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La Sainte-Catherine, de coutume en culture

Posté par ENO filles le 24 novembre 2013

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Vive la Sainte-Catherine 

A l’origine de toutes ces traditions, la vie légendaire de Sainte Catherine d’Alexandrie

SAINTE-CATHERINE

Née à Alexandrie au sein d’une famille noble, Sainte Catherine se convertit au christianisme à la suite d’une vision.

Jésus, ému par sa ferveur, contracte avec elle un mariage mystique sous les yeux de Marie et de la Cour céleste.

C’est sa vie exemplaire qui lui vaut tous ces honneurs.

Elle ne se contente pas d’être la sainte patronne des filles à marier, mais aussi celle des prêcheurs et des philosophes.

Très intelligente, elle suit les cours des plus grands maîtres chrétiens et on dit qu’elle réussit à démontrer à 50 grands philosophes d’Alexandrie la vanité des idoles et la fausseté de leur foi, jusqu’à les convertir tous.

L’empereur Maxence, qui persécutait les chrétiens, lui proposa de renoncer à sa foi en échange d’un mariage royal.

Catherine refusa et allégua qu’elle avait contracté avec le Christ un mariage mystique.

Humilié, l’empereur lui fera subir le supplice de la dislocation des membres sans succès, puis le supplice de la roue duquel elle sort indemne. La légende dit que la roue se brisa miraculeusement.

Elle finira décapitée le 25 Novembre 307.

La vie de cette sainte sera tout à fait édifiante, puisqu’elle fut à la fois vierge, martyre et savante, ce qui lui vaudra d’être la seule Sainte du paradis à posséder trois auréoles: la blanche des vierges, la rouge des martyrs et la verte des savants.

La protectrice des filles célibataires

Son refus de se marier explique tout naturellement pourquoi Sainte Catherine est la patronne des filles célibataires.

L’expression « coiffer Sainte Catherine« , que l’on emploie lorsqu’une jeune fille arrive à l’âge de 25 ans sans avoir convolé en justes noces, s’explique par une tradition qui remonte au XVIème siècle.

En France, à cette époque, on renouvelait la coiffe de la statue de la sainte dans les églises, et c’était les jeunes femmes célibataires entre 25 et 35 ans qui se chargeaient de cette tâche. De la coiffe au chapeau il n’y a qu’un pas, et c’est donc ce qui explique l’usage pour les Catherinettes de porter un chapeau le 25 novembre !

Cette tradition variait selon les coutumes vestimentaires propres à chaque région. La tâche était confiée à la plus expérimentée d’entre elles donc la plus âgée de la confrérie

Ainsi, celles qui ne trouvaient pas mari, plus vieilles d’années en années, coiffaient la statue, une année suivant l’autre.

C’est probablement pour cette raison que sainte Catherine, d’abord patronne des jeunes filles à marier, devint de plus en plus associée aux vieilles filles. À cette occasion, celles qui atteignaient leur 25e année étaient officiellement considérées comme vieilles filles et, bon gré mal gré, on les coiffait d’un bonnet.

 25 novembre dans Fêtes

Il faut savoir que les hommes célibataires ont eux aussi leur saint patron en la personne de Saint Nicolas : en effet, tout comme on dit « coiffer sainte Catherine » pour les filles, on dit « porter la crosse de Saint Nicolas » pour les garçons.

Connue à la fin du Moyen âge en France, cette coutume fut aussi adoptée en Suisse et en Belgique.

Au Canada, dans certaines paroisses dédiées à sainte Catherine ou dans les églises où trônait sa statue, les jeunes filles avaient pris l’habitude de déposer un bouquet de fleurs pour souligner l’anniversaire de leur sainte patronne.

L’expression «coiffer sainte Catherine» a tout de même survécu à la coutume.

Favoriser les rencontres

Pour les plus jeunes, le 25 novembre était la journée idéale pour la quête d’un mari, les rencontres étant facilitées par la fête. Et ainsi cette période de l’année étant propice aux rencontres entre jeunes gens il y avait davantage de célébrations de mariage.

Cependant comme les chances de trouver un époux se faisaient de plus en plus minces après cet âge, un dicton naquit:

«À la Sainte-Catherine mieux vaut mauvais mari que bonnet trop joli».

Il paraitrait que, Conrart, le fondateur de l’Académie Française, interrogé au sujet de l’expression «rester vieille fille»,  avait limité ce phénomène à une réponse en vers :

 

Au-dessus de vingt ans, la fille, en priant Dieu,

Dit: «Donnez-moi, Seigneur, un mari de bon lieu!

Qu’il soit doux, opulent, libéral, agréable!»

À vingt-cinq ans: «Seigneur, un qui soit supportable,

Ou qui, parmi le monde, au moins puisse passer!»

Enfin, quand, par les ans elle se voit presser,

Qu’elle se voit vieillir, qu’elle approche du trente:

«Un tel qui te plaira Seigneur, je m’en contente».

 

Pour certaines, coiffer sainte Catherine n’avait rien de réjouissant.

Elles étaient blessées par des moqueries par et parfois même méprisées et marginalisées. On leur offrait parfois des condoléances et des « Valentins » anonymes et moqueurs. Elles étaient même l’objet de « Poisson d’Avril »

Les « vieilles filles» devaient se faire discrètes, s’habiller de vêtements plus sombres, ne plus prendre part aux soirées et le vide se faisait autour d’elles.

Au début du XXe siècle, la Sainte-Catherine donnait lieu à des veillées de musique, de danse et de chansons. Les filles célibataires y étaient fêtées et on les invitait à des rencontres avec de futurs prétendants. On encourageait les danses en couple.

Les « catherinettes » ne sortaient pas toujours triomphantes de ces soirées. Coiffées du bonnet de circonstance, leur sens de l’humour était rudement mis à l’épreuve

En Acadie, une vieille coutume maintenant disparue, «on leur mettait sur la tête un bonnet blanc et pointu. En certains endroits, on leur faisait revêtir une robe verte, signe d’espérance, et on les obligeait à danser dans une auge à cochon.

 Canada

La date

Selon la petite histoire, Marguerite Bourgeoys aurait ouvert les portes de sa première école le 25 novembre 1658, jour de fête de sainte Catherine d’Alexandrie.

- Les historiens quant à eux fixent cette date au 30 avril 1657, jour de la fête de sainte Catherine de Sienne.

 Catherine

 

Marguerite Bourgeois

La tradition de fêter la Sainte-Catherine à l’école remonterait-elle jusqu’à la première fête donnée par Marguerite Bourgeoys ? On peut seulement dire que le 25 novembre était célébré depuis le début du Régime français en Amérique et l’on peut croire que Marguerite Bourgeoys, née en France et fondatrice de l’enseignement du français à Montréal, canonisée le 31 octobre 1982 par Jean-Paul II, qui accueillait à son école les Filles du Roi, ne pouvait passer sous silence ce jour particulier.

Chose certaine, le 25 novembre a longtemps été une journée très agréable pour les écoliers.

Au XIXe siècle, cette journée de festivités faisait place aux pièces de théâtre montées par les élèves qui jouaient souvent le martyre de sainte Catherine. Ensuite prenaient place les jeux organisés, les chansons et les mascarades.

Plus récemment, la Sainte-Catherine fut l’occasion de présenter des films sur grand écran dans les écoles. La fête prenait plus ou moins d’importance selon les écoles, selon la direction et les enseignants ; des témoignages laissent croire qu’ils y voyaient une belle source de motivation pour maintenir la discipline jusqu’à cette journée tant attendue où l’école appartient aux écoliers.

Les friandises

Au Canada la tradition liée à la Sainte Catherine de fabriquer latire, une confiserie à base de mélasse et de cassonade reste vivante encore aujourd’hui.

Cliquez sur Histoire d’escalier, un conte canadien à propos de la tire.

La tire ma tire

En tous cas, des permissions exceptionnelles étaient accordées : mâcher de la gomme, commettre de petites indisciplines, mais d’abord et avant tout manger de la tire à satiété, tire que l’on préparait souvent sur place et que les élèves prenaient plaisir à étirer.

A l’origine, le but était pour les Catherinettes de démontrer leur talent de cuisinière en offrant cette gourmandise aux hommes célibataires !

Quoi qu’il en soit, le succès de la tire Sainte-Catherine dure depuis 350 ans.

L’origine de cette friandise en forme de papillote serait une invention de Marguerite Bourgeoys.

On raconte qu’elle en aurait fabriqué pour attirer les enfants à son école, surtout les petites «sauvagesses». Le moment de plier le long cordon n’était certainement pas à dédaigner. «En effet, un jeune homme et une jeune fille, étirant le même morceau de tire, pouvaient, quand tous deux se rapprochaient pour plier les deux extrémités du cordon doré, s’embrasser rapidement, ce qui faisait éclater les cris et les rires de ceux qui avaient eu le temps de les voir

On emploie aussi les mots «kiss» (un baiser en français) ou «Klondike» (à cause de sa belle couleur jaune doré, comparable aux pépites d’or tant vantées du Klondike à l’aube du XXe siècle.

Et je ne citerai pas ici la liste de mes amies « Catherine » à qui je souhaite une heureuse fête.

Chapeau mes « Catherine » qui ne sont plus « catherinettes » !

 

Une petite chanson pour vous

cliquez ici

Numérologie

Obtenir la Numérologie complète pour les noms de Catherine, Cathy, Katherine, et Kathy sur :

Kabalistik, site gratuit et fiable.

Les chapeaux en vert et jaune

Le chapeau, du latin « Katharos » fait allusion aux jeunes filles pures et signifie le lien avec Sainte-Catherine.

La tradition veut que l’on confectionne aux Catherinettes des chapeaux extravagants, où le vert et le jaune prédominent et qu’elles porteront tout au long de cette journée festive.

La couleur verte symbolise l’espoir de se marier et connaissance, tandis que la couleur jaune symbolise la réussite ou la foi et la sagesse acquise avec les années

Cette tradition, autrefois suivie dans tous les milieux, à la ville comme à la campagne, s’est beaucoup perdue. Mais aujourd’hui, la coutume est largement suivie par les maisons de couture parisiennes et les modistes (créateur de chapeaux).

Leurs Catherinettes sont reçues le 21 Novembre à la Mairie de Paris, où elles présentent leurs chefs-d’œuvre.

Quant aux fillettes, c’est surtout dans le nord de la France que perdure la tradition de leur envoyer une carte pour la Ste Catherine.

Foire de Sainte-Catherine

Dans les campagnes, la Sainte Catherine est également associée à une Foire qui se tient aux alentours du 25 novembre. La Foire Sainte-Catherine permet aux éleveurs de présenter leurs bestiaux au public.

Cette foire était bien entendu, autrefois, l’occasion idéale pour les jeunes hommes de rencontrer une catherinette afin de mettre fin à son célibat…

50

Pour les jardiniers

Le jour de la Sainte Catherine est réputé idéal pour planter boutures et plantes à racines nues, ainsi que l’affirme le dicton : « à la Sainte-Catherine, tout bois prend racine« .

- Ça marche, je confirme…

De nos jours, Sainte Catherine reste la patronne des filles à marier, mais aussi des théologiens, philosophes, orateurs, notaires, étudiants, meuniers, plombiers, tailleurs …

Histoire de la commune de STE-CATHERINE

« Il est une sainte que Garat ne peut oublier d’honorer. C’est Sainte-Catherine, nom du principal bourg de la commune (Sainte Catherine est situé sur la D 939).

COMMUNE STE CATHERINE

Et quand le jour de la Sainte-Catherine, tombé cette année ce dimanche 25 novembre, on peut en profiter pour fêter une Catherinette, on ne saurait bouder le plaisir de faire perdurer une vieille tradition.

Cette année, c’est Charlène, adjoint administratif à la mairie et célibataire alors qu’elle a fêté ses 25 ans, a eu ce jour la surprise de recevoir un superbe chapeau vert et jaune offert, par ses collègues et la municipalité. Elle a ensuite dû prendre la pause sous le panneau de Sainte-Catherine ».

Origine du prénom

Catherine est un prénom féminin d’origine grecque. Catharsis est issu de la même racine. Deux écoles coexistent : les catholiques pensent que Catherine provient du grec « katharos » signifiant « pur », « exempt de souillure » ; les protestants pensent que Catherine provient du nom grec : « aikaterine » signifiant « la torture », en référence à la Sainte Catherine, martyrisée à Alexandrie.

Variantes et diminutifs du prénom « Catherine »

 Caitrin, Catalina, Catarina, Cateline, Caterina, Catharine, Catheline, Cathie, Cathy, Catriona, Ekaterina, Katarina, Katel, Katell, Katelle, Katerina, Katharina, Katharine, Katherina, Katherine, Kathryn, Kathy, Katie, Katrine, Katy

Quelques Catherine célèbres

Le prénom Catherine doit ses lettres de noblesse à Catherine de Médicis, reine de France au XVIe siècle. Très plébiscité dans les années 1960, ce prénom est porté par 360 000 personnes en France. Cependant, il tend à disparaître et n’a pas été attribué à plus de 50 bébés en 2012.

Les Catherine célèbres sont nombreuses.

On peut aussi citer parmi les nobles

Catherine I et Catherine II de Russie (Tsarines au XVIIIe siècle).

Au XVIe siècle, le roi d’Angleterre Henri VIII a eu six épouses successives. La première s’appelait Catherine d’Aragon (infante de Castille et d’Aragon), la cinquième Catherine Howard et la sixième Catherine Parr. Et maintenant nous avons aussi Catherine Elizabeth Middleton dite Kate, l’épouse du prince William, duc de Cambridge, fils aîné du prince Charles, prince de Galles, et de la princesse de Galles, née Lady Diana Spencer

En sport,

Catherine Suire, Catherine Barclay-Reitz, Catherine Tanvier, joueuses de tennis, Catherine Destivelle  alpiniste, Catherine Fleury Vachon Judoka , Catherine Marsal cycliste, Catherine Plewinski nageuse, Catherine Ruby championne de surf/neige

Au cinéma,

Des actrices belles et talentueuses: Catherine Deneuve, Catherine Frot, Catherine Bell, Catherine Hiegel dans « La vie est un long fleuve tranquille », Catherine Rich, Catherine Rouvel, Catherine Zeta Jones qui a notamment joué dans « Le masque de Zorro » mais aussi la romancière et réalisatrice Catherine Breillat ont popularisé ce prénom.

À la télévision,

Les chanteuses Catherine Lara, Catherine Ringer, Catherine Sauvage,…

Catherine Langeais téléspeakerine pionnière de la télévision (1923 – 1998), Catherine Nay journaliste, Catherine Laborde présentatrice météo, journaliste, écrivain, Catherine Ceylac, présentatrice, Catherine Barma productrice

Catherine était aussi le nom de guerre de la résistante française Lucie Aubrac sous l’Occupation.

Catherine Lalumière : politicienne Catherine Théot: visionnaire normande exploitée contre Robespierre (18e siècle) Catherine Trautmann: politicienne

Quiz – Les reconnaissez-vous ?

Jouer

 catherinette

 

Et vous, que pensez-vous de cette tradition des « Catherinette »?

Ça vous amuse? Vous trouvez ça ridicule? L’avez-vous déjà fêté à quelqu’un? Où, vos amis vous l’ont-ils souhaité à vos 25 ans?

Je suis impressionnée par le nombre de commentaires concernant tous les sites cités en sources.

Alors, si le froid ne vous a pas trop tétanisé, après avoir regardé ce petit diaporama créé à votre intention, votre petit commentaire sur le blog sera le bienvenu.

Chapeaux les catherinettes

Pour lire le diaporama à votre convenance cliquez sur les images

Bien que les Catherinettes 2013 soient aujourd’hui moins en quête d’époux qu’autrefois, je compte sur vous pour fêter dignement et dans la joie, celles qui vous font l’honneur de vous côtoyer.

