture et quoi qu’on pense de la qualité intrinsèque des films qui la composent, abonde en surenchères noires et joue outrageusement la carte du « N’oublie pas que tu ne vas pas rire» (pédophilie par ci, dépression généralisée par là…), ‘The Artist’ fait figure de parenthèse enchantée. Modeste et plaisante. Le jury appréciera peut-être. Nous, c’est déjà fait.

Le 10/10/2011 – The « Golden Globes » :

« The Artist’, c’est l’Amérique En images » Par N. T. Binh

(sur Evène)

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Hollywood n’est pas ingrat et récompense ‘The Artist’, hommage frenchy à l’âge d’or du cinéma amércain. Avant les Oscars, le ilm de Michel Hazanivicius rafle trois Golden Globes : meilleur film et meilleur acteur dans une comédie, ainsi que meilleure musique. Nous nous sommes amusés à retrouver ses modèles, conscients ou non, dans les grands classiques hollywoodiens, qui ne sont d’ailleurs pas tous des films muets. Preuves à l’appui, avec des images tirées de la bande-annonce de ‘The Artist’.

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(De gauche à droite, Max Linder, Douglas Fairbanks, John Gilbert, Gene Kelly dans ‘Le Pirate’ et Fredric March dans ‘Une étoile est née’)

Plusieurs vedettes ont pu inspirer la performance de Jean Dujardin, récompensée au dernier Festival de Cannes. Tout d’abord, l’élégant comique français Max Linder et le héros bondissant Douglas Fairbanks, deux des premières idoles du cinéma mondial. Mais aussi le beau John Gilbert, qui fut le partenaire et l’amant de Greta Garbo, et dont la carrière fut brisée par l’arrivée du parlant, comme celle de George Valentin/Jean Dujardin dans ‘The Artist’. Le goût de Valentin pour les claquettes s’inspire de Gene Kelly qui, dans ‘Le Pirate’ de Minnelli, s’amusait à pasticher… Douglas Fairbanks !

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Lorsqu’il sombre dans la déchéance, son personnage emprunte de façon frappante le parcours et les traits de Fredric March, dans la version 1937 de ‘Une étoile est née’.

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Première d’un film à Hollywood IMG4

Le 10 octobre 2011, JEAN DUJARDIN RESTE SANS VOIX

 « Silences »

Interview muet de Jean Dujardin: propos recueillis par Etienne Sorin  

À fond dans son personnage de George Valentin, star du cinéma muet dans ‘The Artist’, Jean Dujardin a préféré garder le silence. Il a décliné notre proposition d’interview, sans doute inspiré par cette parole du Tao :

« Celui qui parle sème, celui qui écoute récolte ».

Du coup, on s’est dit qu’on pouvait très bien la faire sans lui. Quitte à faire les questions et ses réponses.

Etienne Sorin : Il paraît que la première fois que Michel Hazanavicius vous a proposé le rôle, vous avez refusé de peur de ne pas rencontrer le public avec un film en noir et blanc sans dialogues. En même temps, regardez ‘Philibert’, une parodie de film de capes et d’épées, en couleurs et avec des dialogues, a fait un bide…

Jean Dujardin : (Silence. Il sourit et se lève. Il saute sur le canapé, rebondit et fait des moulinets dans l’air et des fentes pour montrer qu’il voit très bien de quel film on veut parler.)

Etienne Sorin :Vous aviez avancé la même raison pour ne pas jouer le patron de la poste dans ‘Bienvenue chez les Ch’tis’ en 2007. Passer à côté d’un film à 20 millions d’entrées, pour un acteur populaire, c’est une faute professionnelle, non ?

J. D. : (Silence. Il se rassoit, se sert un verre d’eau, boit une longue gorgée et, simplement avec un très léger mouvement de tête, il nous fait comprendre que le box-office ne fait pas tout, que s’il est acteur, c’est avant tout pour prendre des risques, qu’il ne supporte pas l’expression « acteur bankable » à son égard et qu’il ne veut pas être rangé dans une case.)

 Etienne Sorin : Est-ce que la vraie raison de votre refus initial pour ‘The Artist’, ce n’est pas le fait que vous aviez une veille rancune envers le producteur Thomas Langmann. En 2003, il vous aurait promis un rôle dans ‘Double zéro’ avant de le refiler à Edouard Baer. C’est quand même une crapule ce Langmann, non ?

J. D. : (Silence. Il fronce les sourcils et se lève. On dirait qu’il essaye d’imiter Edouard Baer et de rejouer des scènes de ‘Double zéro’. Ou alors il imite Thomas Langmann. Ou alors il imite Claude Berri pour faire deviner Thomas Langmann… À moins qu’il n’imite Thomas Langmann en train d’imiter Edouard Baer.)

Etienne Sorin : Est-ce que vous avez accepté ‘The Artist’ à la condition que Langmann engage Edouard Baer sur le prochain Astérix? Si oui, est-ce que vous en voulez aussi à Edouard Baer ? Vous êtes conscient
du fait que Christian Clavier et Clovis Cornillac ne se sont jamais relevés du rôle du petit gaulois ?

J. D. : (Silence. Son portable sonne. Il décroche. On entend une voix féminine hurler : « Jean, c’est Alex. Jean ! Jean !!!!! Fais pas le lourd, vas-y répond… Tu vas jouer à ça encore longtemps ?! » Il raccroche. )

Etienne Sorin :Vous avez refusé trois fois de tourner avec Claude Lelouch parce que c’était des films choraux. Pourtant, vous avez bien tourné avec Guillaume Canet dans ‘Les Petits Mouchoirs’… Cela veut dire que vous préférez vous faire exploser par un camion et vous déguiser en travelo pour faire rire une bande de potes demeurés qui vous laissent à l’hôpital avec la tronche d’Elephant man plutôt que de tourner avec Lelouch ?