1 chapeau

Sources

Catherine, Sainte et Martyre
Sainte Catherine et les Catherinettes
Coiffer Sainte Catherine
Ecrire une carte bonne fêteLe magazine des femmes
Le musée du chapeau
Histoire de la commune de SAINTE CATHERINE
Les premières élections de Sainte Catherine Ecusson et notre logo- Le préventoriumLes Albums de CroÿL’Eglise
Envie d’ailleurs
Merci  facteur
Laulitta.com
http://www.laulitta.com/2013/03/les-catherinettes.html
 
je dois ecrir un comm

 

 

 

 

 

Publié dans 2013, Fêtes | Pas de Commentaires »

La promo garçons de 1957 – quelques photos

Posté par ENO filles le 24 juillet 2013

Des envois de Jean

Depuis la dernière rencontre de Sète où les promos des garcons et filles ont élargi les contacts, nous recevons les mails de nos camarades pas toujours réjouissants mais voici quelques photos qui vous permettront d’agrandir votre Album de souvenirs:

la Dream Team de volley de l’ENO de 56/57

« J’ai le plaisir de vous adresser la photo de la « Dream Team » de volley de l’ENO , année 56/57 dans laquelle figurent Roland Pérez , André Leroux et Jean Bauza comme manager ! Ils ont abandonné la carrière sportive qui s’offrait à eux pour se consacrer à leur études , ce qui a privé l’équipe de France d’éléments exceptionnels car leurs capacités mathématiques leur permettaient de calculer la trajectoire des ballons avant même de les toucher ….. et nous perdions tous les matchs ! Je plaisante …!!!
Comment voulez-vous que je vous oublie ?
Bises à tous » .
JW
« Je n’ai pas nommé les De Miras , Zimmerman , Karroucha , Bensidoun et autre JW qui n’étaient là que pour faire des passes « . Hum!!! ( pardon , Mesdames )
Dommage! je n’ai pas su les reconnaitre sur cette glorieuse photo. Et vous?
La promo garçons de 1957 - quelques photos dans ENO la-dream-team-de-volley-de-leno-de-56-57-noms
Un commentaire:  » Je savais bien que j’avais une brillante carrière sportive derrière moi! » Jean Bauza – qui en aurait douté!!! -

Un autre souvenir: En 1: René Aldeguer

époux regretté de notre amie Aline, récemment retrouvée et qui a partagé notre dernière rencontre.
rene-aldeguer-n1 dream team de volley dans Promo 57-61

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Rencontre normalienne 2014, des idées de séjour

Posté par ENO filles le 6 juin 2013

Comme promis notre ami Jean s’est mis dare-dare en quète d’un nouvel Eden susceptible de nous accueillir en 26 mai 2014

Salut les copines et salam les copains

Je vous rappelle les dates que nous avons arrêtée pour ce futur séjour: désolée, je ne les ai pas notées !!!

Et ci-dessous les messages de Jean
Dès mon retour je me suis mis en quête d’un nouveau centre pour 2014 . Il se trouve que le Lazaret est affilié à une centrale qui s’appelle « Cap France » ,
organisme qui possède 97 centres en France . J’ai demandé le catalogue pour 2014 et je vais pouvoir vous faire des propositions (honnêtes ) assez rapidement. Vous choisirez celle qui vous plaira et je me fierai à la majorité . Dans l’immédiat , je vais aller passer une semaine chez Robert , en Alsace, pour récupérer un peu car vous m’avez épuisé à Sète . Je n’ai pas toutes les adresses des filles donc je vous charge de transmettre ce message à celles que vous connaissez ! Une énorme bise à partager entre tous ! JW

30 mai

Chers amis , Comme promis , je me suis mis en quête d’un éventuel nouveau centre d’accueil pour 2014 . Cap France doit m’envoyer le catalogue 2014 dès sa parution en juin mais j’ai déjà contacté un de ses partenaires , le Gai Logis , dans l’Ardèche . Malheureusement , celui-ci ne reçoit qu’à la semaine , ce qui ne nous convient pas à priori . Dans quelques jours , je pourrai me renseigner auprès d’autres structures d’accueil mais d’ores et déjà , je vous signale que , si fin septembre je n’ai rien trouvé qui vous convienne , je vous proposerai de retourner au Lazaret car , tous comptes faits , on est bien reçus .Et je trouverai assez de visites et de soirées à vous offrir pour que vous repartiez chez vous , emplis de joie et la larme à l’œil ( prétentieux !!) .

30 mai suite                            

Je viens de recevoir cette superbe vidéo qui me donne des idées pour 2014 . Cliquez ci-après: Des idées d’animation pour 2014

Je vous suggère de commencer à vous entraîner au saut à l’élastique , au roller et au skate , à tous les sports de glisse et à toutes les activités que vous aurez découvertes sur ces images . Le premier prix sera …un séjour prolongé dans un hôpital spécialisé dans la rééducation et je ne vous parle pas des perdants . J’espère qu’il y aura encore de la place à côté de Paul Valéry pour vous accueillir tous ! Bon courage et ad patres ! JW

Encore mieux: l’Espagne !!!

 Une réponse d’Aline

1er Juin

Bonjour à tous ,

Jean, c’est grand l’Espagne ! Avez vous l’idée d’une localisation plus précise ? Il faut penser aussi à l’accessibilité du lieu de destination ,compte tenu de la dispersion de nos domiciles respectifs .

Et puis , il est possible que « el vino y las mujeres » ne soient pas forcément des points d’attraction décisifs pour toutes ces dames.

Enfin je suppose ! sans trop vouloir m’avancer !…on ne sait jamais !…

Peut être pourrait on imaginer de faire un essai préalable , avec un groupe plus restreint , sur un point de chute en Espagne , que vous auriez déterminé ?Peut être pourrait on synchroniser ce voyage dans le temps avec la réunion des Perrégaulois ,à Playa de Aro en Septembre ?

Ce ne sont là bien sûr que des suggestions pour contribuer à l’avancement du projet …..

Nous laissons à l’organisateur confirmé et apprécié de tous le soin de piloter la marche de l’ENO vers la prochaine rencontre 2014 .

Hasta la vista …. Aline Aldeguer

En ce qui me concerne

Pourquoi pas? A condition de ne pas être trop loin de la frontière.

Moi, je serais assez tentée par Figueres, la ville du Musée Dali. Ce musée merveilleux est le plus important de la Costa Brava et l’un des plus visités de l’Espagne.

A environ 2h de Sète.

En voici une petite idée en cliquant sur le pps ci-dessous:

fichier pps Le musée Dali en bref

Bien sûr il faut que cela convienne à tous. Pas question d’en laisser un ou une sur le quai.

Autres suggestions? Pour une fois, laissez-vous aller à quelques commentaires.

 

 

Publié dans 2014, ENO, Rencontres | Pas de Commentaires »

Sète 2013: le retour

Posté par ENO filles le 29 mai 2013

Samedi 25 mai

Sète 2013: le retour dans 2013 img_0001-le-centre

Ca y est j’émerge. Une nuit de sommeil bien méritée et  j’ai retrouvé mes marques. Mes articulations se portent bien et ma voix se refait entendre.

collage-sete-2013-red Bouzigues dans Rencontres

Après un séjour aussi sympathique et réussi auprès de tous nos amis, il reste un peu de vague à l’âme: plus de chansons, plus de danses, plus de gourmandises,

plus de dives bouteilles… jusqu’à l’année prochaine!

img_0011-le-bar Brassens dans Sète

Le vent froid de l’hiver qui s’accroche aux branches des arbres et aux mâts des voiliers, ne veut pas lâcher prise et a eu raison de ma bonne humeur.

Mais il me reste le souvenir de ces quelques jours tant attendus et déjà disparus.

Un regard attendri sur les photos qui  s’accumulent dans ma mémoire  et celle de mon ordinateur, et me voici revenue en arrière.

Le Directeur du Centre, nouvellement arrivé, qui nous a accueilli avec un grand sourire et un petit verre de Frontignan.

img_0003 Colette Richarme

Nos chambres-cellules au confort un peu spartiate, qui nous redonnent un coup de jeune.

Des repas sans prétention mais agréablement préparés.

img_0002-repas Fabienne raconte

Bon! Là, il n’y a rien dans les assiettes. Mais après je mange aussi …

Quant aux sorties, la météo nous a laissé un peu de répit pour nous permettre de voguer sur l’étang de Thau où prospèrent huitres et moules dont nous avons retrouvé, plaisir inégalé, quelques spécimens dans nos assiettes.

img_0003-huitres Jean Vilar

Nous n’avons pas non plus boudé  le musée Paul Valéry et son exposition d’aquarelles et de gouaches.

img_0004-musee Le Lazaret

 

Nous avons revisité le cimetière marin où repose le grand Georges, pour un dernier sommeil et qui offre une dernière demeure aux  célébrités locales.

img_0005-cimetiere Musée Paul Valéryimg_0006-cimetiere Paul Valéry

Un peu de shopping à la boutique du coin. Mais pour ma part il faisait trop froid pour tenter un essayage. La petite robe que je visais a vite disparu du portant.

Quelques vaillantes Gauloises ont même réussi à se jeter dans l’onde méditerranéenne à la température encore très basse: l’eau froide ça ravigote!

Et le reste du temps nous avons tchatché, ri, sauté, dansé, chanté etc. Ma voix n’a pas résisté aux premiers échanges. Et pourtant je suis bavarde! Mais trop c’est trop!

La salle de l’Oratoire, avec sa grande croix de bois et son mur-vitrail, a accueilli et béni nos joyeuses agapes.

img_0007-oratoire rencontres normaliennes

Notre grand organisateur, Jean, avec beaucoup de talent, de patience et de bonhomie  a tout fait pour rendre notre séjour agréable, et il a réussi:

img_0008-danses Sète

jeux en tout genre pour remuer nos méninges, danses folkloriques et autres pour remuer nos corps endormis par le froid de l’hiver, chants variés pour chasser les chats logés dans nos gorges et stimuler les plus doués, sketches emplis de bonhomie… Que du bonheur!

Et dans notre groupe de filles il y avait nos benjamines nouvellement retrouvées grâce au Blog et aussi émues que nous en entendant notre: « Bonjour les petites! »

Et de chanter ensemble:   »Que c’est beau la vie! »

img_0009-les-petites Sète 2013

Et voici le moment des adieux. Le groupe, ou du moins ce qu’il en reste pose pour le souvenir.

Réalisateur et acteurs posent pour le  Festival de … Sète

img_0010-le-groupe

Mais non! nous ne sommes pas encore partis. La magie se poursuit pour une dernière séance qui nous réserve beaucoup de surprises.

img_0012-la-derniere-seance

Je vais laisser la place à Fabienne qui raconte mieux que personne.

Merci Fabienne et à l’année prochaine. Quelques-unes de nos idées se rencontrent mais nous avons tous vécu la même chose et nous avons laissé parler nos cœurs.

Les Retrouvailles Sétoises 2O13 racontées par Fabienne Blesson.

Comme les années précédentes , les mamies « processionnaires » et les « énorques » se sont retrouvés au Lazaret, pendant 3 jours.Pour cet évènement tant attendu, elles et ils ont bravé :les avis médicaux, les routes et les embouteillages, la pluie, le vent, le froid.

L’heure avait sonné, ils se devaient d’être tous là. Si certains préfèrent la Croisette de Cannes, nous nous préférons Notre Festival de Sète !!!!!!

Un peu plus bruyants chaque année ( que voulez vous , l’âge aidant, nous parlons tous un peu plus fort, nos chants sont plus cacophoniques mais pas encore cacochymes, nos danses sont un peu moins endiablées , moins de rock and roll et de valses à mille temps , mais pour des cœurs un peu essoufflés, des jambes un peu plus lourdes,les danses folkloriques sont plus adéquates mais non moins drôles……

Notre Maître de Ballet a eu beaucoup de mal à se faire obéir, à nous obliger à compter les pas, à ne pas être trop dissipés……peu sont restés spectateurs( ils avaient des raisons majeures ), mais les autres , tous les autres ont participé et ont offert un spectacle de choix. N’est-ce pas Jean Bauza, Jacky Diacono , Robert Cohen, Camille Martinez et j’en oublie certainement.

Des apéritifs pantagruéliques qui méritent des louanges. Bravo à celles et ceux qui ont confectionné ces merveilles de chez nous, là-bas…..

Merci à tous les autres qui ont participé à l’approvisionnement en boissons tout au long du stage !….

Des repas animés, des cris de joie, des rires, des larmes de joie, de grands moments d’amitié, d’échange de souvenirs , de rappel des grands absents avec émotion souvent contenue , d’échanges de sourires complices, de partage, d’accolades fraternelles….

Une belle équipe , soudée , qui fait perdurer l’esprit de la communauté Normalienne d’Oran.

Belle sortie à Bouzigues, bon repas en bord de mer, visite du Musée Paul Valéry, du cimetière marin, promenade sur la corniche de Sète par petits groupes, et toujours présente cette –symbiose/amitié- presque palpable, mais je cherche toujours le mot pour définir cet indéfinissable plaisir d’être ensembles.

Notre Brassens toujours à l’honneur et ses fans Jean, Michèle et surprise exquise Bernard qui de sa voix douce nous a sciés. Bernard perd ses affaires, se perd lui-même parfois, mais là il n’a rien perdu des mots de ces chansons très peu connues, petits bijoux de poésie. Bernard ce matin là fut aussi un petit bijou ! ( je parle pour moi, vous je ne sais pas .)

Lecture des nombreux messages envoyés par ceux qui exceptionnellement cette année n’avaient pu se joindre à nous. Merci à ces lointains amis.

Nos petites nouvelles recrues semblent avoir apprécié la convivialité du groupe , elles pleuraient en nous quittant, j’en ai reçu une dans mes bras qui pleurait à chaude larmes. C’est pas beau ?

Votre présence a été un plus soyez en certaines. Nous avons été ravis de vous compter dans notre communauté.

Remontée dans mon « djebel » savoyard , je me passe et me repasse le film de notre séjour, vos visages défilent dans ma tête, vos voix résonnent dans ma tête …..Merci , c’est tout ce que je peux vous dire et ARVI, PAS ? c’est ainsi que l’on dit au revoir par chez nous ( maintenant je parle comme les gens du coin)

Riez en me lisant, souvenez vous de la Fabienne, comme elle se souvient de vous.

ndlr / Mes amis, je n’ai pas beaucoup de photos intéressantes pour réaliser le livre-souvenir 2013. Et surtout je n’en n’ai guère de moi, pauvre photographe! Alors pensez à m’en envoyer. Merci d’avance.

Grosses bises à tous et à toutes,

Paule

 

 

 

 

 

Publié dans 2013, Rencontres, Sète | Pas de Commentaires »

Association Demain Debout

Posté par ENO filles le 27 mars 2013

Association Demain Debout dans 2013 demain-debout   St Gérand le Puy le 12 mars 2013

  

Un message de Jeannine GENESTOUX 

Cher(e)s ami(e)s;

C’est avec beaucoup de tristesse que je vous annonce la dissolution de notre association; mon successeur n’ayant pas la possibilité de s’investir autant que je l’ai fait pendant 13 ans et mon âge et les problèmes qui vont avec ne me permettant plus de reprendre la présidence, il m’a semblé plus honnête et plus simple de dissoudre l’association… les pièces jointes vous donneront plus de détails sur les causes de cette dissolution…

Il nous reste tout de même la satisfaction du devoir accompli et la certitude d’avoir bien employé les fonds récoltés au fil des années pour faire avancer la recherche sur la réparation des neurones lésés par accident ou maladiE

Je vous remercie tous du fond du cœur pour avoir soutenu notre cause tant sur le plan moral que financier durant toutes ces années

Je vous embrasse

Jeannine Delort – Génestoux

 

Lettre officielle

Chers amis ;

 C’est avec émotion, tristesse et regret que je vous annonce la dissolution de notre association  DEMAIN DEBOUT, décision prise lors de l’assemblée générale extraordinaire du 04 mars 2013.

 Cette décision, très difficile à prendre , a été dictée par le fait que, manifestement, malgré sa bonne volonté, malgré un  plan d’action bien structuré prévu, une juste vision globale de ce qu’il fallait faire, Pascal Girodet, Président depuis le 01/01/2011 ne peut pas s’occuper efficacement de l’association par manque de disponibilité,  car il a d’autres priorités et obligations, sur les plans professionnel et familial, ce que nous comprenons parfaitement.

 Oui, mais, nous ne pouvons pas accepter la mise en sommeil, sans aucune issue possible, d’une entreprise que l’on avait créée avec enthousiasme en 1999 et pour laquelle nous nous sommes donnés à fond pendant tant d’années.

 L’association marchait très bien ; la plaquette jointe, réalisée par Pascal, est très explicite en ce qui concerne le travail accompli.

Nous avions acquis une réputation de sérieux, d’honnêteté, de clarté et de compétence auprès de nos adhérents ainsi que dans le milieu scientifique de la recherche. Nous avons vécu des moments forts, inoubliables et avons  la satisfaction d’avoir apporté une aide non négligeable à la recherche.

 Alors, une décision douloureuse à prendre s’imposait :afin de terminer cette belle aventure proprement et honorablement vis-à-vis de nos adhérents (certains le sont depuis la création de l’association),de tous ceux qui nous ont aidés fidèlement ou ponctuellement, efficacement et bénévolement au cours des manifestations organisées par ou pour Demain Debout et aussi pour notre tranquillité d’esprit, il valait mieux dissoudre l’association plutôt que de la voir mourir à petit feu, mon âge et les ennuis de santé allant avec ne me permettant pas de reprendre la Présidence.

Si vous souhaitez continuer à soutenir le combat que nous menions, la recherche sur la réparation neuronale, en finançant des projets porteurs d’espoir, vous pourrez adresser vos dons soit à l’IRME, soit  à l’ICM (cf  leur site)

Coordonnées: Demain Debout- 6 chemin de Gondailly – 03 150 St Gérand le Puy – mail – tél :04 70 99 89 35.

L’espoir de vaincre la paralysie deviendra certainement une réalité à court ou moyen terme car plusieurs voies de recherche avancent à grands pas grâce aux progrès de la technologie, aux essais cliniques qui ont lieu de plus en plus dans le monde et  à une meilleure connaissance du système nerveux central. 

Avec nos très sincères remerciements, notre reconnaissance et toute notre amitié

Jeannine Genestoux

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En savoir plus

fichier pdf Demain Debout tour d’horizon

fichier pdf Compte-Rendu de l’AG

Précédents articles

DEMAIN DEBOUT

 Blog Sommaire – Solidarité

 

* Article du 24 septembre 2007 Des nouvelles des Anciennes.

  Jeannine Delort présente l’Association « Demain Debout , un dur combat pour la vie

* Article du 21 novembre 2008 Un appel de l’Association “Demain debout” de Jeannine Genestoux-Delort

  Pour soutenir le projet de l’ Association : Clic Act

* 13 mai 2010 L’homme qui marche

*Article du 20 février 2012 Demain debout

*Article du 20 février 2012 Poupées de chiffons, poupées de cire, poupées de son, poupées passion

*Article du 13 juin 2010 Mam’zelle Cussac

 

 

 

 

Publié dans 2013, Associations, Santé | Pas de Commentaires »

Journée de la femme 8 mars 2013

Posté par ENO filles le 8 mars 2013

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Journée de la femme 8 mars 2013

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Il y a huit jours qu’on nous rabat les oreilles avec la « Journée de la Femme », encore devrait-on dire « Les journées de la Femme »

Mon article est un peu tardif mais la femme moderne étant toujours tellement occupée, elle n’aurait sans doute pas eu le temps de le lire (ni moi de l’écrire).

Quant aux hommes, il ne sera pas leur priorité donc je leur laisse aussi tout le temps de réfléchir … à temps perdu.

Pourquoi une journée de la femme ?

Il semblerait qu’encore aujourd’hui son statut ne soit toujours pas reconnu. Et pourtant ! Quel pas a-t-on franchi depuis la Préhistoire ? Peut-être pas si important qu’on ne l’imagine. Voir plus loin dans l’article.

Historique du mouvement

A l’origine, un mythe

En France, une légende veut que l’origine du 8 mars remonte à 1857, une manifestation d’ouvrières américaines du textile, événement qui n’a en réalité jamais eu lieu (aucun journal américain ne le relatant)[]. Ce mythe est né en 1955 dans L’Humanité qui relate une manifestation de couturières new-yorkaises.

Cette information est relayée chaque année par la presse militante du PCF, de la CGT et celle des « groupes femmes » du MLF (Mouvement de libération des femmes), puis reprise par les quotidiens nationaux.

Il s’agit d’un clin d’œil des féministes américaines qui, dans les années 1950, veulent à la fois intégrer cette journée dans le contexte américain et rendre un hommage à Clara Zetkin, née en 1857

Selon l’hypothèse de l’historienne Françoise Picq, l’initiative en revient à Madeleine Colin, féministe et secrétaire confédérale de la CGT : la commémoration étant depuis son origine encadrée par le PCF et ses organisations satellites, elle souhaite l’affranchir de cette tutelle communiste pour en faire la lutte des femmes travailleuses

L’origine de cette journée s’ancre donc bel et bien dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l’Europe, au début du XXe siècle.

Par contre un événement historique s’est produit le 25 mars 1911d[  d]ans l’usine textile Triangle Shirtwaist de New York. Dans cette usine il y avait eu des grèves et des répressions en 1909[, ]deux ans avant la tragédie où 146 personnes, la plupart des jeunes femmes d’origine italienne et juive de l’Europe de l’Est, y compris des filles de 12-13 ans, sont mortes à cause de l’incendie de l’usine, enfermées par les patrons, Max Blank et Isaac Harris, qui s’en sortirent en dédommageant 23 familles endeuillées de 75 $.

Cette histoire, officiellement rappelée par la ville de New York[8] et par l’ONU, bien qu’elle ne soit pas à l’origine de la naissance de la journée internationale de la femme, fait partie des épisodes les plus tragiques d’exploitation des femmes ; c’est pourquoi elle a été citée ou commémorée dans les journées internationales des femmes, où l’on se réfère encore à la mémoire historique des luttes des femmes et du mouvement ouvrier international

La femme aurait gagné sa liberté et son indépendance en 3 temps

1. La révolte, la revendication

Une naissance dans la mouvance révolutionnaire et socialiste

2. La reconnaissance

Le 8 mars 1947, Léon Blum salue la place importante des femmes dans la Résistance

3. L’obtention des droits

Le droit de vote en particulier (mais il existait déjà au Moyen-Age pour les femmes du peuple et les bourgeoises)

D’accord, pas d’accord ?

L’Homme et la Femme sont-ils différents ? Si oui, qu’est ce qui différencie l’Homme de la Femme ?

Le point de vue Serge Ginger, psychologue clinicien et psychothérapeute:

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cliquez sur : « La Psychothérapie et les Femmes »

En résumé :

HOMMES ET FEMMES : DEUX “ ESPÈCES ” DIFFÉRENTES?
(tableau récapitulatif aide-mémoire)
par Serge Ginger

FEMMES

 

HOMMES

 

.
Cerveau gauche (+ le droit ; corps calleux plus important)
Moins latéralisées : tout le cerveau travaille
Orientées dans le temps
Bon sens et logique verbale, mémoire verbale
Dès 9 ans : 18 mois d’avance verbale sur les garçons
Sur 24 000 élèves : surdoués en maths : 0 fille
Nourrir la progéniture (mère)
Un ballon au sol : le prend dans les bras
Oestrogènes, progestérone, ocytocine, prolactine
Vue large (« grand angle»)
Coopération
Réserves (graisses) ; muscles : 25 %
Calme et patience
Une heure de sommeil en plus
Émotivité moins forte, mais davantage exprimée
Extériorisation
Ouïe développée et érotisée (paroles, musique)
Perçoit plus de nuances de couleurs (cônes)
Olfaction (jusqu’à 100 fois plus ! )
Cherche le contact de près (odeurs)
La femme se repère (détails de l’itinéraire)
Besoin d’intimité pour sexualité
Besoin de parler et d’être entendue
Besoin de sécurité (“ couvée ”)
Équilibre et stabilité de la race (conservation)
Gauchers : 4 % ; 90 % des boulimiques
Suicide : beaucoup de tentatives ; peu de décès
Chromosome X = le plus grand de tous
À la conception : 140 garçons pour 100 filles
Défenses immunitaires fortes (cerveau gauche)
Sérotonine : excite la femme
Le “ sexe fort ”
.
.
Cerveau droitPlus latéralisés = spécialisés, « compartimentés »
Orientés dans l’espace
Logique spatiale, orientation, rotation mentale
Don pour les mathématiques
63 garçons surdoués en maths
Chasser le gibier (chasseur et guerrier)
Un ballon au sol : shoote dedans
Testostérone (“ hormone de conquête ”)
Vue de loin (« télé-objectif »)
Compétition
Puissance (muscles : 40 %) ; cicatrisation
Vitesse et impulsivité
Besoin de mouvement
Plus émotifs mais retenus (émotions non exprimées)
Intériorisation (autistes : 4 hommes pour 1 femme)
Vue développée et érotisée (vêtements, maquillage)
Perçoit mieux les formes et le mouvement
Olfaction peu développée (en général)
Contact de loin (vue)
L’homme s’oriente (trouve le Nord sans repères)
Besoin de sexualité pour intimité
Besoin d’agir et de chercher des solutions
Besoin d’aventure et de risque (combat)
Expérience et aventure > génies et fous (création)
Gauchers : 10 % ; 90 % des énurétiques
Moins de tentatives ; plus de suicides « réussis »
Chromosome Y = le plus petit de tous
À 20 ans : 95 H pr 100 F ; à 80 ans : 58 H pr 100 F
Défenses immunitaires faibles
Sérotonine

« 6e sens » = chimique : phéromones, inodores et inconscientes, reliées directement au cerveau limbique (2 sexes)
.

Fort heureusement les Femmes ne sont pas limitées par leurs différences avec l’Homme. Et il existe des Femmes qui ont un fonctionnement naturel « masculin » et des Hommes qui ont un fonctionnement naturel « féminin »

On pourrait citer cette citation reprise par beaucoup de gens

« La femme est un homme comme les autres« 

Le statut de la femme à travers les âges

La vision « primitive » de la femme préhistorique…

 

Depuis deux siècles la présentation des rapports entre l’homme et la femme de la préhistoire était plutôt… simpliste !

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A ma gauche, un homme fort, chasseur, brute, subvenant intégralement aux besoins des siens.
A ma droite, une femme faible, craintive, apeurée, dont l’unique occupation semble être l’élevage des enfants…
Un vrai affrontement qui atteint son apogée avec cette image de l’homme néandertalien, traînant sa femme, soumise, par les cheveux…
Bizarrement, avec le temps, nous oublions cette femme pour ne retenir que cet homme brutal qui a marqué le cinéma et la littérature : l’Homme de Neandertal »  

C’en est même devenu une insulte : « espèce de Neandertal » (ou Cro-Magnon… au choix!).
* L’image ci-contre illustre la vision en 1861 des rapports homme-femme par le français Pierre Boitard.

La société, les mœurs, les courants de pensée influencent fortement notre compréhension des choses.

Depuis les années 1800, la femme de la préhistoire est passée successivement du rôle de mère au foyer, à celui de reproductrice néandertalienne, pour finir en amazone libérée mais sexy !

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* Raquel Welch dans le film « Un million d’annés avant JC »

On a retrouvé près de l’île de Java, les restes fossiles de sept individus. Le squelette le plus complet retrouvé appartient à celui d’une femme.
Une nouvelle espèce a été créée pour l’occasion : Homo floresiensis.
Contrairement à l’Australopithecus affarensis qui a tout de suite été « baptisé » Lucy , notre petit squelette de1mètre de hauteur a été surnommé « l’Homme de Flores ». Le sexe de ce fossile principal n’a donc pas été pris en compte.

En 1966, un rôle maternel… Le rôle de la femme préhistorique est revalorisé

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*Illustration de Blaschke 1920 : une mise en scène étonnante !


Depuis une trentaine d’années des études d’ethnologie et de préhistoire ont reévalué les rapports homme-femme dans les société préhistorique.
Une femme aux rôles multiples : En quelques années on a reconnu aux femmes préhistoriques un vrai rôle économique et social dans la société

Cela n’a pas changé depuis !!!
- Au Paléolithique le plus ancien, les activités féminines étaient liées au charognage, au dépecage, à la transformation et au transport des animaux morts, activités qui ne requièrent pas une force physique particulière.
- Au Paléolithique supérieur, les femmes avec la  cueillette et la  collecte ont les retrouve pourvoyeuses de nourriture, un « complément alimentaire » indispensable à la chasse masculine étant rarement fructueuse

De nos jours, on retrouve ce partage des tâches dans certaines sociétés actuelles de Bushmen en Afrique du sud.

Un rôle artisanal

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On pense également que la gent féminine, moins mobile que les mâles chasseurs, pouvait se consacrer à des ouvrages manuels tels que la fabrication d’outils, d’armes ou le tissage (en fibres végétales). On a retrouvé plusieurs statuettes anthropomorphes représentant des « vêtements » ou des parures…

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* Ci-contre femme Homo sapiens, tirée du film de Jacques Malaterre Homo sapiens
Copyright Patrick Glaize
.

La théorie de la société matriarcale abandonnée

On a longtemps pensé que les tribus préhistoriques avaient adopté un régime matriarcal. Sans véritables arguments, on étayait cette hypothèse en expliquant que c’était la femme qui choisissait son « compagnon » et non l’inverse (Le juriste Johan-Jakob Bachofen fut l’un des plus ardents défenseurs de cette théorie)

Cette gynécocratie est maintenant abandonnée au profit d’un système matrilinéaire : c’est par la femme que se créé la famille, sans pour autant lui donner un pouvoir hiérarchique ou politique.

Les conditions de vie étaient d’une telle dureté, aux temps préhistoriques, que toutes les ressources humaines devaient être utilisées et complémentaires. Cela n’induisait pas forcément un rapport de force entre les individus et les sexes, mais plutôt de la coopération. La femelle choisit, le mâle séduit !
D’ailleurs  dans la faune animalière, c’est le mâle séducteur qui est paré des couleurs les plus chatoyantes ou des excroissances les plus visibles… Il fait tout pour se faire remarquer et séduire les femelles ! 

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La Femme dans l’Antiquité : une femme sous tutelle uniquement mère et compagne de l’homme

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Dans n’importe quelle société, à n’importe quelle époque, les relations amoureuses sont intimement liées au statut social des deux sexes, et plus spécialement à celui de la femme.

En Grèce antique, les femmes ne jouissaient d’aucun droit civil et politique, et par conséquent leur statut était inférieur. Leur position n’était pas non plus misérable, loin de là !

La femme avait des rôles pour lesquelles elle était vraiment destinée, celui de la mère et celui de compagne de l’homme, rien de plus, rien de moins.

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Pour le rôle de la mère, on pourrait dire qu’elle était l’objectif de chaque femme, le but de sa vie.

Chez elle, la femme était la maîtresse incontestée.

En ce qui concerne sa position sociale, la femme ne pouvait se livrer à des actes judiciaires, ni posséder ni acheter ni vendre des biens. Au cas échéant, son kyrios (maître, tuteur) la représentait. Elle se trouvait donc toujours sous la tutelle de quelqu’un.

Les femmes n’étaient pas déclarées au registre d’état civil.

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Les seuls droits qu’on leur reconnaissait étaient le droit de contracter un mariage légitime afin de donner des héritiers à son époux, ainsi que celui d’épicléria : si une fille unique héritait de son père, elle devenait épiclère, celle qui est assise sur la propriété, mais n’en avait de toute façon pas la jouissance puisqu’elle n’avait aucun droit judiciaire, elle ne pouvait donc pas la vendre.