J. D. : (Silence. il fait un signe à l’attachée de presse qui passe à ce moment là. Il sort un carnet et griffonne quelques mots. L’attachée de presse nous regarde et dit : « il vous reste 2 minutes »)

Etienne Sorin : À Cannes, on avait le choix entre un pédophile (‘Michael’), un enfant psychopathe (‘We need to talk about Kevin’), des enfants maltraités (‘Polisse’), une maison close pas franchement gaie (L’Apollonide’) ou encore une fille violée dans son sommeil par des vieux dégueulasses (‘Sleeping Beauty’)… Vous n’avez pas eu l’impression de casser l’ambiance ?

J. D. : (Silence. Interrogatif, il se frotte le menton.)

Etienne Sorin : Cinq mois de répétitions pour un numéro de claquettes, c’est beaucoup. C’est pénible à ce point les claquettes ?

J. D. : (Silence. Soudain il se lève, roule le tapis et nous montre un step avec transfert du poids du pied gauche au pied droit. Il enchaîne avec une série de spank – frappe brossée arrière de la demi-pointe – et une série de riffle – brush plus un heel vers l’avant suivi d’un spank. Le tout sans les mains.)

Etienne Sorin : Le Prix d’interprétation à Cannes, c’est une revanche sur le cancre malheureux à l’école ? Un pied de nez à ceux qui ne voyaient pas l’acteur de la minisérie hétéro beauf ‘Un gars, une fille’ devenir une star? Un espoir pour tous ceux qui démarrent en faisant des sketchs dans des bars ? Une occasion d’amuser Robert de Niro qui avait l’air de s’ennuyer comme un rat mort sur la Croisette ?

J. D. : (Silence. Il sourit et nous montre sur son portable des photos de Robert de Niro et lui prises à Cannes : Bob et Jean font du vélo, Bob et Jean jouent au Casino, Bob et Jean dansent avec des bimbos…)

Etienne Sorin : Vous avez partagé votre prix à Cannes avec votre partenaire, Bérénice Béjo… Ce n’est pas un peu fayot sachant qu’elle est la femme du réalisateur ?

J.D. : (Silence. Son portable sonne à nouveau. Il décroche. On reconnaît la voix de Gilles Lellouche : « Salut mon con. Alex m’a dit que tu te faisais un trip « je-parle-pas-pour-voir-comment-ça-fait-de-vivre-comme-dans un film muet »…
C’est sympa mais il va falloir qu’on se voit pour parler de la promo des’Infidèles’. Rappelle moi vite, ciao.»)

Etienne Sorin : Dans Télérama, vous dites : « C’est toujours le problème de la honte, du soi-disant bon goût. Un film comme ‘Ghost’, par exemple, on le regarde en pleurant, mais on ne s’en vante pas ! »
Quand même, pleurer devant ‘Ghost’, c’est un peu la honte, non ?

J. D. : (Silence. Il regarde par la fenêtre, les yeux vagues, comme s’il voyait passer au loin le fantôme de Patrick Swayze.)

Etienne Sorin : ‘The Artist’ est dans la course aux Oscars. Vous allez devoir faire campagne, rencontrer des journalistes américains… Allez-vous continuer à donner vos interviews en français ou vous mettre enfin à l’anglais ? Un acteur français qui joue un acteur hollywoodien et qui ne sait pas aligner trois mots d’anglais, reconnaissez que ce n’est pastrès bon pour l’image de la France dans le monde. Et on va encore dire que les
Français sont nuls en langues…

J. D. : (Silence. Il sort de la poche de sa veste un mini dictionnaire français-anglais et le brandit fièrement au-dessus de sa tête comme un maoïste le Petit Livre rouge.)

Etienne Sorin : Dans le Journal du Dimanche, vous déclarez que pour faire des progrès en anglais : « il faudrait que je lourde
Alexandra (Lamy, son épouse) que je puisse partir deux mois avec une Américaine et revenir bilingue. » Un peu facile l’excuse de l’apprentissage des langues pour lourder sa femme ?

J. D. : (Silence. Il se lève et nous met un coup de tête) … BLANG !

Le 12 Octobre 2011: Rencontre Michel Hazanavicius et Jean Dujardin à la Fnac Saint-Lazare – Paris (75009)

Présentation

A l’occasion de la sortie du film The Artist, pour lequel Jean Dujardin a reçu le prix d’interprétation masculine au dernier festival de Cannes, la Fnac invite Michel Hazanavicius et Jean Dujardin pour une rencontre exceptionnelle.

Ils ont parlé du tournage du film, des défis liés au noir et blanc et au muet, mais aussi de leurs sources
d’inspiration ou encore de l’accueil reçu au Festival de Cannes.

Synopsis

George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L’arrivée des films parlants
va le faire sombrer dans l’oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars.

Ce film raconte l’histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l’orgueil et l’argent
peuvent être autant d’obstacles à leur histoire d’amour »

Mes articles précédents sur Jean Dujardin

* le 14 septembre 2007

99F – Avant-Première ! ATTENTION ! CHEF-D’ŒUVRE…”parce que vous le valez bien!” 

avec Jean Dujardin en route pour les oscars… je l’avais bien dit. Avec sa filmographie en 2007.

* le 2 mai 2008

Cash

avec Jean Dujardin — avec images du film

Un peu par superstition, j’attendais la consécration pour écrire cet article. Bravo à Jean Dujardin que j’ai apprécié dès que je l’ai découvert.

Publié dans 2012, Cinéma | Pas de Commentaires »

 

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