Elle devait donc épouser le plus vite possible son plus proche parent du côté paternel pour que l’héritage reste dans la famille.

Les jeunes filles ne s’instruisaient pas comme les garçons, leur mère ou une vieille servante leur enseignait comment tenir la maison, tisser la laine, et parfois même, mais c’était rare, à lire et écrire.

Les jeunes filles ne sortaient pas, sauf si elles devaient se rendre au temple, à une fête religieuse ou familiale, ou pour faire leurs achats personnels, et toujours accompagnées de leur tuteur ou d’une esclave.

Même dans la maison, elles étaient assignées à la partie réservée aux femmes, le gynécée, situé d’habitude au premier étage.

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Par contre à Sparte, les filles faisaient de l’exercice, ce qui scandalisait les Athéniens puisque pendant l’exercice, on voyait leurs cuisses.

Les mariages étaient des unions de convenance et non d’amour véritable.

Il était hors de question pour la jeune fille en antiquité de choisir elle-même son époux, son tuteur décidait à sa place.

Une fois mariée, le mari devenait le tuteur, et la femme continuait à vivre à la maison comme avant.

La seule différence c’était que maintenant c’était elle qui la tenait.

Elle veillait à tout au quotidien, élevait les enfants, s’occupait des provisions, et surveillait les esclaves, faisait le tissage pour les vêtements de toute la famille.

C’est elle qui détenait les clefs de la maison, privilège que son époux pouvait toutefois lui retirer.

Qu’elle s’attarde un peu sur le pas de sa porte et une femme perdait sa réputation.

Quand il y avait des invités, elles ne pouvaient apparaître, l’homme sortait toujours seul, non seulement pour aller à son travail, ou participer à des affaires publiques, mais aussi pour rencontrer ses amis, ou se distraire aux jeux et repas.

Ses sorties

Il était autorisé aux femmes d’assister à des tragédies au théâtre, mais une femme respectable n’allait pas au théâtre quand on y jouait des comédies.

Les règles du Mariage

A tout moment l’homme pouvait répudier son épouse, néanmoins pas sans raison et sous certaines conditions, tout en étant marié, il pouvait entretenir une ou plusieurs concubines, se distraire avec des courtisanes ouvertement et sans avoir de comptes à rendre à personne.

Seules quelques voix à cette époque prêchaient une moralité égalitaire entre les époux, comme Aristote, Isocrate, Plaute.

Une femme qui trompait son mari était automatiquement répudiée, et l’homme surpris avec une femme mariée dans le meilleur des cas pouvait s’en tirer avec une amende, et dans le pire, avec le rapanismos, punition selon laquelle on lui glissait publiquement un radis dans l’anus !

Un homme pouvait aussi répudier sa femme si elle était stérile.

Par contre, selon une loi de Lycurgue (législateur spartiate), un époux âgé ou infécond pouvait présenter sa femme à un jeune amant dont elle pouvait concevoir un enfant que le mari reconnaissait ensuite comme le sien.

Un Spartiate aussi, lorsqu’il avait assez d’enfants de son épouse, pouvait la présenter à un de ses amis pour qu’il l’honore à son tour.

De nos jours

« Le mariage, c’est quand l’homme et la femme décident de ne faire plus qu’un.

Les problèmes commencent quand ils décident de choisir lequel. »

 

Etre femme au Moyen-Age… toujours sous le contrôle de l’Homme

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La question du statut des femmes au Moyen-Age renvoie à la misogynie masculine, qui fait de la femme un être faible et dangereux sur lequel on doit exercer un contrôle permanent mais la femme fait l’objet de respect et de protection.

Les médiévaux avaient compris que l’homme et la femme, apparemment opposés, sont en réalité complémentaires

(Il me semble après consultation de ces documents glanés sur le Web que l’Homme préhistorique avait lui aussi assimilé cette notion)

Que représentait le fait de naître femme à cette époque ?

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Entre viols, massacres, jeunes filles contraintes au couvent, ceintures de chasteté, où se trouve la réalité ?

Que représentait vraiment la femme médiévale ?

Jusqu’au XIème siècle, la condition de la femme est difficile Elle connaît une apogée entre le XIème et le XIIIème siècle..

La littérature courtoise

Ces 300 ans sont ceux de l’épanouissement de la littérature courtoise, des arts romans et gothiques.

A partir du XVème siècle, sa condition décline pour atteindre, au XIXème siècle, son niveau le plus bas.

Les reines de France ne seront plus couronnées, mais seulement épouses de rois.

Marie de Médicis est la dernière reine de France à avoir été couronnée.

Le mariage

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Un changement : le consentement des deux conjoints est nécessaire.

La cérémonie est sacralisée, bénie par un prêtre (mais il peut y avoir des exceptions).

Pour protéger la femme contre son mari, il est ordonné à celui-ci de lui constituer un douaire, un capital, dont le montant est fixé au tiers ou à la moitié de ses biens selon les régions.
A la mort de la femme, le douaire revient aux enfants de son époux, même si elle est remariée.

La répudiation est interdite.

L’adultère est sérieusement condamné.

Le divorce n’est autorisé qu’en trois cas après une enquête de moralité effectuée par un prêtre et la consultation de témoins :
– la stérilité ou l’impuissance ;
– la consanguinité étendue au 7° degré de parenté ;
– l’ordination ultérieure de l’un des conjoints (de nombreuses femmes furent obligées d’entrer au couvent à une certaine époque. Charlemagne, pour former des alliances, n’hésita pas à utiliser ce procédé).

En Ecosse, la cérémonie peut se passer de la bénédiction d’un prêtre. Il suffit que les deux conjoints affirment devant témoins être mari et femme pour que le mariage soit effectif.

Les droits    

Les femmes du petit peuple et les bourgeoises jouissent d’un assez grande liberté. Majeures à douze ans, elles sont libres de gérer leurs biens, de se marier, de voter même !
Bien des métiers leur sont accessibles.

 Pour la femme noble, il en va tout autrement.
Dans l’univers violent, agressif et viril des châteaux, elle ne compte guère. Son sort est lié à la terre, seule garantie du pouvoir. Ainsi est-elle une monnaie d’échange pour les seigneurs qui désirent accroître leurs biens et assurer une descendance.

En réalité, dans les classes élevées, il se négocie ou pire, il s’impose par le rapt.
Les fillettes sont promises parfois dès leur naissance à des hommes souvent bien plus âgées qu’elles.

Leur rôle est pourtant non négligeable puisqu’en l’absence de leur époux qui, lorsqu’il n’est pas en guerre, s’adonne à la chasse, c’est à elles de gérer et d’administrer leurs biens.

De plus, le mariage n’est pas si « indissoluble » en réalité qu’en théorie. Ainsi, il est fréquent que les hommes de noblesse aient des concubines qui donnent parfois naissance à ce que l’on appellera au onzième siècle des bâtards. Si l’épouse est incapable de donner naissance à un héritier, ces bâtards peuvent parfois hériter de leur père. L’épouse en question, stérile ou ne donnant naissance qu’à des filles, peut aussi être répudiée par son mari, ce dernier voulant s’assurer une descendance. C’est ce que fit notamment le roi Lothaire II en 855.

L’amour courtois lui accorde un nouveau prestige

Les fêtes de mai

On ne se marie jamais au mois de mai. Pour célébrer le retour du printemps, garçons et filles se réunissent pour chanter et danser dans les prés. Hommes et femmes se courtisent librement.
Les jeunes gens élisent leur reine, une femme mariée, qui se choisit un partenaire autre que son  » jaloux  » de mari.

Dans les châteaux les liens du de la parenté sont renforcés. La femme règne en maîtresse sur le petit monde des chevaliers et des écuyers, célibataires. On aime se distraire et les fêtes sont nombreuses: mariages, tournois, adoubements,…

Le prestige de « la DAME », l’épouse du seigneur est considérable dans le cœur des guerriers. Elle cristallise leurs rêves, leurs désirs, leurs espoirs. Le chevalier doit se montrer prêt à mourir héroïquement pour son amie, alors que celle-ci est censé le protéger par son amour et lui inspire vaillance et courage.
Mais l’union des cœurs devient le principe de toutes les vertus.
L’amour devient un art, une mystique, une exaltation de l’âme et une délicieuse souffrance.

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REGLES DE L’AMOUR COURTOIS

  1. Le mariage ne doit pas empêcher d’aimer
  2. Qui n’est pas jaloux ne peut aimer
  3. On ne peut accorder son cœur à deux femmes à la fois
  4. L’amour augmente ou diminue, il se renouvelle sans cesse
  5. L’amant ne peut rien obtenir sans l’accord de sa dame
  6. L’homme ne peut aimer qu’après la puberté
  7. A la mort de son amant(e), un délai de deux ans est nécessaire avant de s’adonner à un nouvel amour
  8. Personne ne doit être privé de l’être aimé sans la meilleure des raisons
  9. On ne peut aimer sans y être incité par l’amour
  10. Amoureux n’est pas avare
  11. L’amant doit aimer une femme de condition supérieure à la sienne
  12. Le parfait amant ne désire d’autres étreintes que celles de son amante
  13. L’amour doit rester secret s’il veut durer
  14. La conquête amoureuse doit être difficile : c’est ce qui donne son prix à l’amour
  15. Le parfait amant pâlit en présence de sa dame
  16. Quand un amant aperçoit l’objet de son amour, son coeur tressaille
  17. Un nouvel amour chasse l’ancien
  18. Seule la vertu rend digne d’être aimé
  19. Lorsque l’amour diminue, puis disparaît, il est rare qu’il reprenne vigueur
  20. L’amoureux vît dans la crainte
  21. La jalousie fait croitre l’amour
  22. Lorsqu’un amant soupçonne son amante, la jalousie et la passion augmentent
  23. Tourmenté par l’amour, l’amant dort peu et mange moins
  24. L’amant doit agir en pensant à sa dame
  25. Le parfait amant n’aime que ce qu’il pense plaire à sa dame
  26. L’amant ne saurait rien refuser à celle que son coeur a élue
  27. L’amant n’est jamais rassasié des plaisirs que lui apporte sa dame
  28. Le plus petit soupçon incite l’amant à soupçonner le pire chez sa bien-aimée
  29. Amour ne rime pas avec luxure
  30. Le véritable amant est obsédé sans relâche par l’image de celle qu’il aime
  31. Rien n’empêche une femme d’être aimé par deux hommes et un homme d’être aimé par deux femmes.

On peut rêver!

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*Ainsi épuré du réalisme de l’amour chevaleresque, la Fin’Amor répond donc à quelques critères

L’amour est obligatoirement adultère.
Les mariages nobles n’étant pas une affaire de sentiments, la passion ne peut être trouvée qu’ailleurs. L’échange des cœurs, la fidélité promise, n’engage alors plus les biens, mais les personnes.

L’amour exige le secret, pas seulement pour son caractère adultérin, mais aussi parce qu’il est une chose trop grave pour être divulgué.

La dame est toujours de condition supérieure à celle de son amant, un chevalier célibataire.
L’attitude de ce dernier, calquée sur le système féodal, doit être pleine d’humilité, de réserve et de soumission. Il est son  » homme-lige « , son vassal, d’une loyauté et d’une fidélité sans faille.
En retour, la dame et l’amour ont le pouvoir d’inspirer au chevalier toutes les vertus, valeur morale et parfaite courtoisie.
(Croyance : seul l’amour peut mener l’homme à la perfection morale puisqu’il engendre et développe toutes les vertus).

La dame est lointaine, inaccessible, nimbée de mysticisme.
Dans sa conquête amoureuse, le chevalier est confronté à des obstacles, des épreuves.

Ce peut être : le mari jaloux, l’éloignement de la personne,… Il faut être prêt à mourir pour l’élue.

En retour, la dame accorde à son amant un baiser, une étreinte, ou la joie d’admirer sa nudité.

La chasteté est la fois l’épreuve et la récompense suprême : la petite cérémonie de l’ assag (l’essai). Elle donne à la dame le moyen de vérifier dans quelle mesure son ami est capable de la respecter, alors que, couché à côté d’elle, il est dans une situation extrêmement tentatrice. Tous les subterfuges érotiques, baisers, étreintes, caresses, sont autorisés, à condition de ne pas en venir au fait.

Mais, « que ce soit à travers le « jeu » de la courtoisie ou le mariage, la femme du Moyen-Âge demeure un objet. Investigatrice du péché originel, on soupçonne la femme de porter l’hérésie, de porter le maléfice, le poison. Le sexe féminin est considéré impétueux, incapable d’assouvissement et dévorant. Les chevaliers n’ont qu’un seul remède pour vaincre ces corrompues et corruptrices dont Ève est l’image originelle: le mariage. En effet, ce dernier désarme totalement la femme en la rendant mère. Pour elle, une grossesse n’attend pas l’autre, et ce, avec une chance sur deux d’en mourir. Ceci favorise… la polygamie. »

Après le Mariage pour tous, on y vient doucement…

Les canons de la femme

À partir du XIIIème siècle, la femme idéale doit être élancée, avec la taille mince, les jambes longues, la poitrine haute et petite : les gros seins sont bannis: les femmes qui ont une trop forte poitrine doivent la bander.

Ce n’est pas encore l’époque du 95 F et des prothèses.

Cette silhouette évolue ensuite pour prendre la forme incurvée d’un S: la tête légèrement inclinée vers l’avant, la poitrine effacée, le ventre et les hanches projetés vers l’avant.

La maternité

Si ne pas être en mesure d’avoir des enfants met l’avenir de son mariage en danger, en revanche, accoucher, au Moyen Âge, à cause du manque d’hygiène et du peu de moyens dont disposent les sages-femmes, est risqué.

On n’autorise les césariennes que sur les femmes décédées, ce qui fait que bien des femmes meurent en couches. De plus, comme on ne peut déceler les grossesses très tôt, les femmes désirant se faire avorter courent le risque d’y rester.

Le Moyen Âge se résume donc en gros par un taux de mortalité en couches assez élevé et l’infanticide ainsi que l’abandon des enfants comme étant les deux méthodes les plus répandues pour se défaire des enfants non désirés.

La prostitution

On dit souvent que la prostitution est le plus vieux métier du monde. Que cette affirmation soit vraie ou non, il reste qu’au Moyen Âge, ce métier existe. D’ailleurs, pendant un certain temps, au Moyen Âge, l’Église contrôle la prostitution qui est chose légale. Cependant, il est interdit aux femmes mariées, aux religieuses et aux enfants de s’y livrer. De plus, les femmes doivent être de l’extérieur de la ville afin d’éviter l’inceste. Habituellement, les prostituées sont des servantes, des filles rejetées par leur famille après un viol ou une grossesse clandestine et celles qui n’ont pu se trouver du travail. On ne peut généraliser quant au traitement des prostituées au Moyen Âge, car la situation a varié d’un siècle à l’autre. Par contre, une chose est certaine, le 11ème et le 13ième siècle furent des époques où l’on fit beaucoup pour le relèvement des prostituées. L’Église considère alors ces femmes non comme des « filles perdues », mais comme des « brebis égarées ». Elle les autorise à former une corporation avec tous les privilèges qui y sont attachés. Le pape Innocent III, dans une bulle de 1198, promet même la rémission des péchés aux hommes qui épouseraient une fille de joie…

Le viol

Mais la prostitution ne suffit pas, au Moyen Âge tout comme aujourd’hui, à contrôler les « menaces » pesant sur les jeunes filles et les femmes mariées. En effet, parmi les crimes commis au Moyen Âge, il y a le viol. La personne ayant commis un tel acte est punie, mais elle ne l’est pas toujours de la même manière. En effet, si la victime est une religieuse, une femme mariée ou une vierge, l’agresseur peut être pendu pour ce qu’il a fait. Cependant, s’il s’agit d’une femme d’une humble condition (une servante par exemple), il s’agit alors de verser à la victime ou à sa famille une indemnité. La punition est donc tributaire du statut social de la femme.

La vie professionnelle de la femme

Les femmes, au Moyen Âge, participent activement à la vie économique.

En ville, elles travaillent notamment dans le commerce, dans le secteur du textile et en alimentation. D’ailleurs, dans le petit commerce d’alimentation, les femmes sont majoritaires. Aussi, les industries qui apparaissent comme le prolongement d’activités domestiques leurs sont plus ou moins réservées: la boulangerie, la fabrication de la bière (en Angleterre, les femmes ont le monopole de la bière et de l’industrie laitière).

En campagne, elles aident également leurs époux notamment en aidant à faire la moisson et la fenaison.

Lingères, bonnetières, couturières, tavernières, blanchisseuses sont donc des métiers que les femmes du Moyen Âge ont occupés, mais il ne faut pas pour autant croire qu’elles étaient considérées égales aux hommes.

En effet, les salaires féminins sont, dès cette époque, très inférieurs à ceux des hommes; le travail à domicile, qu’aucune organisation professionnelle ne défend, accuse des rémunérations particulièrement basses, tant à la ville qu’à la campagne.

Femme d’aujourd’hui, qui es-tu ?

Les femmes et leurs corps, meilleurs ennemis?

…c’est la question du rapport au corps qui a été posée: comment vivent-elles avec lui au quotidien? Comment le perçoivent-elles? Joue-t-il un rôle décisif dans leur vie? La réponse, on le découvre, est complexe. Ce corps, reflet de leur identité, elles n’en sont pas toutes satisfaites. Mais peu importe, elles ont choisi de ne pas lui attribuer de rôle décisif. Et plutôt que de chercher à le façonner, elles semblent s’affairer aujourd’hui à l’entretenir. Les femmes et leurs corps: meilleurs ennemis?

A lire sur le site: Quatre regards complémentaires pour nous éclairer sur la position de la femme dans nos sociétés contemporaines, grâce à Denise, retraitée, Camille, lycéenne de 15 ans, Laura, employée chez un fleuriste ponot et Agnès

Denise : « attention à ne pas se prendre pour des hommes ! »  : Elle a surtout beaucoup plus de liberté qu’autrefois, ce qui lui donne plus d’assurance mais aussi la liberté de travailler.

Camille : « la galanterie, toutes les femmes y sont attentives et l’apprécient »: Je pense qu’elles s’investissent mieux dans ce qu’elles entreprennent.

Laura : « surtout, on a la chance de pouvoir être mères !  » On a beaucoup plus de qualités ! Déjà, je crois qu’on est plus douces, plus sentimentales. Et surtout, on a la chance de pouvoir être mères !

Agnès : « l’élégance, c’est aussi la simplicité » Elles ont la volonté de réussir car il y avait moins d’égalité il y a 20 ou 40 ans, donc il a fallu se battre, mais aussi l’organisation dans le travail, avec un certain sérieux

Dit comme ça je ne suis pas certaine que la Femme libérée a gagné quelque chose.  Il ne vous reste plus qu’à relire soigneusement ce qui précède et vous en tirez peut-être comme moi les conclusions qui s’imposent.

Au travail ? il semblerait que l’embauche et les salaires soient toujours inferieurs à ceux des hommes

En amour? Bof! peut-mieux faire

En ce qui concerne son statut social: Re-bof !

En ce qui concerne son comportement:

 « Il n’y a que dans ces courts instants où la femme ne pense plus du tout à ce qu’elle dit qu’on peut-être sûr qu’elle dit
vraiment ce qu’elle pense. » Georges Feydeau (au siècle dernier)

Pour les femmes d’Ailleurs : « Sans laïcité, pas de liberté ». C’est le thème de cette année

Thème 2013: Femmes  » défendre la laïcité « , c’est aussi défendre notre liberté !

« Le cri 2013 » Règlement des concours 2013

Un spectacle

« Pour redonner à Louise Michel, injustement oubliée de l’histoire et des femmes, la place qui lui revient »

Née en 1830, fille de Marianne Michel, servante et de père inconnu, elle est élevée dans un vieux château délabré et glacial envahi d’animaux…
Petite fille sauvage et intrépide, insurgée, déjà, elle vole ses grands-parents pour donner aux pauvres.
Son rêve : être poète comme Victor Hugo. Jeune fille insolente et fougueuse, elle menace un prétendant de lui faire des cornes plus grandes que celles d’un cerf. Institutrice, elle use de méthodes très (trop) modernes. Condamnée à la déportation à vie au bagne de Nouvelle-Calédonie, elle répertorie la faune et la flore, apprend les langages canaques, devient leur « cenere » (soeur) et étudie les cyclones ! À son retour et jusqu’à sa mort à 75 ans, quand elle n’est pas en prison, elle continue sa « longue marche » pour ce monde meilleur auquel elle a décidé de croire, malgré tout, une fois pour toute et pour toujours…

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Calamity… Louise

« Allons, l’art pour tous, la science pour tous, le pain pour tous ;
l’ignorance n’a-t-elle pas fait assez de mal et le privilège du savoir
n’est il pas plus terrible que celui de l’or ?… »
L. Michel

Un spectacle inspiré de ses mémoires de Louise Michel, rythmé par ses poèmes, cassant la chronologie pour évoquer son combat sans relâche pour la liberté.

Ce spectacle raconte les valeurs et les passions qui ont guidé cette Femme tout au long de sa vie : son désir de liberté, son rejet de toutes les formes de convention, son insatiable curiosité, son respect pour les plus faibles et les enfants, sa passion pour la poésie, son humour et son insolence, son intrépidité ainsi que le combat qu’elle menait contre toutes les injustices.

Gisèle Martinez s’est attachée à restituer le plus fidèlement possible l’écriture de Louise Michel. Mais c’est sa propre vision du personnage qu’elle met en scène. Cassant la chronologie, insérant des dialogues, elle raconte, elle joue, elle chantonne et propose un portrait sensible, attachant et souvent drôle de celle qu’on appelait “la vierge rouge”.

Femmes d’exception (document INA)

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Six femmes d’exceptions parmi tant d’autres, célébrées ou non, connues ou inconnues. La femme a toujours oeuvré avec amour, courage et ténacité pour avoir l’accès à la liberté, au savoir, aux savoir-faire et au faire-savoir, et ceci à  toutes les périodes de l’Humanité, à tous les niveaux et dans toutes les places qu’elles ont occupées dans la Société. Mais le chemin est encore long vers la véritable liberté et la réelle indépendance.

Merci à toutes les femmes qui ont résisté, qui résistent et qui résisteront encore à l’image qu’à tout prix on veut leur faire assumer.

Et que chacune soit persuadée qu’elle est seule à décider de ce qui est le mieux pour elle.

Comme on ne peut pas tout lire et tout savoir , je vous ai fait partager ici quelques unes de mes lectures et réflexions sur un sujet qui est loin d’être clos.

Merci à tous ceux ceux qui auront le courage de lire et peut-être de donner ici leurs impressions.

Ecoutez

Cookie Dingler  « Femme libérée »

 

 

Quelques-uns des sites consultés

Site officiel Journée de la Femme

La Psychothérapie et les Femmes

20 minutes

Women day 2013

https://www.google.fr/search?q=Journ%C3%A9e+internationale+de+la+femme&oi=ddle&ct=womens_day_2013-1055007-hp

Hominidés

Femmes de la Préhistoire

Le statut de la femme dans l’Antiquité

La condition de la femme en France au Moyen-Âge

Publié dans 2013, Evénements, Femmes, Jounée de la femme | 4 Commentaires »

Jeudi 14 février 2013 – Un rendez-vous à ne pas manquer

Posté par ENO filles le 14 février 2013

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Pour vous remercier encore une fois de perdre un peu de temps à me lire et à m’écrire,

je ne vais pas oublier la Saint-Valentin,

fête des amoureux

De tous les amoureux du monde.

Et pourquoi ne pas l’étendre à tous les amis du monde?

Pour vous faire patienter,

un petit retour vers mes articles passés:

Cliquez sur: Saint-Valentin 14 février

Quiz

Avant de lire ce qui suit essayez de faire ce quiz. Cliquez sur le titre (j’ai obtenu18/30 réponses. Heu! Pas terrible !!!)

quiz amitié dans Amitié

Les couples célébres de la Mythologie

Il y en a tellement que je ne peux que inviter à cliquer sur ces liens pour les découvrir ou les redécouvrir

Parmi eux:

 Orphée et Eurydice

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Dryade, épouse d’Orphée. Quand jeune, elle mourut d’une morsure de serpent, Orphée alla la chercher aux Enfers et obtint l’accord d’Hadès pour la ramener à la vie terrestre. Malheureusement, il ne devait pas se retourner durant le voyage de retour, or lorsqu’Eurydice trébucha, il se retourna et elle disparut à nouveau aux Enfers

 

Pénélope et Ulysse

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Dans sa jeunesse, et à cause de sa grande beauté, elle est demandée par plusieurs princes grecs. Son père, pour éviter les querelles qui auraient pu éclater entre les prétendants, les oblige à en disputer la possession dans des jeux qu’il fait célébrer. Ulysse sortant vainqueur, Pénélope lui est accordée.

Pendant les vingt années d’absence d’Ulysse, durant et après la guerre de Troie, Pénélope lui garda une fidélité à l’épreuve de toutes les sollicitations. Sa beauté et le trône d’Ulysse attirèrent à Ithaque cent huit prétendants. Elle sut toujours éluder leur poursuite et les déconcerter par de nouvelles ruses. La première fut de s’attacher à faire sur le métier un grand voile, en déclarant aux prétendants qu’elle ne pouvait contracter un nouveau mariage avant d’avoir achevé cette tapisserie destinée à envelopper le corps de son beau-père Laërte, quand il viendrait à mourir. Ainsi, pendant trois ans, elle allégua cet ingénieux prétexte, sans que sa tapisserie s’achevât jamais ; car elle défaisait la nuit ce qu’elle avait fait le jour : de là est venue l’expression « tapisserie de Pénélope », désignant un ouvrage auquel on travaille sans cesse et que l’on ne termine jamais.

Quand on vint dire à Pénélope que son époux était de retour, elle refusa de le croire, craignant qu’on ne voulût la surprendre par des apparences trompeuses ; mais, après qu’elle se fut assurée, par des preuves non équivoques, que c’était réellement Ulysse, elle se livra aux plus grands transports de joie et d’amour.

Glaucos et Scylla

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Dans la mythologie grecque, Glaucos (en grec ancien Γλαῦκος / Glaũkos) est une divinité marine.

Selon certaines légendes, il est le fils de Poséidon. Selon d’autres, il est au départ un simple mortel, pêcheur de métier. Un jour, il voit un poisson sauter à terre et manger une herbe particulière avant de retourner à la mer. Curieux, il goûte l’herbe en question et devient immortel.

Comme toutes les divinités marines, il possède le don de prédire l’avenir. Chez Apollonios de Rhodes, il apparaît aux Argonautes. Chez Euripide, c’est lui qui apparaît à Ménélas, au lieu de Protée dans l’Odyssée.

Il est réputé vivre à Délos, entouré de Néréides. Amoureux de la nymphe Scylla, il est repoussé par elle. Il demande à la magicienne Circé un philtre d’amour. Or, celle-ci, éprise du dieu, lui donne à la place un poison, qui transforme Scylla en monstre marin.

Narcisse et Écho

 Saint-Valentin

L’Air et la Terre avaient une fille : Écho. Cette charmante nymphe vivait dans les bois aux côtés de la déesse Artémis. Elle allait de rivières en torrents ; les arbres lui servaient de toit, la mousse et les jeunes pousses de lit. Elle ne connaissait ni tourment ni ennui. Un jour qu’elle babillait avec les autres nymphes, Écho fut accusée pas la grande déesse Héra d’aimer son époux infidèle. C’était une injustice, mais Héra, aveuglée par la colère, refusa d’écouter Écho, qui l’implorait. « Tu veux donc avoir le dernier mot ! », clama la déesse, folle de rage. Son châtimentne tarda guère : bientôt, la nymphe devint incapable de parler. Ni phrase ni rire ne sortait plus de sa bouche. Elle répétait seulement les derniers mots qu’elle entendait. Écho était au désespoir. Cette punition était d’autant plus cruelle que notre jolie nymphe tomba éperdument amoureuse…

Écho aimait Narcisse. Ce garçon était tellement plaisant que toutes les nymphes et toutes les jeunes filles espéraient recevoir de sa part un baiser. Mais le jeune homme était indifférent aux beautés qu’il croisait. Et jamais il ne sentait la présence d’Écho, qui le suivait pourtant aussi fidèlement que son ombre. La nymphe l’observait sans pouvoir lui parler, avec l’espoir pourtant d’en être un jour aimée. Un beau matin, elle tenta toutefois de se faire remarquer. Narcisse, à la recherche de ses amis, appelait : « Êtes-vous ici ? Y a-t-il quelqu’un par ici ? », et Écho lui répondait de sa jolie voix : « Ici, ici, ici… ». Narcisse lui demanda alors de venir et Écho, le cœur battant, apparut au jeune homme.
Mais celui-ci s’en détourna immédiatement. Et sans la regarder, il cria : « Jamais, jamais… Penses-tu qu’un jour il se pourrait que je te donne pouvoir sur moi ? » Et la voix de la nymphe, entrecoupée de larmes, répéta, suppliante : « Je te donne pouvoir sur moi. » Mais déjà, Narcisse s’éloignait. Méprisée par celui qu’elle aimait, Écho s’enfuit à travers bois, jusqu’à trouver une grotte dans laquelle elle voulut cacher sa honte et son désespoir.
Émue par le chagrin sincère de la nymphe, la déesse Némésis se résolut à la venger…
Narcisse se promenait comme à son habitude, lorsqu’il fut soudain pris d’une soif terrible. Il se laissa alors guider par Némésis jusqu’à une fontaine et il s’y pencha pour prendre une gorgée d’eau. Lorsqu’il vit son propre reflet, Narcisse en tomba amoureux. Dès lors, il ne cessa plus de contempler son beau visage dans l’eau limpide. Il se désespérait de ne pouvoir ni toucher ni aimer cette image, et il n’arrivait pas à s’en éloigner. Sa douleur était si grande qu’il appelait la mort, espérant ainsi se libérer d’un amour impossible. « Hélas, gémissait-il, je comprends bien maintenant toute la peine que j’ai causée à ces jeunes filles ! » Le temps s’écoulait et, progressivement, les pieds de Narcisse se changeaient en racines, son corps en tige, et sans qu’il s’en aperçût, le jeune homme se transforma en une jolie fleur, qui porte encore son nom.
La folie de Narcisse n’avait pas apaisé la douleur d’Écho. Elle continuait à veiller sur lui. Et lorsque Narcisse dit adieu à son propre reflet, Écho répéta doucement, tristement : « Adieu… » Aujourd’hui, la nymphe a tant maigri qu’il ne reste que sa voix. Et, du fond de sa caverne, Écho répète encore les derniers mots des paroles qui lui sont adressées.
Antoine et Cléopatre

Reine d’Egypte (née 69, morte en 30 avant notre ère), Cléopâtre VI était la fille de Ptolémée Aulète, qui   lui avait légué le trône ainsi qu’à son frère, à condition qu’ils s’épousent.   Mais les favoris du jeune Ptolémé XIV firent exiler la soeur.

Quand après Pharsale  César entra dans Alexandrie, Cléopâtre, qui s’introduisit dans le palais, cachée  dans un paquet de hardes, séduisit le général romain. Le roi dut se réconcilier         avec sa soeur. Cependant, Ptolémée, révolté contre César, se noya dans un combat,  et Cléopâtre épousa son plus jeune frère Ptolémée XV. Retenu par ses affaires  et par son amour.

César resta encore quelques mois en Egypte. Quand il entra à Rome en triomphateur, en 46, il fit venir la reine, dont la statue fut placé dans le temple de Vénus.

Après la mort de César, Antoine fut chargé des affaires d’Orient. Afin de le  séduire à son tour, Cléopâtre alla au-devant de lui dans une galère somptueuse, où elle était étendue sous une tente de drap d’or, parée comme Vénus ; ses femmes étaient déguisées en nymphes, de jeunes garçons en Amours. Ebloui, Antoine devint  l’instrument de cette reine ambitieuse.
Alors, commença la vie, inimitable, où les excès et les fantaisies de toutes  sortes étaient poussés jusqu’au fantastique. Antoine fut enfin contraint de           rentrer à Rome. Mais, en 36, il revenait en Egypte, où sa passion le reprit.   Il en vint à oublier qu’il était Romain. Octave résolut d’en finir avec son           rival. Cléopâtre arma une flotte considérable, et la rencontre eut lieu près           d’Actium. Vaincue, la reine prit la fuite ; Antoine la suivit et ils revinrent   en Afrique (31). Bientôt, les fêtes recommencèrent.

Cependant, en secret, Cléopâtre trahissait Antoine. Octave s’avança vers l’Egypte; Cléopâtre lui livra Alexandrie et fit porter la fausse nouvelle de sa mort à  Antoine, qui se tua. Puis elle tenta de séduire Octave, mais en vain. Alors    elle se fit apporter un aspic, caché dans un panier de figues. On la trouva  morte, parée de ses habits royaux (15 août 30). Elle fut ensevelie avec son   amant. Son fils Césarion fut tué ; Octave laissa la vie aux autres enfants de           Cléopâtre.

Ariane et Thésée

 

Ariane est la fille de Minos roi de Crète et de Pasiphaé. Minos vient de punir Athènes et lui imposer un lourd tribu, c’est à dire lui remettre des jeunes gens et des jeunes filles pour être livrés au Monstre Minotaure, fils de Pasiphaé et du Taureau de Crète.

Thésée est le jeune fils du roi d’Athènes, que celui-ci vient de retrouver. Thésée demande à faire partie du prochain envoi de jeunes gens en Crète.                      

Que s’est-il passé à l’arrivée en Crète ? Toujours est-il que les deux enfants royaux se sont rencontrés et probablement aimés et Ariane a décidé d’aider Thésée et lui donner le moyen d’entrer dans le Labyrinthe, où était enfermé le Minotaure et surtout d’en ressortir.

Daphnis et Chloé

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Daphnis est un jeune berger dans la campagne de Mytilène et Chloé est une bergère. L’un et l’autre, enfants trouvés, ont été recueillis et élevés ensemble par des bergers.
Leur amour se déclare quand ils sont adolescents, mais des aventures incessantes les empêchent de vivre leur amour. A la fin, ayant retrouvé leurs véritables parents, ils s’épousent.
C’est une belle histoire d’amour où les sentiments des jeunes amoureux sont décrits avec délicatesse.
Cette histoire inspirera plus tard le roman de Bernardin de Saint-Pierre « Paul et Virginie » et Maurice Ravel écrira un ballet sur ce thème.

 Oedipe et Jocaste

Oedipe, fils de Jocaste et de Laïos, naît à Thèbes. Son père, le roi de la ville, l’abandonne à sa naissance au sommet d’une colline, craignant la prédiction de l’oracle. Celui-ci avait prédit qu’Oedipe tuerait son père et épouserait sa mère. L’enfant, les chevilles percées et attachées par une corde à un arbre provoque la pitié d’un berger qui le recueille et le confie à Polybe, le roi de Corinthe, qui ne peut avoir d’enfants. La reine Péribée lui donne le nom d’Oedipe qui, en grec, signifie « pieds gonflés ».

Oedipe grandit à Corinthe jusqu’au jour où, poussé par la curiosité, il suit la route de Delphes pour consulter l’oracle d’Apollon. Ce dernier ne lui révèle aucun secret sur ses origines et lui annonce qu’il tuera son père et épousera sa mère. Croyant que Polybe et Péribée sont ses véritables parents, il tente de fuir son destin. Sur son chemin, son cheval se fait tuer par le cocher de Laïos et réagit en tuant les deux. Seul un serviteur réussit à se sauver.

En arrivant à Thèbes, Oedipe rencontre le Sphinx, monstre qui terrifie la ville. Il parvient à résoudre les deux énigmes posée par le Sphinx et ce dernier,vaincu, se jette du haut d’un précipice. Grâce à ses exploits, Oedipe est proclamé roi de la ville et épouse Jocaste. Ils donnent naissance à quatre enfants.

Une épidémie, due selon l’oracle à la présence en ville du meurtrier de Laïos, s’abat sur la ville de Thèbes. Oedipe part à la recherche du coupable mais Jocaste apprend du serviteur qui avait pu s’enfuir que son mari est l’assassin. Jocaste, terrifiée à l’idée d’avoir épousé son fils, s’étrangle avec un lacet. Quant à Oedipe, il s’arrache les yeux et fuit Thèbes pour trouver asile à Athènes avec sa fille Antigone. Depuis la mort d’Oedipe, la ville est bénie par les dieux.

Autres couples célèbres

Voir le diaporama

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Lecture

Le livre des amoureux pour vivre heureux avec votre chéri(e)
Un mode d’emploi, pas cher, de Kate  Gribble aux Editions Fetjaine

Le livre des amoureux, pour vivre heureux avec votre chéri(e)

Le livre que tous les amoureux attendaient ! Vous rêvez d’une escapade romantique ? Vous aimeriez lui offrir un cadeau vraiment original ? Lui écrire un poème ? Lui concocter de bons petits plats ? Lui faire des surprises ? mais vous manquez cruellement d’inspiration ? Ce livre indispensable, drôle et pratique contient une foule de conseils, d’idées et d’anecdotes amusantes ou coquines à déguster ensemble, sans modération, pour le meilleur et pour le rire. A offrir d’urgence à votre chéri(e) !

Une chose rare…amour hétéro

Bonjour, pour se mettre en forme dès le matin…adorable

J’ai reçu ce qui suit : un peu de fraîcheur et de poésie dans ce monde de brutes.

Un petit conte qui vous fera sourire peut-être mais qui garde en nous ce côté un peu fleur bleue, naïf mais tellement vrai et osons le dire ce pourquoi, entre autres, nous avons été conçus. J’ai trouvé cela superbe.

Un Papy qui compte

Cliquez sur le coeur

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Mais que deviennent les histoires d’amour?

Un tout nouveau livre à lire. Après « La Madeleine de Proust » …

Le Roman du mariage« Le Roman du mariage »                   

aux Editions de l’Olivier           

Parution : 3 Janvier 2013

Université de Brown, années 80. Madeleine Hanna est l’intellectuelle par excellence, la jeune femme douée qui fait une thèse sur ‘Jane Austen, George Eliot et la question du mariage dans le roman anglais’. Comme dans ces fictions qu’elle dissèque, elle se retrouve au cœur d’un dilemme. Une femme, deux hommes : quelles possibilités ? Charismatique, séduisant, Leonard Bankhead n’en est pas moins dévoré par des accès maniaco-dépressifs. Mitchell Grammaticus, lui, est un étudiant presque trop sérieux, un ami fidèle.

Bien sûr, Madeleine tombe sous le charme de Leonard. Bien sûr, Mitchell tombe sous le charme de Madeleine. Ils découvrent avec exaltation la littérature, Roland Barthes, les Talking Heads, la sémiologie et l’amour. Au fil des lectures, des discussions, des analyses, ils pensent apprendre à déchiffrer le monde. Mais la réalité ne fait pas de cadeaux, surtout à ceux qui pensent que les romans leur ont tout appris. Pour les trois jeunes gens, elle se révèle brutale : Madeleine et Leonard se marient, mais le jeune homme est rattrapé par ses pulsions autodestructrices. Mitchell fuit à Paris puis en Inde, sans parvenir tout à fait à oublier Madeleine.

Acclamé dans le monde entier, ce nouveau livre de l’auteur de Middlesex réinvente l’idée même d’intrigue conjugale. Que deviennent les histoires d’amour dans une époque qui dynamite tous les schémas ? D’un classique triangle amoureux, Jeffrey Eugenides tire un texte magistral, d’une ampleur comparable à Freedom de Jonathan Franzen.

Et pour finir, un peu d’humour

 

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Cliquez dessus pour voir l’animation si elle ne veut pas bouger.

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans 2013, Amitié, Amour | Pas de Commentaires »

Amour, Palme d’or au dernier festival de Cannes

Posté par ENO filles le 25 octobre 2012

Pas grand monde dans la salle en ce mercredi 24 octobre après- midi, jour de sortie du film.               

Quelques personnes âgées seules, en couple ou parfois accompagnées d’une personne plus jeune.

Haneke rend bouleversant et indispensable « ce grand film-sarcophage », Palme d’or méritée au dernier festival de Cannes.

Avec Jean Louis Trintignant et Emmanuelle Riva.

 

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Ce film, palme d’or au dernier Festival de Cannes au sujet douloureux, je m’apprêtais à le subir mais je ne voulais pas le rater. Et j’ai voulu le voir seule. Ce fut une épreuve pour moi. Mais à aucun moment je n’ai eu envie d’abandonner.

Affronter pendant deux heures la fin de vie d’une femme veillée et assistée par son mari à l’amour indestructible m’a ramenée à certaines épreuves que j’ai subies pendant plusieurs années auprès, non pas d’une seule, mais successivement de plusieurs personnes de ma famille, par amour et aussi par devoir, m’a bouleversée profondément.

Tout ce qui est montré dans ce film, je l’ai vécu, pas tout à fait de la même façon mais tout était presque pareil, jusqu’à la fin.

J’ai eu l’impression de revivre par bribes cette agonie abominable, cette déchéance de la condition humaine, sujet qui me ramène à la question que je me pose depuis de nombreuses années sur le sens de la vie.

C’est beau la vie… Si longtemps… La longue vie…

Mais c’est quoi la vie? C’est ça?

De simples albums-photos que l’on crée toute sa vie avec tendresse, que l’on feuillette de temps en temps avec un peu de nostalgie et qui peut-être disparaîtront avec nous! Ca prend tant de place et tant de temps, les souvenirs!

« Telle est la vie des hommes, quelques joies vite effacées par d’inoubliables chagrins » – Marcel Pagnol

« La vie ça finit toujours mal » écrivait Marcel Aymé.

Ecoutez Léo Ferré, « Avec le temps » ( je ne suis pas d’accord sur le dernier vers « avec le temps on n »aime plus » je n’oublie pas non plus les voix, les visages, les passions malgré le temps qui passe…et avec le temps tout ne s’en va pas c’est impossible. Je partage ce commentaire).

Quand Anne ne pourra plus s’exprimer que par quelques mots décousus et a peine compréhensibles on entendra, j’ai entendu: Maison… Argent… Vente… Partir… Grand-mère ces mots je les ai aussi entendus dans la bouche de mon parrain atteint d’aphasie après son AVC et dont la descente a duré plus de deux années.

LES REPLIQUES A RETENIR

« Rien de tel qu’une mémoire infaillible »

 » L’imagination et la réalité ont peu de choses en commun »

 » Votre inquiétude ne me sert à rien »

LES ACTEURS

Jean-Louis Trintignant (Et Dieu créa la femme) : «  je craignais qu’Amour » me fasse du mal »

Emmanuelle Riva (Hiroshima mon amour): « je craignais que cela me fasse du mal »

Isabelle Huppert : une sorte d’apparition, une présence quasi muette, déconcertante et déconcertée, impuissante auprès de ce couple que la vie a uni pour toujours. Mais

Qu’est-ce que l’amour devant une fin annoncée ?

Qu’est-ce que l’amour lorsque les gémissements de douleur exhalés par une bouche défaite l’emportent ?

Qu’est-ce que l’amour dès lors que tous les espoirs de communication s’effacent et que s’impose un geste ultime ? »

EN BREF

Le récit épuré d’un couple en huis clos. « Et quel couple ! Deux musiciens octogénaires, incarnés avec une bouleversante retenue par Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva, voient s’approcher la mort et surtout la séparation, lorsqu’elle est victime d’un accident cérébral » 

L’HISTOIRE

«  Au retour du concert où ils ont applaudi un ancien élève à elle, Anne (Emmanuelle Riva) et Georges (Jean-Louis Trintignant), un couple d’octogénaires, trouvent la porte de leur appartement fracturée. Anne a peur mais Georges la rassure. Le lendemain matin, Anne est prise d’un malaise. C’est un AVC. Une longue descente vers la mort commence, qui durera un an environ, deux heures de cinéma. Deux heures sans plus sortir jamais de cet appartement où leur fille (Isabelle Huppert) vient les voir, où le pianiste de la première scène leur rend visite, où surtout le décor se transforme à mesure que la maladie d’Anne progresse. Face à elle, Georges est seul, avec tout son amour, avec tous leurs souvenirs, avec son impuissance, son désarroi devant les souffrances de la femme qui a partagé sa vie.

Retranché dans leur logement dont il expulse un à un les corps étrangers (fille à côté de la plaque, concierge curieuse, infirmière brusque et sans humanité -j’ai connu- ), Georges accompagne sa souffrance et l’empêche de se suicider.

Michael Haneke ne cache rien de leurs tourments, mais il s’arrête toujours à temps, « Amour » est une mécanique extraordinaire de précision, qui ne sollicite jamais l’émotion mais la fait naître naturellement, par la grâce de comédiens renversants d’humanité.

« Dans cet appartement bourgeois dont chaque recoin nous devient vite familier, où trône le piano à queue qui symbolise toute leur vie passée, leur amour tente de survivre à la lente désagrégation physique de la maladie. Chaque geste, chaque phrase, chaque regard, chaque son émis par l’autre devient à la fois un trésor à chérir, et un signe de la fragilité de leur lien, qu’ils croyaient indissoluble.

Les sonates de Schubert, les albums photos de jeunesse, la visite des proches (notamment quelques apparitions frappantes d’Isabelle Huppert), le rituel dérisoire des soins infirmiers : tout ce qui pourrait les rapprocher ne fait qu’accentuer la douleur de la perte imminente, et les pousser plus avant vers un abîme inéluctable.

MUSIQUES PRESENTES DANS LE FILM

Franz Schubert, mon compositeur préféré, celui que je me suis choisi pour mon départ.

- impromptu opus 90 – n°1

- impromptu opus 90 – n°3

Mais aussi Ludwig von Beethoven et sa « Bagatelle » qui me rappelle ma dernière leçon de piano.

 - bagatelle opus 126 – n°2

Johann Sebastian Bach, l’ incontournable

- Johann Sebastian Bach/ Ferruccio busoni – prélude choral « ich ruf zu dir, herr jesu christ« 

Amour – Bande annonce

 LE REALISATEUR

Avec « Amour », le réalisateur Michael Haneke a remporté sa deuxième Palme d’or, trois ans après « Le Ruban blanc ». « Un prix qui vient récompenser un film sur la fin de vie, d’une vie, d’un couple, d’un amour. Une partition quasi clinique, parfois éprouvante et toujours magistrale.

Le cinéaste austère que l’on dit « féru de grandes questions philosophiques (dénonciation de la violence, réflexion sur l’image, autopsie du mal) » a fait de ce récit humain et inhumain un film bouleversant et indispensable pour comprendre et apprendre à mieux aimer lorsque l’on est encore en mesure de le faire.

LA PETITE HISTOIRE

LE TOURNAGE

« Michael Haneke filme la progression de la déchéance en plans-séquences et se prémunit de l’obscénité grâce à quelques impératifs catégoriques : capter le temps de la lutte sous forme de caresses qui épousent la résurrection de souvenirs d’enfance (chanter « Sur le pont d’Avignon », par exemple), saisir l’humiliation peinte sur le visage de Riva soudain soumise au port de couches plutôt que le fait en lui-même. La protéger – pudeur d’un regard exemplaire – lors d’une scène de douche. Le cinéaste, et on lui en sait gré, ne transforme pas pour autant Georges en saint. Anne refuse-t-elle de manger ? Il la gifle ».

- je n’étais pas une sainte non plus…. Mais cette réaction est inévitable lorsque l’on croit pouvoir à tout prix retenir à la vie la personne qui s’en va -

LE CADRE

« Les plans suivants détaillent les tableaux de l’appartement : paysages flamands où se perdent deux personnages minuscules. Puisque minuscules, face à l’échéance suprême, nous le sommes ou le serons tous. Riva et Trintignant servent, de leurs expériences de vie et d’acteur, les stations de ce chemin de croix, débarrassé de suspense (la séquence initiale du film correspond à son épilogue) et d’ordinaire dissimulé par nos sociétés, qui conduit à la nuit. Il est d’une précision, d’une intelligence, d’une lucidité atroces mais inouïs ».

LA MISE EN SCENE

« La mise en scène de Haneke emmure le spectateur avec les personnages, dans ce décor de studio hyperréaliste qui peut soudain se muer en espace de cauchemar, grâce à la fausse neutralité, très travaillée, de l’image de Darius Khondji.

Notre regard se fait aussi intrusif que la présence impromptue d’un pigeon qui s’introduit par une fenêtre.

Pour deux des plus grands acteurs du cinéma français, Haneke a composé une partition d’autant plus terrible qu’elle prend souvent le ton d’une sécheresse coupante, quasi clinique. C’est parfois éprouvant, toujours magistral ».

LA SUITE

Le film Amour du réalisateur Michael Haneke, déjà Palme d’or à Cannes cette année, sera en lice lors de la 85e cérémonie des Oscars qui se déroulera le 24 février 2013 à Los Angeles (Californie, Etats-Unis). C’est ce qu’a décidé l’Austrian Film Commission qui propose l’œuvre dans la catégorie « meilleur film en langue étrangère ». Et j’y crois!

LA CRITIQUE ***

http://cinema.nouvelobs.com/articles/21594-critique-avant-premiere-critiques-amour-eprouvant-et-immense

TéléCinéObs *****

d’une précision, d’une intelligence, d’une lucidité atroces mais inouïs. Par Sophie Grassin

C’est aussi mon avis.

Paris Match *****

« Amour » est un film essentiel, mais sachez-le, il ne vous fera pas du bien. Point final . Par Alain Spira

Pour le reste, je crois avoir tout dit.

* Mais il y a aussi les « contre » :

Voici les pires: * L’essentiel a été d’avoir participé

Télérama  * : Michael Haneke filme (…) des plaintes et des gémissements, mais, pas un instant, on ne comprend pourquoi (…) A quoi peut bien servir alors cet « Amour » qui en est si dépourvu ?

 » A quoi ça sert l’amour » chantait Edith Piaf?

Il est vrai que pour les égoïstes de cette génération individualiste et sans état d’âme, l’amour peut sembler absent dans cette histoire. Ils n’ont sans doute pas compris que tous ces sentiments mêlés peuvent ressembler à de la froideur.  Et puis la déchéance et la souffrance énervent. On préfère ne pas voir.

Et pour pouvoir agir parfois, mieux vaut s’endurcir en apparence car le coeur n’a pas toujours raison.

Figaro * : je n’ai pas pu accéder à la critique. Si vous la trouvez, communiquez-la moi.

Et chez les spectateurs : *

1. Très déçu, je m’attendais à être ému, mais le film laisse froid et énervé tant Haneke semble prendre plaisir à montrer la déchéance d’Emmanuelle Riva. Peu d’amour pour ses acteurs qui font ce qu’ils peuvent sous la direction du sévère maître d’école autrichien, qui nous apprend que la vieillesse est un naufrage. Scoop !!! Que ceux qui ne sont pas au courant aillent voir le film…

2.« La phase terminale d’un malade, la fin de vie » je ne souhaite pas rentrer dans un concours sinistre mais voilà juste la base ; connaissez-vous un couple de cet âge, plus de 80 ans, de culture artistique tous deux pianistes, avec un appartement bourgeois, du fric plein le portefeuille, bourré d’un fatras qui leur serve de refuge, une fille qui n’existe plus, trop encombrante avec sa vie personnelle qu’on éloigne de sa propre mère en totale végétation ; vivre et subir une telle histoire ? Bon avez-vous dans votre entourage des personnes atteintes d’hémiplégie, de la maladie d’Alzheimer ? Alors si oui vous souhaitez avant tout leur bonheur ou leur mort ? Pour cela l’un vous mettra entre les mains sérieuses de professionnels pour accompagner ces êtres humains malades qui ont plus besoin de réconfort physiques auprès d’une équipe médicale que de leur proches qui ne sont pas habitués à leur mettre des couches, les nourrir à la cuillère, surveiller leur hydratation ainsi monte la désespérance ou voilà comme ce mari qui étouffe sa femme qu’il aime c’est juste irréaliste pas possible dans le contexte du couple que nous propose Haneke. Je ne crois pas une minute que vous ayez visualisé ce long métrage et que vous ayez connaissance et des couples de plus de 80 ans et des problèmes liés à cet âge. Les personnes qui ont atteint cet âge recherchent le réconfort une prise en charge de leurs problèmes pas celui de tuer son conjoint pour les mêmes raisons qu’ils ne savent plus ou ne veulent plus « assurer » surtout leur vie, alors celle des autres dans le cas d’Amour je n’y crois absolument pas » 

3. Très mauvais: « Amour » est un film simple, élégamment mis en scène, mais très pesant, voire écrasant. De par son sujet premièrement -les derniers moments d’un vieux couple dont la femme est atteinte par la maladie, et par son découpage étouffant (plans séquences bonjour) et ses dialogues qui sonnent parfois faux (Emmanuelle Riva, dans la première moitié du film, semble ne pas avoir évoluée depuis « Hiroshima mon amour », alors qu’elle gagne en intensité dans la seconde moitié -quand elle se tait) et qui sont relativement pauvres (on y apprends que « la salière est vide », que « le robinet coule », bref, de formidables moments déployant des intrigues denses et résolues). Jean-Louis Trintignant est quand à lui très touchant. Malheureusement, le film, par son étalage froid des souffrances du couple (cela fait parfois très vitrine, parfois très cynique), est plutôt répugnant et empêche d’adhérer aux moments de tendresse de ce couple. La froideur clinique de Haneke est ici en totale contradiction avec son sujet. Qui plus est, la structure choisie par Haneke (le prologue du film est en fait l’épilogue de l’histoire) n’est d’aucune utilité: à quoi bon? Plat et froid, « Amour » est très ennuyeux et vide de toute émotion. Source: Plog Magazine, les Critiques des Ours.

Ces spectateurs n’ont rien dit sur leur âge et leur vécu et surtout sur leur sensibilité.

Pour le dernier, à la lecture des critiques de ce « Plog », je crois que nous n’avons pas les mêmes valeurs.

 » L’imagination et la réalité ont peu de choses en commun », cette réplique devrait les faire réfléchir

MON RESSENTI *****

Hyperréaliste. Deux merveilleux acteurs, bouleversants qui  humanisent ce spectacle Étouffant , Terrible, Emouvant, Immense.

On se sens un peu comme un intrus dans l’intimité de ce couple en totale symbiose dans cette vie, spectateur impuissant de cette lumière qui s’éteint.

A voir, si vous vous sentez concerné,

A ne pas voir, si la réalité vous fait peur. On préfère mettre « ses vieux » en maison de retraite, aux mains des « spécialistes ». Je préfère ne pas m’étendre sur ce sujet. 

J’ai versé pendant ce film toutes les larmes que j’ai retenues dans ma vie dans ces circonstances. 

ENTRETIEN AVEC JEAN-LOUIS TRINTIGNANT

Vous dites avoir mis fin à votre retraite des écrans et dit oui à Michael Haneke parce que vous adorez « Caché ». Haneke était vraiment le seul à pouvoir vous faire revenir ?
Oui. Je continuais à faire du théâtre mais j’avais prévu de ne plus faire de cinéma. Cela faisait 16 ans que je n’avais pas tourné, hormis un petit rôle dans le film de Samuel Benchetrit («Janis et John », ndlr) parce qu’il y avait ma fille.

Ce n’est pas votre première collaboration avec Haneke : vous aviez déjà fait le récitant pour la version française du « Ruban blanc ».
C’était au moment où nous préparions « Amour ». Un jour, la productrice (Margaret Ménégoz, ndlr) me dit être embêtée car Claude Rich, qui devait faire la voix-off, n’était plus libre. Je lui ai dit : « Je le fais si vous voulez ». Je pensais que ça nécessiterait 2 heures de studio ; ça nous a pris une semaine !

Quelle fut votre réaction en découvrant le scénario d’« Amour » ?
Je l’ai trouvé très beau mais je ne pensais pas accepter. Je me suis dit que c’était un film qui allait embêter les gens. Et puis je craignais que cela me fasse du mal. C’est une histoire de vieux alors ça me touche personnellement. La formidable Margaret Ménégoz m’a dit : « Vous avez raison mais si vous ne faites pas le film, vous irez encore plus mal ». A cette époque, je pensais beaucoup au suicide. « J’ai plus envie de me suicider que de faire un film », lui ai-je confié, ce à quoi elle m’a répondu : « Faites le film, vous vous suiciderez après ; je vous aiderai si vous voulez » (doux rire)

Vous avez demandé des changements ?
Non, pas du tout. On a tourné le scénario tel quel.

Le titre du film était déjà « Amour » ?
Au départ, ça s’appelait « Ces deux-là ». Ca ne me plaisait pas trop mais ce n’était pas grave, j’étais sûr que ce serait un beau film. Pendant le tournage, la productrice a proposé « Amour ». J’ai trouvé ça formidable, Haneke aussi, mais il y avait déjà un film qui s’appelait ainsi. Or, il faut attendre 15 ans avant de pouvoir réutiliser un titre de film et ils n’étaient pas encore passés. On s’est renseignés : c’était un film porno !

« Amour » plutôt que « Ces deux-là », ça change totalement la perception du film !
C’est vrai.

Qu’avez-vous donné à Haneke et que vous a-t-il pris ?
Je ne sais pas si je lui ai donné grand-chose mais lui m’a apporté beaucoup. C’est un metteur en scène extraordinaire, peut-être le plus grand en ce moment. Il est très exigeant et il a une connaissance du cinéma incroyable, dans tous les domaines : son, image, direction d’acteurs, scénario… On filmait en virtuel, sans pellicule. Au lieu de répéter, Haneke nous disait « On tourne ; je ne m’en servirai peut-être pas mais ça ne coûte rien ». Il est très directif et autoritaire. Un jour sur une scène importante que j’avais particulièrement travaillée, il m’a demandé : « Si je ne vous donne pas d’explications, comment la joueriez-vous ? » Il m’a écouté puis m’a dit : « C’est pas mal mais ce n’est pas du tout ça ». Il n’y avait pas à discuter. De toute façon, je crois que lorsqu’on joue au cinéma, contrairement au théâtre, il ne faut pas trop travailler, avoir des idées précises. Il faut se laisser faire par le metteur en scène. Lui a une vue d’ensemble ; moi, je voulais défendre mon personnage. « On s’en fiche de votre personnage, m’a dit Haneke, ce qui compte, c’est le film ». Et il avait raison. Si j’avais joué à ma façon, j’aurais été moins dur. J’ai une tendresse un peu gnangnan alors qu’il y a une certaine froideur chez Haneke. Par exemple, il ne voulait absolument pas que l’on pleure. Une fois, Emmanuelle Riva s’est trouvée débordée par l’émotion ; il a tout de suite coupé : « Pas de larme, pas de larme »

Dans votre livre de conversation avec André Asséo, « Du Côté d’Uzès » (éd. Le Cherche-Midi), vous dites avoir un côté protestant…
C’est vrai ; je suis cévenol. Je ne suis pas protestant, j’ai reçu une éducation catholique, mais je me sens plus proche des protestants. Je préfère leur froideur.

Cela expliquerait votre attirance pour le cinéma rigoriste d’Haneke…
En effet. On s’est vu quelques fois avant de tourner, on parlait du cinéma et de tas d’autres choses ; je n’ai jamais rencontré de metteur en scène dont les idées me parlent autant. Pour mon premier rôle au cinéma, dans « Si tous les gars du monde », j’étais dirigé par Christian-Jaque. Il y avait une scène où mon personnage attendait. Première prise : je ne fais rien, j’attends… Et là, Christian-Jaque me saute dessus, agressif : « Comment voulez-vous qu’on comprenne que vous attendez ? Il faut que vous regardiez votre montre, que vous trépigniez ». Tout le contraire d’Haneke. « Ce n’est jamais l’acteur qui doit montrer, dit-il, mais la caméra qui doit surprendre son émotion ». Il suffit d’être plein de la situation.

A ce sujet, vous dîtes vous sentir plus proche de De Niro que de Pacino.
Pacino est un acteur expressionniste qui prend le rôle par l’extérieur, il surjoue un peu les scènes. De Niro, c’est drôlement mieux. On joue toujours trop au cinéma. J’aimais beaucoup Bogart aussi, il avait une façon de ne pas jouer. Tout comme cet acteur avec lequel j’ai tourné « Regarde les hommes tomber »… Jean Yanne. J’aurais voulu être ami avec Jean Yanne. J’ai essayé de le percer mais je ne l’intéressais pas du tout. Il était un peu sauvage, il parlait beaucoup de fric… mais de façon intelligente.

Etes-vous croyant ?
Croyant mais pas pratiquant.

Donc adepte du pari de Pascal ?
Je ne savais pas ce que c’était avant de tourner « Ma nuit chez Maud ». Rohmer m’a expliqué – ou j’ai cru comprendre – qu’il y avait une chance sur 1000 que Dieu existe et que, selon Pascal, il valait mieux vivre cette chance qui était plus belle que les 999 autres. Cette idée me plaît beaucoup.

Vous nourrissez toujours le rêve d’interpréter « le Roi Lear » sur les planches ?
Non. Je l’ai raté, c’est trop tard. Puis Piccoli a récemment fait un bien meilleur roi Lear que celui que j’aurais été. Lui a gardé une âme d’enfant, or le personnage de Lear est très naïf, enfantin, émerveillé. J’aime son amour pour… comment s’appelle-t-elle… la seule de ses filles qui n’essaye pas de lui plaire (Cordelia, ndlr).

A vos débuts, quand vous êtes entré à l’IDHEC, vous vouliez être acteur de théâtre et réalisateur de cinéma – vous avez même étudié à l’IDHEC (la FEMIS d’alors, ndlr).
Je me suis toujours davantage senti acteur de théâtre qu’acteur de cinéma. Peut-être parce qu’au théâtre, je ne me vois pas. Alors qu’au cinéma, je me dis toujours que ça pourrait être mieux.

Vous avez voulu arrêter le cinéma à plusieurs reprises durant votre carrière pour embrasser un autre métier. Après la guerre d’Algérie, vous avez tenté de devenir photographe.
J’ai été photographe, j’ai même travaillé pour L’Express pendant deux ans. Je ne me sentais pas d’être comédien je trouvais ça trop impudique. Et puis un vieux metteur en scène, Maurice Jacquemont, m’a dit qu’il voulait monter « Hamlet » avec moi, qu’on travaillerait le rôle sans jouer la pièce. Ce que l’on a fait presque tous les jours. Au bout d’un an, il me dit qu’il monte la pièce en extérieur, à Troyes je crois. Je l’ai fait, c’était bien et je l’ai joué épisodiquement pendant dix ans, en France et à l’étranger – parallèlement au cinéma que j’avais repris. A Paris, ce fut un échec. Les critiques disaient que j’avais l’air de m’en foutre. Je ne m’en foutais pas du tout mais je n’extériorisais pas. Je pensais que l’on pouvait jouer au théâtre comme au cinéma, sans forcément s’adresser aux spectateurs du fond.

A la fin des années 1970, vous avez tout plaqué pour faire de la course automobile.
J’ai d’abord couru en parallèle à ma carrière d’acteur. Je n’étais pas très bon mais je pensais que c’était par crainte d’avoir un accident et de mettre en péril les tournages pour lesquels j’avais signés. J’ai donc arrêté de faire l’acteur… mais je ne suis pas devenu un meilleur pilote !

Vous avez réalisé deux films très surprenants, notamment « Une journée bien remplie » avec Jacques Dufilho. Un film sur la mort et la paternité plein d’humour noir, dans un esprit proche de Jean-Pierre Mocky.
Je n’aime pas trop Jean-Pierre Mocky. Mon second film était aussi un peu décalé. J’avais trouvé un titre qui lui allait bien : « les Poissons détestent le vendredi ». Le distributeur croyait que je plaisantais et on l’a appelé « le Maître-nageur ». Les gens qui y sont allés croyaient sûrement voir un film boulevardier à la Jean Girault.

Pourquoi ne pas avoir réalisé davantage ?
Parce que mes deux films n’ont pas marché. Je devais en faire un troisième ; ça s’appelait « Un bateau à la campagne ». J’avais un producteur, j’avais l’argent mais j’avais aussi beaucoup de propositions comme acteur. Mettre en scène demande beaucoup d’énergie. Je m’étais dit que j’y reviendrai plus tard et je ne l’ai jamais fait.

Dans les années 1960 et 1970, vous tourniez presque autant en France qu’en Italie.
J’ai joué dans une trentaine de films en Italie mais jamais avec ma voix. Ca reste une frustration. Les Italiens doublent pas mal mais ce n’est pas pareil. J’ai moi-même fait du doublage, notamment la voix française de Jack Nicholson dans « Shining ». Un gros boulot. J’avais dû faire des essais et Kubrick m’a choisi au son de ma voix, sans savoir qui j’étais.

Vous l’avez rencontré ?
Non. Mais Michel Deville, qui supervisait le doublage, parlait tous les soirs avec lui par téléphone. C’est difficile le doublage, surtout sur un film de Kubrick où, parfois, le montage ne raccorde pas. On ne s’en rend pas compte quand on voit le film mais à doubler, c’est coton. Et puis j’aime bien Nicholson mais c’est un acteur très extraverti, pas comme moi.

AU BOX OFFICE

Michael Haneke devance « Stars 80 » de Frédéric Forestier et Thomas Langmann.

Michael Haneke et son film « Amour » étonnent cette semaine en se classant en tête des démarrages parisiens : 1968 entrées dans 22 salles. Fort de sa Palme d’or au dernier Festival de Cannes, le film prend ainsi l’ascendant sur « Stars 80 » de Frédéric Forestier et Thomas Langmann, qui comptabilise 1528 entrées pour 18 copies.

A la troisième place, on trouve le film d’animation français « Le Jour des corneilles », de Jean-Christophe Dessaint, avec 517 spectateurs dans 11 salles parisiennes.

A sa suite, le documentaire « Traviata Et Nous » de Philippe Béziat enregistre 280 entrées pour 10 salles.

« Into the Abyss », le documentaire de Werner Herzog, a rassemblé 71 personnes dans une seule salle, enregistrant donc un taux de fréquentation dépassant largement celui du « Jour des Corneilles » et « Traviata Et Nous ».

MES SOURCES

cineobs-logo-300x85 24 octobre 2012 dans Cinéma

 

LA SUITE

C’EST BIEN PARTI

Amour » de Michael Haneke remporte le Golden Globe du meilleur film étranger

Le réalisateur autrichien d’ »Amour », Michael Haneke, a remporté le 13 janvier 2013 le Golden Globe du meilleur film étranger à Beverly Hills (Californie).

Amour semble bien parti pour les Oscars. Le film autrichien de Michael Haneke a remporté dans la soirée du dimanche 13 janvier, à Beverly Hills, le Golden Globe du meilleur film étranger face notamment aux films français Intouchables et De rouille et d’os.

Cette 70e cérémonie des Golden Globes, sorte de répétition générale avant les Oscars à la fin du mois de février, a décerné le titre de meilleur film dramatique à Argo, de Ben Affleck, qui raconte le sauvetage de diplomates américains exfiltrés d’Iran après la révolution islamique de 1979. L’acteur, qui joue dans son film, obtient également le trophée du meilleur réalisateur, soufflant la précieuse statuette à Quentin Tarantino pour Django Unchained et à Steven Spielberg pour Lincoln.

Haneke : « Sans eux, je ne serais pas là »

Le réalisateur autrichien d’Amour, Michael Haneke, a reçu son trophée des mains d’Arnold Schwarzenegger. « Jamais je n’aurais pensé recevoir un prix hollywoodien des mains d’un autre Autrichien », a-t-il lancé en référence aux origines de Schwarzie. Très ému, Michael Haneke a remercié son équipe et notamment les acteurs principaux de son film, qui raconte l’amour unissant un couple d’octogénaires mis à rude épreuve par la maladie : Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva. « Sans eux, je ne serais pas là », a lancé Michael Haneke sur la scène du Beverly Hilton. « Le Golden Globe est pour ces acteurs incroyables », a-t-il ajouté.

La présence d’Amour dans cinq catégories pour les Oscars est sans conteste la grande surprise de cette année. Outre sa nomination, pour l’Autriche, à l’Oscar du meilleur film étranger, la Palme d’or du dernier festival de Cannes concourt pour le meilleur film, la réalisation, le scénario original et l’actrice principale avec Emmanuelle Riva.

La cérémonie des Oscars aura lieu le 24 février à Hollywood.

« Amour », de Michael Haneke, reçoit l’Oscar du meilleur film en langue étrangère

La consécration pour Michael Haneke. Le film Amour du réalisateur autrichien, déjà primé au festival de Cannes et aux César, a reçu l’Oscar du meilleur film en langue étrangère, dimanche 24 février.

AMOUR : Oscar du meilleur film en langue étrangère

Consécration pour Michael Haneke, mais pas pour son actrice Emmanuelle Riva.

Le film Amour, déjà primé au festival de Cannes et aux César, a reçu l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. Bien que tourné en français, en France et avec des acteurs français, cette coproduction franco-autrichienne était présentée aux Oscars sous les couleurs de l’Autriche. En revanche, la Française Emmanuelle Riva n’a pas été récompensée. Elle était en lice pour l’Oscar de la meilleure actrice.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans 2012, Cinéma, Festival de Cannes, Société | 2 Commentaires »

Des filles « synchro »

Posté par ENO filles le 5 août 2012

Dimanche 05 août 2012

Les Epreuves de natation synchronisée auront lieu Du Dimanche 29 Juillet 2012 au Samedi 11 Août 2012
Sara Labrousse et Chloé Willhelm. Leurs noms vous sont peut-être inconnus ; pourtant, les 5, 6 et 7 août, ce sont elles qui défendront les couleurs françaises aux Jeux olympiques dans l’épreuve de natation synchronisée en duo. Nous les avons rencontrées lors d’un entraînement à l’Insep (1).

Diaporama sur:

http://madame.lefigaro.fr/societe/filles-synchro-050812-272466?page=0

Rencontre  avec Sara Labrousse et Chloé Willhelm, 
Reportage Yan Bernard-Guilbaud

Le rendez-vous avec les deux sirènes est donné au centre nautique Émile Schoebel, dans le bois de Vincennes. D’énormes travaux sont en cours autour de l’entrée du bassin : une reconstruction tardive suite à l’incendie qui a détruit le stade aquatique en novembre 2008. La piscine Muriel Hermine, à demi enfouie sous terre, accueille les équipes de natation synchronisée et de plongeon. Sara Labrousse, 24 ans, et Chloé Willhelm, 23 ans, commencent leur échauffement de l’après-midi sous l’œil vigilant de Julie Fabre, leur entraîneur depuis bientôt deux ans.

Les deux nageuses se sont qualifiées pour les JO en avril. Depuis, elles ont dû mener de front leurs études, leur participation aux championnats d’Europe et de nombreux stages en prévision des épreuves de Londres. Derrière leur maquillage pailleté, ces naïades réalisent de véritables prouesses.o

Qui sont-elles ?
Sara Labrousse, née le 15 avril 1988. Étudiante en master d’océanographie et environnements marin.
Club : Hyères Natation synchronisée (83).
Jeux olympiques : première participation.
Championnats du monde : 6e en combiné et 11e par équipe à Melbourne en 2007 ; 7e par équipe à Rome en 2009 ; 8e en duo technique, 9e en duo libre et 8e par équipe (technique et libre) à Shanghai en 2011.
Championnats d’Europe : 5e par équipe et 5e en combiné à Eindhoven en 2008 ; 5e par équipe à Budapest en 2010 ; 6e en duo et 4e par équipe à Eindhoven en 2012.

Chloé Willhelm, née le 8 juillet 1989. Étudiante en 2e année de kinésithérapie.
Club : Les Dauphins de Firminy (42).
Jeux olympiques : première participation.
Championnats du monde : 6e en combiné et 11e par équipe à Melbourne en 2007 ; 7e en solo et 7e par équipe à Rome en 2009 ; 8e en duo technique, 9e en duo libre et 8e par équipe (technique et libre) à Shanghai en 2011.
Championnats d’Europe : 5e par équipe et 5e en combiné à Eindhoven en 2008 ; 5e par équipe et 6e en duo à Budapest en 2010 ; 6e en duo et 4e par équipe à Eindhoven en 2012.

« On a envie de vivre pleinement nos Jeux »

Le cygne noir, le cygne blanc

Et oui, la synchro c’est aussi la danse.
Alors que le duo débute son travail dans l’eau, les autres filles de l’équipe de France de natation synchronisée alternent étirements et renforcement abdominal au bord du bassin. « Sara et Chloé, 9e au classement mondial, sont les seules représentantes françaises à Londres, explique Julie Fabre, car l’équipe n’est pas qualifiée pour les Jeux. Alors, comme elle n’a plus de compétition, elles prépare déjà sa nouvelle saison et sa nouvelle chorégraphie. »

Sara Labrousse et Chloé Willhelm ont travaillé le matin leur condition physique par de l’entraînement à sec, aérobie, gainage et rameur.

L’après-midi, une fois les 600 m de nage avalés (pour affiner l’appui des mains dans l’eau), elles répètent leur chorégraphie pendant près de deux heures, séquence après séquence.

Pour marquer le rythme et se faire entendre par les nageuses évoluant le plus souvent sous l’eau, Julie Fabre frappe une boucle en métal contre une perche placée dans la piscine. Les gestes sont nets, précis et calés au centimètre. Les filles n’ont pas pied et aucune des deux ne s’interrompt pour se reposer sur le bord du bassin. « Nous y allons uniquement pour boire, toutes les trente minutes », explique Chloé.

On ne touche jamais le fond
Sara précise que « le principe de la natation synchro est que l’on ne touche jamais le fond, c’est interdit, même en équipe. Il n’y a pas d’appui sur le sol, ce ne sont que des appuis avec les jambes. »

La musique retentit dans la piscine, du Charlie Winston revisité spécialement pour la chorégraphie technique. De nombreuses gerbes d’eau éclaboussent la surface : l’équipe de France de plongeon s’entraîne dans le même bassin. Pas de quoi déconcentrer le duo qui peaufine ses mouvements avec un seul objectif en tête : la finale des JO. D’abord, elles devront présenter deux programmes sur deux premiers jours de compétition. Le 5 août, ce sera la partie technique, avec des figures imposées dans un ordre donné. Le 6, place au programme libre, beaucoup plus chorégraphié. Pour ce ballet, les Françaises nageront sur le thème du Lac des cygnes, dont la musique sera arrangée pour l’occasion par Jean-Michel Collet, conseiller musical et compositeur pour la Fédération française de natation synchronisée. « Le total des deux programmes donne une note ; si nous sommes dans les douze premières, nous irons en finale le troisième jour, explique Chloé. C’est notre objectif, on a envie de vivre pleinement la compétition, de nous battre jusqu’au bout ! »

Qui sait si le podium olympique leur sera accessible cette année ?

Reste que « c’est tellement un rêve d’aller aux JO, c’est quelque chose d’énorme dans une carrière de sportif. On travaille des heures et des heures pour cet événement, pour faire une belle performance », confie Sara.

Nous, on leur rêve une médaille de bronze – la dernière en duo fut remportée par Virginie Dedieu (Hyères) et Myriam Lignot aux Jeux de Sydney, en 2000.

Réponse dans deux jours, à Londres, dans la piscine de l’Aquatics Centre.
Prouesses techniques et artistiques.

Cette activité me touche particulièrement car ma petite fille l’a pratiquée a Hyeres justement, avec l’or à la clé, de 4ans à 14ans. Un moment je l’ai imaginée aux JO: juste l’âge cette année. Mais cette discipline est très dure, très exigeante et demande un investissement personnel et familial important. Priorité à été donnée aux études. Cliquez sur elle

Des filles

J’espère que nos Françaises se défendront avec ardeur et grâce.

J’ai beau chercher des videos sur cette discipline. Pas moyen d’en trouver.

Peut-être demain pour la finale sur la 2, en direct vers 18h je crois.

Revenez sur l’article pour plus d’infos… parce qu’il n’y a pas que le foot dans la vie…

La suite Lundi 6 aout 2012 Jour 10

Source : Article du 07/08/2012 de Mathilde Laurelli

Stars, grâce, beauté, humour et fantaisie pour les épreuves de natation synchronisée en duo, qui se tiennent aux JO de Londres jusqu’au 9 août, les nageuses transforment leur maillot de bain en costume de scène.

Je me souviens : chaque année en effet les mamans se mettaient au travail : perles, paillettes et autres colifichets. Chignons et colifichets fixés à la gélatine et maquillage waterproof outré, les fillettes se transformaient en stars ; le résultat était bluffant

Les Tricolores en finale de justesse

11eme du programme technique dimanche, les Françaises Sara Labrousse et Chloé Willhelm n’ont pas changé de place à l’issue du programme libre, où elles ont terminé au 10eme rang. 11emes des qualifications, elles seront en finale puisque les 12 meilleures paires étaient qualifiées.

 Les Québécoises Marie-Pier Boudreau Gagnon et Elise Marcotte ont terminé 4e en qualification au programme libre en natation synchronisée en duo.

 Classement finale des qualifications:
1- Russie : 196,800
2- Chine : 192,810
3- Espagne : 192,590

11- France : 176,040

Mercredi 8 août La Finale
Dixième place pour le duo tricolore. Onzièmes à l’issue des qualifications, Sara Labrousse et Chloé Willhelm ont gagné une place lors de la finale, pour finir au 10e rang (176,260 pts). La médaille d’or n’a pas échappé aux Russes Natalia…

Des vidéos à ne pas manquer

Les épreuves de qualification

 

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Rencontres 2013

Posté par ENO filles le 27 juillet 2012

 

Rencontres Avignon

Article du  14 mai 2013

AVIGNON… 19 mai 2013

La rencontre d’Avignon a été annulée pour cause d’inondation.

 

Rencontres Sète

 

Premier Article publié – Dates du séjour

Du mardi 21 (lendemain de Pentecôte) a u Vendredi 24 mai 2013

11 juin 2012 Sète 2013 – Urgent

Dernières nouvelles

30 juin 2012 – Message de Jean

Les Normaliens sont partants pour Sète 2013 avec les filles , si je trouve  des places au Lazaret .

27 juillet 2012 – Message de Michou

Juste un petit mot en passant pour dire que nous sommes 16 inscrites pour  2013 et que je reçois du courrier de petites jeunes qui voudraient se joindre à  nous. Bises, Michou

13 mars 2013 – Règlement du séjour

Un message de Michèle B. Il faut payer

19 mai 2013 Liste des participantes

 - Sète 2013- Liste des participantes

29 mai 2013

Sète 2013: le retour raconté par Paule et Fabienne et quelques photos du séjour

 

 

 

 

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